Retrouvez les actualités du club, toutes les news et évènements marquants de l’ Union National pour la Course au Large: Nuit de la Course au Large, Commodore’s Cup, Salon Nautique, etc…

Catherine Pourre (Eärendil) vainqueur de la Caribbean 600 en Class 40

Catherine Pourre qui fut présidente de l’UNCL (2014-2015) et son Class 40 Ëarendil, s’adjuge pour la deuxième année consécutive la prestigieuse Caribbean 600, course organisée pour nos amis du RORC ou comme son nom l’indique, entraine les concurrents autour des îles des Caraïbes pour un parcours de 600 milles. La RORC Caribbean 600 commence et se termine à Antigua, les voiliers en compétition passent 14 magnifiques îles dans la partie centrale des Caraïbes. Certains des meilleurs marins du monde viennent s’y affronter chaque année.

Le plateau était une fois de plus extrêmement relevé pour cette deuxième édition en Class 40. Ils étaient 10 au départ à Antigua pour avaler le parcours de 600 milles qui les attendaient. Parmi eux, nous pouvons citer Kito de Pavant (Made in Midi), Louis Burton (BHB), notre ami Halvard Mabire (Campagne De France) ou encore Luke Berry (Lamotte – Module Création) et Aymeric Chappellier (Aïna Enfance et Avenir).

Un trio de tête se dessina rapidement en début de parcours entre la tenante du titre, Catherine Pourre, Aymeric Chapellier et Luke Berry. Malgré un parcours très technique, qui demande aux concurrents pas mal de manœuvres pour naviguer entre les îles des caraïbes, ces trois-là ne se sont pas lâchés d’une semelle durant les 600 milles qui les séparaient de la ligne d’arrivée à Antigua. Et c’est bien Catherine Pourre et  ses quatre équipiers, Massimo Juris, Pietro Luciani, Pablo Santurde et enfin Carlos Ruigomez qui franchirent la ligne d’arrivée en premiers. Malgré un équipage plus nombreux que ses concurrents directs (1 de plus), Ëarendil, skippé de  main de maître par Catherine, termine juste devant Aymeric Chappellier et Luke Berry. Un combat de chaque instant, puisque seulement 4 minutes le sépare du second et 6 minutes du troisième. Il suffit de 2 jours 13 heures et 41 minutes au Class 40 Ëarendil pour boucler le parcours, soit 41 minutes de plus que la précédente édition en 2018 pour Catherine et son équipage. Halvard Mabire et Miranda Merron (Campagne de France) terminent à une très belle quatrième place devant Louis Burton après 15 heures et 54 minutes de course. Kito de Pavant et son Class 40 Made in Midi, après avoir dû faire escale à Saint-Barthélemy suite à une avarie de voile, a été contraint d’abandonner la course. On reverra Kito rapidement au départ de la régate St. Maarten Heineken Regatta qui aura lieu dans moins d’une semaine.

« C’était stressant, Eärendil n’a pas été le plus rapide sur certaines allures, nous étions tous les trois en train de nous battre et de nous échanger la tête de la course tout le temps », a commenté Catherine Pourre. « Eärendil est un peu plus âgé que les autres concurrents, mais leur conception est similaire. Le facteur clé était de pouvoir choisir les bonnes voiles pour les différentes allures. Si tu changes, cela peut prendre une demi-heure, mais si tu ne changes pas, tu peux perdre plus que ça. C’était du match racing, surtout à la fin ou on était vraiment sous pression tout le temps. L’année dernière, on se battait contre les éléments, cette année c’était contre nos concurrents que nous pouvions voir tout le temps. Ce fut une bataille intense qui ne faiblit jamais, de jour comme de nuit. Aymeric (Chappellier) et Luke (Berry) ont tous deux navigués avec une équipe de quatre personnes et nous y sommes allés à cinq. Physiquement à quatre ça aurait été dur. Même si nous étions un peu plus lourds, je ne regrette pas ce choix et l’équipage a été aussi impressionnant que l’année dernière. »

 

Revivez l’arrivée des Class 40 et la réaction des vainqueurs

La perfe du jour !

L’exploit le plus remarquable a sans doute été réalisé par le deuxième de cette épreuve en MOD 70, le Multi Argo (l’ancien Musadam Oman Sail de Sidney Gavignet construit chez CDK), skippé par l’américain Jason Caroll, qui est arrivé 7 minutes derrière l’autre MOD 70 Italien Maseratti skippé par Giovanni Soldini battant au passage le record de l’épreuve de plus d’une heure à une vitesse moyenne supérieure à 30 noeuds.

