Retrouvez les actualités du club, toutes les news et évènements marquants de l’ Union National pour la Course au Large: Nuit de la Course au Large, Commodore’s Cup, Salon Nautique, etc…

Retrouvez-nous aux côtés du Yacht Club de France lors du Salon Nautique 2018

À l’occasion du Salon Nautique de Paris 2018, l’UNCL sera présente auprès du Yacht Club de France du 8 au 16 décembre.

Le Salon Nautique International de Paris, regroupe chaque année, début décembre, toutes les filières des industries nautiques et devient à cette occasion le plus grand port indoor de France. C’est l’occasion pour nous d’être présent auprès de nos partenaires et régatiers.

Venez rencontrer notre équipe, sur le stand du Yacht Club de France situé dans le Hall 1 / Allée K n°71. Nous répondrons à toutes vos questions aussi bien techniques que pratiques.

Ce sera l’occasion de vous présenter le nouveau Guide UNCL/IRC 2019 comprenant le planning de nos Championnats et les dernières infos concernant la jauge IRC.

Retrouvez toutes les informations nécessaires sur le salon ici :  https://www.salonnautiqueparis.com/fr/visiter/infos-pratiques

Possible explication tactique de l’arrivée de la Route du Rhum

Philippe Serenon, Président de l’Association des Propriètaires IRC revient pour nous sur ce finish incroyable que nous ont offert Francis Joyon et François Gabart. Un duel de tous les instants qui ne manqua pas de nous rappeler le premier du genre en 1978 ou la Route du Rhum entrait dans la légende avec la victoire de Mike Birch à seulement 98 secondes devant Michel Malinovsky.

Macif passe en tête la bouée de Basseterre et se retrouve dans le canal des Saintes bâbord amures dans un vent faible de NE de 10 nœuds moyens. Il est sur son flotteur tribord, sans foil, ce qui le pénalise en terme de surface mouillée donc de vitesse et surtout de cap. Comme les virements de bord sur ces multicoques sont très longs, il doit aller jusqu’à la layline pour n’avoir à virer qu’une fois.

Le vent prend de la droite et refuse. Pendant ce temps, Idec qui cherche à se démarquer de Macif, fait plus de cap, reste plutôt à la côte où le vent adonne, lui permettant de réduire la distance au but. Il est donc au vent de Macif et le passe.

Macif perd progressivement du terrain et peut enfin virer. Son virement est très lent, il recule un instant et se relance péniblement. Mais il se retrouve tribord amure donc appuyé sur son foil bâbord. Par contre, il ne peut pas aller jusqu’à lever la coque centrale – s’il y avait assez de vent pour – car il  n’a plus de safran sur le flotteur bâbord et son bateau serait donc incontrôlable.

À 8 miles de l’arrivée environ, Idec vire et perd moins de temps que son concurrent dans son virement. Mais il a un bout ou un filet pris dans son safran tribord et il va moins vite que Macif qui revient.

Mais Macif a 2 miles à combler sur 8 et donc il faudrait aller 25% plus vite qu’Idec pour reprendre la tête de la course, dans un vent de plus en plus évanescent. Il faut se rendre compte que dans une nuit sans lune et avec des milliers de feux de bateaux, il est impossible aux skippers de se repérer sans les instruments. À noter que Macif a des lattes qui sont visibles de nuit, permettant au skipper de mieux visualiser ses réglages.

À 2.5 miles du but, il y a un demi mile d’écart puis l’écart se réduit à 300 mètres à 1,2 mille de l’arrivée. Le vent tombe inexorablement en passant au Nord. Macif est sous le vent et garde un peu plus de vitesse qu’Idec mais quand il est très près, Idec le couvre comme en régate !

Les 2 bateaux tombent sous la ligne et vont devoir virer. A 1,2 mile de l’arrivée, Idec vire et renvoie bâbord amures pendant que Macif continue pour se dégager du contrôle avant de virer. Le virement d’Idec est parfait et il reprend  rapidement de la vitesse. Macif vire 2 minutes plus tard. Il se retrouve sur sa mauvaise amure mais dans si peu de vent, le foil crée plus de trainée qu’autre chose. Macif se retrouve au vent d’Idec mais un peu derrière donc ne peut pas le contrôler.

Idec passe la ligne avec un petit retour de vent après avoir reprise 130 miles en 24 heures, Macif passant 7 minutes plus tard.

Il faut être deux pour donner un spectacle si intense. Magnifique course compte tenu des exploits et des prises de risques que prennent ces Hommes ! De sacrés marins pour un sacré sport !

