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Ces 3 enseignements Clés de la Régate et des phases de Pétole pour traverser une crise comme le COVID

Chers régatiers,

Le temps du déconfinement approche, et avec lui le retour sur nos bateaux et nos terrains de jeux préférés. Enfin !

Mais, avec ce déconfinement, priorité doit être aussi donnée au redémarrage de nos entreprises. Et ce ne sera pas forcément aussi simple !

Nous souhaitons partager avec vous ce regard que porte Henri de la Motte Rouge sur le parallèle entre nos bateaux et nos entreprises.

Henri est avocat au Barreau de Paris mais aussi un régatier chevronné et un fin barreur totalisant de nombreuses victoires et podium sur le circuit amateur.

Avec sa plume qu’il manie comme la barre, il décrit habilement comment la crise que nous traversons actuellement peut se comparer à une situation bien connue et redoutée des régatiers : la pétole. Pourtant c’est dans ce moment si particulier que beaucoup de courses se gagnent où se perdent. Comme souvent la régate est riche d’enseignements. Les conseils avisés du régatier pour faire marcher son bateau dans la pétole résonneront avec force pour tout entrepreneur qui voudra adopter un état d’esprit pragmatique propice à la survie et à la bonne marche de son entreprise pour se retrouver dans le bon paquet dans le monde post-COVID.

Fondateur d’un cabinet d’avocats à la pointe du web, des technologies et de l’innovation, Me Henri de la Motte Rouge conseille et assiste les dirigeants aussi bien dans la sécurisation juridique de projets complexes que devant les juridictions. Plus d’informations sur www.tlmr-avocats.com

Henri est persuadé que plus que jamais les régatiers et voileux auront un rôle important dans la construction du monde d’après ; nous partageons sa conviction ! Merci Henri de nous permettre de profiter de ces réflexions à l’UNCL !

Bonne lecture, et bon déconfinement.

Xavier Cruse, Membre de l’UNCL.

 

 Ces 3 enseignements Clés de la Régate et des phases de Pétole pour traverser une crise comme le COVID.

 

Il y’a un moment particulier en régate que connaissent bien tous les marins et régatiers chevronnés, ce sont les phases de pétole. Soudainement le vent tombe sur le plan d’eau. Plus rien, les voiles battent par manque de vent et les spis se dégonflent. Le grand calme, le grand blanc, la molle, la grande incertitude …

Ces phases surviennent le plus souvent entre la confrontation de deux régimes de vent. Même si elles peuvent durer, ces phases sont provisoires et le vent finit toujours par revenir.

C’est en général dans cette phase là que tout se joue car ce sont des phases de transition.

Quand le vent tombe, personne n’est épargné mais tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Certains sont du bon côté du plan d’eau et profitent d’une risée, un flux d’air beaucoup plus important que pour les autres. Soit ils avaient flairé le coup, soit c’est la chance. C’est souvent un peu des deux. Gratitude et humilité sont de mise.

Les amis, si vous êtes au bon endroit au bon moment, c’est le moment de gagner des mètres, profiter de cette position pour s’échapper, de « se gaver » comme disent certains.

Les phases de pétole créent des énormes passages à niveau. Certains ne s’en remettront jamais car quand le vent reviendra les écarts seront trop importants, voire ils termineront hors temps ou seront obligés d’abandonner …

Mais où que vous soyez sur le plan d’eau lorsque la pétole arrive, tout n’est pas perdu. Les meilleurs régatiers s’en sortent (presque) toujours. S’en sortir, c’est parfois juste limiter la casse et rester dans le bon wagon (le bon paquet) même si vous avez morflé et perdu des places dans la molle.

Car les bons le savent, si vous êtes toujours en vie quand le vent revient, vous pourrez revenir à la « gagne petit » confiant dans vos forces qui feront la différence de manière moins aléatoire dans un système météo stabilisé. La régate pour vous continue. Elle est longue et vous aurez de nouvelles opportunités pour vous refaire.

