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Class 30 One Design™ : Ca y est ! On peut passer commande du « chaînon manquant » abordable et fun, 100% Made in France !

Excellente nouvelle pour le bateau imaginé et conçu à l’initiative de l’Union Nationale pour la Course au Large, du RORC en Angleterre et du Storm Trysail Club aux USA pour servir de support à l’initiation comme à la pratique de la course au large, dont la première apparition à flot est prévue pour la fin de l’année. Avec la remise de l’Avant-Projet Définitif par VPLP et Multiplast au terme de neuf mois d’études, de recherche et de développement, les commandes sont maintenant possibles. Dans l’objectif, une participation des premiers monotypes Class 30 One Design™ au Spi Ouest-France 2023.

Fin de la phase d’études détaillées et envoi de bons de commande aux réservataires

C’était bien entendu la partie immergée de l’iceberg, mais son importance est prépondérante pour l’avenir de la classe toute entière « Notre choix a été de prendre un peu plus de temps pour la partie études de manière à pouvoir entamer la construction directement avec la série » explique Yves Ginoux, secrétaire général de l’UNCL, en charge du Projet. Le bateau est maintenant entièrement défini techniquement, commercialement (prix de base de la version Club sans voiles 94 500 euros HT, version One Design sans voiles 132 500 euros HT + options) et le planning de réalisation est validé. Quelques belles nouvelles sont encore apparues : grâce à sa puissance et sa stabilité, les versions Club et One Design sont homologables CE en catégorie A4, une configuration avec 4 équipiers très appréciable dans des épreuves océaniques ou au large comme la Fastnet Race par exemple. Pour la vélocité et le fun, le déplacement réduit de 2 700 kg associé à une surface de spi importante de 105 m2 permettent d’anticiper de belles glissades.

Les 25 réservataires confirmés qui ont assuré leur place dans l’ordre de production vont recevoir début mai une proposition de contrat de vente. Les premiers bateaux seront livrés en fin d’année et le rythme de production sera ensuite d’un bateau par semaine à partir de janvier 2023.

Pour recevoir plus d’informations sur le bateau et les prix de vente proposés : class30@uncl.com

Un avant programme de régates pour le nouveau monotype

Pour cette année de démarrage, une liste de 13 épreuves sont inscrites au programme en Manche et en Atlantique et 10 épreuves en Méditerranée, entre le 7 avril et la fin octobre, avec des régates pour les Class 30 Club et One Design en monotypie sur les principales courses 2023, dont celle du RORC avec le Fastnet par exemple. Le programme inclus des épreuves en double et/ou en équipage, pouvant comporter une classe réservée au Class 30.

A noter du 14 au 20 juillet le projet de « Démo Class 30 Tour » une course de 5 jours ouverte aux équipages au départ de Lorient, ainsi que la « Grande Finale Class 30 » sur 4 jours prévue pour les doubles comme pour les équipages à Lorient ou à la Trinité.

Le « Class 30 Tour » est d’ores et déjà prévu au programme de 2024.

Voir préprogramme en PJ

Ils ont dit :

Géry Trentesaux, président de l’UNCL extrait d’une interview réalisée par Ouest-France

(J Guyader) « On a tous bénéficié, je parle des gens de ma génération, d’une formation à partir du Tour de France à la voile, ou de la Solitaire du Figaro. Et il n’y avait pas de meilleure école au monde que ces deux filières. Et ça, aujourd’hui ça manque. Le Figaro est devenu un peu élitiste, et le Tour n’existe plus. Les jeunes ne pratiquent plus le large comme nous, on le pratiquait. J’ai fait des Tour de France, mais aussi les courses du RORC en famille. Et on pense qu’il y a un chaînon manquant entre le day boat (sortie à la journée), comme le J80, et les bateaux de course au large. Dans le temps, il y avait le half-ton, un bateau de 9 m avec cinq équipiers à bord, sur lesquels on faisait des milles et des milles. Ce que l’on veut avec le Classe 30 c’est un bateau qui soit abordable pour les jeunes, mais aussi pour les quadras. »

Yann Penfornis, Multiplast Groupe Carboman

« Après 9 mois d’échanges avec l’UNCL et le RORC nos équipes et celles de VPLP viennent de remettre l’Avant-Projet Définitif (APD) pour ce monocoque de 30’. Outre le devis de poids, les études de stabilité, les plans de voilures, structures, pont et appendices, ainsi que les valeurs de rating IRC, ce document intègre les prix de vente des 2 versions (Club et One Design) avec un site de production en Bretagne Sud.

