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SPI, TANGON, BOUT DEHORS : quels impacts en IRC

 

SPINNAKERS SYMETRIQUES OU ASYMETRIQUES, TANGONS ET BOUT DEHORS QUELQUES ECLAIRCISSEMENTS SUR LES « FAKE NEWS » LES PLUS FREQUENTES EN IRC

 

Parmi les rumeurs entendues sur les pontons, celles concernant les spinnakers sont parmi les plus répandues ; de nombreuses questions sur ce sujet sont aussi posées au Centre de Calcul. Parmi les plus fréquentes : Les spinnakers symétriques et asymétriques sont-ils évalués de la même façon ? Quelle est l’incidence sur le TCC de l’usage d’un tangon ? D’un bout-dehors ? Des deux ?

En réalité, les réponses aux questions du formulaire que vous remplissez pour demander votre certificat et l’application de la règle 21.6.2 sont les seules informations concernant vos spinnakers qui sont utilisées pour calculer votre TCC.

Concernant la nature et la surface des spinnakers, il faut noter que seul le spinnaker ayant la plus grande surface, quel que soit son type (symétrique ou asymétrique), est pris en compte dans le calcul du rating. Imaginer que le TCC est plus (ou moins) élevé pour un asymétrique est une erreur. Par contre, le type de gréement du spinnaker (ou son absence), tangon, bout-dehors, les deux … , et sa longueur (STL) ont une incidence sur le TCC. Outre ces informations, le nombre de spinnakers embarqués influe sur votre TCC ; vous aurez une petite pénalité si vous en embarquez plus de trois.

Vous trouverez à la fin de ce texte, en italique, les règles IRC 2018 relatives à ce sujet et ci-après les questions les plus fréquentes

Q : Les spinnakers symétriques ou asymétriques sont-ils évalués différemment ?
R : Pas directement, mais voyez ci-dessous la section consacrée au type de gréement.
Q : Y a-t-il une augmentation de TCC si j’embarque à la fois des spinnakers symétriques et asymétriques ?
R :
Pas directement, mais voyez aussi la section consacrée au type de gréement.

Q : La réponse semblant être NON, pourquoi le formulaire demande-t-il combien de spinnakers de chaque type j’embarque et lequel est le plus grand ?

R : L’information que vous donnez est utile pour détecter les erreurs ou les omissions dans le formulaire de demande. Par exemple, si vous déclarez embarquer uniquement des spinnakers symétriques, nous nous attendons à ce que le bateau ait un tangon de spinnaker et probablement pas de bout dehors.

Q : Si les données de mesure linéaires pour les spinnakers (SLU, SLE, SFL, SHW) ne sont pas des valeurs limites maximales, mais seulement celles du spinnaker ayant la plus grande surface (SPA), pourquoi le Centre de Calcul demande-t-il ces informations ? Pourquoi le formulaire demande-t-il aussi les données linéaires pour le plus grand spinnaker de chaque type ?

R : Ces données aident le Centre de Calcul à identifier les problèmes possibles avant que le certificat ne soit émis. Par exemple si un test indique qu’un spinnaker est très grand ou très petit, le Centre de Calcul peut vérifier les données du spinnaker par rapport aux données linéaires. Elles aident également lors d’un contrôle car la surface SPA n’est pas mesurable directement.

Q : Pourquoi sur les formulaires de revalidation ou de modification, le Centre de Calcul demande-t-il si le plus grand spinnaker est le spinnaker symétrique ou l’asymétrique alors qu’il peut calculer leurs surfaces ?

R : Parce que le Centre de Calcul reçoit parfois des données, par exemple pour un nouveau spinnaker asymétrique, et avec les données linéaires il peut vérifier que le spinnaker symétrique du dernier certificat est (ou n’est pas) toujours le plus grand.

Q : Quelle est l’influence du gréement de spinnaker ?

R : Le type de spinnaker n’affecte pas le calcul du TCC. C’est la façon dont le spinnaker est porté qui fait la différence et, par conséquent, le type de gréement que vous mettez en œuvre. Le STL qui en découle influe également.

