Cahiers du Fastnet 2017 : Sun Hill Made it !

Profitons des fêtes pour revenir sur le Fastnet  2017 et la performance des bateaux IRC français que même la presse anglaise juge « enormissime. » Témoignages inédits, rappels de publications ultérieures, l’UNCL ré-ouvre les Cahiers du Fastnet. Pour François Charles et son Dehler 33 Sun Hill III, ce Fastnet était une première. Au final un superbe parcours et un équipage conquis par cette course mythique.

 

Épisode 1 : L’avant course

 

La course du Fastnet 2017 était l’objectif de l’équipage du Dehler 33 « Super U Lanmeur – AXA Aballéa Morlaix ». Depuis septembre 2016, nous étudions attentivement les OSR (Offshore Safety Rules) et le programme de course pour nous qualifier à cette mythique régate.

Le coup d’envoi de ce projet fut donné le lundi 9 janvier à 12h UT+1 avec l’inscription en ligne. Inscrits dans les 5 premières minutes nous faisons les frais du succès phénoménal de la course, nous nous retrouvons sur la liste d’attente. En effet, les 340 places dévolues aux IRC ont été pourvues en 4 minutes et 24 secondes.

Encouragés par Darren COLE du RORC et Jean-Philippe CAU, président de l’UNCL, nous proposons notre programme de qualification pour le Fastnet. Nous devons parcourir 300 milles en course dont 70 de nuit. Le programme sera : Le Télégramme Tresco Trophée, 160 nm. La Morgan Cup, 120 nm. La Cowes Dinard, 150 nm.

Pour la première fois nous obtenons un certificat IRC pour notre Dehler 33. Il est certain qu’il faudra quelques optimisations pour obtenir un rating intéressant, le nôtre est de 0.986

Cependant aux courses qualificatives en IRC, nous obtenons deux places de dixième qui nous satisfont amplement. Nous nous familiarisons petit à petit avec l’organisation du RORC et la navigation dans le Solent.

 

Convoyage Fastnet

 Partis de Morlaix le samedi 29 juillet, nous avançons vers Guernesey avec la certitude du passage d’un front avec pluie et vent. Nous rallions Guernesey en 10h juste avant l’arrivée de la perturbation orageuse. Nous passons la nuit à l’abri et au sec. Le lendemain, nous empruntons le petit Russel puis passons entre les Casquets et Alderney direction les Needles. Il y a 20/25 nœuds de vent d’ouest, le convoyage est rapide. Douze heures plus tard nous sommes amarrés à Cowes. Il y a une quantité incroyable de beaux bateaux, plus de mille bateaux régatent pour la semaine de Cowes.

Dès lundi matin, nous sommes devant Cowes TV pour assister aux départs en direct des nombreuses flottes. Nous avons l’occasion tout au long de la semaine d’observer cette extraordinaire manifestation du rivage au milieu de milliers de spectateurs.

Les bateaux quittent chaque matin le port vers 9h et sont de retour vers 14h. Des écrans géants, dans chaque port, permettent de suivre la course toute la journée. Cette Cowes-Week en tant que spectateur restera une belle découverte et un excellent moment pour l’équipage. Ce sera l’occasion de journées et soirées festives pour les équipages, à chaque sortie de pontons, un bar est installé pour l’événement.

 

Épisode 2 : The Rolex Fastnet Race 2017

 

Pendant cette semaine de préparation à Cowes, nous peaufinons les derniers détails sur le bateau, en vue de cette aventure. Notre monture répond désormais à toutes les exigences du RORC en terme de sécurité. Nous pouvons donc équiper « Sun Hill III » aux couleurs du Fastnet. Nous installons également la balise Yellow Brick qui permettra un suivi de course très précis.

C’est maintenant le grand jour, Dimanche 6 août. Nous quittons le port, suédoise et tourmentin à poste, gilets et longes en place et passons la porte de contrôle qui fait aussi office d’émargement.