Ce dernier point est un motif de satisfaction supplémentaire car, suite aux confirmations de commandes de la part des Clubs et des propriétaire, construire cette série de bateaux à quelques km du site historique de Multiplast et de chez VPLP facilitera la production et la mise au point de ce nouveau monotype.»

Rappel

Class 30 Club : version de base, simplifiée mais performante, pour la formation d’équipiers à la course au large et la régate monotype à un prix d’appel prêt-à-naviguer particulièrement compétitif permettant son acquisition par le plus grand nombre.

Class 30 One Design™ : version Club à laquelle sont ajoutés des modules d’équipements (mât et bout-dehors carbone, pack électronique complet, modules navigation et bloc cuisine, …) destinés à étendre le domaine d’utilisation et les performances pour la course au large. La version Class 30 One Design permet de régater en monotype, en duo ou en équipage, et d’être compétitif en IRC.

Points clefs du projet Class 30 One Design™ :

– Un bateau sur lequel il est agréable de naviguer : à la barre ou au rappel, sur une carène qui mouille peu, avec un grand cockpit pour manœuvrer en équipage

– Une conception qui permet de tenir l’objectif de coût :

Des formes simples et peu de surface développée

Un principe de structure et d’assemblage adapté à une production en série monotype

Un plan de pont et de gréement sans superflu

– Une part importante donnée à l’éco-conception, avec une réflexion globale sur la construction mais aussi sur les usages et la manière de naviguer

– Une carène puissante et polyvalente pour un bateau évolutif dans toutes les allures

– Un plan de pont léger, efficace et accessible pour prioriser les réglages dynamiques et l’apprentissage de la navigation en équipage

L’UNCL c’est

Un Club de passionnés et de coureurs, ouvert à tous ceux qui sont concernés par la pratique et le développement de la régate et de la course au large. L’Union Nationale pour la Course au Large est née en 1971 de la fusion de l’U.N.C., crée en 1913 et du G.C.L., créé en 1960. Club affilié à la Fédération Française de Voile, l’UNCL a plus de 250 membres et son bon fonctionnement repose sur un grand nombre de bénévoles qui assurent son organisation et sa direction. Avec le RORC, l’UNCL a créé la jauge CHS (Channel Handicap System), aujourd’hui IRC (International Rating Certificate).

L’UNCL assure le développement d’un Championnat annuel IRC UNCL Méditerranée et Manche-Atlantique en s’appuyant sur les régates organisées par les grands Clubs du littoral et la co-gestion de la jauge IRC.

Son siège social est situé 41 Avenue Foch 75016 Paris.

Président : Géry Trentesaux au 11/12/2021 (à la suite de la Présidence d’Anne de Bagneaux-Savatier)

Secrétaire Général : Yves Ginoux

Président Association de Propriétaires de bateaux jaugés IRC, PropIRC : Philippe Sérénon

Le RORC c’est

Un club unique et exclusif, fondé en 1925, dédié à l’encouragement des navigations sur de longues distances ainsi que d’autres formes de courses, régates et activités liées au yachting.

Les membres du Royal Ocean Racing Club constituent un vaste réseau de marins qui bénéficient de deux Club-houses exemplaires, situés dans le centre de Londres et dans la capitale de la voile au Royaume-Uni, Cowes.

Avec l’UNCL, le RORC a créé la jauge CHS (Channel Handicap System), aujourd’hui IRC (International Rating Certificate).

Commodore : James Neville

Vice-Commodore : Eric de Turckheim

Le Storm Trysail Club c’est

Fondé en 1938 à Larchmont, NY, ce Club est réservé aux marins qui ont connu des conditions de tempête et sont capables de commander un voilier dans de telles conditions. Son but est d’encourager la croisière hauturière tout comme la régate et la course au large. Le Club est organisé en 12 « académies » réparties dans les principaux centres de voile des Etats-Unis.