Classement officiel : https://www.routedurhum.com/fr/classement

Photo © Alexis Courcoux

Philippe SERENON

Evolution de la Route du Rhum vu par Jean Sans

Lancée en 1978, la Route du Rhum entrait dans la légende avec la victoire de Mike Birch à seulement 98 secondes devant Michel Malinovsky. Le premier d’une longue série de vainqueurs qui ont marqué l’histoire de la course.

La Route du Rhum est une course transatlantique en solitaire, courue tous les quatre ans entre Saint Malo et la Guadeloupe fin octobre début novembre. Le record de la traversée est détenu depuis 2014 par Loïc Peyron sur le Maxi Solo Banque Populaire VII, en 7 jours 15 heures 8 minutes et 32 secondes à la vitesse moyenne de 22,93 noeuds sur sa route réelle, et 19,4 Nœuds sur la route orthodromique (distance la plus courte pour rallier Saint-Malo à Pointe à Pitre). L’édition 2014 de la Route du Rhum voit s’aligner sur la ligne de départ 91 partants, le plus grand nombre de participants de l’histoire de la course. Elle sera marquée par une flopée de records, dans toutes les classes avec des temps de référence pour :  François Gabart en IMOCA, Alex Pella en Class40, Erwan Le Roux en Multi50 et Anne Caseneuve en Classe Rhum.

A l’occasion des 40 ans de la course, Jean Sans, Expert maritime et faisant parti du Comité Technique IRC France, refait l’histoire de cette course rentrée dans la légende ou à présent certains bateaux pensent voler sur l’eau. Il se base sur l’orthodromie, qui désigne la géodésique, le chemin le plus court, entre deux points d’une sphère.

 

 

 

Rolex Middle Sea Race 2018 : L’UNCL s’exporte bien!

Plusieurs de nos membres ont pris le départ de la mythique Rolex Middle Sea Race pour sa 50ème édition. Parmi eux, Géry Trentesaux à la barre de son JPK 11.80 Courrier Recommandé avec un équipage «commando» composé de François Lamiot, Alexis Loison, Jean-Pierre Kelbert, Arnaud Aubry, Franck Le Gal et de Xavier Guéguen, qui n’ont pas fait dans le détail face aux 130 bateaux engagés dans cette course dont les meilleurs Maxi du moment.

Cette course de 606 milles (977 km) au départ impressionnant, amène la flotte à faire le tour de la Sicile, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, avant de revenir sur La Valette. Elle a été fondée par le Royal Malta Yacht Club et le Royal Ocean Racing Club en 1968 et cette année a été célébré la 50 ème édition de l’événement.

 

 

 

 

 

 

 

Le parcours exceptionnel de cette régate a valu à l’épreuve d’être décrite par Ted Turner comme «la plus belle course du monde». De nombreux navigateurs célèbres y ont participé tels qu’Eric Tabarly, Cino Ricci ou encore Herbert von Karajan… « quand nous sommes arrivés en Sicile, je me suis rappelé à quel point cette course est belle » raconte Géry en souriant.

Nos membres ne se sont donc pas trompés, neuf d’entres eux ont pris le départ pour une folle traversée ou la concurrence fut relevée !

En IRC 2, 7 bateaux sont engagés dont Arobas 2, l’IRC 52 plan Botin de Gérard Logel. L’un de nos membres en lice, qui décroche une belle 3ème place en temps compensé et termine 11ème overall en franchissant la ligne le premier dans sa classe après 3 jours et 1 heure de course. Il est suivi 12 minutes plus tard du Cookson 50 Endlessgame 2ème et du Farr 52 Optimum qui décroche la 1er place. Teasing Machine, le NMD 54 Muratet, qui menait la flotte en overall en début de course, fut contraint d’abandonner suite a la casse de son pataras. Partie remise car il participera à la prochaine édition de la Rolex Sydney Hobart le 26 décembre prochain.

En IRC 3 ou 12 bateaux d’exceptions sont engagés, Dominique Tian et son Ker 46 Tonnerre de Glen mettent tout le monde d’accord en décrochant la 1er marche du podium dans cette classe et une 5ème place overall. Il laisse derrière lui de belles unités telles que le Mylius Ars Una et le Farr 45 Commanche Raider 3 que seulement quelques heures les sépares. Le Mylius 50 Corum Daguet 2 de Frederic Puzin, un autre de nos membres a, quand à lui, du renoncer à la course. Très belle performance de Dominique Tian et de son équipage!

