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COMPTE RENDU DE LA NORTH AEGEAN CUP: Première expérience en ORC

Retour d’expérience de Philippe Serenon à bord de Jivaro, un J133 bien connu en IRC durant le championnat national Grec en habitable avec également un sous classement pour les X Yachts se déroulant sur une semaine en Août.

Je rejoins Jivaro, le J133 d’Yves Grosjean qui a monté une saison exceptionnelle partant de la Seyne/mer via la Grèce, Chypre, Tel Aviv, Malte et retour avec un mix de convoyages, courses et croisières. Entre la rotation des équipiers et le matériel course et croisière à embarquer, il fallait bien avoir fait l’X pour monter un tel programme !

Comme d’habitude, équipage mixte, famille-amis dont 2 anglais et un professionnel, Patrick Paris. Pour la famille, c’est Romain le fils d’Yves qui vient du Cambodge où il habite qui prend la GV, des amis et équipiers réguliers qui ne m’en voudront pas de ne pas tous les citer pour ne pas alourdir cet article pour me concentrer sur les 2 anglais du bord: Nigel alias « Brexit », équipier régulier de la Réponse, le First 40 de l’Admiral du RORC, Andrew Mc Irvine, placide comme se doit un britannique et son contraire: Nick. Inventeur des « Jivaro Olympic Games » dont une seule épreuve a pu être réalisée et dont le tacticien que j’étais a été l’arbitre de 3 équipes déchainées. Heureusement, une fois en course, ça bosse fort (on est près de la Turquie,…) et ça phosphore (on n’a pas la notice du plan d’eau). Le tout pour une semaine mi-vacances faute de vent avec au programme baignades et ‘’mi-régate‘’ les 3 derniers jours, sous une chaleur de saison (Porto Carras est vraiment bien abrité…).

Mais revenons au sujet.

Flotte réduite à 35 bateaux en 3 classes ORC. Dans la nôtre, 8 bateaux dont un pur ORC – Le  GS42 nommé Code Zéro – et un IMX 40 super affuté parmi d’autres. Une 2ème classe ORCi aussi avec l’ X35 du Président très sympa du YC de Thessalonique, l’IMX 38 rouge d’un admirateur de Fidel Castro qui évidemment s’appelait Granma – à vos Wikipedia les incultes ! – un Farr 30 modifié avec bout dehors et un Melges 24 entre autres. Enfin, une classe ORC dite sport (en fait ORC Club) avec des bateaux de croisière à voiles blanches qui n’avaient pas les mêmes parcours que nous (côtiers seulement).

Tout ça dans une marina, Porto Carras, inspirée par Porto Cervo, bien équipée quoi que manquant un peu d’ambiance. Mais les grecs sont des gens placides, accueillants et amicaux, toujours prêts à aider pour la météo locale ou une panne moteur.

Venons-en aux courses et à mon expérience de l’ORC. J’entends par avance ses défenseurs penser que mon jugement est partial, étant l’un des animateurs de l’IRC. Je garantis donc au lecteur que je vais essayer d’être aussi objectif que possible.

Tout d’abord, la préparation des bons équipages ORC n’a rien à envier à celle des IRC et leur comportement sur l’eau de qualité à l’exception d’un, dont l’interprétation des règles n’avait d’équivalent que ses coups de gueule qui ne nous impressionnèrent pas. La jaugeuse a été très pro en remesurant quelques voiles et le comité à la hauteur dans des conditions très difficiles. Il y a tellement de fond qu’ils ont 2 mouillages fixes au choix pour mettre une ligne, le tout dans des vents aussi tournants qu’évanescents. Le golfe de Sithonia (le doigt du milieu entre la presqu’ile de Kassandra et le mont Athos) nous offrait en général du vent de NE en début d’après-midi qui pouvait se transformer (ou pas) en brise de mer de SW. J’en ai encore mon plus mauvais souvenir de tacticien quand, enroulant la bouée d’un côtier que l’on a rejoint au près à la bordée, dans le feu de la manœuvre, je n’ai pas vu que le vent avait tourné de 150 ° dans les 2 minutes ! Oups, la boulette…

Après un lundi consacré à la mise en condition de course du bateau et à la jauge, première banane le mardi, mystérieusement annulée. Suit un côtier : On fait du rase-cailloux à la côte dans des vents de 5 nœuds au mieux qui nous amène dans une assez mauvaise position à la bouée. Sur le retour, je choisis le large contre certains avis (les coupables se reconnaitront !) et ça paie. On remonte 3 places mais peine perdue puisque toute la flotte qui a pourtant fait le parcours est hors temps ! Première aberration de l’ORC dont même le comité de course (qui se fait tancer) est victime. Après 3 heures d’efforts sous le cagnard et une remontée superbe c’est frustrant.

Mercredi, pas de vent, annulation et croisière pour aller manger des poissions délicieux à Porto Koufo, golfe fermé magnifique avec spectacle offert par les thons qui chassent en sautant hors de l’eau.

Jeudi : Péniblement, un côtier autour de l’île en face. Notre code zéro nous aide pas mal mais c’est la loterie au passage sous le vent de l’île et on n’a pas tiré le bon numéro.

Vendredi : Enfin un peu d’air pour 2 bananes et un côtier. Avec une côte au Nord élevée et un vent de NE, le vent est aussi oscillant que sur le Léman ou au CVP sur la Seine !