Le STC est connu pour être à l’avant-garde du développement de nouveaux événements, de solutions de temps compensé (jauges et handicap), de conception de bateaux et de procédures de sécurité.

Commodore : Edward Cesare

Vice-Commodore : Ray Redniss

Toutes les infos sur le Class 30

class30@uncl.com

Illustration : (c) VPLP Design

Relations Presse

Maguelonne Turcat

+33 6 09 95 58 91

magturcat@gmail.com

Newsletter de l’UNCL : La gazette qui vous vient du large

Voici la newsletter de l’UNCL, nous vous invitons à la découvrir et à la partager. Vous y trouverez différentes informations concernant la vie du club mais également les actualités de nos championnats et de la voile en générale.

L’édito: Jubilé

A un mois de l’ouverture du village de la Cap-Martinique à La Trinité sur Mer : 40 élus !

Petit retour en arrière ; Depuis l’ouverture des inscriptions lors du Nautic 2019, 83 équipages se sont identifiés sérieusement en franchissant la première étape des inscriptions pour la première édition de la Cap-Martinique. 

30 mois plus tard, ils sont 40 sur le pied de guerre, bien décidés à se réaliser dans l’accomplissement de cette première transat directe, en course et engagée.

Premier constat, une Cap-Martinique, cela se mérite et l’investissement est important. Il faut arriver à concilier vie personnelle et professionnelle avec ce défi sportif très chronophage… On le sait tous, la vie n’est pas un long fleuve tranquille et la Cap-Martinique est quand même un Océan à traverser en course.

Unique et engagée, on vous le dit et c’est marqué sur l’affiche !

Chapeau bas à tous ces compétiteurs qui sont à la hauteur des causes soutenues.

Les Duos :

KUTTEL Adrien, HEGIE Gerry (JPK 10.30 / Sentinel Ocean Alliance)
CARPENTIER Patrice, HOAHER Frédéric (JPK 9.60 / Planète Urgence)
DELEMAZURE Alexandre, WEIL Emmanuel (Figaro 2 / Project Rescue Ocean)
DERVILLE Victor, FIGEAC Gauthier (Ofcet 32 / Énergie Jeunes)
MONTECOT Jacques, LAFITE Samuel (Figaro 2 / Loire Odyssée)
AMEDEO Jacques, TAILLIANDIER Brice (JPK 110 / Te Mana o te Moana)
BURGAUD Olivier, PONTU Sylvain (JPK 10.80 / Contre Vents et Cancers)
GERARD Ludovic, BROSSAY Nicolas (JPK 10.80 / Pure Ocean)
TROUSSEL Olivier, BAUCHER Benoit (JOD 35 / Nidcap)
PAUL Patrick, PAUL Maxime (JPK 10.10 / Association Sainte Bernadette)
GACH Philippe, D’ALLARD Thierry (Pogo 30 / Association Fegaye)
PERON Alain, CHAVIGNY Jean-Marc (JPK 10.10 / Un papillon contre l’eczéma)
MENAHES Ludovic, LE GOFF David (JPK 10.10 / Karrgreen)
CADIOU Loeiz, DELAMARRE Hervé (JPK 10.10)
DE WITTE Tristan, DUTREUX Marcel (JPK 10.10 / Entreprise du Patrimoine Vivant)
SAUZIERES Philippe, VALRAUX François (JPK 10.80 / A Tree for You)
CHERIAUX Jean-François, CHEVALIER Patrick (JPK 10.10 / Les Apprentis d’Auteuil)
FROMENT Quentin, FROMENT Vianney (Figaro 2 / Le Rocher, Oasis des Cités)
WATINE Nicolas, ROCHARD Rémy (A 35 / Choisir l’Espoir)
JACOBSON Robert Rosen, HENDRICKX Gijs (Sun Fast 3300)
D’ABOVILLE Éric, DE LAMINAT Sébastien (JPK 9.60 / Parrains Marins)
AMALRIC Séverine, AMALRIC Pierre-Henri (Figaro 2 / L’Envol)
BARSOTTI Pierre, BOUTHORS Etienne (JPK 9.60 / La Ligue contre le cancer)
FISH Deb, DAVIES Rob (Sun Fast 3600 / Disasters Emergency Committee) 