 

En IRC 4, classe comprenant 19 unités, c’est une fois encore les couleurs du club qui sont hissées sur la plus haute marche du podium ! En effet, le NMD 43 Albator de Philippe Frantz réalise une prestation majuscule en rivalisant même avec des bateaux de rating supérieur tel que Comanche, qu’il devance de 3 heures en réel. Cela lui permet de remporter la première place de sa catégorie et une superbe 3ème en overall. Il laisse donc dans son sillage le Swan 651 Am Meer, 2ème et Elusive 2, le First 45 qui ferme la marche à la 3ème place.

 

En IRC 5, classe la mieux représentée avec 35 bateaux au départ, le JPK 11.80 Article JPK Courrier Recommandé aux couleurs de l’UNCL, skippé de main de maître par Géry Trentesaux, marque un peu plus l’histoire de la course au large avec une nouvelle performance digne des plus grands! L’un des plaisanciers le plus titré de France réalise une course parfaite en terminant 1er overall et 1er dans sa classe : « Nous avons toujours été quasiment en tête dans notre classe et avons atteint le détroit de Messine avant notre concurrent le plus coriace, explique ce grand champion de la gagne. Le vent avait faibli à cette marque de passage mais il a ensuite repris en force. Au près puis au portant, dans une brise qui a atteint les 38 nœuds, nous avons alors creusé un écart qui aura atteint jusqu’à 50 milles sur nos poursuivants. Nous étions rapides et surtout nous avons bien géré les phases de transition, en n’hésitant pas notamment à garder notre spi alors que les conditions à certains moments étaient devenues dantesques » analyse ce skipper réputé pour ses qualités de bon barreur sous spi dans la forte brise. Yves Grosjean, un autre habitué des régates avec son J 133 Jivaro réalise aussi une belle prestation avec une 7ème place en IRC 5 et une 30ème place overall.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En IRC 6, classe comprenant 21 bateaux, c’est le JPK 10.80 Rossko qui remporte cette 50ème édition juste devant un autre de nos membres, Ludovic Gérard à bord de Solenn. Le JPK 10.80 réalise une très belle course avec sa 2ème place dans sa classe et une superbe 10ème place en overall !  L’équipage mené par Ludovic Gérard a su, quand à lui, parfaitement gérer les fluctuations météos en arrivant à pousser son bateau à son maximum : « Une concentration maximum est requise pour cette course. On a enchainé les surfs à plus de 15 nœuds avec un nouveau record du bateau à 19.94 nœuds avec 30 – 35 nœuds de vent! Quelle belle compétition et parcours, ne rien lâcher, toujours engagés. Envoyer de la toile, encore et encore …. On a creusé ainsi le trou avec les suivants… ». Ils terminent juste devant le Sun Fast 3600 Bora Fast qui ferme la marche du podium.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette 50 ème édition fut donc sportive et intense mais a laissé d’incroyables souvenirs, aussi bien à terre qu’en mer. On laissera le mot de la fin au grand vainqueur de cette très belle course, Géry Trentesaux qui, encore une fois, marque un peu plus de son empreinte le monde amateur de la course au large : «Je voudrais dédier cette victoire au marin néerlandais, Piet Vroon. Il est mon mentor et j’ai le plus grand respect pour lui. J’ai navigué pour la première fois avec Piet à l’âge de 16 ans. J’ai navigué pour lui pendant de nombreuses années. Il est mon inspiration depuis plus de 50 ans.»

Un conseil pour les amateurs et les amoureux de la course au large ? : «Un bon bateau, de bonnes voiles et un bon équipage sont les ingrédients principaux de la réussite. »

Toutes les infos à retrouver sur le site de la course : https://rolexmiddlesearace.com/

Photos : @Rolex / Kurt Arrigo

 

Rolex 2018 : Choisissez le marin de l’année !

Le World Sailing – Fédération mondiale de voile – en collaboration avec Rolex ont annoncé la liste des nominés pour le prestigieux prix du Rolex World Sailor of the Year 2018 (Prix international du marin de l’année). Ils sont 11 marins choisis pour représenter le meilleur de l’année 2018 : kiteboarders, coureurs au large ou encore spécialistes de la classe olympique. Parmi eux figurent 4 femmes et 5 hommes, dont 2 français, Charles Caudrelier et Marie Riou.