3 leçons de vie essentielles m’ont été enseignées par ces phases de pétole que j’ai connues en régates. Écoutez bien car cela ressemble tellement à ce que peuvent vivre les entreprises dans une phase de crise comme celle que nous traversons

1/ Plus que jamais lorsque votre bateau s’arrête, il a encore plus de mal à repartir

Donc faites-en sorte de ne jamais arrêter la machine. Soyez concentrés, agiles et légers dans vos déplacements. Une maladresse, trop de lourdeur, vous pouvez casser le flux qui vous fait avancer lentement mais sûrement.

Tout l’équipage doit fonctionner ensemble. Certains vont aller à l’intérieur du bateau pour baisser et centrer les poids, sens du sacrifice oblige pour la marche commune. Vos corps, vos mouvements et votre attention doivent être concentrés sur les réglages et la marche du bateau, chaque micro-risée / pression doit être exploitée à fond. Même si vous n’étiez pas au meilleur endroit quand la pétole est tombée, vous avancerez vers le but pendant que certains pourtant au même endroit et dans la même position que vous seront arrêtés car déconcentrés, trop lourds et pas au maximum de l’optimisation des réglages et de la marche du bateau.

2/ Restez calmes et limitez les virements de bord

Sous le cagnard ou dans la pluie, encalminé, il est tellement facile de péter les plombs… Alors certains, hurlent et maudissent, s’agitent dans tous les sens et font de multiples virements de bord pour tenter d’aller à un endroit ou à un autre. Ils ne vont nul part. C’est connu, dans la pétole, trop de virements et trop de manœuvres cassent la vitesse du bateau qui est très longue à reprendre. Souvent, ces équipages virent pour virer, pour chercher autre chose, car ils n’en peuvent plus … Il n’y a plus de stratégie, ils sont décentrés, déboussolés et perdus et voient les petits copains s’en aller au loin.

3/ Être constamment dans l’observation  

L’observation dans ces phases est primordiale. Observez vos concurrents. Leur positionnement et leur allure vous donnent de précieuses indications et sont souvent beaucoup plus lisibles qu’une risée.

La météo, vos analyses et vos fichiers, bien qu’utiles ne seront que des indications. On le sait, plus le vent est instable moins ces outils et data sont fiables et précis.

Plus que tout dans les moments de pétole, ce qui compte, c’est ce que vous vivez, ce que vous ressentez. C’est la vérité du moment. Observez et sentez toutes les petites pressions autour de vous pour exploiter ce qu’il y a à exploiter. Faites confiance à votre intuition. Vous et votre bateau ne doivent plus faire qu’un avec les éléments, le vent, la mer, la houle, le courant. Tous vos sens sont en action.

Observer c’est aussi et surtout lever les yeux et regarder toujours au loin. Soyez alerte. Observez le ciel, les nuages et la mer au loin. Vous pourriez voir avant les autres une risée ou le nouveau vent qui arrive. Il vous faudra vous positionner au mieux (ou au moins mal) pour essayer de le toucher en premier.

Pour repartir vite et bien… ça y est, les voiles soudain se gonflent, les drisses se tendent et le bateau gite et accélère, l’équipage revient au rappel.

Vous sentez le vent sur votre visage et vous souriez. Vous vous en êtes sortis grâce à la force de votre mindset, de votre concentration, la cohésion de votre équipage, l’observation et l’ensemble de vos sens mobilisés pour la survie de votre équipage dans la course.

Avec du vent et devant, tout devient plus facile pour gérer la régate en leader de flotte.

Bientôt la Pétole ne sera plus qu’un lointain souvenir …

Jusqu’à … la prochaine phase de pétole où toutes les cartes seront rebattues.

Par Henri de La Motte Rouge – Avocat et régatier assidu. 

 

Lien du site internet : 

https://www.tlmr-avocats.com/ces-3-enseignements-cles-de-la-regate-et-des-phases-de-petole-pour-traverser-une-crise-comme-le-covid/

La Transquadra est reportée en 2021, La Rochelle-Les Açores et retour se trouve aussi reportée à juillet 2022, la deuxième édition de la Cap-Martinique en 2023.

La Transquadra est reportée en 2021, La Rochelle-Les Açores et retour se trouve aussi reportée à juillet 2022, la deuxième édition de la Cap-Martinique en 2023.