Samedi : Vent entre 15 et 20 nœuds et on fait 3 bananes.

C’est donc véritablement sur 2 jours de course – mais 6 manches – que je me suis fait un avis sur cette jauge si compliquée.

Au départ, chaque bateau a un GPH qui a la différence du TCC, varie selon les forces de vent sur une table, bâtie à partir d’un VPP de chaque bateau. Au passage, le tout n’est pas moins secret que l’IRC car impossible de savoir comment notre GPH est calculé bien sûr.

Le Samedi, on fait 3 fois 3èmes en temps réel, pas toujours derrière les mêmes bateaux et le comité à chaque fois annonce à la VHF que nous sommes 2èmes ce qui nous parait cohérent. Mais surprise en rentrant au port on fait 3,2 et 4. Car le comité nous annonçait notre temps scratch mais ensuite il y a le calcul basé sur le temps du premier arrivé dont on déduit la vitesse moyenne basée sur le temps et la distance parcourue. Cette vitesse moyenne reportée sur la table permet de recalculer le résultat de chacun que l’on ne connait évidemment qu’une fois rentré au port. Autant dire que pour savoir en cours de journée qui il faut marquer, c’est impossible. En fait, le seul qu’il faut marquer c’est … son propre avatar en connaissant bien sa polaire.

Mais ça c’est vrai seulement pour les bananes ! Pour les côtiers, le calcul est différent et c’est un temps rendu qui s’appliquer en fonction de la durée de la course. Mais là encore le calcul n’est pas simple : Au Grand Soleil 40, on rend 3 secondes pour une minute de course, mais pour une heure ce ne sont pas 3 minutes mais 3’5’’ !

Avec tout ça, on finit au pied du podium grâce à nos bonnes bananes alors que le bateau en IRC est plus à l’aise sur les côtiers. Certes il n’y pas que le facteur jauge qui joue car on a moins bien marché sur les côtiers faute de connaissance du plan d’eau mais les résultats nous ont parus totalement imprévisibles. En IRC, quand on passe la ligne, on peut prendre le temps des suivants et savoir à peu près comment on termine à la manche.

Classements ici : http://www.northaegeancup.gr/index.php?content=results

L’ORC, issue de l’IMS, peut être appréciée par certains comme plus juste que l’IRC car plus précise mathématiquement. Mais on ne coure pas après la médaille Fields mais contre des concurrents sur l’eau pas au bureau des calculs! D’autant que l’ORC n’est pas plus équitable alors que la tendance durable des résultats montre que l’IRC l’est tout autant. D’ailleurs, nos résultats auraient été très voisins avec un classement IRC. De plus, à voir le Grand Soleil 42 R, on voit que c’est une jauge « typeforming » avec des bateaux reconnaissables à leurs franc-bords très hauts, leurs flancs droits et leur étroitesse, légers et efficaces par petit temps mais dès que le vent monte, c’est une autre affaire. Également, les lignes de flottaison surélevées montrent que les bateaux sont probablement vidés de leurs aménagements, ce qui est interdit en IRC qui à ce titre est plus une jauge de propriétaires. Enfin, il n’y a pas de comparaison de coût entre un certificat ORCi et un IRC beaucoup moins cher.

Alors oui, je suis convaincu que l’IRC, volontairement conçue pour être plus simple, est plus ludique et plus accessible.

Finalement, l’objectif n’est-il pas tout simplement de se faire plaisir en régate sans se prendre le chou avec des calculs d’apothicaires ?

Par Philippe Serenon, président de PROPIRC.

LA ROLEX GIRAGLIA : Une course de légende

Rappelons tout d’abord que cette course est née après-guerre de la volonté commune entre les deux marines française et italienne de renouer des liens amicaux et que l’UNCL fit partie de son organisation. Cette année encore, chaque Marine avait un bateau engagé et ce furent les italiens qui emportèrent le trophée.

Grande classique pour tous les amateurs de régates, la Rolex Giraglia est née en 1953. Organisée conjointement par la Société nautique de Saint-Tropez et le Yacht club Italiano, elle rassemble désormais plus de 200 bateaux et une vingtaine de nationalités.

Ne nous le cachons pas, cette course est une des plus belles de Méditerranée, à une période de l’année où St Tropez n’est pas encore bondée quoique trop petite pour abriter tous les bateaux dispersés entre Port Grimaud, les Marines de Cogolin ou, pour les plus grands tirants d’eau, au mouillage.

La compétition se fait en plusieurs courses. La première a commencé vendredi avec une régate de nuit partant de Sanremo pour rejoindre Saint-Tropez, et une flotte qui s’est élancée pour la première fois depuis Barcelone.

Dimanche marquait le début des trois journées côtières avant le grand départ de la course au large de 241 milles, pour arriver à Gênes en Italie, via l’ilot de « Giraglia » qui a donné son nom à la compétition.

Pour ceux qui comme nous étaient sur le rond de Pampelonne avec les grands bateaux, difficile de se concentrer et de ne pas être distrait à la vue des 3 Wallycento full speed ou des Maxis 72, sans oublier Mariska, le magnifique 15 MJ.