La règle 21.3.5 dit :

« Les bateaux seront jaugés selon qu’ils utilisent un tangon de spinnaker et / ou un bout-dehors, selon les configurations suivantes :

 (a) Pas de tangon de spinnaker (spinnaker amuré sur le pont) ou un bout-dehors dans l’axe seulement.

(b) Un bout dehors articulé seulement.

(c) Un tangon de spinnaker ou des tangons avec ou sans bout dehors. »

STL est la plus grande distance horizontale mesurée, sur ou près de l’axe du bateau, entre la face avant du mât et l’un des points suivants :
– l’extrémité du tangon ou du bout dehors ;
– le point d’amure du spinnaker sur le pont projeté verticalement si nécessaire ;
– si une voile d’avant peut être amurée en avant de l’étai, le point d’amure de la voile d’avant sur le pont, projeté verticalement si nécessaire ou à l’extrémité du bout dehors.

Q : Quelle est l’influence sur le rating des différentes configurations de tangon et de bout-dehors ?

R : Le tableau ci-dessous présente pour un bateau d’environ 35 pieds, quelques configurations usuelles pour un spinnaker ayant dans tous les cas la même surface SPA.

TCC A étant le TCC le plus bas et TCC E le plus élevé :

 

 

 

 

 

 

Autres règles IRC à consulter sur ce sujet :

21.6 Spinnakers.

21.6.1 Les bateaux embarquant plus de trois spinnakers à bord en course, voient leur TCC augmenter.

21.6.2 La surface du spinnaker (SPA) est calculée par la formule suivante :

SPA = ((SLU + SLE) / 2) * ((SFL + (4 * SHW)) / 5) * 0,83

Les mesures SLU, SLE, SFL et SHW du spinnaker à bord ayant la plus grande surface doivent être déclarées. La superficie calculée de ce spinnaker est inscrite sur le certificat comme étant la SPA maximum autorisée.

8.10.1 Les valeurs indiquées sur le certificat pour LH, le bau, le poids de bulbe, le tirant d’eau, x, P, E, J, FL, MUW, MTW, MHW, HLU max, HSA, SPA, STL sont des valeurs maximales.

On fait le point auprès des Quadrasailors

En attendant les résultats définitifs de cette édition 2017-2018 de la Transquadra – Martinique où trois bateaux sont encore en course, on fait le point de nos marins UNCL enrichis de cette belle aventure.

Solo au départ de Lorient :

Ils étaient pas moins de 4 à prendre le départ de cette deuxième étape au départ de Madère pour rallier le port du Marin en Martinique.

Tout d’abord le grand vainqueur qui détient le record de l’épreuve : Team 2 Choc skippé par Alexandre Ozon qui écrit l’histoire de la course en terminant premier en temps réel et en temps compensé des deux étapes qui composent cette course. La deuxième étape est bouclée en 13 jours 01 heure et 14 minutes malgré un safran cassé dans la dernière ligne droite. Performance énorme pour un marin incroyable. Il raconte :

« Coucou à tous, après quelques jours de silence radio… je pense que tout le monde a bien compris que Team2Choc et Alex étaient bien arrivés à bon port en Martinique. Désolé pour les non nouvelles, mais le temps de digérer une fin compliquée et l’arrivée magistrale avec un beau catamaran venu à ma rencontre environ 30 minutes avant de couper la ligne d’arrivée avec des amis, mes 2 fils et ma douce… Des émotions fortes, j’en ai vécu pendant ces 13 jours de mer, mais cette arrivée restera gravée en moi à jamais. Je suis plus que flatté de votre soutien, de votre suivi, j’espère vous avoir envoyé un peu de soleil, de belles couleurs et du rêve. Je vais revenir vers vous pour plus de détails et surtout de remerciement.

Nous avons, tous ensemble, fait un travail remarquable, et donc je vous l’annonce officiellement…

1ère étape gagnée en temps réel et en temps compensé. Premier arrivé toute flotte en solitaire, ce n’était jamais arrivé !!!

2ème étape gagnée en temps réel et en temps compensé. Premier arrivé toute flotte en solitaire, ce n’était jamais arrivé !!!

