Gascogne 45/5 ET Cap 45/11 2021 : Des régatiers HEUREUX !

Le départ de la Gascogne 45/5 et de la première édition de la Cap 45/11 a été donné le 3 juin dernier en baie de La Rochelle.

Deux courses, une même ligne de départ et deux parcours hauturiers simples dessinés pour les IRC Duos et Solos.

Avec le report à 2022 de la Cap Martinique, la SRR, la SNT et l’UNCL se sont associés pour organiser ensemble cette nouvelle course au large, la Cap 45/11 qui s’élançait en même temps que la traditionnelle Gascogne 45/5.

Un retour aux affaires qui a fait mouche puisque 85 bateaux étaient au départ, toutes voiles dehors, créant une belle animation dans la baie Rochelaise.

Il a fallu jouer avec Eole en prenant des options audacieuses, réussies ou perdantes, comme on le constate sur les classements de ces deux courses.


750 milles pour la Cap 45/11

La première édition de la Cap 45/11 vient de s’achever à la Trinité-sur-Mer. Les premiers concurrents ont donc mis un peu moins de 6 jours à boucler ce parcours inédit.

Les premiers à s’élancer de La Rochelle étaient les 7 duos et 10 solos IRC de la Cap 45/11 pour un long parcours de 750 milles qui leur demandaient d’aller virer la bouée météo située par 45°N de latitude et 5°W de longitude, puis de couper la longitude 11W, là où ils le souhaitaient avant de remonter vers la ligne d’arrivée à la Trinité-sur Mer.

La principale marque de parcours était la 11è longitude, c’est à dire que les coureurs devaient prendre une droite et non un point comme c’est le cas habituellement. Cette innovation a ouvert le champ des possibles avec une foule d’options déployée par les 21 concurrents.

 « C’est génial, il y a eu tout un tas de choix en matière de stratégies car il y a quand même eu 230 milles d’écart Nord Sud au moment de chercher la longitude. Le concept fait l’unanimité » se réjouissent Thibaut Derville et Jean Philippe Cau.

Les faibles conditions météo ont très vite créé de grands écarts entre les premiers et les derniers. Le suspens était intense entre le groupe des sudistes qui ont plutôt privilégié une navigation le long du Cap Finistère et 3 bateaux (Ad Hoc, Project Rescue Ocean et Oceanvox) qui avaient opté pour une route plus nord. Une option audacieuse.

En temps réel, ce sont David Alonso et Thomas Salisbury qui franchissent la ligne en premiers à bord d’un Sun Fast 3300 en un peu moins de 6 jours de course après près de 1000 Milles parcourus, mais le grand vainqueur est Pierrick Penven qui s’impose en temps compensé sur son Sun Fast 3200. Le Brestois, habitué à naviguer en solo, est allé chercher le vent au plus près de la Gascogne et cette option a payé :

« C’était une super course, super intense » explique le skipper de Zephyrin qui a prévu de participer à la prochaine Transquadra. « C’est une excellente préparation, cela permet de valider pas mal de choses avant la transat. Le fait d’aller chercher une longitude a ouvert le jeu. On pouvait faire ce qu’on voulait, ce qui a demandé beaucoup de réflexion » explique -t-il.

Du côté des Duos, le JPK 10.10 Adeosys de L. Menahes et D. Le Goff montent sur la première marche du podium après plus de cinq jours en mer. Ils sont suivis au classement par Blue Oscar, le Sun Fast 3300 de David ALONSO et Tomas CUNAT SALISBURY. Ces derniers ont franchis la ligne d’arrivée premiers en temps réel dans le groupe des duos avec deux heures d’avance seulement sur Adeosys qui a mené en temps réel la course pendant 5 jours et perdu sa place dans la dernière nuit ! L’autre JPK 10.10 ROGER PRADIER OUTDOOR LIGHTING – SEC, mené par Tristan DE WITTE et Marcel DUTREUX clôture le podium à la troisième place.