En raison de la situation très exceptionnelle à laquelle nous devons tous faire face actuellement, et son cortège de conséquences, 2020 ne verra donc pas de course océanique au départ de ports français. Il était donc important que les acteurs de de la Course au Large amateur française se concertent.

La Fédération française de Voile, assistée de l’UNCL a réuni autour de sa commission Course au Large le 24 avril dernier, les organisateurs des différentes courses au large, la Transquadra, la SRR et la Cap-Martinique, afin d’harmoniser le calendrier pluriannuel et afin de conserver la dynamique du calendrier et éviter au maximum les chevauchements de dates.

L’année 2021 était déjà programmée avec un départ de la Cap Martinique le 18 avril, et pour La Rochelle-Les Açores et retour en juillet.

Avec la Transquadra décalée d’un an, la Société des Régates Rochelaises a proposé de remettre La Rochelle-Les Açores à juillet 2022, et de la pérenniser sur la périodicité des 3 ans, avec un programme permettant d’accueillir les bateaux revenant des Antilles et faisant escale aux Açores, au retour de la 2ème étape de la Transquadra.

Cette dernière partira aux environs du 15 aout 2021, permettant aux bateaux de la Cap Martinique d’être aussi partants pour la TSQ

La Gascogne 45/5 sera maintenue tous les ans, fin mai début juin.

L’incontournable Fastnet, conserve son créneau de début août les années impaires.

2022 marque le début d’un programme pluriannuel raisonné avec une course en deux étapes de 1200 nautiques, puis une transat d’une seule traite l’année suivante en 2023, ou en deux étapes l’année d’après en 2024, suivant sa disponibilité et ses aspirations.

 

Nous étions prêts !

Prêts pour vous apporter fièrement le WE de Pâques à Marseille et à La Trinité notre newsletter avec le calendrier des Championnats UNCL. Mais 2020 ne sera pas une année de Jeux Olympiques, les ports de La Trinité et de Marseille appartenaient ce WE de Pâques là à une faune qui n’en revient toujours pas de cette ambiance sans voiture et sans avion… Les paysages des grandes villes mondiales sont étonnamment belles avec un air translucide et un calme incroyable.

Confinés nous sommes et pour la plupart d’entre nous le temps de se retourner d’imaginer notre futur. Pour une fois, aucune certitude. On a envie de… on voudrait bien… Mais voilà, tout notre programme est remis en question…

 

Dans quel état sera la Course au Large au lendemain de cette pandémie ?

Fin 2019, un collectif dénommé La Vague s’est formé dans le monde de la Course au Large avec pour but de se poser les vraies questions pour imaginer la Course au Large dans cinq ans, pour pousser tous les acteurs dans un changement à 90° afin de respecter notre environnement. L’actualité donne à ce courant une véritable légitimité.

À l’UNCL, nous aimons nous affronter dans des courses au large en naviguant plutôt lentement, et en utilisant des ressources naturelles ; je suis persuadé que notre sport amateur n’aura pas de mal à s’adapter à ce virage.

Nous sommes beaucoup à profiter des nombreuses possibilités d’ateliers, de formation, d’analyse météo sur des transats virtuelles.

En attendant, nous sommes heureux de vous présenter la nouvelle maquette de notre newsletter intitulée « la gazette qui vous vient du large ». Outre une mise en page plus dynamique et actuelle, nous avons institué cinq rubriques : Les actualités, La vie des clubs, La vie de l’UNCL, Les actualités de l‘IRC et les Championnats UNCL afin de mieux couvrir chaque aspect de la vie de notre club.

 

Les Championnats UNCL tels que nous les connaissons ne se courront pas et des alternatives cohérentes avec les agendas des régates maintenues vous seront proposées, nous l’espérons fin mai.

Prenez soin de vous, de nous et de la planète.

Jean-Philippe Cau,

Président de l’UNCL.

Un marin bien préparé en vaut deux !

C’est dans cet esprit que, depuis 4 ans, nous organisons « Les Ateliers de l’UNCL »  qui ont pour but de nous faire progresser dans notre passion de la course au large.