Le départ est à 11h10 (TU+1) pour notre classe. Nous commençons à nous concentrer et observons les départs des Multis, IMOCA et Class 40. Ces départs s’enchainent avec précision, sans aucun temps mort.

 

Nous prenons un départ prudent. Il n’est pas facile, voire impossible de visualiser les alignements avec cette flotte de 83 concurrents, sans compter les (gros) bateaux des autres classes.

Pour ce départ, nous sommes les Français les plus à droite de la flotte. Une fois n’est pas coutume, nous sommes encore à droite à la sortie du Solent après de nombreux bords de près. Les JPK 10.10 « Night & Day », « Cocody » et « Foggy Dew » caracolent en tête. Nous sommes bord à bord avec le First Class 10 « Short Good » juste devant le JPK d’Alexis, « Cheyenne 2 ».

Les bords s’enchainent, nous distançons peu à peu le First Class 10, pendant que l’équipe de JPK 10.10, rejointe par « Ad Hoc » nous sème déjà. Il va falloir améliorer un peu nos réglages et rester très pointilleux sur la tactique et la barre. Après une première « vague scélérate » qui baptise tout l’équipage (barreur y compris), nous passons les Needles en 6ème position en temps compensé. Nous sommes le bateau le plus au Nord du groupe de tête et un des plus rapides avec « Night & Day », toujours au près.

Le Norlin 37 « China Girl » est le premier à virer et à se recaler sur la route. Quelques minutes plus tard, « Cheyenne II » et « Cocody » se recalent à leur tour. Suivis très vite par les 3 autres JPK. Quelques milles plus loin, « Sun Hill III » et « Short Good » virent quasiment en même temps. Plus rapides que « Short Good », nous le distançons lentement. Profitant d’une belle adonnante, nous reprenons un peu de notre retard sur l’équipe de JPK 10.10 de tête.

À l’approche de Portland Bill, deux groupes se sont formés. Au nord, « Night & Day » (JPK 10.10), « With Alacrity » (Sigma 38), « Cheyenne II » (JPK 9.60) et « China Girl » (Norlin 37), plus au Sud, nous, « Cocody » (JPK 10.10), Foggy Dew (JPK 10.10) et Winsome (S&S 41). Nous, le groupe du Sud, avons bénéficié d’un courant favorable tout l’après-midi, mais allons être moins abrité désormais, à l’approche de Portland.

« Night & Day » est le premier à contourner la pointe, suivi de « Foggy Dew », « Cocody », puis du Sigma 38 et « Sun Hill III ». Nous devançons un peu les autres concurrents. Moment mémorable, nous virons au ras de la côte et nous apercevons que des centaines de personnes sont venus voir le passage de la flotte de bateaux.

La nuit tombe, nous sommes toujours au près. C’est aussi l’heure de mettre en route nos quarts (2 au lit, 2 en stand-by sur le pont et 2 au taquet) de 2 heures… et la route mal pavée rend le repos difficile.

Pour notre première nuit de régate le long des côtes anglaises, il va falloir être attentif. Les options commencent à se dessiner. Un groupe s’enfonce dans la baie, en direction de Torquay, tandis que l’autre partie reprend le large. Passé le premier tiers de la baie, seuls « China Girl » et « Sun Hill III » continuent bâbord dans l’Ouest. À mi-parcours dans la baie, « China Girl » vire à son tour. Nous décidons de continuer et de profiter de la belle adonnante encore un peu. À l’approche de Torquay, le vent refuse. Nous virons à notre tour. Faisant l’intérieur de la baie, nous sommes proches de la côte au passage de Start Point, que nous franchissons au petit matin.

 

Nous en sommes au deuxième jour de course et cette option nous a permis de conserver notre écart avec le leader, tout en dépassant le Sigma 38 et en distançant le Norlin 37.