Nous avons le record de l’épreuve !!! »

Vient ensuite Patrick Roséo à bord de son Pogo 30 Safran Rouge qui réalise une très belle course en finissant sixième en temps réel après 14 jours 16 heures et 51 minutes de mer.

Hugues Le Cardinal et Claude Dabir font bonne figure respectivement à bord de Mascarade, un JPK 9.60 en 17 jours 10 heures et 14 minutes et Demain Dès L’Aube, un Pogo 8.50 en 17 jours 16 heures et 18 minutes. Ils ont coupé la ligne dans un mouchoir de poche à 6h d’intervalles.

Passons maintenant aux Duos Barcelone :

Ils étaient trois, dans les startings blocs à prendre le départ de Madère. Gilles Caminade et Sebastien Novara à bord de Chenapan-Airtelis coupèrent la ligne en troisième position en temps réel après 14 jours 19 heures et 50 minutes. Tous deux suivis de très près par le duo de Twinl Banque d’Affaires composé de Frank Loubaresse et Matthieu Foulquier finissant donc à la quatrième place en temps réel, à peine une heure après, bouclant cette deuxième étape en 14 jours 18 heures et 41 minutes! Une belle bataille que nous ont fait vivre ces deux équipages!

Viennent en suite Daniel Tinmazian et Gérard Guilluy avec leur A35 Lpliz.com qui malgré leurs mésaventures en début de parcours, n’ont rien lâché et finissent neuvième en temps réel. Une belle leçon de persévérance :  Daniel : « Il fallait valider mon état de santé, d’ailleurs à ce sujet, je souhaite https://www.uncl.com/#remercier les Portugais qui nous ont pris en charge, tout le monde à l’hôpital de Funchal était top, puis l’état de santé du bateau. Une fois ces deux points réglés, il fallait prendre une décision : rentrer en Méditerranée ou repartir. Les deux étaient aussi difficiles l’un que l’autre. Et il y avait tellement d’enjeux avec la famille, les amis, et puis aussi les engagements financiers et logistiques pris pour venir ici, que c’est la course qui l’a emportée ! »

Enfin les Duos Lorient :

Ils sont six, six bateaux à vouloir couper la ligne avant le copain ! En tête de ce peloton made in UNCL, Agence Directe 3.9% de François-Rene Carluer et Gwenael Roth, deuxième de l’étape en temps réel en 13 jours 08 heures et 16 minutes. Arrivé 4 heures après eux, Jataka skippé par Philippe Girardin et Gwenael Thomas complète le podium de cette étape en temps réel en 13 jours 12 heures et 41 minutes.

Atlantic Loisirs de Gérard Quenot et Jerome Apolda finissent onzième en 13 jours 23 heures et 16 minutes en temps réel après quelques mésaventures. Extrait : « En ce qui nous concerne, nous nous disons qu’avec un spi et un génois définitivement irréparables, trois écoutes de spis parties à l’eau, six poulies explosées, un chandelier plié et une cuillère disparue ( !), nous nous en sortons bien. Quelques frayeurs de chute en mer en pleine nuit resteront évidemment dans nos mémoires. Ainsi qu’un changement de drisse du grand spi en tête de mât, spi déployé avec une ascension sous 25-27 knt de vent. Dans ce genre de situation, la confiance mutuelle est essentielle ! »

Le Duo de Séphora Marine Pool composé de Jacques Amédéo et Brice Tailliander coupent la ligne d’arrivée le 26 Février à 05 heures du matin après 14 jours 13 heures et 55 minutes de course intensive. Bravo messieurs ! Ils sont dix-septième en temps réel. Surgi une heure plus tard Groupe 5 ou Gilles Brétéché et Jérome Croyère terminent l’épreuve en 14 jours 15 heures et 06 minutes. Encore un beau spectacle !

Jean-Yves Le-Gall et Antoine Le-Villain ferment la marche à bord de On line un Ofcet 32 après une belle course finie en 15 jours 20 heures et 29 minutes.

Bravo messieurs pour cette belle aventure !

Rendez-vous la semaine prochaine ici même pour les résultats en temps compensé !