Deux jours avant le départ de cette course, lundi, le multicoque américain avait chaviré sous un violent grain au cours d’un entraînement au large d’Antigua. D’un commun accord avec Maserati, le départ des 2 MOD 70 fut repoussé le temps de remettre  Argo à l’endroit. À bord se trouvait alors François Gabart en skipper « officieux », recordman du tour du monde en solitaire (42 jours), second de la Route du Rhum après son mano à mano avec Francis Joyon. François Gabart à l’arrivée déclarait :

« C’était la première fois que je naviguais après la Route du Rhum. Cette course était parfaite pour naviguer à nouveau sur un bateau rapide et sur une belle piste de course. (…) C’était une bonne expérience et je pense qu’un marin doit chavirer une fois dans sa vie – je l’ai fait et j’espère que cela vient de se faire et que je ne le referai plus jamais!  »

Retrouvez toutes les infos de la course sur le site de la Caribbean 600 : http://caribbean600.rorc.org

Crédit Photos : © RORC/Arthur Daniel

 

Compte rendu de l’Atelier dédié à la préparation de la Sun Fast World Cup

Pour aborder au mieux cette nouvelle compétition IRC, qui se tiendra à la Trinité sur Mer les 6 et 7 avril prochains, l’UNCL a organisé dans ses locaux un Atelier axé sur les Sun Fast 3200 et 3600 afin de permettre un échange entre les 17 propriétaires, présents sur place ou connectés à distance et les différentes parties prenantes.

Ainsi, le chantier Jeanneau, organisateur de la Sun Fast World Cup était présent et représenté par Antoine Chancelier, responsable voile au sein du chantier Jeanneau. Il était accompagné de Daniel Andrieu, concepteur et architecte et de la série Sun Fast (3200, 3600, 3300) et membre UNCL actif. Antoine Croyère, président de la Société Nautique de la Trinité, qui accueillera cette première édition ainsi que Ludovic Abollivier, Directeur du Centre de Calcul UNCL, étaient aussi présents pour apporter leurs connaissances et expériences.

Tout d’abord commençons par déterminer le rôle global de l’UNCL. L’UNCL est co-propriétaire de la jauge international IRC avec le Royal Ocean Racing Club (UK). Parmi les missions du club, on en distinguera trois principales qui sont de promouvoir, encourager et développer les courses à la voile, regrouper les coureurs et passionnés de la course au large et enfin entretenir des liens forts avec les grands clubs nautiques en France.

La compétition

Antoine Croyère commença par présenter l’organisation de cette compétition, accueillie par la Société Nautique de la Trinité. La Direction de Course sera assurée par Christophe Gaumont, arbitre international français, qui participa notamment aux JO de Pékin en 2008 et qui dispose donc d’une grande expérience dans ce domaine : « cela permet de donner une dimension internationale à cette compétition » nous explique Antoine Croyère. Christophe Gaumont sera accompagné par  Corinne Aulnette, elle aussi arbitre internationale, et qui sera Présidente du Jury. « Avec Christophe et Corinne, nous souhaitons dans la mesure du possible mettre en place un arbitrage sur l’eau, comme lors des grandes compétions mondiales » (NDLR : et comme sur comme sur le Championnat de France IRC !) poursuit Antoine Croyère. Les équipages seront constitués de 4 personnes, des parcours construits et parcours côtiers seront spécialement mis en place pour cette première édition sous le contrôle du Comité de Course présidé par Gilles Bricout, responsable des évènements sportifs au sein de la SNT.

Les Sun Fast

Antoine Chancelier quant à lui nous présenta le nouveau Sun Fast 3300 du chantier Jeanneau, bateau taillé pour l’IRC notamment grâce un plan de pont et de voilure simple et performant. Ideal pour tous les régatiers en IRC : « nous avons souhaité rester dans la continuité concernant cette nouvelle unité qui j’en suis sur se fera naturellement une place dans le circuit IRC tout comme les Sun Fast 3200 et 3600 » pour conclure sur la répartition géographique des ventes de Sun Fast, tableau ci-dessous :

 

 

 

 

 

Palmarès Sun Fast 3200 aux Championnats UNCL 2018

Palmarès Sun Fast 3600 aux Championnats UNCL 2018

Palmarès Sun Fast 3200 à la Transquadra

Plamarès Sun Fast 3600 à la Transquadra

L’optimisation

Passons à la partie optimisation de son bateau afin de grapiller quelques millièmes sur son certificat. Ludovic Abollivier nous donne son sentiment : « Il faut garder en principe d’optimiser d’abord les performances du bateau sur l’eau pour ensuite trouver le bon ajustement en termes de TCC, et pas l’inverse. Il faut privilégier la vitesse avant tout. Je pense que cela est la bonne méthode.» Intervention confirmée par Daniel Andrieu : « Les Sun Fast 3200 et 3600 sont des bateaux performants avec un jeu de voile conséquent, si on taille trop les voiles pour grapiller quelques millièmes sur son certificat de jauge, on ne retrouvera pas le gain sur l’eau en termes de performances. » Dans ce couple, c’est donc la vitesse qu’il nous semble falloir privilégier : on cherche d’abord à optimiser les conditions de navigation qui permettent au bateau d’exprimer son potentiel maximum ; puis on envisage les ajustements techniques de manière à optimiser le TCC.