D’ailleurs le courant est toujours contre nous. Nous choisissons donc de faire du rase cailloux, ou plutôt du rase falaise, afin de progresser le plus rapidement possible dans l’Ouest. Nous découvrons le paysage. C’est une météo plutôt irlandaise qui nous attend au passage de Start Point.

Les falaises de Salcombes sont découpées par un rideau nuageux. Mais la photo est magnifique avec ces vertes prairies qui descendent jusqu’à la mer. Il faudra que nous revenions en croisière. Péniblement, à force de bords et de virements dans un vent toujours plus faible, nous entrons dans la baie de Plymouth.

Le vent est maintenant très mou, cela fait déjà quelques heures que le Solent a laissé sa place au génois. Nous n’avons pas un rating IRC très favorable à cause de notre génois à recouvrement, c’est donc un réel avantage quand nous pouvons l’utiliser, nos concurrents étant assez souvent sous-toilés dans ces conditions.

 

 

À l’approche du phare d’Eddystone, le vent mollit encore d’un cran (2 à 3 nœuds de vent réel) et devient très instable en direction. Autant dire que nous sommes à la recherche du moindre souffle. Nous sommes encore une fois, deux bateaux un peu plus au Nord de la flotte avec « With Alacrity ». « Foggy Dew » et « Night & Day » bataillent toujours, au centre du groupe de tête. Plus au Sud, on retrouve « Winsome » et « Cocody ».

Pendant cette journée hautement stratégique, nous n’aurons pas vraiment vu le soleil, ni mis à profit le calme du vent et de la mer pour récupérer un peu de sommeil. Nous approchons lentement du Cap Lizard, au milieu des cargos au mouillage. La lumière faiblit peu à peu. Après un bref retour à 15nds, le vent s’est totalement essoufflé. Il faut être très attentif et patient pour ne pas arrêter le bateau. Arrivant une nouvelle fois à l’abri du courant, nous avons ralenti, mais sommes moins gênés qu’une majeure partie de nos concurrents. Certains font d’ailleurs demi-tour maintenant, emportés par la marée.

En tête de la flotte IRC 4, « Night & Day » et « Foggy Dew » sont vraiment ralentis (Vitesse fond de 0,5 nds). Nous profitons alors d’une bande de vent le long de la côte et marchons à un peu plus de 4 nds, ce qui nous permet de rejouer aux avants postes. Au passage du Cap Lizard, nous sommes 2ème en temps compensé en IRC 4. Quel plaisir de passer pour la première fois en régate ce célèbre cap, extrémité de la ligne de départ et de conclusion du Trophée Jules Verne, et d’être toujours dans le match. Nous attaquons notre 2ème nuit. Cap maintenant sur Land’s End.

Tous ces noms sont évocateurs pour nous. Ce sont des passages à niveau où nous avons suivi avec attention les options de Nicolas Troussel sur la Normandy Channel Race, mais aussi des figaristes lors de nombreuses Solitaires. Le jeu est passionnant mais naturellement bien plus difficile sur l’eau que derrière son ordinateur.

Il est environ 1H00 (TU+1) quand nous passons Land’s End. Nous sommes proches de « Foggy Dew » et « Night & Day » et avons mis un peu de distance au reste de notre groupe. Petite option inutile, je tente un passage entre le phare et la terre. Plus de courant au début nous donne une vitesse fond de plus de 8 nds, mais il y a une zone sans vent à la sortie, zone dont nous avons un peu de mal à nous extirper, ce qui permet le retour du Sigma 38.

Nous contournons ensuite le DST. Toujours au près, nous devrons tirer des bords jusqu’au Fastnet. Le bord rapprochant est tout de même bien tribord amure. Peu à peu le vent se renforce. Le jour se lève et nous attaquons notre 3ème journée de course. Alors que la proximité de la côte nous permettait de rythmer notre navigation au gré de la réception des classements internet, c’est maintenant le large qui nous attend. Nous sommes les plus au nord de notre groupe, toujours 3ème en temps réel et 2ème en temps compensé. Le vent tombe à nouveau mais nous avançons bien malgré tout et enchainons les virements au gré des adonnantes et refusantes.