Le choix des sujets est inspiré par les participants ; nous choisissons alors un expert pour les animer, expert que nous sélectionnons pour sa compétence et son expérience du sujet.

Depuis cette année ils ont lieu dans les magnifiques salons du Yacht Club de France à Paris ; et peuvent être suivis à distance, de chez eux, par tous ceux qui le souhaitent. Nous sommes un Club nationale et voulons partager notre expérience avec le plus grand nombre.

Ces ateliers UNCL font parti de la vie de notre club, c’est un bon moyen pour tous nos membres et régatiers de se connaître, échanger sur les navigations passées ou futures

Accédez à l’ensemble des supports des Ateliers UNCL en en faisant la demande par mail à l’adresse suivante : basile@uncl.com

Programme 2020 :

Réglage du mat et choix des voiles

Prévu à l’origine en Avril, cet atelier est reporté.

Nous vous tiendrons au courant des informations à venir.

Optimisation de son TCC

Cet atelier sur l’optimisation de son TCC est le deuxième volet consacré à ce sujet.

Prévu initialement durant l’été, nous envisageons de le reporter à une date ultérieur.

Nous vous tiendrons informés des dernières actualités.

Santé, alimentation, sommeil en équipage réduit

Cet atelier est initialement prévu en juin.

La date n’a pas encore été arrêtée.

Nous vous tiendrons informés des dernières actualités.

 

Nous avons déjà organisé :

  • En 2016 :

Préparation à l’Armen Race avec JP. Nicol

  • En 2017 :

Préparation à l’Armen Race avec JP. Nicol

Préparation à la Giraglia avec N. Bérenger

Préparation à la Fastnet Race avec N. Lunven

Optimisation de son TCC avec D Andrieu, M Alperovitch, L. Abollivier

  • En 2018 :

Les règles de course avec C Aulnette (FFV)

Préparation d’un bateau à la course au large avec V Barnaud (préparateur des bateaux de A Tripon)

Optimiser sa navigation avec Adrena avec les équipes Adrena

  • En 2019 :

Préparation à la SunFast World Cup avec D. Andrieu et Jeanneau

Préparation à la Fastnet Race avec N. Lunven

La météo électronique avec SQUID avec M. Delatte

La course au large avec Weather4D et SailGrib : O Bouyssou et H. Laurent

Optimiser le réglage du pilote (NKE) avec N. Lunven

  • En 2020 :

ADRENA: Stratégie et performances avec N. Lunven

Tactique et Stratégie en baie de Quiberon avec N. Lunven

La centrale NKE: comment la calibrer, faire les bons lissages, en faire un outil de performance avec N. Lunven

Etude Climatologique du parcours de la Cap Martinique en 2021 avec S. Marsset

 

Et pour finir et conclure sur l’esprit et la vocation de nos ateliers :

Un marin bien préparé en vaut deux !

Rien de sert de courir, il faut se préparer à temps !

Zoom sur les centres d’entraînement

Une tendance s’affirme clairement aujourd’hui : l’attractivité renouvelée pour l’offshore incite tous les coureurs, amateurs ou professionnels, à intégrer dans leur projet le suivi d’une formation poussée sur l’eau et à terre.

Les IRC à La Rochelle et de La Trinité sur Mer

Sur la façade Atlantique, plusieurs centres d’entraînement se sont structurés ces dernières années : Lorient avec le Pole Course au large, La Rochelle autour du groupe Transquadra et les entraînements spécifiques de La Trinité sur mer.

 Marc Reine a mis en place ces entraînements à La Rochelle, qui ont donné naissance au Team Transquadra La Rochelle, collectif d’entraînements solitaire et double.

L’entraînement est réalisé dans le cadre de la Société des Régates Rochelaises ; Le groupe bénéficie des salles de réunion du club, de l’accès au bar et des moyens nautiques du club. Le port consent des facilités pour les manutentions et places de port et a dédié un ponton spécifique au groupe.

Les entraînements pour les IRC ont commencé à La Rochelle en septembre 2016 sous la houlette de Marc, cadre technique national de la Fédération Française de Voile.

Le partage des briefings, des navigations et des expériences autour de Marc et des coureurs, a progressivement constitué un groupe avec une forte cohésion.

