Lentement, d’année en année, la navigation de croisière se reconstitue et accroît ses effectifs. Pendant cette période, l’U.N.C. s’applique à encourager le yachting individuel de croisière et les régates locales entre ceux qui portent ou porteront ses couleurs jusqu’au moment où pourront reprendre, sous son égide, les grandes concentrations de yachts, en vue de courses-croisières.
Cette époque vint.
A partir de 1930, l’U.N.C. organise avec le concours matériel des sociétés nautiques de nos côtes, des courses-croisières entre Brest, Bénodet, Le Palais, La Trinité, etc... qui provoquent dans l’un ou l’autre de ces ports, des rassemblements de yachts attirant chaque année en nombre croissant, les « navigateurs » de la côte Ouest.
Puis le succès s’affirme encore et des relations se nouent avec la puissante société anglaise : le Royal Ocean Racing Club. Aux courses-croisières françaises s’ajoutent les grandes courses-croisières franco-anglaises, partant de Plymouth.
Au cours de ces rassemblements, nos yachtmen et nos architectes navals purent admirer les beaux bateaux venus de l’étranger et cela ne fût pas sans influence sur les lignes de nos constructions nouvelles.
A la fin de la saison de la saison 1937, marquée par l’Assemblée Générale de février 1938, M.R. de Saint Père, craignant que son grand âge (il avait alors 82 ans) ne lui permette plus de mener à bien les intérêts de la Société, remet au Conseil sa démission de président, fonction qu’il a occupée pendant les 25 années écoulées, depuis l’époque où, avec quelques amis, il fondait l’Union Nationale des Croiseurs.
Pour pouvoir à son remplacement, le Conseil porte son choix sur M. René Levainville dont tous les yachtmen apprécient l’activité inlassable, l’esprit d’organisation, la connaissance exacte de tous les besoins du yachting et particulièrement de ceux de l’U.N.C. et de la course en haute mer.
Les grandes concentrations qui jusqu’alors s’étaient limitées à l’Atlantique et à la Manche s’étendent à la Méditerranée.
Puis c’est à nouveau la guerre...
Dans une note rédigée voici cinquante cinq ans, en pleine guerre sous l’occupation, Thibaud de Saint Père, fils du Fondateur de l’U.N.C., raconte ce que furent l’histoire et l’espoir de notre association.