La jauge IRC, secrète mais totalement ouverte, offre de multiples possibilités d’optimisation. Elle permet d’adapter son bateau à son besoin où a son envie, à partir du moment où cela est déclaré au Centre de Calcul IRC.

D’un bateau à un autre, les variations de rating s’expliquent surtout par des configurations distinctes : poids, flottaison, surface des voiles, type de gréement, Le type de quille…

Une configuration distincte résultera souvent d’un choix pour la navigation en Equipage, en Double ou en Solo, de la région dans laquelle le bateau évolue, du type de parcours que l’on va privilégier.

Pour le Centre de Calcul, une bonne optimisation doit suivre des principes simples. Dans l’ordre :

  • S’interroger sur le programme de courses envisagé : Grand-Prix, Course au Large, Equipage ou Double…
  • Faire mesurer son bateau de manière à disposer de données fiables dès le début de la procédure, et d’un TCC de départ qui correspond à une situation réelle.
  • Demander des simulations en faisant varier les paramètres que l’on souhaite, dans la recherche du bon compromis vitesse/rating.

C’est le point de vue du Centre de Calcul. Les architectes, les régatiers, n’ont pas nécessairement le même angle d’approche de l’optimisation.

Les offres de simulation du centre de calcul IRC destinées à tous les propriétaires permettent de travailler le TCC dans le but d’atteindre un compromis idéal entre la vitesse du bateau et son rating.

N’hésitez donc pas à solliciter le centre de calcul à travers des demandes de simulations accessibles via notre site internet mais aussi à poser toutes vos questions à l’adresse mail suivante irc@uncl.com. Nous nous ferons un plaisir de vous accompagner dans cette démarche tout au long de votre saison de régate en IRC.

Nous remercions toutes les personnes présentes à cet Atelier, tout particulièrement le Chantier Jeanneau et le Club de la Trinite sur Mer pour leurs disponibilités et expertises.

Atelier de préparation à la Sun Fast World Cup

Les 6 et 7 avril prochain, Jeanneau lance la 1ère Sun Fast World Cup. Elle se tiendra à la Trinité-sur-Mer et sera organisée par la SNT.

Cette régate est ouverte aux Sun Fast 3200 et Sun Fast 3600 jaugés en IRC.

A cette occasion, nous organisons un atelier dédié à cet évènement. L’idée est de réunir les coureurs intéressés pour les aider à préparer cette compétition :

  • Mieux connaître les forces en présence : les bateaux performants……
  • Avoir une vision des écarts de TCC entre bateaux et pourquoi…
  • Discuter sur les optimisations possibles…

En effet, à l’heure du renouvellement de nos certificats IRC, il est encore temps de modifier son bateau et ses voiles, pour chercher à gagner quelques secondes grâce à un bateau plus performant et un TCC plus optimisé.

Cet atelier sera animé par l’UNCL avec la contribution de Jeanneau et de Daniel Andrieu. Ce sera aussi un temps d’échange entre coureurs, et un moment convivial (avant d’en découdre en baie de Quiberon !).

Aspects pratiques :

Date : 29 janvier de 19h30 à 21h15

Pour pouvoir suivre l’atelier en ligne, merci d’adresser un mail à l’adresse suivante : basile@uncl.com

Inscription ici :

 

Nuit de la course au Large 2018 : une assemblée de prestige !

Samedi dernier à l’Aéroclub de France, s’est tenue La Nuit de la Course au Large, soirée annuelle organisée par l’UNCL qui récompense les vainqueurs du Championnat UNCL IRC.  Celle-ci a tenue toutes ses promesses en remettant 27 prix devant une assemblée nombreuse et conquise.

Les visages étaient radieux et l’audience nombreuse à l’occasion de cette remise de prix animée par Philippe Sérénon, Président de PropIRC. Le président de l’UNCL, Jean-Philippe Cau, eut le plaisir d’accueillir à cette occasion des invités prestigieux : Le Président de la FFV Nicolas Henard accompagné du vice-Président délégué Henry Bacchini et de la Vice-présidente en charge de la performance Corinne Migraine, le vainqueur de la Volvo Ocean Race Charles Caudrelier, le vainqueur de la Route du Rhum en classe 40 Yoann Richomme, les Commodores du  RORC Steven Anderson et Michael Boyd, des représentants venus d’Italie et d’Irlande et nombre de présidents de clubs, réunis pour assister au sacre des 18 lauréats venus de Méditerranée, de Manche et d’Atlantique.