Quant à la soirée Rolex sur la plage de la Ponche elle fut tout simplement grandiose, à la fois tropézienne dans l’âme mais parfaitement dans le ton du monde de la régate. La remise des prix fut l’occasion de rencontrer le nouveau Président de la Société Nautique de St Tropez ainsi que celui de San Remo, ville qui accueillera le championnat d’Europe IRC l’an prochain juste après la Giraglia.

 

Article : https://www.uncl.com/2018/05/22/irc-european-championship/plus-quun-an-avant-le-4eme-european-irc-championship/

 

La grande course se déroula dans le calme avec des vents qui ne dépassèrent jamais 11 nœuds et furent souvent nul, surtout en fin de parcours. Après quelques gouttes à la bouée de Cavalaire, la flotte s’étira entre l’option route directe et la route Sud qui fut plus payante. Ceux qui arrivèrent avant 9h30 le matin purent bénéficier du thermique de nuit, les autres ramèrent jusqu’à 10 heures pour faire les 20 derniers miles.

Mais l’accueil à Gênes fut à la hauteur et l’accueil du Yacht Club Italiano  avec le soutien de Rolex était juste magnifique. Quant à la pasta, ma yé né vous dit pas : Oune regalo ….

 

Par Philippe Serenon, membre UNCL.

Plus qu’un an avant le 4ème European IRC Championship

La 4ème édition de l’IRC European Championship se déroulera à SANREMO en 2019 et sera organisée par le Yacht Club de SANREMO, club historique en Italie. Né en 1920, ce club compte parmi ses membres de grands noms, champions du monde et champions olympiques, ou membres de l’équipe italienne de l’America Cup.

Après Cork en 2016, Marseille en 2017 et Cowes en 2018, l’IRC European Championship alterne entre le Nord et le Sud de l’Europe, Atlantique, Méditerranée, Manche, preuve de l’ambition de ce Championnat et de son succès auprès des coureurs.

Le golfe de Gênes accueillera les meilleurs bateaux IRC d’Europe et du reste du monde au cours d’une compétition relevée la dernière semaine de juin 2019, juste après l’arrivée de la Rolex Giraglia Cup à Gènes.

Le Yacht Club de SANREMO offrira un cadre somptueux et conviviale pour cette édition 2019. Toute l’hospitalité italienne sera mise en oeuvre pour offrir aux coureurs et aux officiels le meilleur des accueils durant toute la compétition. La course sera ouverte aux bateaux IRC dans une très large bande de rating. Cela permettra aux plus petits bateaux comme aux plus gros de briguer le titre de Champion d’Europe IRC 2019. La flotte sera divisée en classes, mais, à la fin de la semaine, un seul Champion d’Europe sera couronné.

Chaque édition regroupe les meilleurs équipages à travers le monde. Les Pays-Bas, le Danemark et les États-Unis sont déjà des nations représentées parmi les inscrits pour l’édition 2018 à Cowes.

L’édition 2019 à SANREMO ne fera pas exception. Le bassin méditerranéen regorge de flottes compétitives de toutes origines. Anglais, Espagnols, Français, Turcs, Grecs, Maltai etc… pour ne citer qu’eux seront attendus de pied ferme par les Italiens !

Et que feront les français qui depuis des années trustent les victoires en IRC ?

L’UNCL donne donc rendez-vous à tous les amoureux de la voile habitable à SANREMO en juin 2019 !

Mise à l’eau de l’Imoca de Stéphane le Diraison

Depuis son démâtage au large de l’Australie pendant le Vendée Globe 2016, le skipper a couru un marathon pour bâtir un nouveau projet et mettre le Cap sur l’édition 2020.

Au terme de 6 mois de chantier, l’Imoca de Stéphane le Diraison a retrouvé son élément ce matin, c’est une véritable renaissance pour « Sinbad » !

L’Imoca de Stéphane le Diraison dans le port de Lorient

 

Entretien avec un skipper heureux :

 

Stéphane, tu as remis ton bateau hier, quel est ton sentiment ?

Quelle satisfaction de revoir Sinbad flotter fièrement sur l’eau !

Après le démâtage le 17 décembre 2016 , puis deux semaines de navigation sous gréement de fortune pour rejoindre Melbourne, mon bateau a fait un demi tour du monde sur cargo avant d’être déchargé au Havre sur un quai austère.

Il est resté immobilisé de longs mois au chantier V1D2 à Caen le temps de construire la suite de son histoire. Les travaux de réparations ont été lancés en novembre 2017. Mi février le bateau a été transporté à Lorient pour préparer la mise à l’eau – j’avais la chance d’être accueilli dans des conditions privilégiées dans les anciens locaux de Groupama (base française pour la Volvo Ocean Race) au port de Lorient BSM. Je suis très fier du travail accompli par l’équipe, c’est un vrai bonheur de revoir « Sinbad » fringant comme au premier jour.

 

Quels ont été les travaux effectués ?

Nous avons commencé par réparer les dommages structurels : le dématage avait occasionné plusieurs impacts sur le pont et la coque – un morceau de mat avait soigneusement entrepris de découper le bordé à tribord…

Tous les éléments mécaniques (paliers de quille, hydro générateurs,…) ont été démontés, examinés, entretenus.

Un véritable orfèvre de la peinture a fait un travail remarquable, le bateau n’a plus aucune séquelle de sa mésaventure dans les mers australes.