Les 5 femmes en lice

Caterina Banti (ITA) – 2018 Nacra 17 World Champion

Carolijn Brouwer (NED) / Marie Riou (FRA) – Volvo Ocean Race winners

Daniela Moroz (USA) — 2018 Formula Kiteboarding World Champion

Wendy Tuck (AUS) – Clipper Round the World Race winning skipper

 

Les 6 hommes en lice

Charles Caudrelier (FRA) – Volvo Ocean Race winning skipper

Sime et Mihovil Fantela (CRO) – 2018 49er World Champions

Pavlos Kontides (CYP) – 2018 Laser World Champion

Dorian van Rijsselberghe (NED) – 2018 Men’s RS:X World Champion

Ruggero Tita (ITA) – 2018 Nacra 17 World Champion

Le public est invité à voter

Le public est invité à voter pour choisir le futur Marin international de l’année 2018. Leurs votes compteront pour 30 % du vote global tandis que les 70 % restants viendront du vote des membres du World Sailing.

L’Union Nationale pour la Course au Large soutien la candidature de Charles Caudrelier, Marie Riou et Carolijn Brouwer.

 

Le vainqueur sera révélé le 30 octobre 2018 lors de la cérémonie des World Sailing Awards à Sarasota, en Floride, aux États-Unis. Chaque vainqueur se verra remettre un trophée en forme de globe en marbre et argent, couronné de cinq spinnakers en argent représentant les continents ainsi qu’une horloge Rolex.

Retrouvez la vidéo de présentation ici : https://www.youtube.com/watch?v=XzgTV49fv30

Le Congrès International IRC s’est réuni en Irlande

Les représentants de l’IRC (International Rating Certificate) se sont réunis à Dun Laoghaire en Irlande pour deux journées de débats et discussions au début du mois d’octobre. Le Comité Technique IRC  s’est accordé pour porter à son agenda de 2019 un certain nombre de développements qui seront à l’étude tout au long de l’année à venir, tandis que l’IRC Policy Steering Group (Comité d’ Orientation Stratégique de l’IRC) a permis de réaffirmer les excellents liens entre les détenteurs de la Jauge, le Royal Ocean Racing Club (RORC) et l’Union Nationale pour la Course au Large (UNCL).

Le Congrès annuel est toujours une bonne opportunité pour les délégués de partager expériences et idées entre différents pays et cultures maritimes, et cette année n’y a pas fait exception. Les 34 délégués en présence venaient d’Australie, de Belgique, de Bulgarie, du Canada, de France, de Grande-Bretagne, de Hong Kong, d’Irlande, du Japon, des Pays-Bas, de l’Asie du Sud-Est, de Turquie et des États-Unis, et d’organisations telles que le RORC, l’UNCL, la Royal Yacht Association, l’Irish Sailing Association, la Maxi Yacht Association et l’Irish Sea Offshore Racing Association (ISORA).

Les rapports des associations nationales de propriétaires, de l’Autorité de Rating, des organisateurs de course, des compétiteurs et du Comité Technique du 2018 Hague Offshore Championship, ont fait l’objet de beaucoup de discussions. Par ailleurs, les délégués ont été enchantés par l’intervention de de l’ISORA, présentant son histoire, ses activités et ses actions de promotion qui ont permis le redéploiement de la course au large en mer d’Irlande en association avec des clubs Irlandais, Gallois et Anglais : Formats originaux de courses et évènements festifs ont su convaincre propriétaires et équipages de croiseurs de revenir à la régate.

Le Championnat d’Europe IRC 2019 en Italie a été confirmé et il se déroulera du 23 au 29 juin à San Remo. D’ores et déjà de nombreux coureurs et classes ont fait part de leur intérêt pour cet évènement qui se situe après la Giraglia qui arrivera à Monaco.

Article disponible ici : https://www.uncl.com/2018/05/22/irc-european-championship/plus-quun-an-avant-le-4eme-european-irc-championship/

Les modifications à venir de la jauge IRC visant à améliorer les définitions des mesures de gréement, clarifier le nombre de spinnakers autorisés et préciser quelques points dans l’administration de la jauge, ont été approuvées. Les modifications de la formule agréées par le Comité Technique IRC pour 2019 concernent notamment le traitement des tirants d’eau, les bateaux de plus de 30.50 mètres de longueur de coque, les « cruisers » et les bateaux classiques dotés de surface de voile relativement faibles, et la prise en compte par le TCC du nombre exact de spinnakers en course. Beaucoup de ces modifications bénéficieront aux croiseurs purs et aux bateaux classiques qui constituent une part importante de la flotte IRC.

Le nouveau Chairman, Michael Boyd (au centre) avec Peter Wykeham-Martin et Alp Doguoglu au Royal Irish Yacht Club.

