Interview de Don McIntyre, l’organisateur de l’Ocean Globe Race 2023

Interview de Don McIntyre l’organisateur de l’Ocean Globe Race 2023, course qui reprend le flambeau de la légendaire Witbread et qui se court sur des monocoques IOR et sous la jauge IRC.

Don McIntyre l’organisateur de l’Ocean Globe Race 2023

 

Don, pouvez-vous vous présenter aux membres de l’uncl ?

Je suis avant tout un aventurier. Sur terre sur mer dans les airs toute ma vie elle a été faite d’aventures. Je recherche l’aventure moins pour ce qu’elle apporte d’adrénaline que pour le challenge et parce que je pense que l’aventure faire sortir de nous ce que nous avons de meilleur. C’est une passion pour l’aventure qui m’a amené à organiser ces courses car j’aime réaliser des rêves : les miens et ceux des autres.

Par ailleurs je suis un marin dans l’âme ; mes deux icônes sont Robin Knox Johnson et le commandant Cousteau. J’ai couru Ie BOC Challenge en solo et ait été sollicitée deux fois pour skipper des bateaux de la Witbread. L’organisation de la Golden Globe Race – gagnée par Van Den Heed avait aussi un côté égoïste car je comptais bien y participer jusqu’ à ce que je me rende compte qu’en être l’organisateur est déjà un métier à plein temps.

Pourquoi lancer l’Ocean Globe Race après l’GGR ?

La première Witbread aura 50 ans en 2023. L’OGR sera l’occasion de remiser au placard 50 ans de progrès technologique pour revenir à l’essence même de la navigation en refaire une aventure humaine plutôt que technologique. C’est aussi l’occasion pour chaque marin passionné de faire un tour du monde en course ; de doubler le cap Horn et de connaître l’océan Indien en course. Les bateaux de course actuels avec leurs foils et l’ultra technologie sont passionnants ; mais ils sont réservés à une élite voire l’élite de l’élite. Aucun des marin et régatier aussi passionné soit-il n’aura l’occasion de faire un tour du monde en course sur ces bêtes de technologie. L’OGR propose aux régatiers qui rêve de tour du monde en course d’en parler au bar du club house et surtout de le faire.  Il y a aussi un concept de frugalité technologique et budgétaire – pour laisser encore une fois le devant de la scène à l’aventure humaine en revenant à une « absolute simplicity ».

Quel est le format de cette Ocean Globe Race ?

L’OGR partira d’Europe en septembre 2023. C’est une course en 4 étapes comme le fut la Witbread. La première étape nous emmènera en Afrique du Sud.  La deuxième en Australie ou Nouvelle Zélande. La troisième via le cap Horn à Rio et la dernière nous ramènera en Europe, vraisemblablement aux Sables-d’Olonne où j’habite.

Cette course se courra en IRC avec des bateaux en 4 classes distinctes : la classe Adventure – principalement des bateaux de série de 48’ à 55’   construits avant 1982 ; la classe Sayula, pour les bateaux de 55’ to 65’. Cette classe sera principalement peuplée de Swan. La Classe Flyers réservée aux bateaux ayant participés à l’une des trois premiers Whitbread. Et la classe Classic Challenge, réservée aux Maxi Whitbread 60 et aux Vovlo 60.

Nous limitons le nombre total de participants à 34.  Le mode de navigation, à l’instar de ce que nous avions fait sur la GGR se fait au sextant et avec des fichiers d’isobare bruts à interpréter soi-même. Les voiles sont en dacron et en quantité limité, afin de restreindre les budgets et retrouver la liberté de l’époque- mais sans oublier que nous sommes en course. La seule vraie concession est liée à la sécurité ; chaque bateau emporte avec lui tout le matériel électronique nécessaire à sa sécurité en cas de besoin.

 

 

 

 

 

 

Ou en est la course aujourd’hui hui, et combien de Français y participent ?

La GGR fut un énorme succès en terme d’aventure et de couverture médiatique, avec des retombées qui ont comblé les participants et les sponsors en plus d’être un grand moment d’émotion. Avec la Covid, nous avons repoussé les conférences de presse prévues en France et dans le monde à début 2021. Néanmoins, sans avoir fait la moindre communication, on sent déjà que cet événement va attirer énormément d’attention ; bien plus que la GGR. Les 34 places sont quasiment bouclées et dans certaines classes, la liste d’attente s’allonge. Chaque bateau qui participe a une histoire et chaque équipage va vivre son aventure.  Avec 34 bateaux, le public pourra s’intéresser et comprendre chacune d’entre elles ; c’est pour cela que nous avons limité le nombre de participants.

Leg 11, from Gothenburg to The Hague, start day. 21 June, 2018.

À ce jour cinq français sont inscrits. Dans la classe Flyers, Lionel Regnier participe avec 33 Export. Par ailleurs, MorBihan, le mythique bateau remis en état par Pascal Benoit vient de s’inscrire. Une excellente nouvelle pour la course. La France a donc deux bateaux qui ont une histoire très très forte.  En class Sayula, Mr Dubois a inscrit son Swan 651 , et une autre inscription française est en cours. Enfin en class Adventure, un Swann 55 français est inscrit. Les Français ont donc le contingent majoritaire, à l’image de cette culture française pour la course au large.

On est reparti pour vivre et partager des histoires humaines de marins ordinaires qui font quelque chose d’extraordinaire.

Peter Blake est un navigateur néo-zélandais, compétiteur de haut-niveau en voile.

En savoir plus : https://oceangloberace.com

Par Franck Perrier, Membre UNCL

 

 

2 réponses
  1. EMMANUEL DURAND
    EMMANUEL DURAND dit :

    Bonjour, il y a une petite coquille dans cet article à propos du voilier « Mor Bihan » qui couru la Wtihbread de 82 passant en tête le cap horn avec Eugène Riguidel à la barre , le bateau est remis en état par Benoit Gabriel et son père Serge Gabriel à port Saint louis du Rhone
    les marins du sud participe à la renaissance de ce mythique bateau Breton qui prendra en effet le départ sur l’OGR
    bon vent comme dirait le regretté Georges
    E.durand

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