Les femmes du Vendée Globe ont du PEPS !

Le Vendée Globe serait-il particulièrement atypique cette année ?

A bien y regarder, pas tant que ça. Certes la course a pris une semaine de retard par rapport à l’édition précédente quand on attendait une accélération avec une nouvelle génération de foilers, loin devant d’anciens bateaux à dérive. Mais ce serait une vision bien réductrice que de se cantonner à l’analyse de performances dont il faudra attendre la fin de la course pour en analyser les détails.

Ce qui n’a pas changé c’est la part d’aventure qui est propre à cette circumnavigation solitaire et qui, cette année encore, donne à cette épreuve une dimension humaine exceptionnelle. N’oublions jamais que c’est cela qui touche le cœur des terriens pour lesquels la performance est avant tout de rentrer dans le chenal des Sables : Quelle que soit la place obtenue, ils seront là pour les célébrer, admiratifs qu’ils sont de leur courage et de leur résilience.

Ce qui force en particulier l’admiration cette année ce sont les femmes du Vendée qui sont encore  toutes dans l’épreuve, classées ou pas. : Isabelle Joschke tient la dragée haute aux meilleurs dans le paquet de tête, Clarisse Cremer après un début difficile est dans le match, Pip Hare avec le plus vieux bateau  de la flotte fait des miracles, Miranda Merron et Alexia Barrier résistent encore et toujours et Sam Davies a repris sa route pour affronter l’Indien ce qui n’est jamais facile après un pit stop et la déception de sortir de la course. Toujours en course, elles ont aussi eu leur lot de galère. Chapeau bas.

Certes, elles se sont inscrites à cette course, s’en sont donné les moyens, effectué leur qualification et donc sont légitimes comme n’importe quel concurrent. N’empêche, quand on est un régatier normalement constitué avec quelques milliers de miles dans le cornet, on ne peut s’empêcher d’être simplement admiratif. Car outre leur talent de navigatrices sachant parfaitement doser attaque et défense pour maintenir leur bateau dans la meilleure forme possible sans lâcher la performance, elles savent merveilleusement nous faire partager leur course aux vacations et dans leurs vidéos, nous faisant passer par toutes les émotions.

Mais alors, quel est leur secret ? Le PEPS !

PEPS est l’acronyme de Passion, Emotion, Performance, Satisfaction qui embrasse bien ce que les femmes du Vendée Globe vivent et nous font partager.

A elles comme aux autres concurrents, on souhaite une excellente fin de course jusqu’aux Sables et elles entrent dans 2021 par la plus grande et belle des portes : celle du Grand Sud qui emmène chaque concurrent à la rencontre de lui-même dans un espace immense et brutal, loin des contingences d’une vie terrienne torturée dont les albatros savent si bien se tenir éloignés …

Philippe SERENON

 

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