Cette soirée fut aussi l’occasion pour l’UNCL de mettre en avant les performances de marins français qui font rayonner au niveau international la voile tricolore. Ainsi avant la remise des prix de notre championnat IRC, Géry Trentesaux s’est vu remettre le Trophée Aile Noire pour sa victoire toutes classes à la Rolex Middle Sea Race ; Noel Racine, troisième au championnat du RORC et premier dans sa catégorie, repart avec le Trophée Mémorial Auclair suivi de Didier Le Moal, Champion d’Europe IRC à Cowes, qui s’est vu décerner le Trophée Proway. Charles Caudrelier, victorieux avec le Team Dongfeng, après 10 mois de bataille acharnée autour du monde, reçoit des mains de son oncle Alain Caudrelier, le prestigieux Trophée André Viant. Alexandre Ozon qui remporte la Transquadra repart avec le trophée Taittinger, alors que Daniel Tinmazian se voit décerner le Prix Spécial UNCL pour son courage lors de cette même course. Yoann Richomme quant à lui remporte le Trophée Course Open pour sa superbe victoire dans une classe très disputée à la Route du Rhum.

À l’issue d’une année de compétition riche sur toutes les façades maritimes françaises, notre championnat a regroupé plus de 500 bateaux tous en lices pour le titre final, et a désigné cette année encore, de très beaux vainqueurs qui ont été légitimement récompensés.

 

Le Trophée des Trophées

Jean Pierre Joly et son équipage marseillais remportent le Championnat de France des Equipages IRC 2018! Ils confirment une belle saison en Méditerranée. C’est une vraie consécration pour l’ensemble de l’équipage qui a pris part aux nombreuses régates IRC cette saison avec des podiums à la SNIM et  à la Massilia, une victoire aux Hyères Séries et une deuxième place à la Semaine de Porquerolles, au trophée Dominique Sémac et au Tour de Corse. Ils hissent au plus haut les couleurs de leur partenaire titre, SOPRA DPMF.

Méditerranée

La saison 2018 méditerranéenne en classe IRC 0 a vu régater 34 bateaux lors d’un championnat toujours dominé par les TP 52 ou équivalents, avec dans l’ordre du classement Alizée, Team Vision Futur et Arobas 2. Le grand vainqueur en IRC 1 est Confluence Sopra DPMF, le magnifique GP 42 de Jean Pierre Joly qui devance Tonnerre de Glen, le Ker 46 de Dominique Tian devant 35 bateaux alors qu’en IRC 2 la belle victoire de Vito 2 vient couronner le travail d’une équipe très motivée emmenée par Gian Marco Magrini devant Jivaro d’Yves Grosjean et Bernina X de Marc Verdet. En IRC 3 TIP le Sun Fast 3600 de Gilles Pagès enchaîne une 4ème victoire consécutive devant le toujours très présent Jin Tonic Sequel, l’A 35 de Bernard Daurelle, et Solenn le JPK 10.80 de Ludovic Gérard dans une classe très compétitive avec pas moins de 66 bateaux. Rostanbar 2 le JPK 10.10 de Philippe Mazoyer remporte son premier championnat en IRC 4 devant 54 bateaux.  Le championnat Solo très dynamique a été dominé par le JPK Telemaque d’Eric Merlier devant une vingtaine de fidèles coureurs. Du côté des Duos, toujours plus nombreux là aussi avec 72 bateaux, le JPK 10.10 Expresso 2 de Guy Clayes s’impose pour la troisième année consécutive. On ne peut que saluer cette remarquable performance.

Atlantique

En IRC 1 et pour le Trophée Offshore, Courrier Recommandé de Géry Trentesaux et François Lamiot l’emporte devant le Codiam de Jean Claude Nicoleau et Nicolas Loday. Le J120 de Philippe Girardin, en IRC 2 et l’A31 d’Hugo Tardivel en IRC 3 gagnent dans leur classe respective. Les podiums se complètent des JPK 10.10 de Benoit Rousselin et Noel Racine en IRC 3 et du X-37 de Jean Passini et du First 40.7 de Nicolas Gaumont Prat en IRC 2. Les deux Half Tonners Brittany Drizzle de Bernard Fournier Leray et General Tapioca de nos amis belges emmenés par Philippe Pilate font 1 et 2 en IRC 4. Dans la catégorie des Duo toujours plus nombreux, Penny Aubert sur son Sun Fast 3200 Georgia – La Brigade du voyage s’impose très largement devant François Valraud sur son JPK 10.80 et le J112E de Philippe Baetz.