BEHAGHEL Marc, PINTA Guillaume (JPK 10.30/Aura France)

Les Solos :

JOB Even (Figaro 2 / Oc&aïa)
VIAN Régis (A 31 / Espérance Banlieues)
GAUDRU Philippe (Sun Fast 3600/El Camino de l’espoir)
ISOARD Patrick (Sun Fast 3200 / Enfants du Mékong)
TOUGERON Frédéric (First 36.7 / Radis)
BODIN Stéphane (JPK 10.30 / Les Blairoudeurs)
KELBERT Jean-Pierre (JPK 10.30)
THOMAS Éric (Pogo 30 / Imagine for Margo)
OZON Alexandre (Sun Fast 3300 / Les Voiles de l’espoir)
HAMON Jean-François (Sun Fast 3300 / Architectes sans Territoire)
DOMENECH-CABAUD Laurent (Figaro 2 / AVF – Végécantines)
CHATAIGNER Hervé (JPK 10.30 / Scolioses et Partage)
CORET Pascal (Pogo 30 / CDC Développement)
LEFORT Etienne (A 35)
FOLLIN Adrien (Sun Fast 3300)

La Cap Martinique en chiffres :

0 bouteille plastique autorisée à bord
1 plan de gestion des déchets
1 ou 2 : le nombre d’équipiers à bord
9 : le nombre de jours d’ouverture du village départ à la Trinité sur Mer
1er mai : la date de départ pour tous
19 mai : la date probable d’arrivée des premiers
19 à 22 : le nombre de jours de mer de la plupart des concurrents
30 à 40 pieds (10 à 12 mètres environ) la longueur des bateaux
3 800 miles (7 000 km) à parcourir non-stop

Presse organisation :
Matthieu Honoré (pour Disobey)
+336 30 54 42 90
matthieu@sillages-communication.com

Crédits photos : D. Ravon – Ready Prod – A. Dujoncquoi – CMT Martinique

Photos HD sur demande à matthieu@sillages-communication.com

Bilan de la Transquadra 2021-2022

La Transquadra 2021-2022 aura été une édition exceptionnelle à bien des titres

Tout d’abord parce que la pandémie de Covid 19 s’est invitée et a, non seulement reporté le départ de 13 mois, mais a aussi sérieusement perturbé l’escale de Funchal et le programme à l’arrivée en Martinique. Ainsi, le confinement à bord, en attente de résultat de test, à l’arrivée à Funchal, a été assez dur à vivre : rester coincé parfois 12h à bord après neuf jours de mer, avec restaurants et bars ouverts à portée de voix restera un assez mauvais souvenir. De même, la réception de remise des prix, d’abord annulée puis organisée en mode restreint au dernier moment, ne restera pas dans les mémoires le meilleur évènement de l’épreuve. Un grand bravo néanmoins à l’organisation qui a pu jouer avec les difficultés et a su organiser au mieux cette très belle régate.

Ensuite parce que deux dépressions successives sont venues perturber les alizés et ont barré la route du Sud lors de la seconde étape, obligeant les concurrents à monter plus au Nord que la plupart ne le désiraient. Adieu le soleil et la chaleur et des surfs sur la belle houle longue de l’Atlantique. Au lieu de çà, une première semaine à jouer avec les deux dépressions avec leur cortège de nuages, d’humidité et de vents variables. Et une seconde semaine, avec un alizé puissant, et une mer très peu ordonnée.

Enfin parce que, même si la participation reste élevée, 80 bateaux au total, il n’y aura aucun solo au départ de Marseille, les deux seuls en lice partiront finalement de Lorient.