Le Congrès 2018 était le dernier en tant que Chairman pour Peter Wykeham-Martin et il a été remercié pour son soutien, son dévouement et son excellent management. Le nouveau Chairman du Congrès IRC est l’Irlandais Michael Boyd, ancien Commodore du RORC et régatier actif en IRC. De plus, le Vice-Commodore Alp Doguoglu, qui a représenté l’IRC à World Sailing, a quitté son poste de Vice-Chairman et c’est le Belge Carl Sabbe qui lui succède.

En présence de :
– Jean-Philippe Cau : Président UNCL
– Philippe Serenon : Président PROPIRC
– Ludovic Abollivier : Directeur du Centre de Calcul UNCL
– Jean Sans : Responsable Technique
– Claude Charbonnier : Responsable Technique

Les minutes du Congrès et les documents afférents sont en ligne sur :

https://www.ircrating.org/committees/congress

Le document est téléchargeable en PDF ici :

Par Philippe Serenon, Président de PROPIRC

SAVE THE DATE : SOIREE UNCL – NUIT DE LA COURSE AU LARGE 2018, SAMEDI 15 DECEMBRE

La Nuit de la Course au Large aura lieu le samedi 15 décembre 2018, dans les Salons de l’Aéro-Club de France, à partir de 19h30.

A cette occasion, nous procèderons à la remise des prix UNCL qui récompense les Champions de l’année lors d’un diner au cours duquel seront projetés les meilleurs moments photographiés ou filmés cette saison.

Vous pouvez d’ores et déjà retenir cette date dans vos agendas.

Les réservations seront ouvertes à partir du 15 octobre sur notre boutique en ligne.

Enfin, pour toute demande ou question, merci de nous contacter sur uncl@uncl.com, nous nous ferons un plaisir de vous renseigner.

Venez nombreux pour célébrer avec nous cet événement !

Adresse de l’Aéro-Club de France : 6 rue Galilée 75116 PARIS

TIME FOR OCEANS, le nouveau projet Imoca de Stéphane le Diraison

TIME FOR OCEANS est le nouveau projet IMOCA du skipper Stéphane Le Diraison avec pour objectif le Vendée Globe 2020 et dédié à une cause universelle et fédératrice : la nécessaire protection des océans. Bouygues Construction, Suez et la Ville de Boulogne-Billancourt, déjà fortement sensibilisés à cette cause, sont les trois premiers partenaires qui soutiennent Stéphane et s’associent au programme TIME FOR OCEANS.

En ce qui concerne les courses en solitaire autour du monde, l’UNCL qui a longtemps été l’organisateur technique du Vendée Globe, reste un lieu d’accueil et de soutien des coureurs. Stéphane Le Diraison membre UNCL, est l’un d’entre eux.
. Mi-septembre, le 60 pieds TIME FOR OCEANS de Stéphane Le Diraison (un plan Finot-Conq de 2007) naviguera sous ses nouvelles couleurs. Il prendra le départ de la prestigieuse Route du Rhum-Destination Guadeloupe, le 4 novembre à Saint-Malo.
UN SKIPPER ET TROIS PARTENAIRES S’UNISSENT POUR SENSIBILISER LE GRAND PUBLIC À LA PRÉSERVATION DES OCÉANS 