Manche

En Manche Est on ne change pas les bonnes habitudes, on prend les mêmes et on recommence, et à la non-surprise générale, Gilles Fournier avec Pintia s’adjuge le titre en IRC 1, tandis que Foggy Dew fait de même en IRC 2. A noter que Noel Racine avec Foggy Dew s’adjuge également le Championnat du RORC en IRC 4. En Manche Ouest, en IRC 1, c’est également Pintia qui s’impose. En IRC 2 c’est Captain Corsaire, le Sprint 108 de Granville qui s’impose pour la 2ème fois consécutive. Ce titre vient récompenser l’enthousiasme et le talent de cette équipage Granvillais. En Duo, le titre revient à Iritis, le First 40 d’Hervé Benic accompagné par alternance d’Arnaud Biet et D’Erwan Tessier.

Club IRC de l’année : La Nautique reprend SON trophée !

Créé par l’UNCL en 2012, le Trophée du meilleur Club IRC est décerné selon un classement qui intègre les résultats des trois meilleurs bateaux de chaque club dans nos Championnats Equipage IRC. Il valorise les clubs, les performances et la participation de leurs sociétaires et entretient camaraderie et convivialité entre l’UNCL et les Clubs du littoral sans qui nos Championnats n’auraient ni lieu ni raison d’être. En 2017 le Trophée était remis pour la première fois à la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer et à son Président Antoine Croyère. Cette année, la Société Nautique de Marseille reprend « SON » Trophée qu’elle avait fièrement conservé de 2012 à 2016. Confluence Sopra Dpmf, Jin Tonic Sequel et Tonnerre de Glen permettent à La Nautique de devancer d’une courte tête son voisin du Cercle Nautique et Touristique du Lacydon, le Yacht Club de la Grande Motte venant compléter un trio de tête 100% méditerranéen cette année.

CLUBPoints
1SNM1272
2CNTL1137
3YCGM1070
4SNT1057
5SNST986
6SNPH872
7UNCL789
8CN Palavas699
9YC Granville560
10SORAC510

 

Rien ne serait possible sans le concours des clubs français car ce sont eux qui organisent les épreuves, auxquelles les coureurs participent avec plaisir, et qui composent le championnat UNCL et lui donnent sa force et son prestige.

S’il est des rendez-vous et des régates incontournables, chaque année l’UNCL accueille avec enthousiasme de nouvelles épreuves, renouvelant ainsi l’intérêt et la curiosité, en s’adaptant aux souhaits de tous.  Vive donc le championnat 2019 et rendez-vous dans un an pour célébrer de nouveau vainqueurs !

Crédit photos : @Anne Beaugé

Site internet : https://ilsaimentlamer.photoshelter.com/index 

Compte-rendu de la remise des prix de la saison Méditerranée IRC

C’est à l’issue de la 1ère manche du Challenge Florence Arthaud qui a réuni 65 bateaux, par un dimanche arrosé suivi d’un mistral noir que la remise des prix du championnat Méditerranée s’est tenue au CNTL.

L’audience était nombreuse et de qualité et la plupart des récipiendaires étaient présents. Car entre les solos, les duos, les équipages osffshore,  inshore et combiné pour 4 classes IRC différentes, il a fallu débiter un paquet de médailles et de bouteilles de champagne pour récompenser chacun.

Les visages étaient radieux, les verres tintaient et les représentants de l’UNCL comme du CNTL étaient ravis de voir le dynamisme et le niveau de la flotte IRC Méditerranéenne.

Il est certain qu’une des raisons du succès des régates, outre le soleil et les paysages, c’est l’accueil dans les clubs et la dimension festive des épreuves qui attirent toujours plus de monde. Ah si j’oubliais : on est à Marseille en 3 heures de TGV et les parisiens « descendent » plus volontiers qu’avant. Tant mieux !

Avant les magnifiques agapes amoureusement préparées par le club, le riche programme du Championnat UNCL 2019 Méditerranée fut évoqué avec en point d’orgue le championnat d’Europe à San Remo qui suivra la Giraglia. Nul doute que nous serons nombreux à y participer.

On se retrouvera au salon nautique de Paris et à la soirée Nuit de la Course au Large de l’UNCL le 15 décembre à l’aéroclub (réservez !) pour remettre les coupes des vainqueurs, avant de passer du rosé au Sauternes puis digérer les 13 desserts provençaux en se mettant devant le tracker de Sydney Hobart avant de fêter « l’an qué vint ».

Par Philippe Serenon, Président PROPIRC

Crédit Photos : Isabelle Boisbouvier

Tout pour vos régates en 1 click!

L’UNCL a caréné sa présence sur le web et procédé à un refit complet. Une vague de services digitaux est désormais disponible pour vos surfs Internet.