Mais revenons sur la première étape. Côté Atlantique, scénario pas inhabituel, avec une sortie du golfe de Gascogne passant par une dorsale à négocier, puis des alizés portugais soutenus jusqu’à Madère. A ce jeu classique, les « vieilles coques » raflant les plus belles places, JPK10.10 premier en double et en solo, SF3200 second en double. Côté Méditerranée, scénario classique également avec beaucoup de vent faible, et un bon flux de NE une fois Gibraltar passé. Là encore les « vieilles coques dominent » Figaro2 premier, SF3200 second, JPK10 .10 troisième.  Les belles carènes récentes des JPK10.30 et SF3300 seraient elles moins performantes ?

La seconde étape montrera que non, avec la victoire en solo et en duo atlantique, avec une belle avance, d’un SF3300 et d’un JPK10.30, le second en duo étant aussi un JPK10.30. Même si en duo méditerranée, un JPK10.10 réussit à finalement l’emporter d’une courte tête sur un … Figaro2. Un grand coup de chapeau aux solitaires, dont 6 se classent dans es 15 premiers en temps réel, soit devant beaucoup de doubles, une vraie performance.

Mais dans cette seconde étape, si le bateau et sa préparation ont bien sur contribué, les places sur le podium se sont jouées sur le choix de la route et l’endurance des équipages. L’analyse des routes montre que plus on passait Nord, plus on allait vite, et la route supplémentaire était largement compensée. Cette route très Nord a permis d’éviter les clames entre les deux dépressions et d’avoir un meilleur angle pour la descente dans l’alizé la deuxième semaine. Côté physique, la mer très désordonnée et le vent très rarement inférieur à 20noeud et souvent autour des 30 nœuds, ont mis les organismes à rude épreuve. Les trais étaient tirés à l’arrivée et les vêtements beaucoup plus larges qu’au départ…

Côté matériel, les bateaux ont plutôt bien supporté ce vent soutenu pendant deux semaines. Moins de 10 abandons sur cette seconde étape, dont un sur rupture de mat, beaucoup de spis hors d’usage  et de petits bobos à l’arrivée, mais au final assez peu de grosse casse.

Côté bateaux, près de la moitié de la flotte étaient des Sun Fast, et un quart des JPK. Il reste peu de place pour les autres. L’épreuve passera-t-elle un jour en monotypie ? Au final, un accueil très chaleureux aux étapes, une organisation méritante face aux difficultés, une épreuve difficile mais maitrisée par les concurrents, bref une très belle Transquadra

Article rédigé par Bruno Maerten, membre du bureau de l’UNCL.

Site internet Transquadra : https://www.transquadra.com/

A lire aussi : Transquadra : Noël Racine et Ludovic Sénéchal, Alex Ozon vainqueurs en double et en solitaire

A lire aussi : L’UNCL et la Transquadra 2021-2022 : Un grand cru !

A lire aussi : Transquadra : Retour sur cette deuxième étape à bord de Shamrock V

Membership 2022

Dès son élection en Décembre dernier, notre Président, Géry Trentesaux, a fixé comme axe prioritaire l’élargissement de l’influence de l’UNCL par l’accroissement du nombre de ses membres. Pour cela, il a nommé et intégré dans son bureau Bruno Maerten comme responsable du Membership.

Les actions entreprises depuis le début de l’année ont donc été : faire revenir les membres qui nous ont quitté récemment, attirer de nouveaux membres en développant un argumentaire puis en envoyant des mailing ciblés, sensibiliser puis faire participer l’ensemble du comité Directeur à cette mission.

Trois mois plus tard, les résultats sont là : 17 membres qui n’avaient pas renouvelé en 2020 et avant, sont revenus, 34 nouveaux membres nous on rejoint (et d’autres arrivent). Cela porte le total de nos membres à près de 240 à fin mars, soit déjà plus que l’an dernier en fin d’année. L’objectif de 300 fixé par le Président semble pouvoir être dépassé !

Pour cela, toutes les énergies doivent être mobilisées. Chers membres, parlez de l’UNCL à vos amis, équipiers, coéquipiers, concurrents,… L’UNCL est un très beau Club où l’on fait de belles rencontres, et qui a besoin du support de tous pour progresser.

Pourquoi rejoindre l’UNCL ?