 

Une belle, longue et fatigante épreuve qui a malheureusement mis les marins en face d’une fâcheuse réalité, comme nous le relatent Brice et Jacques sur Nambas :

« Il y a des objets que l’on n’aimerait jamais rencontrer en mer, et pourtant la mer est une décharge où l’on trouve de tout à la dérive. Le skipper de Zéphirin a du plonger pour dégager du matériel de pêche pris dans sa quille. Nous sommes passée à quelques mètres d’un embrouillamini de filets pris dans de vieilles aussières, de flotteurs et j’en passe ! Des objets en tout genre, un fût dont on pouvait voir dur le couvercle le sigle « produit dangereux », une latte en plastique, un madrier en bois…

Et au milieu de tout ça, les dauphins, permanents compagnons de voyage qui continuent à nous ravir.Dernière nuit en mer, devant nous Belle Isle est à 13h. Quelle belle navigation, même si la pétole de la nuit dernière nous a un peu fatigués, tant nous devions en permanence surveiller les réglages et les caprices d’elle. Notre JPK va bien. Nous n’avons qu’une vague idée de notre classement, mais nous savons que nous marchons pas trop mal. Merci aux organisateurs d’avoir eu l’idée de cette course. Les conditions très douces l’ont rendue plus facile … Le 11ème méridien c’est loin ! »

Pierrick Penven : vainqueur en solo sur la Cap 45/11

« C’était une super course, super intense avec beaucoup d’options. La météo nous a mis plusieurs dorsales sur la route, des grosses, des petites, … Il y a eu des choses très contrastées. Cette course est une excellente préparation avant d’attaquer une transat. Le fait de devoir aller chercher une longitude (et non une marque) change beaucoup de choses. Ça demande beaucoup de réflexion car on peut faire ce que l’on veut. »

La Cap 45/11 a démontré le bien-fondé de son concept et va vite trouver sa place dans le calendrier des Championnats UNCL Manche – Atlantique 2021.

Informations et résultats complets : http://srr-sailing.com/s/11972/45.5

 

 

Gascogne 45/5: 350 milles dans le Golf de Gascogne

Conçue essentiellement pour les Duos, la flotte la plus représentée (23 IRC1, 15 IRC2) et les Solos, l’épreuve était aussi ouverte aux équipages.

Ces derniers se sont élancés avec les 16 solos, suivis de la flotte des duos IRC1, puis des duos IRC2 en quatrième départ, pour un parcours de 350 milles qui leur demandait d’aller virer la même bouée météo dans le Golf de Gascogne avant de revenir vers La Rochelle.

Là aussi, le manque de vent a vite créé des écarts. Les options sud ou nord se sont vites dessinées et des petits groupes se sont créés. Après une première nuit difficile, selon les témoignages de certains coureurs, la flotte de la 45/5 se dirigeait lentement vers La Rochelle. Sur l’ensemble du plan d’eau les conditions sont calmes et les vitesses affichées de 5 à 6 nds. Seul Akela reste rapide avec une moyenne de 7 nds. Derrière, la pétole s’installe. Ils seront plusieurs à en faire les frais et abandonner.

Et le premier, toutes classes confondues en temps réel est Akela, l’Akela 50 d’Hervé D’Arexy et son équipage, qui a franchi la ligne à 12H01 le 5 juin, dans quelques petits noeuds de vent. A 40 nautiques derrière, ses poursuivants les plus proches ont mis de longues heures pour achever leur course.

Un coup de chapeau au solo Alexandre Ozon sur son Sun Fast 3300 Sapristi qui s’impose dans sa catégorie, devant Festa 2 un autre Sun Fast 3300 mené par Jean François Hamon et devant le JPK 10.30 Wasabi de Stéphane Bodin.

Chez les double IRC1, Sna-Numerobis mené par Jean Passini et Dominique Dubeau, l’emporte devant Pour Aster Bretagne (Pascal Bernede et Eric Chalaux), Patrice Carpentier et Jaekel Alix sur le JPK 9.60 Group 5 sont eux en troisième position.

Le duo composé d’Eric Guigne et Tanguy Caron sur leur Sun Fast 3600 Ose Ladybug prend la tête de la flotte des IRC2, suivis du JPK 10.80 Timeline (Jérome Huillard d’Aignaux /Jean Baptiste Vezin) suivi d’un autre Sun Fast 3600 Spritz mené par Bertrand Le Marec et Yann Dube.

Treize bateaux répartis dans les différentes catégories ont abandonné. Tous sont arrivés à bon port.

Le club Rochelais a de nouveau résonné des retrouvailles des régatiers. Et une fois la course refaite, on commençait à parler de la suite de la saison et des projets 2022.

Les organisateurs étaient heureux d’avoir pu mettre en commun, dans le contexte actuel, leurs forces et leurs moyens pour offrir aux passionnés de course offshore une opportunité de naviguer au large dans les meilleures conditions.

Une belle montée en puissance et un entraînement parfait pour les doubles et les solos qui partiront fin août sur la Transquadra ou au printemps prochain sur la Cap-Martinique.

La Cap 45/11 a démontré le bien-fondé de son concept et va vite trouver sa place dans le calendrier des courses IRC.

Informations et résultats complets : http://srr-sailing.com/s/11982/45.11

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