LE rendez-vous de la voile en méditerranée : la Rolex Giraglia

Après trois jours de régates côtières dans la magnifique rade de St Tropez, 250 monocoques ont pris le départ mercredi dernier de la grande course lors de la 67° édition de la Rolex Giraglia. La célèbre course de 241 milles, au départ de Saint Tropez via le rocher de la Giraglia au nord de la Corse pour rallier cette année le port de Monaco, a mis à l’épreuve les 3000 marins en raison d’une météo musclée.

Ce fut une course très rapide et tout aussi difficile pour les « gros » voiliers comme Rambler 88 le favori et le reste de la flotte, dont la plupart ont contourné le rocher de Giraglia en 24 heures seulement ! Georges David – Rambler 88 : « on m’avait dit que la Rolex Giraglia était une course lente, courue dans du petit temps… c’est faux ! Les conditions étaient parfaites pour le bateau. Nous n’avons pas réussi à battre le record cette année (détenu depuis 7 ans par Esimit Europa 2 en 14 h et 56 minutes). Une raison de plus pour revenir lors de la prochaine édition ! ». Le voilier Rambler 88, vainqueur en temps réel, mis 16h35m pour franchir la ligne d’arrivée.

Fleet

Les voiliers en compétitions, en équipage ou en duo, sont partis sous spis du golfe de St Tropez pour un premier bord dans du vent medium. Des rafales à plus de 20 nœuds surgissent rapidement obligeants la flotte à tirer des bords le long de la côte pour aller virer une bouée à Cavalaire avant une descente rapide direction le Cap Corse. Les conditions sont difficiles dans la première partie de course comme en témoigne Philippe Mazoyer à bord de Rostanbar 2 en duo : « Les conditions sont très musclées mais on rattrape déjà bon nombre de plus gros bateaux partis avant en équipage. Certains abandonnent et font demi-tour, d’autres se rentrent dedans, cassent leur mat, appellent les secours… Bref c’est chaud ! On attend donc un peu que ça se calme avant d’envoyer le spi avec encore un bon 25nds. »

RAMBLER ROUNDS THE GIRAGLIA ROCK AT SUNSET DURING THE FIRST EVENING OF THE RACE

Cap donc pour l’ensemble de la flotte sur le rocher de Giraglia. Les conditions de vent et de mer sont parfaites durant la descente. L’ensemble de la flotte se lance dans des surfs et se fait plaisir comme en témoigne Philippe à la barre de son JPK : « là ça devient vraiment fun ! Cap sur la Giraglia, l’angle du vent et des vagues est parfait, on part au surf pendant les 14 heures de descente toute la nuit comprise. On n’a jamais connu des conditions aussi exceptionnelles pour se faire plaisir. On retrouve des sensations dignes d’une planche de slalom avec ce JPK qui descend rarement en dessous de 10nds et surf à 16 ! ». Mais toutes les bonnes choses ont une fin et les conditions météos se dégradent à l’arrivée du rocher mythique, la Giraglia. Le vent tombe et les marins mettent un certain temps à contourner l’île : « A la fin de la nuit on a envoyé le spi. Puis le vent est tombé. On a mis deux bonnes heures à passer la Giraglia. Et là on a rattrapé un groupe de notre classe !» comme en témoigne Caroline Petit à bord de Moogli Sailing Team4.

La flotte se regroupe au passage de la Giraglia, les conditions météos mollisses, la remontée en direction du port de Monaco est plus compliquée à gérer pour les marins. L’accueil au Yacht Club de Monaco est des plus somptueux pour féliciter et récompenser l’ensemble des 3000 marins engagés.

Prochain grand rendez-vous de la saison, l’European IRC Championship 2019 à SANREMO

La Giraglia ne serait rien sans ces centaines de voiliers qui composent le gros de la flotte. Amis, sportifs, retraités, famille, en double ou en équipage, la Giraglia est un rendez-vous que de nombreux marins ne louperaient pour rien au monde et qui se réserve année après année. Le charme de Saint-Tropez, le format des régates, le goût du large et une arrivée prestigieuse favorisent cet engouement qui ne cesse de croitre.

Rappelons que cette course est née après-guerre de la volonté commune entre les deux marines française et italienne de renouer des liens amicaux et que l’UNCL fit partie de son organisation. Cette année encore, chaque Marine avait un bateau engagé. Les français avec Capriccio II, un first 36.7 remportent le trophée 2019.

Retour en images sur la 67° édition de la Rolex Giraglia

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