Le calendrier des régates est disponible en ligne et vous permet d’organiser votre saison suivant votre zone de navigation, les épreuves au championnat IRC, ainsi que les formats  équipages, duo, ou solo. Vous n’avez plus qu’à vous inscrire; les coordonnées des clubs organisateurs (téléphone, email, Internet, facebook) y sont détaillées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Votre certificat via formulaire en ligne, c’est fait! aussi bien en création qu’en renouvellement. Afin d’aider à la saisie des paramètres de votre bateau, la base de modèle va s’enrichir au court de l’année vous évitant des recherches ou mesures fastidieuses de paramètres connus. Il vous restera toujours à vous assurer de la conformité des données utilisées pour l’émission de votre certificat. La liste des TCCs est également disponible et régulièrement mise à jour.

 

 

Retrouvez la jauge IRC et sa FAQ, les articles techniques, le didacticiel de mesure, les coordonnées de nos mesureurs et jaugeurs, ainsi que les correspondants IRCs proches de vos plans d’eau.

 

 

 

 

Nos articles relatant vos courses et l’actualité au plus proche des régates, de la vie du club, des  évolutions de la jauge sont toujours aussi appréciés. Nous remercions grandement les contributeurs et rédacteurs, ils sont très lus et leur récits attendus avec convoitise. Il est possible de s’abonner via email ou flux RSS et d’être ainsi tenu informé des news.

 

 

Les réseaux sociaux ne sont pas en reste, @UNCLarge vous attend sur Facebook  et Twitter . Nos vidéos  sont sur notre chaine Youtube UNCLVIDEO.  Enfin, vous êtes tous invités à rejoindre les plus de 2000 marins du « Club House de l’IRC » sur Facebook.

 

 

 

 

 

Par Etienne Billet, membre UNCL.

Retrouvez-nous aux côtés du Yacht Club de France lors du Salon Nautique 2018

À l’occasion du Salon Nautique de Paris 2018, l’UNCL sera présente auprès du Yacht Club de France du 8 au 16 décembre.

Le Salon Nautique International de Paris, regroupe chaque année, début décembre, toutes les filières des industries nautiques et devient à cette occasion le plus grand port indoor de France. C’est l’occasion pour nous d’être présent auprès de nos partenaires et régatiers.

Venez rencontrer notre équipe, sur le stand du Yacht Club de France situé dans le Hall 1 / Allée K n°73. Nous répondrons à toutes vos questions aussi bien techniques que pratiques.

Ce sera l’occasion de vous présenter le nouveau Guide UNCL/IRC 2019 comprenant le planning de nos Championnats et les dernières infos concernant la jauge IRC.

Retrouvez toutes les informations nécessaires sur le salon ici :  https://www.salonnautiqueparis.com/fr/visiter/infos-pratiques

Possible explication tactique de l’arrivée de la Route du Rhum

Philippe Serenon, Président de l’Association des Propriètaires IRC revient pour nous sur ce finish incroyable que nous ont offert Francis Joyon et François Gabart. Un duel de tous les instants qui ne manqua pas de nous rappeler le premier du genre en 1978 ou la Route du Rhum entrait dans la légende avec la victoire de Mike Birch à seulement 98 secondes devant Michel Malinovsky.

Macif passe en tête la bouée de Basseterre et se retrouve dans le canal des Saintes bâbord amures dans un vent faible de NE de 10 nœuds moyens. Il est sur son flotteur tribord, sans foil, ce qui le pénalise en terme de surface mouillée donc de vitesse et surtout de cap. Comme les virements de bord sur ces multicoques sont très longs, il doit aller jusqu’à la layline pour n’avoir à virer qu’une fois.

Le vent prend de la droite et refuse. Pendant ce temps, Idec qui cherche à se démarquer de Macif, fait plus de cap, reste plutôt à la côte où le vent adonne, lui permettant de réduire la distance au but. Il est donc au vent de Macif et le passe.

Macif perd progressivement du terrain et peut enfin virer. Son virement est très lent, il recule un instant et se relance péniblement. Mais il se retrouve tribord amure donc appuyé sur son foil bâbord. Par contre, il ne peut pas aller jusqu’à lever la coque centrale – s’il y avait assez de vent pour – car il  n’a plus de safran sur le flotteur bâbord et son bateau serait donc incontrôlable.

À 8 miles de l’arrivée environ, Idec vire et perd moins de temps que son concurrent dans son virement. Mais il a un bout ou un filet pris dans son safran tribord et il va moins vite que Macif qui revient.

Mais Macif a 2 miles à combler sur 8 et donc il faudrait aller 25% plus vite qu’Idec pour reprendre la tête de la course, dans un vent de plus en plus évanescent. Il faut se rendre compte que dans une nuit sans lune et avec des milliers de feux de bateaux, il est impossible aux skippers de se repérer sans les instruments. À noter que Macif a des lattes qui sont visibles de nuit, permettant au skipper de mieux visualiser ses réglages.