 

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Cliquez sur les images ou le texte ci-dessous pour plus d’informations:

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seahorse cover 2016 s
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RORC Carribean 600 le French Flair

Avec 87 yachts déjà engagés et plus attendus, la 10ème édition de la RORC Caribbean 600 aura une flotte record. Des équipes d’au moins 22 pays ont déjà participé à la célèbre course au large des Caraïbes. Depuis 2009, les voiliers de Grande-Bretagne et d’Amérique constituent la majorité de la flotte, et cette année ne fait pas exception, les deux pays représentant plus de 30 entrées. Pour la 10ème édition cependant, un nombre important de skippers venant de France seront sur la ligne de départ le lundi 19 février à Antigua. La course passionnante autour du centre des Caraïbes, comprend trois îles françaises comme marques de parcours ; Guadeloupe, Saint Martin et Saint-Barthélemy.

 

Le Français Eric de Turckheim avec son bateau Nivelt-Muratet 54 Teasing Machine, vainqueur de la RORC Transatlantic Race 2017, peut être considéré comme l’un des favoris pour remporter le Trophée RORC Caribbean 600, décerné au meilleur voilier IRC. Onze équipes françaises sont déjà enregistrées et leurs équipages devraient être renforcés par de jeunes  Figaristes guadeloupéens.

Lors de la course de 2016, Teasing Machine d’Eric de Turckheim a terminé troisième au classement général et a remporté la course en IRC 1 avec son précédent bateau, un A13. Dans la perspective de la course, il commente: « Le RORC Caribbean 600 est une course très intéressante: le parcours offre de beaux paysages, en particulier autour de la Guadeloupe, mais il est aussi tactiquement difficile avec des flux d’airs perturbés par les terres et des conditions météos difficiles… La Belle et la Bête »

La RORC Caribbean 600 fait partie du championnat Class40 2018 et six concurrents sérieux sont en compétition cette année. La majorité vient de France et comprend Eärendil de Catherine Pourre, revenant après une terrible bataille l’année dernière :

« La course est très bien connue par les concurrents de Class40, elle est réputée concurrentielle, féroce et intense, avec beaucoup de problèmes de manœuvres et de tactiques », explique Catherine. « Tout cela dans un environnement magnifique avec des îles magnifiques, un climat délicieux et des gens adorables avec un accueil chaleureux. C’est une course physique pour les Class40 qui est très exigeante pour l’équipe, personne ne va dormir pendant toute la course! Vu que c’est plus exigeant pour l’équipage que pour le Fastnet, je serais très heureuse si nous pouvions terminer cette course en vainqueur, je suis sûre que je ne suis pas la seule! »

 

Bateaux français participants à la RORC Carribean 600 :

BateauxSkipperDesignHome Port
AlbatorPhilippe FrantzNmd43Saint Tropez
BhbArthur HubertClass 40Saint Malo
Capo DI ForaOlivier RapeaudLevrier Des Mers 20mCherbourg
EärendilCatherine PourreClass40La Trinité Sur Mer
Esprit ScoutMarc DubosClass40Port De La Rochelle
French Tech CaraîbosGilles LamireMulti50Saint Malo
Guyader GastronomieChristian GuyaderTs42Lorient
Niob6Olivier RapeaudActual 46
Noisy OysterBernard McGranaghanJ 122Port de Porquerolles
Sensation Class 40Marc LepesqueuxClass40
Teasing MachineEric de TurckheimNmd 54

RORC Caribbean 600 Régate Virtuelle

Huit cents marins ou plus participeront à la RORC Caribbean 600 cette année et si vous souhaitez vous mesurer à eux, participez à la régate virtuelle RORC Caribbean 600. Skippez votre bateau virtuel en temps réel, construisez votre stratégie sur ce parcours de 600 milles. (16 000 participants lors de cette dernière édition)

 

Un début d’année 2018 en hausse pour l’IRC

Le certificat international de classification Spinlock (IRC) a pris un bon départ en 2018 avec une augmentation du nombre de demandes au cours du premier mois de l’année avec près de 1000 certificats émis en janvier. C’est très positif pour l’IRC car les certificats ne sont pas renouvelés automatiquement. Les propriétaires doivent demander un nouveau certificat par l’intermédiaire de leur autorité de réglementation IRC locale et renseigner toute modification de la configuration du bateau avant que le certificat ne soit délivré par le bureau de notation RORC ou UNCL Centre de Calcul, copropriétaires et administrateurs d’IRC.