En janvier 2018 j’ai commandé un mat neuf chez Lorima. Grâce à ce nouvel espar nous avons pu alléger très sensiblement le bateau, notamment en retirant du poids dans le bulbe.

Nous avons travaillé d’arrache-pieds pour être prêts à naviguer dès le mois de mai !

 

Ton 60 pieds a retrouvé les pontons de Lorient la Base, et maintenant ?

Ce chantier de réparation marquait la première étape de mon nouveau projet qui me mènera jusqu’au Vendée Globe 2020. J’ai le plaisir de vous annoncer que la ville de Boulogne-Billancourt renouvelle son engagement et embarque à mes côtés pour cette nouvelle aventure! Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, le montage du projet avec les autres partenaires devrait se concrétiser très bientôt…

 

Quelle est ta prochaine course au calendrier ?

Maintenant que Sinbad est à l’eau je vais pouvoir reprendre mes entrainements. La Route du Rhum est l’évènement phare de la saison 2018, mon objectif est de me concentrer sur cette course majeure. Rendez-vous sur la ligne de départ le 4 novembre prochain à St Malo avant de mettre le cap vers la Guadeloupe !

 

2018 semble plutôt prometteur, c’est un nouveau départ ?

Il s’agit plutôt de la continuité de mon Vendée Globe 2016. Mon rêve d’enfant était de prendre le départ de cette course mythique et c’est ce que j’ai réalisé le 6 novembre 2016 en remontant le chenal des Sables d’Olonne porté par le public.

Ce moment d’exception restera gravé à jamais et cette course reconnue comme l’Everest des mers m’a donné le goût du challenge. Je souhaite désormais monter d’un cran le curseur et m’aligner sur la prochaine édition avec des moyens à la hauteur de mes ambitions.

La première édition était une sorte de parcours initiatique, le nouveau chapitre que j’ouvre avec la remise à l’eau de Sinbad en est l’aboutissement.

 

« Sinbad » hier soir au coucher du soleil à Lorient, prêt à être mâté et mis à l’eau »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un nouveau mât pour « Sinbad »

 

 

Le bulbe allégé prêt à retrouver son élément

 

 

 


Communiqué de presse : Stéphane Le Diraison

Site web : stephanelediraison.com

L’Excellence Française autour du Monde

Cette soirée organisée par l’UNCL, centrée sur l’Excellence Française autour du Monde à base de Vendée et Golden Globes, s’est élargie aux JO 2024 et à la Coupe de l’America.

Sur chacun de ses sujets, par le biais de ses membres ou de son activité, l’UNCL est légitime à apporter sa contribution :

Concernant l’America’s Cup, l’UNCL a été par le passé le club du Défi 6ème Sens, devenu Areva, sous l’impulsion de ses Présidents Herold et Roynette. Grâce au secrétaire général actuel, Gilles Leveilley, et à l’implication de quelques autres membres, le club contribue à la relance d’un défi avec un nouveau business model, apportant nos expériences professionnelles individuelles. La France n’a jamais été aussi bien placée pour être compétitive avec le Team France de Franck Cammas et Michel Desjoyaux. Si difficulté il y a c’est le temps très contraint, le premier bateau pouvant être mis à l’eau en mars prochain. Il faut donc démarrer très vite et pour cela trouver des ressources rapidement.  Si vous avez des idées ou des envies, contactez le club bien sûr.

Pour les Jeux Olympiques,  le Président de la FFV, N.Hénart, a rappelé sa volonté de soutenir un quillard en duo mixte avec une course offshore ce qui naturellement résonne pour nos membres férus de course au large. Dominique Tian, 1er adjoint de la mairie de Marseille, propriétaire de Tonnerre de Glen, IRC bien connu des Méditerranéens, est le représentant officiel du COJO. Il a pu nous faire un point sur les projets en cours et les travaux sur la corniche pour accueillir le village olympique et les bateaux qui évolueront dans des tribunes devant les plages.

En ce qui concerne les courses en solitaire autour du monde, si l’UNCL qui a  longtemps été l’organisateur technique du Vendée Globe, le club reste un lieu d’accueil et de soutien des coureurs. Alexia Barrier et Stéphane Le Diraison peuvent compter sur l’implication du club et de ses membres à leurs côtés. Quant au Golden Globe qui part en Juin, nous allons soutenir notre ami Philippe Péché qui part dans cette aventure vintage qui ne sera pas plus facile qu’il y a 50 ans et dont le directeur de course n’est autre que Patrice Carpentier , membre de longue date qui  se charge chaque année de la plaquette UNCL.

Dans son intervention aussi passionnante que fournie , le Président de l’Assemblée Nationale, François de Rugy, député de Loire Atlantique et Ouessantin de cœur, a mis l’accent sur la dimension maritime de la France au travers de sa Marine nationale, de ses coureurs d’océans, de sa pêche, de ses chantiers navals et de son rôle dans la transition énergétique.

Chacun a pu ainsi ressentir l’importance de notre sport dans un ensemble maritime français respecté internationalement.

La réussite de cette soirée en appelle d’autres et l’UNCL s’emploiera à en organiser pour ses membres et au-delà !