Le développement durable est depuis longtemps au cœur des préoccupations de Stéphane Le Diraison qui a occupé un poste de responsable de l’activité des énergies marines renouvelables chez Bureau Veritas. Homme de convictions, Stéphane avait à cœur de monter un projet associant sa passion de la course au large et son engagement dans le développement durable afin d’en véhiculer les enjeux auprès du grand public.
Le développement durable est également au cœur des actions de Bouygues Construction, Suez et la Ville de Boulogne-Billancourt, tant par sa dimension environnementale que sociétale. C’est pourquoi, ces 3 premiers partenaires, ont décidé de soutenir Stéphane dans sa démarche de sensibilisation à la préservation des océans.
Avec le projet TIME FOR OCEANS, Stéphane et ses partenaires souhaitent véhiculer un message fort : la préservation des océans est une action multi-acteurs qui engage collectivement les institutions, les entreprises et les citoyens. Chacun peut se mobiliser et agir à son niveau pour contribuer à la protection de cet environnement indispensable à la vie et malheureusement fragilisé par les activités humaines. «Nous souhaitons profiter du contexte des grandes courses océaniques pour mettre en avant ces sujets, créer un effet d’adhésion et donner du crédit au message que nous portons. En participant à des événements comme la Route du Rhum et le Vendée Globe, j’ai pu constater l’impact que peut avoir ce type de projets auprès du grand public », souligne Stéphane Le Diraison.
DES ACTIONS CONCRÈTES AUTOUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Engagés autour d’une même cause, la transition vers le développement durable, les partenaires du projet sensibiliseront leurs collaborateurs en interne mais aussi le grand public, à travers des actions très concrètes : conférences thématiques, web-séries pédagogiques, témoignages depuis la mer, prises de parole dans les médias, supports éducatifs… Le bateau TIME FOR OCEANS se concentrera pour sa part sur l’utilisation des énergies renouvelables et une gestion rigoureuse des déchets, en mer comme à terre. Durant les courses auxquelles il participera, Stéphane Le Diraison proposera également des défis aux personnes qui le suivent. Autant d’actions concrètes et de ressources citoyennes qui seront mises à disposition du public pour un futur que chacun veut durable.
UN DESIGN QUI EXPRIME L’APPEL EN FAVEUR DES OCÉANS !
L’identité graphique* du projet exprime l’engagement partagé par trois partenaires, Suez, Bouygues Construction et la Ville de Boulogne-Billancourt, au programme océanique et sociétal TIME FOR OCEANS lancé par le navigateur Stéphane Le Diraison.
Le bateau TIME FOR OCEANS se positionne comme un messager défendant la cause des océans. La force du mot « Time » exprime le temps qui passe et l’urgence d’une action en faveur des océans. Le mot « For » valorise lui aussi la cause, l’appel, la nécessité d’une mobilisation. Le logo en forme d’œil bleu et blanc regarde fixement vers l’avant. Montrant la voie, il symbolise ce nécessaire nouveau regard que chacun doit porter désormais sur l’Océan.

Service de Presse TIME FOR OCEANS :
Agence Mer & Media / Pauline Bellalin

+33/(0)6 85 46 32 90 – pauline.mer.media@gmail.com

CONTENU :
– Banques images HÉLICO de l’IMOCA TIME FOR OCEANS
– Banques images ONBOARD / Stéphane Le Diraison

– Crédit : Alexis Courcoux / Time For Oceans

 

COMPTE RENDU DE LA NORTH AEGEAN CUP: Première expérience en ORC

Retour d’expérience de Philippe Serenon à bord de Jivaro, un J133 bien connu en IRC durant le championnat national Grec en habitable avec également un sous classement pour les X Yachts se déroulant sur une semaine en Août.

Je rejoins Jivaro, le J133 d’Yves Grosjean qui a monté une saison exceptionnelle partant de la Seyne/mer via la Grèce, Chypre, Tel Aviv, Malte et retour avec un mix de convoyages, courses et croisières. Entre la rotation des équipiers et le matériel course et croisière à embarquer, il fallait bien avoir fait l’X pour monter un tel programme !

Comme d’habitude, équipage mixte, famille-amis dont 2 anglais et un professionnel, Patrick Paris. Pour la famille, c’est Romain le fils d’Yves qui vient du Cambodge où il habite qui prend la GV, des amis et équipiers réguliers qui ne m’en voudront pas de ne pas tous les citer pour ne pas alourdir cet article pour me concentrer sur les 2 anglais du bord: Nigel alias « Brexit », équipier régulier de la Réponse, le First 40 de l’Admiral du RORC, Andrew Mc Irvine, placide comme se doit un britannique et son contraire: Nick. Inventeur des « Jivaro Olympic Games » dont une seule épreuve a pu être réalisée et dont le tacticien que j’étais a été l’arbitre de 3 équipes déchainées. Heureusement, une fois en course, ça bosse fort (on est près de la Turquie,…) et ça phosphore (on n’a pas la notice du plan d’eau). Le tout pour une semaine mi-vacances faute de vent avec au programme baignades et ‘’mi-régate‘’ les 3 derniers jours, sous une chaleur de saison (Porto Carras est vraiment bien abrité…).

Mais revenons au sujet.

Flotte réduite à 35 bateaux en 3 classes ORC. Dans la nôtre, 8 bateaux dont un pur ORC – Le  GS42 nommé Code Zéro – et un IMX 40 super affuté parmi d’autres. Une 2ème classe ORCi aussi avec l’ X35 du Président très sympa du YC de Thessalonique, l’IMX 38 rouge d’un admirateur de Fidel Castro qui évidemment s’appelait Granma – à vos Wikipedia les incultes ! – un Farr 30 modifié avec bout dehors et un Melges 24 entre autres. Enfin, une classe ORC dite sport (en fait ORC Club) avec des bateaux de croisière à voiles blanches qui n’avaient pas les mêmes parcours que nous (côtiers seulement).

