Son équipe est là. Déjà présente sur le terrain. Christine Alliot à Bénodet, Claire Renou à La Rochelle, Clarisse Neuder, Manu Guédon et Bénédicte Viant à la Trinité sur Mer ont commencé les contrôles depuis un mois. A partir de vendredi, tout le monde est sur place, à St Malo, équipé d’ordinateurs portables, connectés entre eux en réseau. Avec par ailleurs le soutien de la Société Nautique de la Baie de St Malo et l’aide de Nicolas Journé, l’armement de sécurité des 74 bateaux inscrits devra donc être vérifié. « Les Orma et les Imoca sont menés par des professionnels. Cela peut aller vite. Mais avec cette classe des 40 pieds qui a explosé depuis un an, on a 25 bateaux en plus que les éditions précédentes, il s’agit donc de bien anticiper. »
Sylvie n’a manqué qu’une seule édition de la Route du Rhum. En 1982, elle était petite main. Mais sept éditions plus tard, son angoisse à la veille du départ ne se calme pourtant pas. Il y a quatre ans, le mardi noir, a quelque peu traumatisé les esprits. « La météo, le jour du départ », voilà ce qu’elle garde en tête. « Les Multi n’ont pas vraiment progressé en sagesse. J’ai recommandé la possibilité de les gréer ou en équipage réduit ou pour les circuits. Mais rien ne s’est fait. Ces bateaux restent hyper puissants et je leur souhaite simplement une météo suffisamment clémente. »
Jour du départ : 23 Multicoques dans le Nord, 51 monocoques dans le Sud et une seule et même ligne longue de deux milles. Le compte à rebours est lancé.