 

Par Philippe SERENON

Tour du monde : l’excellence française Du Golden Globe au Vendée Globe

Organisée par l’UNCL, Union Nationale pour la course au large, la Conférence – Débat  autour de l’excellence française à la voile se déroulant au sein de l’Hotel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée Nationale, fut l’occasion de débats passionnants entre politiques et marins. En effet, le Président de l’Assemblée Nationale, François de RUGY, le Député du Morbihan, Jimmy PAHUN, le Président de la Fédération Française de Voile, Nicolas HÉNARD et les invités d’honneur, le navigateur, Franck CAMMAS, le Président de l’UNCL, Jean-Philippe CAU et les intervenants : Alexia BARRIER, Philippe PECHE, Stéphane LE DIRAISON étaient tous présents devant une assemblée nombreuse et attentive.

L’UNCL, club national de la course au large depuis 1913, souhaite à travers cette démarche, fédérer le monde de la voile française avec des projets d’envergure.

 

La coupe de l’América : Franck Cammas

C’est une des plus anciennes compétitions sportives encore disputée de nos jours et se révèle être l’un des principaux théâtres de l’évolution de l’architecture navale en matière de voiliers de régates.

Créé en 1851, cette compétition a su acquérir une notoriété planétaire. La 36eme Coupe de l’America se déroulera à Auckland en 2021. Franck Cammas porte drapeau du projet français, qui a participé à la dernière édition aux Bermudes nous donne les grands axes et les objectifs pour cette 36eme édition : « La vision de TEAM France, fédérer en France, nation maritime de premier rang qui possède les meilleures compétences sportives, maritimes, scientifiques et technologiques autour du projet de conquête de la Coupe de l’America. »

 

Quatre objectifs :

  • Gagner et organiser l’America’s Cup en France
  • Mobiliser et promouvoir à l’international le meilleur du savoir-faire technologique français
  • Partager les valeurs de la mer avec le plus grand monde
  • Faire émerger des talents

 

Pour ce faire, deux piliers fondamentaux sont nécessaires :

  • Les filières (TEAM France)
  • Un bateau, porte drapeau de la technologie française

 

A ce jour, Team France est composé d’un groupe d’hommes et de femmes fédérés autour de deux marins d’exception Michel Desjoyeaux et Franck Cammas. Pour ce nouveau défi, Team France est d’ores et déjà soutenu par un pool de partenaires technologiques prêts à s’engager à ses côtés. Un bureau d’étude technique d’ingénieurs est mobilisé autour de la règle de jauge et de la conception du bateau du défi français. Une filière de formation Team France Jeune est déjà très active et a sélectionné sa deuxième volée de jeunes talents en 2018.  Les instances de la Voile (UNCL, Yacht Club de France, FFVoile, ENV…) membres actifs de l’association Team France sont mobilisées autour du projet. Une équipe navigante conduite par Franck Cammas « Norauto powered by Team France » régatant sur le circuit GC32 Racing Tour.

Article similaire : https://www.uncl.com/2018/04/09/techniques-innovations/le-nouvel-ac75-nz-par-jean-sans-configuration-archimedienne-a-une-configuration-foiler/

 

Le Tour du monde à la voile :

 

Alexia Barrier, 38 ans, a désormais un IMOCA (monocoque de 18,28 m) pour monter un projet haut en couleurs afin de réaliser le célèbre tour du monde en solitaire sans escale ni assistance, le Vendée Globe, départ des Sables d’Olonne le 8 novembre 2020. A côté de la compétition, l’énergique Méditerranéenne souhaite partager son aventure en aidant la science, la technologie et l’éducation. D’ores et déjà, un club de partenaires voit le jour « Le Club 4myplant2 2020 » avec comme objectif de réunir plus de 300 PME autour du projet… #sexydemain

C’est sur l’IMOCA de Romain Attanasio, qui avait terminé 15e du Vendée Globe 2016/17, qu’Alexia a jeté son dévolu. Ce monocoque âgé de 20 ans avait connu son heure de gloire dans les années 99-2000 (vainqueur de la Fastnet Race avec Catherine Chabaud, puis de la Velux 5 Oceans avec le skipper américain Brad Van Liew). Il fut ensuite l’Initiatives Cœur de Tanguy de Lamotte (de 2012 à 2015) qui terminait 10e du Vendée Globe 2012 et 8e de la Transat Jacques Vabre 2013.

Stéphane Le Diraison sait où il veut aller et ne se détourne pas de son chemin. Installé en région parisienne, il reçoit le soutient de Bureau Veritas, qui est aussi son employeur, et de sa ville d’adoption, Boulogne-Billancourt. Engagé à partir de 2010 dans le circuit des Class40, il obtient rapidement de beaux résultats, comme cette victoire dans Les Sables-Horta-Les Sables en 2011. Sa Route du Rhum 2014 illustre son engagement sans faille. Après avoir déchiré son solent en tout début de course, il réalise une étonnante remontée et termine 4e en Guadeloupe. En 2015 il se lance dans l’aventure IMOCA et participe au Vendée Globe 2016. Il réalise le 4ème temps de l’histoire du Vendée Globe entre le cap de Bonne Espérance et le Cap Leeuwin. L’objectif maintenant est de participer à l’édition 2020 du Vendée Globe en capitalisant sur l’expérience acquise avec un projet plus ambitieux. Celui de faire le tour du monde avec un bateau foiler de génération 2016 ou adapter son bateau actuel aux foils. Mais avant la Route du Rhum 2018 puis la Transat Jacques Vabre 2019 sont des incontournables pour se jauger avant la grande course de 2020.