L’après-midi nous rencontrons un nuage type « Pot au Noir ». Le vent change brusquement de direction et durant une quinzaine de minutes, alors qu’il faisait beau, une pluie diluvienne s’abat sur le bateau. Un peu plus tard dans l’après-midi, le vent forcit de nouveau. Les JPK s’envolent. Nous hésitons à changer de voile d’avant, mais attendons. Nous faisons route parallèle avec « Cocody » et avons un peu perdu sur « Night & Day » et « Foggy Dew ». En début de nuit, nous repassons sous solent. Nous gagnons en cap et conservonsnotre vitesse. Nous aurions sans doute dû effectuer ce changement plus tôt.

Vers 2H00 (TU+1), nous avons un ris dans la grand-voile et l’anémomètre affiche 38 nds de vent apparent dans les rafales. Nous décidons alors de prendre un 2ème ris. C’est à ce moment-là que nous voyons la GV se déchirer sur le dernier panneau entre ris 1 et 2, à 20 cm de la chute. Il fait nuit et malgré la lune, le pont est très humide, nous terminons la manœuvre et continuons notre route. Au lever du jour, le vent mollit. Il est temps d’évaluer l’étendue des dégâts. Deux déchirures de 20/25 cm sont visibles. Une attaque le renfort du deuxième de ris. Il est très facile, sans forcer, d’agrandir ces deux déchirures. Nous collons tant bien que mal un patch d’insigna et du scotch dans l’humidité du matin. Il y a 8 nœuds de vent nous sommes sous génois et GV 2 ris autant dire que depuis l’incident nous avons bien perdu le groupe de tête. À l’approche du DST du Fastnet nous renvoyons notre grand-voile affaiblie. Il y a moins de 5 nœuds de vent. Le pansement semble tenir.

Nous approchons de notre objectif et par chance, il fait jour, nous aurons le plaisir d’admirer ce phare dont on entend tant parler. Nous passons le légendaire phare du Fastnet à 9h16 UT+1 le mercredi 9 août, après 46h et 6 min de course, en neuvième position en temps compensé.

Le passage aura été laborieux, nos concurrents de devant sont passés assez vite, en ligne droite, tandis que la pétole s’installait. Nous sommes cinq bateaux à tirer des bords pour contourner le phare. Nos poursuivant, eux, reviennent avec du vent. Ça sera un peu le thème des journées suivantes.

Nous attaquons le contournement du DST sous spi, le vent est plutôt à droite, mais je ne veux pas faire trop de route et risquer un hors cadre qui nous obligerait à faire battre notre GV fatiguée. Je n’aime pas du tout ce genre de tactique, mais maintenant notre objectif est de terminer la course en nous appliquant à maintenir à distance le plus grand nombre de concurrents possible.

 

Ennui technique mis à part, nous apprécions particulièrement ce retour à plat sous le soleil. C’est le moment de faire sécher toutes les affaires et le bateau. C’est aussi l’occasion de manger tranquillement, accompagnés par les dauphins. Les dauphins, nous en aurons rencontré tout au long de notre route.

Le vent revient et monte jusqu’à 25 nœuds pendant la nuit. Un peu trop sur la route directe, nous nous faisons déposer par tous les JPK mais aussi par le Sigma. On peut dire qu’il va falloir travailler la tactique sous spi à l’avenir et améliorer la prise de fichier météo. Malgré tout, nous profitons de surfs splendides sous spi. Une fois digéré ce bord difficile jusqu’au DST des Scilly, nous reprenons la course dans le petit temps une fois encore pour cette partie de la flotte.