VOUS VOULEZ

Etre acteur de la vie des régates et de la course au large,

Rencontrer ceux qui partagent votre passion, partager vos expériences,
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Participer à la vie de l’IRC

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Préparer vos courses avec des pros dans un cadre organisé

Rejoindre un club convivial dans un cadre prestigieux

Participer aux évènements de l’UNCL, rencontres, apéros, nuit de la Course au Large

Echanger avec vos pairs sur vos bassins de navigation

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Vos avantages      Réductions sur les certificats IRC (nouveau, modification, renouvellement)

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L’adhésion est modique (50 à 150€ selon âge) et permet à l’UNCL de travailler pour vous à de nombreux projets (jauge, class30, organisation de régates, actions de formation, etc..)

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Vous faites une revalidation de certificat annuelle pour votre bateau de 10m

Vous vous abonnez à Course au large

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Devenir membre : https://www.uncl.com/le-club/devenir-membre

Crédit photo : @Didier Ravon

The « Famous Project » d’Alexia Barrier : Un défi 100% féminin !

Alexia Barrier, navigatrice, finisher du Vendée Globe 2020, et membre de l’UNCL depuis le One Ocean Summit. Alexia s’engage sur un nouveau projet, The Famous Project. Un équipage international, des femmes de 18 à 50 ans, pour un défi planétaire, pur et ultime : le Trophée Jules Verne !

L’UNCL sera aux côtés d’Alexia et des navigatrices engagées dans ce fantastique et historique projet !

Créé en 1992 par Florence Arthaud et Titouan Lamazou, sur l’idée originale d’Yves Le Cornec, c’est une épreuve ouverte à tout voilier, sans limite de taille ni de nombre d’équipiers.

Depuis 1998, avec la tentative de Tracy Edwards, il y a 24 ans, aucun équipage féminin ne s’est engagé sur le record !

« Alors que je suis en course à la Transat Jacques Vabre, en novembre 2021, à bord de Groupe Sétin – 4myplanet, je décide de lancer « The Famous Project ». Dans la vie, il y a les commentateurs et les acteurs, je fais partie de la deuxième catégorie. »

Des pionnières créent un sillage : Inspiration et empowerment

L’un des fondements des engagements d’Alexia : Se donner les moyens de réaliser ses rêves, et surtout de montrer aux filles, jeunes femmes et aux femmes, qu’elles peuvent elles aussi aller au bout de leurs rêves. Et pour Alexia, le Trophée Jules Verne est « un défi planétaire unique et extraordinaire, qui défie les idées préconçues sur les possibilités humaines. Une occasion révolutionnaire d’ouvrir les portes aux générations futures, en s’engageant à encourager les femmes, à soutenir la science et à améliorer l’éducation. »

Le cinq majeur : « Quand les femmes se soutiennent, des choses incroyables arrivent. »

Et alors que “The Famous Project » était en création, des skippers de renommées internationale étaient enthousiasmées à l’idée de faire partie du projet, comme les Françaises Marie Riou et Marie Tabarly, Joan Mulloy, la première Irlandaise à avoir participé à la Solitaire du Figaro, Sarah Hastreiter, l’Américaine aux sept sommets et sept océans, et l’Anglaise Dee Caffari, la seule femme à avoir bouclé le tour du monde à la voile dans les deux sens. 10 femmes feront partie de l’équipe navigante.

Un programme sportif, social et environnemental

“Nous avons les meilleurs experts de la discipline (Paul Larsen, Brian Thompson, Giovanni Soldini, Jonny Malbon, Sidney Gavinet) à nos côtés pour les deux premières années du programme qui se fera sur un MOD70 (multicoque de 21 mètres), pour ensuite passer à l’Ultime début 2024 en vue d’une tentative de record fin 2024”, raconte Alexia.

Outre le programme sportif, Alexia souhaite que « The Famous Project» soit aussi un projet engagé :      

  • Scientifique : Avec l’association 4myplanet, créée par Alexia Barrier, partenaire de l’UNESCO pour laquelle Alexia est Ambassadrice, qui est un leader dans le soutien des scientifiques, et qui collecte des données inestimables sur les océans à travers le monde,
  • Educatif : Chaque année, 4myplanet réalise un kit pédagogique qui est distribué à plus de 100 000 enfants de tous les horizons.