L’objectif est de préparer le groupe chaque année aux rendez-vous de la façade Atlantique en solitaire et en double : Ar men race, Duo Catamania, 45/5, et une grande course au large de plusieurs jours (en 2019 Pornic Baïona La Rochelle) avec en perspective la Transquadra.

Les entraînements sont organisés sur un week-end de 3 jours chaque mois : Le vendredi et le samedi mise en place d’un travail spécifique sur un thème choisi par le groupe, le dimanche, application sur l’eau lors d’une course côtière.

Actuellement plus de trente bateaux sont inscrits dans le groupe qui comporte 1/3 de coureurs en solitaire et 2/3 de coureurs en double.

Les ingrédients du succès sont de trois ordres :

  • L’entraînement est complété par des intervenants extérieurs qui apportent leurs connaissances au groupe rochelais. Ces conférences, d’une heure environ, portent sur des sujets spécifiques : météo, réglages des voiles, sommeil, nutrition, réglage du mât…
  • Un briefing météo est réalisé chaque matin d’entraînement par un skipper avant navigation à partir des données de « Sailgrib ».
  • Les débriefings de navigation à partir des traces sont réalisés avec « Sail.cloud », après les sorties en mer, ponctués d’échanges entre les skippers.

Un Conseil des sages valide les nouveaux venus dans le groupe. Les frais d’organisation sont divisés par le nombre de participants, soit environ 90 € par personne, par WE de trois jours, selon les intervenants.

 

Informations : http://srr-sailing.com/blog/post/282/team-transquadra-la-rochelle

À La Trinité sur Mer, c’est Vincent Kéruzoré, entraineur de la SNT, qui a initié les entraînements régate, apportant un support en mer et à terre.

 

Les Moyens mis en œuvre permettent d’avoir des intervenants extérieurs comme Yves le Blevec qui réalise des briefings météo, Corentin Horeau, Quentin Ponroy… Ces intervenants externes sont invités sur des sujets précis : météo, voiles, gréement, et de nombreux autres sujets qui seront progressivement abordés.

Le suivi de régates amélioré à La Trinité est conduit par François Lamiot, avec l’appui d’Yves le Blevec et l’œil vigilant de Didier Visbecq qui a pris le relais d’Antoine Croyère à la Présidence de la SNT. Ces entraînements qui bénéficient du support de la Mairie de La Trinité proposent un accompagnement avec un regard extérieur pour les coureurs IRC double autour du calendrier des courses en Bretagne Sud.

Trois objectifs ont été définis : la volonté de fédérer un groupe, l’envie de répondre aux attentes de chaque régatier, et enfin l’opportunité de préparer les courses offshores à venir dont la Transquadra. Les bateaux concernés sont des IRC, principalement des JPK, Sun Fast, Offcet et A35.

À La Trinité, les coureurs se réunissent et échangent dans une salle de l’Office de Tourisme mis à disposition par la Mairie. Les conditions pour les coureurs sont de 35 à 70 € par bateau et par jour, soit 70 à 140 € le WE.

À moyen terme, l’ambition est de créer un Centre d’Entraînement dédié aux IRC, car il existe une vraie demande des coureurs. Ce centre pourra s’ouvrir aux Mini afin d’enrichir les échanges. Ce centre d’entraînement sera issu du pôle Compétition de la SNT et bénéficiera du soutien de la mairie

 

 

Le cas particulier de Lorient

Lorient est reconnue comme base d’excellence pour la course au large avec une forte implication financière du territoire dans ce développement depuis plus de 20 ans. Son activité pôle course au large est encadrée depuis plus de 15 ans par Tanguy Le Glatin (entraîneur) et Gildas Gallic (logistique) avec des résultats convaincants. Lorient Grand Large a été créé pour fédérer le pôle course, en amont pour servir les skippers, en aval pour organiser et accueillir des événements nautiques.

C’est ainsi que beaucoup de formations spécifiques à terre sont organisées par LGL, les entraînements sur l’eau sont planifiés et organisés par Tanguy avec l’apport d’entraîneurs supplémentaires.