Nous abordons les Scilly le 10 août à 11h UT+1 à moins d’1 nœud tandis que « Night & Day » passe déjà le cap Lizard à 6,7 noeuds. Le petit temps et le grand soleil nous laissent rêver à une croisière dans l’archipel des Scilly, depuis le temps que nous en parlons, c’était aujourd’hui le créneau idéal. Malgré ce passage lent et laborieux, nous ne nous laissons pas abattre et en profitons pour faire un peu de « cuisine » et goûter entre autre, quelques plats lyophilisés emportés pour l’occasion, l’occasion aussi de bonnes tranches de rigolades, notamment en mangeant les délicieux sandwichs goût fromage de Philippe (sans fromage…).

« Shortgood » et « With Alacrity » sont à portée de vue. Nous sommes 26èmes en temps compensé. Nous décidons d’un nouvel objectif, rentrer dans le top 20. Nous affalons la GV pour améliorer la réparation.

À ce stade de la course, nous espérons que l’arrière de la flotte ralentisse également à l’approche des Scilly et pourquoi pas, qu’une zone sans vent à l’arrivée attende les premiers. En pratique, l’arrière ne ralentira pas, et la zone sans vent à l’arrivée concernera toute la flotte. Dommage.

 

Au cap Lizard, nous effectuons un dernier décalage sous le vent en prévision de la molle à l’arrivée. Ce décalage paiera finalement. Nous arrivons à doubler « Shortgood » avant l’arrivée et rester devant « With Alacrity ». Il y a encore beaucoup de bateaux autour nous et une bonne moitié de la flotte derrière.

Nous terminons 19ème/83 en IRC 4 en coupant la ligne après 4 jours et 14 heures de course et 658 milles parcourus.

Nous sommes heureux d’avoir bouclé le parcours, et satisfait de notre place. Le début de course a largement dépassé nos espérances.

Une chose est sûre, nous reviendrons. C’est un équipage enchanté qui passe la ligne. WE MADE IT !

 

Épisode 3 Plymouth 4h du matin TU+1

Nous accusons tout de même un peu de fatigue. Nous sommes ravis d’arriver au port. Il y a déjà beaucoup de bateaux des autres classes amarrés. Et une super ambiance nous attend sous la tente de la course. Nous apprécierons également cette nuit au calme.

À 18h30, le vendredi, a lieu la remise des prix. Il y a foule et un film retrace déjà la course. Nous prenons conscience avec émotion que nous avons enfin couru notre première Rolex Fastnet Race. Ces débuts en IRC nous ont vraiment plus, nul doute que désormais nous retournerons régulièrement à Cowes pour de palpitantes navigations.

Nous avons bien enregistré une partie de nos points faibles. Il ne faudra pas repartir avec une grand-voile de course en film de 4 ans, si nous avons un doute quant à sa tenue. Il serait temps d’équiper Sun Hill d’un logiciel de navigation capable d’intégrer les fichiers météo et de produire des routages. Il nous faut trouver un moyen d’acquérir facilement une météo fiable et revoir l’installation de la nouvelle antenne VHF/AIS, car ne pas avoir de réception nous a beaucoup handicapé dans le marquage de nos concurrents. Autant de points à revoir pour améliorer nos résultats, avec une bonne expérience déjà acquise.

 

Nous félicitons Alexis et Pascal Loison pour leur course superbe, un modèle de précision dans la tactique et une vitesse incroyable au portant. De même que nous applaudissons la performance d’Alexis Bondu et Christophe Prigent nos copains de la Baie.

Un très grand merci aux partenaires SUPER U et AXA qui nous ont permis de réaliser ce rêve de navigation. Remerciement également à Jean-Philippe Cau pour ses conseils avisés. À Illy pour toute son aide que ça soit pour le mat ou les différents contacts. À Jean Galfione pour le prêt de matériel de sécu. À Yvon Quillec pour le partage de son expérience. À nos familles qui ont accepté cette saison chargée. Au RORC à l’organisation de cette ROLEX FASTNET RACE 2017 Et à l’équipage du tonnerre (Jean-Louis, Philippe, Olivier, Mickael, Jean-Gabriel et François) avec qui nous nous sommes tous amusés.

Sun Hill III – François Charles

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