Les modifications apportées aux calculs d’évaluation IRC sont mises en œuvre chaque année en janvier pour répondre aux innovations techniques en matière de conception de yacht, une pratique mise en œuvre par le comité technique IRC pour encourager les courses serrées et protéger la flotte principale tout en restant progressif. Au cours des 12 derniers mois, le comité technique a étudié les effets des foils et leur classification. Les bateaux tels que Infiniti 46 Maverick utilisant le système de stabilité dynamique verront un changement dans leur note dont ils bénéficieront pour le prochain RORC Caribbean 600. D’autres développements pour l’IRC 2018 incluent des changements aux calculs affectant: la surface de spi (SPA), les sports boats, et des bateaux  fixant des voiles d’avant en avant de l’étai et ne portant pas de spi. La classification «dayboat» a également été retirée de la Règle, laissant l’évaluation de la conformité aux règlements spéciaux offshore des bateaux aux organisateurs de l’événement.

Pour plus de détails concernant l’évolution de la jauge cliquez sur les liens ci-dessous:

 https://www.ircrating.org/technical-a-certification/rule-a-definitions

https://www.ircrating.org/images/stories/pdf/2018/irc_changes_2018_explanation_gbr_fra.pdf

Photos: Rolex/Kurt Arrigo

Crue de la Seine : L’UNCL ferme ses locaux

En raison de la crue importante de la Seine, qui empêche l’accès aux bâtiments situés le long du Quai Alphonse Le Gallo, les locaux de l’UNCL seront fermés du Mardi 23 au Vendredi 26 janvier inclus.

Nous suivons avec attention les évolutions météorologiques et vous informerons de l’évolution de la situation dans les plus brefs délais.

Bien entendu, l’équipe continue le traitement des demandes de certificats IRC et toutes les demandes concernant le club. En l’absence de ligne téléphonique, contactez-nous par email aux adresses suivantes :

En vous remerciant de votre compréhension,

L’UNCL.

Cahiers du Fastnet 2017 : Crescendo à l’arrache !

Fastnet un peu à l’arrache, étant sur la liste d’attente, et n’ayant été prévenus que mi-juin. Finalement nous étions bien à Cowes l’avant-veille, avec notre Jpk1010 pour en découdre en IRC 4 contre 83 autres concurrents!

Équipage de 6, familial au 2/3,  complété par 2 amis des enfants et neveux, et jeunes en dehors du skipper ! Expérience limitée de l’offshore pour les jeunes mais beaucoup d’envie.

Le bateau était bien préparé, si ce n’est la GV de 4 ans, dont 1 Transquadra, qui s’est déchirée dans un grain la veille de la course. Heureusement nous disposions de celle de convoyage qui a été tout à fait efficace dans le petit temps et la brise, mais plus difficile dans le médium.

La préparation stratégique s’est faite un peu moins dans l’inconnu grâce aux excellents topos de Nicolas Lunven que je remercie encore.

Cette course à été passionnante, très segmentée, incluant des routages généraux assez fiables et des situations locales qu’il ne fallait pas rater. Beaucoup d’effet de sites( vent ou courant) sur les différents caps, pas tous perçus à temps, mais qu’on a retenu pour la prochaine fois !

Trois jours de près pour monter au Fastnet, avec de tout comme vent en force et direction. La couverture était assez nuageuse et les fronts pas toujours bien visibles. Finalement, il y avait beaucoup de petits gains à faire en montant l’escalier, sauf sur la fin de la remontée où le vent s’était stabilisé au Nord.

Le passage du rocher s’est réalisé pour nous dans la pétole, à toucher le caillou, ce qui ne doit pas arriver très souvent. La descente vers les Scilly sous spi a été rapide, un peu trop, les surfs ayant grisé mes habitués de la planche et du kite, ce qui nous a écarté de la route directe. Nous nous sommes rattrapés ensuite grâce au Code 0, jusqu’au cap Lizard, puis battus contre un autre JPK 1010 suisse, jusqu’à la dernière minute de la course.