C’est ainsi que, par exemple, pour des sessions en Mini qui regroupent souvent plus de 15 bateaux, François Jambou comme Vincent Keruzoré en IRC interviennent.

Victime de son succès, la demande était supérieure à l’offre à Lorient en début d’année, tant au niveau des places disponibles sur le terre-plein de la Base, que pour les prestations assurées par Tanguy.

Un stage de deux jours coûte environ 300 € par bateau en IRC.

 

Bienvenue au Club !

Nous sommes heureux de voir les rangs de l’UNCL s’enrichir de la venue de 20 nouveaux membres. Bienvenue !

Marc CARRA

François HINCKER

Alain DUVIVIER

Régis VIAN

Julien LEBAS

Louise PONCHELET

Pierre DELALANDE

Isabelle DELALANDE

Thomas BONNIER

David PITOUN

Ludovic MENAHES

Yann JESTIN

Frédéric PONSENARD

René LE BOUR

Patrick VAN GAVER

Olivier KAYSER

Hervé CHATAIGNER

Bernard GRAFFAN

Nicolas LUNVEN

Jérôme LESIEUR

Devenir membre de l’UNCL, c’est :

  • Rejoindre un réseau de coureurs de haut niveau. Parmi eux, des vainqueurs des plus grandes épreuves de course au large à travers le Monde.
  • Se former et progresser. Des entrainements pratiques et théoriques sur toutes les thématiques de la course au large, à travers des ateliers animés par des experts.
  • Bénéficier d’avantages sur les opérations de jauge. Simulation gratuite et des tarifs promotionnels toute l’année.

Le Groupe CAP-MARTINIQUE dans la Grande Evasion VR

Fort à propos, Virtual Regatta a su lancer une transat entre La Rochelle et Curaçao ouverte aux Figaro 3, Class 40, IMOCA et les Ultim qui a ainsi permis à plus de 90 000 e-sailors et 140 000 bateaux de satisfaire leur passion durant la période de confinement avec un départ le lundi 23 mars.

A cette occasion, sous l’impulsion de Patrick PAUL et Jean-Philippe CAU, et au pied levé la veille du départ, un groupe dénommé Cap-Martinique d’une trentaine de coureurs en Figaro 3 a été constitué. Un avenant aux IC a été rédigé portant sur le contournement de l’ile de Porto Santo (Madère) à laisser à tribord et une arrivée entre la Martinique et Sainte Lucie afin de s’entraîner sur un parcours similaire à celui de la Transquadra ou de la Cap-Martinique. Après 18 jours de course nous avons pu établir une vacation radio avec le leader depuis Madère du Groupe Cap Martinique en route au large des îles du Cap Vert.

Vacation avec WeekEnd Millionaire : « Belles journées de glisse sous spi dans un alizée un peu faiblard mais sûrement plus agréable que le brouillard et le vent fort endurés par nos petits camarades de la route Nord qui ont oublié de lire l’avenant aux IC (Shamrock5, Teo2 ont oublié Porto Santo) et ont dû aller quasiment jusqu’à Nantucket pour contourner cette satanée dépression. C’est plus facile depuis son canapé ! Les partisans de la route proche de l’ortho (Figaro2-Ali, GS34, Ludosolenn, …) étaient favorisés par les routages après Madère mais comme souvent c’est la route Sud, plus longue mais moins risquée et surtout plus agréable, qui semble favorable. Depuis le passage des Canaries, la régate est intense dans ce groupe entre Asquatre, Sail.cloud, AliAkbar, Big Z VR, Eurovoiles, Tobago Morlaix, Busuc , SK5 ou Titilili plus un groupe de poursuivant à l’affut du moindre faux pas ou d’un empannage raté (Derville, DF57, Marsup06, …). La fin du parcours vers la Martinique dans un alizée mollissant risque de bouleverser encore le podium. Rendez-vous d’ici une semaine pour connaître le classement final. »

Par Yves Ginoux depuis WeekEnd Millionaire.