À 2.5 miles du but, il y a un demi mile d’écart puis l’écart se réduit à 300 mètres à 1,2 mille de l’arrivée. Le vent tombe inexorablement en passant au Nord. Macif est sous le vent et garde un peu plus de vitesse qu’Idec mais quand il est très près, Idec le couvre comme en régate !

Les 2 bateaux tombent sous la ligne et vont devoir virer. A 1,2 mile de l’arrivée, Idec vire et renvoie bâbord amures pendant que Macif continue pour se dégager du contrôle avant de virer. Le virement d’Idec est parfait et il reprend  rapidement de la vitesse. Macif vire 2 minutes plus tard. Il se retrouve sur sa mauvaise amure mais dans si peu de vent, le foil crée plus de trainée qu’autre chose. Macif se retrouve au vent d’Idec mais un peu derrière donc ne peut pas le contrôler.

Idec passe la ligne avec un petit retour de vent après avoir reprise 130 miles en 24 heures, Macif passant 7 minutes plus tard.

Il faut être deux pour donner un spectacle si intense. Magnifique course compte tenu des exploits et des prises de risques que prennent ces Hommes ! De sacrés marins pour un sacré sport !

Classement officiel : https://www.routedurhum.com/fr/classement

Photo © Alexis Courcoux

Philippe SERENON

Evolution de la Route du Rhum vu par Jean Sans

Lancée en 1978, la Route du Rhum entrait dans la légende avec la victoire de Mike Birch à seulement 98 secondes devant Michel Malinovsky. Le premier d’une longue série de vainqueurs qui ont marqué l’histoire de la course.

La Route du Rhum est une course transatlantique en solitaire, courue tous les quatre ans entre Saint Malo et la Guadeloupe fin octobre début novembre. Le record de la traversée est détenu depuis 2014 par Loïc Peyron sur le Maxi Solo Banque Populaire VII, en 7 jours 15 heures 8 minutes et 32 secondes à la vitesse moyenne de 22,93 noeuds sur sa route réelle, et 19,4 Nœuds sur la route orthodromique (distance la plus courte pour rallier Saint-Malo à Pointe à Pitre). L’édition 2014 de la Route du Rhum voit s’aligner sur la ligne de départ 91 partants, le plus grand nombre de participants de l’histoire de la course. Elle sera marquée par une flopée de records, dans toutes les classes avec des temps de référence pour :  François Gabart en IMOCA, Alex Pella en Class40, Erwan Le Roux en Multi50 et Anne Caseneuve en Classe Rhum.

A l’occasion des 40 ans de la course, Jean Sans, Expert maritime et faisant parti du Comité Technique IRC France, refait l’histoire de cette course rentrée dans la légende ou à présent certains bateaux pensent voler sur l’eau. Il se base sur l’orthodromie, qui désigne la géodésique, le chemin le plus court, entre deux points d’une sphère.

 

 

 

Rolex Middle Sea Race 2018 : L’UNCL s’exporte bien!

Plusieurs de nos membres ont pris le départ de la mythique Rolex Middle Sea Race pour sa 50ème édition. Parmi eux, Géry Trentesaux à la barre de son JPK 11.80 Courrier Recommandé avec un équipage «commando» composé de François Lamiot, Alexis Loison, Jean-Pierre Kelbert, Arnaud Aubry, Franck Le Gal et de Xavier Guéguen, qui n’ont pas fait dans le détail face aux 130 bateaux engagés dans cette course dont les meilleurs Maxi du moment.

Cette course de 606 milles (977 km) au départ impressionnant, amène la flotte à faire le tour de la Sicile, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, avant de revenir sur La Valette. Elle a été fondée par le Royal Malta Yacht Club et le Royal Ocean Racing Club en 1968 et cette année a été célébré la 50 ème édition de l’événement.

 

 

 

 

 

 

 

Le parcours exceptionnel de cette régate a valu à l’épreuve d’être décrite par Ted Turner comme «la plus belle course du monde». De nombreux navigateurs célèbres y ont participé tels qu’Eric Tabarly, Cino Ricci ou encore Herbert von Karajan… « quand nous sommes arrivés en Sicile, je me suis rappelé à quel point cette course est belle » raconte Géry en souriant.

Nos membres ne se sont donc pas trompés, neuf d’entres eux ont pris le départ pour une folle traversée ou la concurrence fut relevée !