Gros défis en perspective !

Philippe Péché participera à la Golden Globe Race 2018 à bord de son Rustler 36 Masthead Sloop. Breton de naissance, il est l’un des meilleurs navigateurs français. Il a parcouru plus de 300000 milles en course sur toutes les mers du globe, en naviguant sur des monocoques comme sur des multicoques géants. Habitué de la course au large, Philippe est deux fois détenteur du Trophée Jules Verne aux côtés de Bruno Peyron, il a aussi navigué avec de grands noms de la voile tels qu’Eric Tabarly, Michel Desjoyeaux, Ellen MacArthur, Armel Le Cléac’h ou Alain Gautier lors de nombreuses courses transocéaniques. Philippe est sponsorisé par PRB, et ce sera pour cette grande marque vendéenne, la 8ème édition de sponsoring pour un Tour du Monde à la voile en solitaire, dont deux victoires au Vendée Globe, et avec Péché, ils espèrent une troisième victoire. Philippe dit du GGR: « C’est un défi, une aventure incroyable qui arrive au bon moment pour moi. »

 

 

 

Jeux Olympiques 2024 : Marseille

Nicolas Hénard, Président de la FFVoile et Dominique Tian, représentant la  ville de Marseille étaient présents pour nous faire part de l’engagement de toutes les parties prenantes au projet JO 2024. Paris ne pouvant accueillir la partie nautique des Jeux Olympiques et Paralympiques, celle-ci sera confiée à une ville d’accueil.
Candidate avec 5 autres villes françaises (Brest, Hyères, La Rochelle, Le Havre et Lorient-Morbihan) à l’organisation des épreuves de voile, Marseille a été désignée (par le Comité National Olympique et la Ville de Paris), comme ville hôte des épreuves de voile en 2024.

Outre la compétence de ses acteurs locaux, Marseille bénéficie d’un atout naturel inégalé et reconnu par les plus grands navigateurs et régatiers comme étant l’un des meilleurs au monde : son plan d’eau.
Grâce à une aérologie favorable et à une configuration de la côte parfaitement orientée par rapport aux vents dominants, la rade de Marseille offre toutes les conditions d’un spectacle sportif de grande qualité, tout en garantissant des options tactiques et stratégiques intéressantes pour les compétiteurs.
Les athlètes de l’Equipe de France ne s’y sont pas trompés. 75 d’entre eux s’entraînent au quotidien sur ce plan d’eau, dans le cadre du Pôle France Voile, et des Pôles Espoir Voile et Kayak que la Ville de Marseille accueille sur le Stade Nautique du Roucas Blanc.
En proposant aux athlètes de tous les pays de se mesurer au coeur d’un des plus beaux plans d’eau au monde, la Ville de Marseille réaffirme ainsi son positionnement dans l’accueil d’évènements nautiques d’envergure. ­

Les instances sont en négociation avec WORLD Sailing pour intégrer la course au large au programme olympique. L’idée d’un parcours double mixte où les concurrents partiraient de Marseille, iraient virer la Corse pour revenir à Marseille est à l’étude.

L’objectif affiché : « être meilleur que Tokyo ».

SPI, TANGON, BOUT DEHORS : quels impacts en IRC

 

SPINNAKERS SYMETRIQUES OU ASYMETRIQUES, TANGONS ET BOUT DEHORS QUELQUES ECLAIRCISSEMENTS SUR LES « FAKE NEWS » LES PLUS FREQUENTES EN IRC

 

Parmi les rumeurs entendues sur les pontons, celles concernant les spinnakers sont parmi les plus répandues ; de nombreuses questions sur ce sujet sont aussi posées au Centre de Calcul. Parmi les plus fréquentes : Les spinnakers symétriques et asymétriques sont-ils évalués de la même façon ? Quelle est l’incidence sur le TCC de l’usage d’un tangon ? D’un bout-dehors ? Des deux ?

En réalité, les réponses aux questions du formulaire que vous remplissez pour demander votre certificat et l’application de la règle 21.6.2 sont les seules informations concernant vos spinnakers qui sont utilisées pour calculer votre TCC.

Concernant la nature et la surface des spinnakers, il faut noter que seul le spinnaker ayant la plus grande surface, quel que soit son type (symétrique ou asymétrique), est pris en compte dans le calcul du rating. Imaginer que le TCC est plus (ou moins) élevé pour un asymétrique est une erreur. Par contre, le type de gréement du spinnaker (ou son absence), tangon, bout-dehors, les deux … , et sa longueur (STL) ont une incidence sur le TCC. Outre ces informations, le nombre de spinnakers embarqués influe sur votre TCC ; vous aurez une petite pénalité si vous en embarquez plus de trois.

Vous trouverez à la fin de ce texte, en italique, les règles IRC 2018 relatives à ce sujet et ci-après les questions les plus fréquentes

Q : Les spinnakers symétriques ou asymétriques sont-ils évalués différemment ?
R : Pas directement, mais voyez ci-dessous la section consacrée au type de gréement.
Q : Y a-t-il une augmentation de TCC si j’embarque à la fois des spinnakers symétriques et asymétriques ?
R :
Pas directement, mais voyez aussi la section consacrée au type de gréement.