Contact CAP MARTINIQUE : transatirc@gmail.com

Virtual Regatta : https://www.virtualregatta.com/fr/offshore-jeu

 

Participez également au Spi Ouest France

COVID-19 – Dispositions prises par l’UNCL

Dans les conditions actuelles, l’UNCL s’est organisée pour supprimer tout lieu d’échanges et d’interactions humaines.

Par conséquent, nous vous informons que nos locaux sont fermés.

Le secrétariat est fermé depuis le 16 mars.

Une veille est assurée par notre Centre de Calcul IRC.
En cas d’urgence, vous pouvez donc solliciter le Centre de Calcul par email : irc@uncl.com

Les membres du bureau directeur restent disponibles et à l’écoute pour suivre l’évolution des événements et préparer l’avenir.

Bien à vous,

Jean-Philippe CAU

Président,

Contact : Jean-philippe.cau@uncl.com

La Transat Cap Martinique dévoile son directeur de course

Cap-Martinique, la transat directe en solo ou en double qui part de La Trinité sur Mer le 18 Avril 2021 pour Fort de France.

Où en est-on pour cette 1ére édition 14 mois avant son coup d’envoi, qui propose aux amateurs avertis un parcours direct de 3800 miles en une seule étape ?

25 équipages sont inscrits officiellement, ils sont tous visibles sur le site www.Cap-Martinique.com

Le directeur de course sera Mico Bolo, le très connu fondateur de la Transquadra. Il apportera toute son expérience a cette nouvelle transat.

C’est toute l’île de la Martinique, emmenée par le Comité Martiniquais du Tourisme, qui se mobilise pour cette course. Le comité sera d’ailleurs présent à l’ArMen Race, épreuve organisée par le Yacht Club de la SNT et qui est inscrite au Championnat UNCL 2020 Manche-Atlantique. Ce sera l’occasion de faire connaissance de la Trinité « sous voiles ».

Tout cela confirme la dynamique mise en place lors du Nautic 2019. Cela doit permettre à Thibaut Derville et Jean-Philippe Cau , les organisateurs aux côtés de l’UNCL de rendre Cap-Martinique intéressante sportivement et humainement, en un mot incontournable.

 

Contact :

Transatirc@gmail.com

www.uncl.com

Partenaire principal : Comité Martiniquais du Tourisme
Partenaire officiel : Groupe GBH,Corsair
Partenaires sportifs : UNCL, Société Nautique de la Trinité, Yacht Club de la Martinique
Partenaires techniques : Ville de La Trinité sur Mer, Port de La Trinité sur Mer

 

 

 

 

Classe « Ultim 32/23 » : GITANA se retire de la Classe et vise le Trophée Jules VERNE

QUAND LE PRINCIPE DE RÉALITÉ S’IMPOSE

Par Jean SANS – 23/01/2020.

Après avoir publié quelques articles sur les Foilers et les nouveaux AC75, sur le site de l’UNCL, j’évoquais en Octobre 2018 par un titre prémonitoire : « VOLER sur des FOILS, mais surtout PILOTER, telle est la QUESTION ».

La découverte du vol sur des foils

Cette technique du Vol sur Foils est restée très longtemps confidentielle car étant l’apanage de quelques amateurs éclairés. Il faut ajouter que les matériaux disponibles ne permettaient pas cette évolution. Le vol des MOTH nous a montré des images impressionnantes, et c’est « apparemment » facile hors l’agilité du pilote (barreur ?).

Tout parait simple, aucune énergie additionnelle, juste le vent et la mer, un système d’asservissement très simple (mais intelligent) associé à la dextérité d’un pilote funambule.

Pourtant l’expérience montre que la réalité du pilotage des Foilers apparait beaucoup plus complexe lorsque le bateau (Foiler) pèse 7 tonnes (IMOCA) ou 15 Tonnes (Trimaran « Ultim 32/23 »). Il apparait que les masses en mouvement, leurs inerties, la vitesse, le bruit et les mouvements de la plateforme liés au pilotage de ces Foilers ont un effet négatif sur les temps de perception des évènements et de l’environnement, ce qui complique et altère les capacités de réactions et de décisions des pilotes.