« Nous recherchons un budget de 8 millions d’euros sur 4 ans. Soit deux fois moins qu’un budget pour un projet gagnant sur le Vendée Globe. Des retombées internationales et une histoire authentique et inclusive à proposer à nos partenaires.  De 1 million d’euros à 50 000 euros par an, vous pouvez faire partie du Famous Project, et il y a même une place dédiée pour notre Time Keeper ! ”

Une campagne de crowdfunding, appelée « The Famous Project powered by women », est lancée sur la plateforme HelloAsso !

Anne de Bagneaux-Savatier

De nouveaux membres pleins de talent rejoignent l’UNCL

Cécile Andrieu, à 33 ans Cécile a déjà un beau parcours sur l’eau.

Après une traversée de l’Atlantique réalisée avec quelques copains entre le Brésil et la France en 2012, dans la foulée de ses études en Sciences Politiques, Cécile Andrieu renoue avec la régate qu’elle avait laissé tomber après ses années lycée. « Suite à cette première expérience au large, et après avoir commencé par du dériveur et de la planche à voile plus jeune, j’ai alors débuté la compétition en IRC, en J80 puis en match-racing, tout en gardant dans un coin de la tête cette envie de faire du Mini 6.50 », explique la Rochelaise qui franchit finalement le pas d’acheter un Pogo 3 en 2020, et montre rapidement de belles choses sur le circuit.

A son palmarès, outre une victoire en IRC double à l’AR Men 2018, elle a atteint une 3e place sur la Duo Concarneau avec son frère, Nicolas en 2020, mais aussi une 2e place sur la Mini Fastnet 2021, avec Rémi Aubrun. Elle a participé également à des courses de match race « Si j’ai bien l’esprit de compétition, je ne pars pas faire la Mini Transat dans ce cadre-là. Mon objectif principal est d’arriver de l’autre côté en ayant réussi à prendre beaucoup de plaisir. Etre sur la ligne de départ après ces deux dernières années lors desquelles j’ai tout appris en solitaire, c’est déjà un peu une victoire », relate la skipper de Groupe Adre qui, après avoir travaillé aux ambassades de France en Nouvelle-Zélande et au Royaume Uni, occupait un poste au sein de Business France, organisme en charge du développement international des entreprises françaises.

Arrivée 13e de la mini transat 2021, en bateau de série, elle a ensuite rejoint l’équipe SVR Lazartigue de François Gabart comme Team Manager, afin de coordonner l’ensemble des équipes impliquées sur le trimaran : l’équipe technique, le bureau d’études, la logistique et la communication, mais également assurer le lien avec les partenaires et les organisateurs de courses.

Lorient, le 26 juillet 2017, team Charal, Beyou Racing

Nicolas Andrieu, 35 ans, fait partie de la jeune génération qui rejoint l’UNCL.

Il est issu de l’école de la Rochelle des dériveurs olympiques, dont le 470. Il a été champion de France espoir de match Racing 2011, 1er de l’Open Mach Trophy 2017, 1er IRC double sur le très beau parcours de l’Ar Men 2018, avec sa sœur Cécile, avec qui il a également navigué en mini.

Il a également brillé au Spi Ouest 2019 qu’il a gagné, 4e du tour de Bretagne avec Pierre Leboucher en 2020, Nicolas est présent sur les plans d’eaux et brille sur tous les supports : en Mini J à la Copa, en Diam 24, il maîtrise également le Moth à foil et le kite foil.

Il est pourtant bien occupé car après avoir travaillé avec l’équipe PRB pour le Vendée Globe 2016, Nicolas a rejoint en 2017 à Lorient, l’équipe Charal de Jérémie Beyou. Après avoir été en charge de la performance jusqu’au Vendée Globe 2020 il est désormais le directeur du bureau d’études. Il coordonne la conception de Charal 2, le tout nouveau bateau de Jérémie Beyou pour le Vendée Globe 2024 dont la mise à l’eau est prévue été 2022.