Q : La réponse semblant être NON, pourquoi le formulaire demande-t-il combien de spinnakers de chaque type j’embarque et lequel est le plus grand ?

R : L’information que vous donnez est utile pour détecter les erreurs ou les omissions dans le formulaire de demande. Par exemple, si vous déclarez embarquer uniquement des spinnakers symétriques, nous nous attendons à ce que le bateau ait un tangon de spinnaker et probablement pas de bout dehors.

Q : Si les données de mesure linéaires pour les spinnakers (SLU, SLE, SFL, SHW) ne sont pas des valeurs limites maximales, mais seulement celles du spinnaker ayant la plus grande surface (SPA), pourquoi le Centre de Calcul demande-t-il ces informations ? Pourquoi le formulaire demande-t-il aussi les données linéaires pour le plus grand spinnaker de chaque type ?

R : Ces données aident le Centre de Calcul à identifier les problèmes possibles avant que le certificat ne soit émis. Par exemple si un test indique qu’un spinnaker est très grand ou très petit, le Centre de Calcul peut vérifier les données du spinnaker par rapport aux données linéaires. Elles aident également lors d’un contrôle car la surface SPA n’est pas mesurable directement.

Q : Pourquoi sur les formulaires de revalidation ou de modification, le Centre de Calcul demande-t-il si le plus grand spinnaker est le spinnaker symétrique ou l’asymétrique alors qu’il peut calculer leurs surfaces ?

R : Parce que le Centre de Calcul reçoit parfois des données, par exemple pour un nouveau spinnaker asymétrique, et avec les données linéaires il peut vérifier que le spinnaker symétrique du dernier certificat est (ou n’est pas) toujours le plus grand.

Q : Quelle est l’influence du gréement de spinnaker ?

R : Le type de spinnaker n’affecte pas le calcul du TCC. C’est la façon dont le spinnaker est porté qui fait la différence et, par conséquent, le type de gréement que vous mettez en œuvre. Le STL qui en découle influe également.

La règle 21.3.5 dit :

« Les bateaux seront jaugés selon qu’ils utilisent un tangon de spinnaker et / ou un bout-dehors, selon les configurations suivantes :

 (a) Pas de tangon de spinnaker (spinnaker amuré sur le pont) ou un bout-dehors dans l’axe seulement.

(b) Un bout dehors articulé seulement.

(c) Un tangon de spinnaker ou des tangons avec ou sans bout dehors. »

STL est la plus grande distance horizontale mesurée, sur ou près de l’axe du bateau, entre la face avant du mât et l’un des points suivants :
– l’extrémité du tangon ou du bout dehors ;
– le point d’amure du spinnaker sur le pont projeté verticalement si nécessaire ;
– si une voile d’avant peut être amurée en avant de l’étai, le point d’amure de la voile d’avant sur le pont, projeté verticalement si nécessaire ou à l’extrémité du bout dehors.

Q : Quelle est l’influence sur le rating des différentes configurations de tangon et de bout-dehors ?

R : Le tableau ci-dessous présente pour un bateau d’environ 35 pieds, quelques configurations usuelles pour un spinnaker ayant dans tous les cas la même surface SPA.

TCC A étant le TCC le plus bas et TCC E le plus élevé :

 

 

 

 

 

 

Autres règles IRC à consulter sur ce sujet :

21.6 Spinnakers.

21.6.1 Les bateaux embarquant plus de trois spinnakers à bord en course, voient leur TCC augmenter.

21.6.2 La surface du spinnaker (SPA) est calculée par la formule suivante :

SPA = ((SLU + SLE) / 2) * ((SFL + (4 * SHW)) / 5) * 0,83

Les mesures SLU, SLE, SFL et SHW du spinnaker à bord ayant la plus grande surface doivent être déclarées. La superficie calculée de ce spinnaker est inscrite sur le certificat comme étant la SPA maximum autorisée.

8.10.1 Les valeurs indiquées sur le certificat pour LH, le bau, le poids de bulbe, le tirant d’eau, x, P, E, J, FL, MUW, MTW, MHW, HLU max, HSA, SPA, STL sont des valeurs maximales.

On fait le point auprès des Quadrasailors

En attendant les résultats définitifs de cette édition 2017-2018 de la Transquadra – Martinique où trois bateaux sont encore en course, on fait le point de nos marins UNCL enrichis de cette belle aventure.

Solo au départ de Lorient :

Ils étaient pas moins de 4 à prendre le départ de cette deuxième étape au départ de Madère pour rallier le port du Marin en Martinique.

Tout d’abord le grand vainqueur qui détient le record de l’épreuve : Team 2 Choc skippé par Alexandre Ozon qui écrit l’histoire de la course en terminant premier en temps réel et en temps compensé des deux étapes qui composent cette course. La deuxième étape est bouclée en 13 jours 01 heure et 14 minutes malgré un safran cassé dans la dernière ligne droite. Performance énorme pour un marin incroyable. Il raconte :

« Coucou à tous, après quelques jours de silence radio… je pense que tout le monde a bien compris que Team2Choc et Alex étaient bien arrivés à bon port en Martinique. Désolé pour les non nouvelles, mais le temps de digérer une fin compliquée et l’arrivée magistrale avec un beau catamaran venu à ma rencontre environ 30 minutes avant de couper la ligne d’arrivée avec des amis, mes 2 fils et ma douce… Des émotions fortes, j’en ai vécu pendant ces 13 jours de mer, mais cette arrivée restera gravée en moi à jamais. Je suis plus que flatté de votre soutien, de votre suivi, j’espère vous avoir envoyé un peu de soleil, de belles couleurs et du rêve. Je vais revenir vers vous pour plus de détails et surtout de remerciement.