En IRC 2, 7 bateaux sont engagés dont Arobas 2, l’IRC 52 plan Botin de Gérard Logel. L’un de nos membres en lice, qui décroche une belle 3ème place en temps compensé et termine 11ème overall en franchissant la ligne le premier dans sa classe après 3 jours et 1 heure de course. Il est suivi 12 minutes plus tard du Cookson 50 Endlessgame 2ème et du Farr 52 Optimum qui décroche la 1er place. Teasing Machine, le NMD 54 Muratet, qui menait la flotte en overall en début de course, fut contraint d’abandonner suite a la casse de son pataras. Partie remise car il participera à la prochaine édition de la Rolex Sydney Hobart le 26 décembre prochain.

En IRC 3 ou 12 bateaux d’exceptions sont engagés, Dominique Tian et son Ker 46 Tonnerre de Glen mettent tout le monde d’accord en décrochant la 1er marche du podium dans cette classe et une 5ème place overall. Il laisse derrière lui de belles unités telles que le Mylius Ars Una et le Farr 45 Commanche Raider 3 que seulement quelques heures les sépares. Le Mylius 50 Corum Daguet 2 de Frederic Puzin, un autre de nos membres a, quand à lui, du renoncer à la course. Très belle performance de Dominique Tian et de son équipage!

 

En IRC 4, classe comprenant 19 unités, c’est une fois encore les couleurs du club qui sont hissées sur la plus haute marche du podium ! En effet, le NMD 43 Albator de Philippe Frantz réalise une prestation majuscule en rivalisant même avec des bateaux de rating supérieur tel que Comanche, qu’il devance de 3 heures en réel. Cela lui permet de remporter la première place de sa catégorie et une superbe 3ème en overall. Il laisse donc dans son sillage le Swan 651 Am Meer, 2ème et Elusive 2, le First 45 qui ferme la marche à la 3ème place.

 

En IRC 5, classe la mieux représentée avec 35 bateaux au départ, le JPK 11.80 Article JPK Courrier Recommandé aux couleurs de l’UNCL, skippé de main de maître par Géry Trentesaux, marque un peu plus l’histoire de la course au large avec une nouvelle performance digne des plus grands! L’un des plaisanciers le plus titré de France réalise une course parfaite en terminant 1er overall et 1er dans sa classe : « Nous avons toujours été quasiment en tête dans notre classe et avons atteint le détroit de Messine avant notre concurrent le plus coriace, explique ce grand champion de la gagne. Le vent avait faibli à cette marque de passage mais il a ensuite repris en force. Au près puis au portant, dans une brise qui a atteint les 38 nœuds, nous avons alors creusé un écart qui aura atteint jusqu’à 50 milles sur nos poursuivants. Nous étions rapides et surtout nous avons bien géré les phases de transition, en n’hésitant pas notamment à garder notre spi alors que les conditions à certains moments étaient devenues dantesques » analyse ce skipper réputé pour ses qualités de bon barreur sous spi dans la forte brise. Yves Grosjean, un autre habitué des régates avec son J 133 Jivaro réalise aussi une belle prestation avec une 7ème place en IRC 5 et une 30ème place overall.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En IRC 6, classe comprenant 21 bateaux, c’est le JPK 10.80 Rossko qui remporte cette 50ème édition juste devant un autre de nos membres, Ludovic Gérard à bord de Solenn. Le JPK 10.80 réalise une très belle course avec sa 2ème place dans sa classe et une superbe 10ème place en overall !  L’équipage mené par Ludovic Gérard a su, quand à lui, parfaitement gérer les fluctuations météos en arrivant à pousser son bateau à son maximum : « Une concentration maximum est requise pour cette course. On a enchainé les surfs à plus de 15 nœuds avec un nouveau record du bateau à 19.94 nœuds avec 30 – 35 nœuds de vent! Quelle belle compétition et parcours, ne rien lâcher, toujours engagés. Envoyer de la toile, encore et encore …. On a creusé ainsi le trou avec les suivants… ». Ils terminent juste devant le Sun Fast 3600 Bora Fast qui ferme la marche du podium.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette 50 ème édition fut donc sportive et intense mais a laissé d’incroyables souvenirs, aussi bien à terre qu’en mer. On laissera le mot de la fin au grand vainqueur de cette très belle course, Géry Trentesaux qui, encore une fois, marque un peu plus de son empreinte le monde amateur de la course au large : «Je voudrais dédier cette victoire au marin néerlandais, Piet Vroon. Il est mon mentor et j’ai le plus grand respect pour lui. J’ai navigué pour la première fois avec Piet à l’âge de 16 ans. J’ai navigué pour lui pendant de nombreuses années. Il est mon inspiration depuis plus de 50 ans.»

Un conseil pour les amateurs et les amoureux de la course au large ? : «Un bon bateau, de bonnes voiles et un bon équipage sont les ingrédients principaux de la réussite. »

Toutes les infos à retrouver sur le site de la course : https://rolexmiddlesearace.com/

Photos : @Rolex / Kurt Arrigo