Tout ça dans une marina, Porto Carras, inspirée par Porto Cervo, bien équipée quoi que manquant un peu d’ambiance. Mais les grecs sont des gens placides, accueillants et amicaux, toujours prêts à aider pour la météo locale ou une panne moteur.

Venons-en aux courses et à mon expérience de l’ORC. J’entends par avance ses défenseurs penser que mon jugement est partial, étant l’un des animateurs de l’IRC. Je garantis donc au lecteur que je vais essayer d’être aussi objectif que possible.

Tout d’abord, la préparation des bons équipages ORC n’a rien à envier à celle des IRC et leur comportement sur l’eau de qualité à l’exception d’un, dont l’interprétation des règles n’avait d’équivalent que ses coups de gueule qui ne nous impressionnèrent pas. La jaugeuse a été très pro en remesurant quelques voiles et le comité à la hauteur dans des conditions très difficiles. Il y a tellement de fond qu’ils ont 2 mouillages fixes au choix pour mettre une ligne, le tout dans des vents aussi tournants qu’évanescents. Le golfe de Sithonia (le doigt du milieu entre la presqu’ile de Kassandra et le mont Athos) nous offrait en général du vent de NE en début d’après-midi qui pouvait se transformer (ou pas) en brise de mer de SW. J’en ai encore mon plus mauvais souvenir de tacticien quand, enroulant la bouée d’un côtier que l’on a rejoint au près à la bordée, dans le feu de la manœuvre, je n’ai pas vu que le vent avait tourné de 150 ° dans les 2 minutes ! Oups, la boulette…

Après un lundi consacré à la mise en condition de course du bateau et à la jauge, première banane le mardi, mystérieusement annulée. Suit un côtier : On fait du rase-cailloux à la côte dans des vents de 5 nœuds au mieux qui nous amène dans une assez mauvaise position à la bouée. Sur le retour, je choisis le large contre certains avis (les coupables se reconnaitront !) et ça paie. On remonte 3 places mais peine perdue puisque toute la flotte qui a pourtant fait le parcours est hors temps ! Première aberration de l’ORC dont même le comité de course (qui se fait tancer) est victime. Après 3 heures d’efforts sous le cagnard et une remontée superbe c’est frustrant.

Mercredi, pas de vent, annulation et croisière pour aller manger des poissions délicieux à Porto Koufo, golfe fermé magnifique avec spectacle offert par les thons qui chassent en sautant hors de l’eau.

Jeudi : Péniblement, un côtier autour de l’île en face. Notre code zéro nous aide pas mal mais c’est la loterie au passage sous le vent de l’île et on n’a pas tiré le bon numéro.

Vendredi : Enfin un peu d’air pour 2 bananes et un côtier. Avec une côte au Nord élevée et un vent de NE, le vent est aussi oscillant que sur le Léman ou au CVP sur la Seine !

Samedi : Vent entre 15 et 20 nœuds et on fait 3 bananes.

C’est donc véritablement sur 2 jours de course – mais 6 manches – que je me suis fait un avis sur cette jauge si compliquée.

Au départ, chaque bateau a un GPH qui a la différence du TCC, varie selon les forces de vent sur une table, bâtie à partir d’un VPP de chaque bateau. Au passage, le tout n’est pas moins secret que l’IRC car impossible de savoir comment notre GPH est calculé bien sûr.

Le Samedi, on fait 3 fois 3èmes en temps réel, pas toujours derrière les mêmes bateaux et le comité à chaque fois annonce à la VHF que nous sommes 2èmes ce qui nous parait cohérent. Mais surprise en rentrant au port on fait 3,2 et 4. Car le comité nous annonçait notre temps scratch mais ensuite il y a le calcul basé sur le temps du premier arrivé dont on déduit la vitesse moyenne basée sur le temps et la distance parcourue. Cette vitesse moyenne reportée sur la table permet de recalculer le résultat de chacun que l’on ne connait évidemment qu’une fois rentré au port. Autant dire que pour savoir en cours de journée qui il faut marquer, c’est impossible. En fait, le seul qu’il faut marquer c’est … son propre avatar en connaissant bien sa polaire.

Mais ça c’est vrai seulement pour les bananes ! Pour les côtiers, le calcul est différent et c’est un temps rendu qui s’appliquer en fonction de la durée de la course. Mais là encore le calcul n’est pas simple : Au Grand Soleil 40, on rend 3 secondes pour une minute de course, mais pour une heure ce ne sont pas 3 minutes mais 3’5’’ !