Arrivée inoubliable en plein feu d’artifice ! Grosse ambiance à Plymouth, les Anglais battus n’étant pas rancuniers et l’organisation digne du standing du sponsor. Très heureux du résultat, 6 ème en réel et 11ème en compensé sur 83. Les enfants conquis et la relève assurée.

J’ai débriefé grâce au tracking, bien analysé notre course et nos erreurs, et apprécié celles de nos prédécesseurs ! Bravo à eux. Cette course est unique. Mais elle est anglaise ! A imiter, soit une Ar Men agrandie, soit la Drheam Cup. Bonne réflexion !

Philippe Sauzières

Image : Carlo Borlenghi

Cahiers du Fastnet 2017 : Orange Mécanix, analyse en plusieurs points

Pour faire un bon résultat au Fastnet, il fallait plusieurs conditions :

  • avoir un bon bateau et un bon équipage : nous l’avions,
  • être au rendez vous aux 3 moments clés :
    •  passer la première pointe de Darthmouth à la cote : nous ne l’avons pas fait (perte 1h00),
    • ne pas s’enfoncer dans la baie de Plymouth et virer dès que le front passait : nous l’avons fait,
    • aller chercher la bascule et le vent au Nord, en mer d’Irlande : nous l’avons fait,
  •  ne pas casser du matériel : nous en avons eu beaucoup trop, on fait sans doute des erreurs à ce niveau : têtière de gv qui casse 1h00 après le départ et qui entraine un trou dans la gv, soit perte 25 mn vs nos concurrents, j2 qui se déralingue en mer du nord et se déchire au passage, A3 qui se coupe en deux au bout de 5 mn (il devait y avoir un accroc), puis point d’écoute du spi lourd qui s’arrache, entre le Fastnet et Scilly donc plus de spi, donc 2h00 de perdues !
  • prendre beaucoup de plaisir à faire cette course : nous l’avons eu à 100 % !

Malgré ces problèmes nous pensions avoir acquis notre place de 8ème au Fastnet, le reste était tout droit … Un bout de dynema ‘sur-dimensionné’ parait-il en décidera autrement, nous faisant passer à la 23 ème place à l’arrivée. C’est la première année avec ce xp 44 qui une fois réglè et fiabilisé un un gros potentiel.

Nous avons beaucoup appris :

  •  la course se gagne avec une préparation et une attention minutieuse sur le matériel
  • la gestion d’un équipage à 11
  • la gestion d’un bateau beaucoup plus puissant que le précédent (x-41), avec des problématique différentes.

Malgré tout ces problèmes les 11 ont vécu un moment d’intense bonheur, y compris les 4 qui découvraient la course au large. On reviendra.

Notre raison d’être : la course en équipage amateur sur des bateaux de série, qui nous permet de vivre une aventure humaine et technique sans équivalent.

Pour cela il nous faut :

  • Des concurrents avec des équipages 100 % amateurs.
  • Des bateaux qui ressemblent à des bateaux de série accessible a tout le monde.
  • Des règles du jeu claires et qui soient appliquées par tout le monde (donc contrôlées, il n’y a pas de règles qui ne tiennent sans contrôle).

Sur ces 3 points nous n’y trouvons pas trop notre compte en IRC1.

Attention à ne pas décourager les équipages ‘amateurs’ (qui ne font forcément que de la course saucisson) c’est eux qui font le gros des lignes. Il me semble que L’UNCL et le RORC devraient sur ces 3 points avoir une vision et une stratégie claires, et ensuite l’annoncer de manière compréhensible par tous. Pour l’instant nous n’y comprenons rien.

Des propositions :

  • des classements 100 % amateurs
  • des contrôles sur les bateaux qui gagnent (difficile de contrôler toute la flotte, mais pourquoi pas contrôler les 3 premiers à l’arrivée)
  • taxer plus les protos, (ou les protos qui se font passer pour bateau de série …)

Maxime

Image : RORC Fastnet 2017 Gallery – Kurt Arrigo