Une régate en Moth dure une heure environ, l’engin fait 130 kg avec le pilote. Le pilote est « le cerveau » de l’asservissement. Cela signifie qu’à tout instant, à chaque modification de l’environnement et de la position dans l’espace (3 Dimensions) de l’engin (peut-on parler de bateau ?), il doit modifier de manière corrélée :

  • L’énergie disponible et nécessaire (manœuvre des voiles)
  • La trajectoire longitudinale de l’engin (le cap)
  • L’assiette longitudinale afin d’être parallèle au plan d’eau (tangage)
  • L’assiette transversale (gîte, stabilité)

Certes le pilote est aidé par un système mécanique de détection de l’assiette et de l’altitude de vol, système qui commande l’incidence du foil central horizontal installé à l’extrémité de la dérive. Mais, il reste au pilote à contrôler manuellement (aussi en s’aidant de son poids) le plan horizontal arrière (PHR) implanté à l’extrémité du safran (Range d’orientation de -3 à +3° environ).

Sur un Moth, le pilote (barreur) est un véritable funambule hyper concentré, ce qui est inimaginable sur un ULTIME, ou même en IMOCA avec un équipage réduit et sur des durées de navigation de plusieurs dizaines de jours.

La Classe AC 75 en autorisant un système d’asservissement (qui n’est pas intégral), mais qui intègre implicitement un équipage surentrainé, des conditions météorologiques encadrées, des régates diurnes et surtout de courte durée (45 minutes), permet d’assurer des conditions quasi permanentes de VOL fiables.

 

Le rejet de la réalité

La volonté de battre des records montrent que dans un sport mécanique (même en Athlétisme, si on considère l’homme comme une machine biomécanique), on se trouve rapidement devant un mur.

Au début les progressions sont rapides, puis, l’évidence montre qu’il faut améliorer le support.

Dans un premier temps, la recherche et l’utilisation de nouveaux matériaux permettent de réaliser des grands pas en avant. Je citerais par exemple le passage des mats en bois aux mats en alliage d’aluminium, puis en stratifié carbone.

Pour les régates, une fois que les équipes techniques ont créé toutes les améliorations possibles attachées au régime archimédien dans lequel évoluent les bateaux, il faut tenter de franchir un pas encore plus important, non pas en améliorant l’existant, ce qui est physiquement impossible, mais en changeant de milieu.

Ce sera l’abandon du mode « ARCHIMEDIEN » pour le mode « VOL 3D ». A ce moment on entre dans un domaine relativement inconnu pour des voiliers, bien qu’au début des années 1900 un bateau à moteur ait réellement volé de manière contrôlée.

La Voile (la régate) est un sport-aventure entre l’homme et la nature (la mer, les conditions météorologiques). Toutes les aides extérieures ou mécaniques sont interdites ou encadrées.

Tant que l’on est en régime Archimédien, les aides mécaniques sont faciles à contrôler et à limiter. Cela devient plus compliqué lorsque les moyens de communications évoluent « à la vitesse de la lumière » ; MOITESSIER signalait sa position en envoyant deux pavillons du code international des signaux dans son mat lorsqu’il croisait un navire marchand (« Signalez ma position au LLOYDS de Londres »), aujourd’hui le poste communication satellitaire est un budget très conséquent pour un IMOCA durant le Vendée Globe.

En mode « VOL » c’est le pilotage du Foiler qui devient le problème. En effet maintenir un engin de 15 tonnes à 1,5 à 2 mètres d’altitude au-dessus de l’eau et cela 24H sur 24 en limitant les asservissements, donc en pilotage manuel ou semi manuel est une gageure.

Le débat est engagé depuis plus de deux ans pour les « Ultim 32/23 ». Tous les acteurs sont conscients que créer un système d’asservissement sur les ULTIMES représente des dépenses très importantes. Mais ces engins ne peuvent réellement naviguer (plutôt voler) autour du monde sans cette technologie. C’est la raison du retrait de Gitana de la Classe « Ultim 32/23 ».

Et même ainsi équipés, ce ne sera pas une promenade de santé, car voler à 35/40 nœuds, « tous temps », même avec un CONTROLEUR de VOL (voir ci-dessus) demandera une qualification et des compétences réservées à peu de Marins.

FIN