Avec tout ça, on finit au pied du podium grâce à nos bonnes bananes alors que le bateau en IRC est plus à l’aise sur les côtiers. Certes il n’y pas que le facteur jauge qui joue car on a moins bien marché sur les côtiers faute de connaissance du plan d’eau mais les résultats nous ont parus totalement imprévisibles. En IRC, quand on passe la ligne, on peut prendre le temps des suivants et savoir à peu près comment on termine à la manche.

Classements ici : http://www.northaegeancup.gr/index.php?content=results

L’ORC, issue de l’IMS, peut être appréciée par certains comme plus juste que l’IRC car plus précise mathématiquement. Mais on ne coure pas après la médaille Fields mais contre des concurrents sur l’eau pas au bureau des calculs! D’autant que l’ORC n’est pas plus équitable alors que la tendance durable des résultats montre que l’IRC l’est tout autant. D’ailleurs, nos résultats auraient été très voisins avec un classement IRC. De plus, à voir le Grand Soleil 42 R, on voit que c’est une jauge « typeforming » avec des bateaux reconnaissables à leurs franc-bords très hauts, leurs flancs droits et leur étroitesse, légers et efficaces par petit temps mais dès que le vent monte, c’est une autre affaire. Également, les lignes de flottaison surélevées montrent que les bateaux sont probablement vidés de leurs aménagements, ce qui est interdit en IRC qui à ce titre est plus une jauge de propriétaires. Enfin, il n’y a pas de comparaison de coût entre un certificat ORCi et un IRC beaucoup moins cher.

Alors oui, je suis convaincu que l’IRC, volontairement conçue pour être plus simple, est plus ludique et plus accessible.

Finalement, l’objectif n’est-il pas tout simplement de se faire plaisir en régate sans se prendre le chou avec des calculs d’apothicaires ?

Par Philippe Serenon, président de PROPIRC.

LA ROLEX GIRAGLIA : Une course de légende

Rappelons tout d’abord que cette course est née après-guerre de la volonté commune entre les deux marines française et italienne de renouer des liens amicaux et que l’UNCL fit partie de son organisation. Cette année encore, chaque Marine avait un bateau engagé et ce furent les italiens qui emportèrent le trophée.

Grande classique pour tous les amateurs de régates, la Rolex Giraglia est née en 1953. Organisée conjointement par la Société nautique de Saint-Tropez et le Yacht club Italiano, elle rassemble désormais plus de 200 bateaux et une vingtaine de nationalités.

Ne nous le cachons pas, cette course est une des plus belles de Méditerranée, à une période de l’année où St Tropez n’est pas encore bondée quoique trop petite pour abriter tous les bateaux dispersés entre Port Grimaud, les Marines de Cogolin ou, pour les plus grands tirants d’eau, au mouillage.

La compétition se fait en plusieurs courses. La première a commencé vendredi avec une régate de nuit partant de Sanremo pour rejoindre Saint-Tropez, et une flotte qui s’est élancée pour la première fois depuis Barcelone.

Dimanche marquait le début des trois journées côtières avant le grand départ de la course au large de 241 milles, pour arriver à Gênes en Italie, via l’ilot de « Giraglia » qui a donné son nom à la compétition.

Pour ceux qui comme nous étaient sur le rond de Pampelonne avec les grands bateaux, difficile de se concentrer et de ne pas être distrait à la vue des 3 Wallycento full speed ou des Maxis 72, sans oublier Mariska, le magnifique 15 MJ.

Quant à la soirée Rolex sur la plage de la Ponche elle fut tout simplement grandiose, à la fois tropézienne dans l’âme mais parfaitement dans le ton du monde de la régate. La remise des prix fut l’occasion de rencontrer le nouveau Président de la Société Nautique de St Tropez ainsi que celui de San Remo, ville qui accueillera le championnat d’Europe IRC l’an prochain juste après la Giraglia.

 

Article : https://www.uncl.com/2018/05/22/irc-european-championship/plus-quun-an-avant-le-4eme-european-irc-championship/

 

La grande course se déroula dans le calme avec des vents qui ne dépassèrent jamais 11 nœuds et furent souvent nul, surtout en fin de parcours. Après quelques gouttes à la bouée de Cavalaire, la flotte s’étira entre l’option route directe et la route Sud qui fut plus payante. Ceux qui arrivèrent avant 9h30 le matin purent bénéficier du thermique de nuit, les autres ramèrent jusqu’à 10 heures pour faire les 20 derniers miles.

Mais l’accueil à Gênes fut à la hauteur et l’accueil du Yacht Club Italiano  avec le soutien de Rolex était juste magnifique. Quant à la pasta, ma yé né vous dit pas : Oune regalo ….

 

Par Philippe Serenon, membre UNCL.