Nous avons, tous ensemble, fait un travail remarquable, et donc je vous l’annonce officiellement…

1ère étape gagnée en temps réel et en temps compensé. Premier arrivé toute flotte en solitaire, ce n’était jamais arrivé !!!

2ème étape gagnée en temps réel et en temps compensé. Premier arrivé toute flotte en solitaire, ce n’était jamais arrivé !!!

Nous avons le record de l’épreuve !!! »

Vient ensuite Patrick Roséo à bord de son Pogo 30 Safran Rouge qui réalise une très belle course en finissant sixième en temps réel après 14 jours 16 heures et 51 minutes de mer.

Hugues Le Cardinal et Claude Dabir font bonne figure respectivement à bord de Mascarade, un JPK 9.60 en 17 jours 10 heures et 14 minutes et Demain Dès L’Aube, un Pogo 8.50 en 17 jours 16 heures et 18 minutes. Ils ont coupé la ligne dans un mouchoir de poche à 6h d’intervalles.

Passons maintenant aux Duos Barcelone :

Ils étaient trois, dans les startings blocs à prendre le départ de Madère. Gilles Caminade et Sebastien Novara à bord de Chenapan-Airtelis coupèrent la ligne en troisième position en temps réel après 14 jours 19 heures et 50 minutes. Tous deux suivis de très près par le duo de Twinl Banque d’Affaires composé de Frank Loubaresse et Matthieu Foulquier finissant donc à la quatrième place en temps réel, à peine une heure après, bouclant cette deuxième étape en 14 jours 18 heures et 41 minutes! Une belle bataille que nous ont fait vivre ces deux équipages!

Viennent en suite Daniel Tinmazian et Gérard Guilluy avec leur A35 Lpliz.com qui malgré leurs mésaventures en début de parcours, n’ont rien lâché et finissent neuvième en temps réel. Une belle leçon de persévérance :  Daniel : « Il fallait valider mon état de santé, d’ailleurs à ce sujet, je souhaite https://www.uncl.com/#remercier les Portugais qui nous ont pris en charge, tout le monde à l’hôpital de Funchal était top, puis l’état de santé du bateau. Une fois ces deux points réglés, il fallait prendre une décision : rentrer en Méditerranée ou repartir. Les deux étaient aussi difficiles l’un que l’autre. Et il y avait tellement d’enjeux avec la famille, les amis, et puis aussi les engagements financiers et logistiques pris pour venir ici, que c’est la course qui l’a emportée ! »

Enfin les Duos Lorient :

Ils sont six, six bateaux à vouloir couper la ligne avant le copain ! En tête de ce peloton made in UNCL, Agence Directe 3.9% de François-Rene Carluer et Gwenael Roth, deuxième de l’étape en temps réel en 13 jours 08 heures et 16 minutes. Arrivé 4 heures après eux, Jataka skippé par Philippe Girardin et Gwenael Thomas complète le podium de cette étape en temps réel en 13 jours 12 heures et 41 minutes.

Atlantic Loisirs de Gérard Quenot et Jerome Apolda finissent onzième en 13 jours 23 heures et 16 minutes en temps réel après quelques mésaventures. Extrait : « En ce qui nous concerne, nous nous disons qu’avec un spi et un génois définitivement irréparables, trois écoutes de spis parties à l’eau, six poulies explosées, un chandelier plié et une cuillère disparue ( !), nous nous en sortons bien. Quelques frayeurs de chute en mer en pleine nuit resteront évidemment dans nos mémoires. Ainsi qu’un changement de drisse du grand spi en tête de mât, spi déployé avec une ascension sous 25-27 knt de vent. Dans ce genre de situation, la confiance mutuelle est essentielle ! »

Le Duo de Séphora Marine Pool composé de Jacques Amédéo et Brice Tailliander coupent la ligne d’arrivée le 26 Février à 05 heures du matin après 14 jours 13 heures et 55 minutes de course intensive. Bravo messieurs ! Ils sont dix-septième en temps réel. Surgi une heure plus tard Groupe 5 ou Gilles Brétéché et Jérome Croyère terminent l’épreuve en 14 jours 15 heures et 06 minutes. Encore un beau spectacle !

Jean-Yves Le-Gall et Antoine Le-Villain ferment la marche à bord de On line un Ofcet 32 après une belle course finie en 15 jours 20 heures et 29 minutes.

Bravo messieurs pour cette belle aventure !

Rendez-vous la semaine prochaine ici même pour les résultats en temps compensé !

 

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Crue de la Seine : L’UNCL réouvre ses locaux

L’UNCL a pu reprendre possession des locaux fermés depuis maintenant deux semaines.

Le traitement des dossiers se faisait par mails, le standard téléphonique est de nouveau accessible pour toute demande concernant l’IRC.

Toute l’équipe reprend ses marques et est de nouveau prête pour vous accompagner dans vos démarches.