Le régatier – ingénieur est également, avec sa compagne Marie qui est médecin, le papa d’un petit Paul qui a maintenant 2 ans.

Nicolas et Cécile Andrieu, ont, de plus été lauréat du trophée André Viant de l’UNCL 2017 pour leur parcours. Enfants de la mer qui ont grandis à la Rochelle et à Terenez en baie de Morlaix, leurs parents leur ont ouvert la voie, ils sont, en effet des habitués des pontons, Daniel, leur père est l’architecte naval de nombreux Cifraline (half, Sun 3200, …) et de nombreux bateaux Jeanneau, et Christèle, leur maman a participé à la course du Figaro en solitaire en 1983 – 1984.

Nous leurs souhaitons bienvenue à l’UNCL !

Penny Aubert – Parrain

Crédit Photos : @Vincent Olivaud

Météo : une science pour gagner – Pierre Le Roy Vainqueur de la Mini Transat 2021 en proto

Pierre Le Roy, expert chez Météo France, vainqueur de la Mini Transat en proto au terme d’une magnifique saison 2021, est intervenu devant 70 personnes, à l’invitation de l’UNCL, le 23 mars, au YCF.

En 1ère partie, Pierre détailla certains aspects météorologiques qui impactent la bonne réalisation d’un évènement : si la probabilité qu’il pleuve n’est que de 10%, la gestion est différente de si elle approche les 70%. C’est déterminant pour le déroulement d’évènements qu’il couvre comme Wimbledon ou Roland Garros.

La 2e partie portait sur la mini Transat et sa stratégie. Pierre a utilisé tous ses outils météo afin d’identifier la succession de situations, comprendre le passage des fronts et autres zones de contact entre masses d’air aux propriétés physiques différentes (température, humidité, …).

Puis, il a simulé plusieurs trajectoires possibles, recherché les points de passage clés et défini le point pivot approchant de sa layline. Il choisit sa stratégie en fonction de différents paramètres : concurrents, météo ou autres, arbitrant entre rester au contact ou optimiser sa trajectoire. In fine, il a plongé au milieu du parcours plus au sud que ses concurrents et termine avec une centaine de milles d’avance.

Après une séance de questions/réponses, chacun put échanger au cours du diner avec Jean-Pierre Dick, et le député du Morbihan, Jimmy Pahun.

Au micro de cette soirée UNCL – Yacht Club de France du mercredi 23 mars, un formidable régatier, vainqueur de la Mini Transat en proto, après une saison 2021 marquée par d’excellents résultats. Ingénieur, Pierre Le Roy travaille pour Météo France, et maîtrise son sujet. Il l’a illustré par la description de différentes situations qui l’orientent dans l’élaboration de sa stratégie de gestion d’un évènement ou d’une course. 

La soirée, qui s’est déroulée dans les salons du Yacht Club de France, réunissait près de 70 personnes, elle s’est déroulée en trois temps : une 1ère partie au cours de laquelle Pierre a détaillé certains aspects météorologiques pratiques qui impactent un évènement : va-t-il y avoir de la pluie, avec quelle probabilité et quel impact en termes de coût pour la bonne réalisation de l’évènement. Il est clair que si la probabilité qu’il pleuve n’est que de 10%, ce n’est pas la même approche que si elle se rapproche des 70%. Pour des évènements qu’il couvre comme les tournois de tennis de Wimbledon ou Roland Garros, l’impact est déterminant sur le bon déroulé.  

La 2e partie portait sur la mini Transat et la stratégie mise en œuvre pour définir la meilleure trajectoire. Pierre a utilisé tous les outils météo dont il disposait afin d’identifier la succession de situations météo, bien comprendre le passage des différents fronts et autres zones de contact entre masses d’air aux propriétés physiques différentes (température, humidité, …) auxquels il allait être confronté. Dans un second temps, il s’est efforcé de définir un grand nombre de trajectoires possibles, puis a recherché un ou des points de passage clés, comme au départ longer la côte de l’ile ou identifier le point pivot approchant de sa layline puisqu’il a eu une route très sud. 

Enfin, il a choisi de définir une stratégie en fonction de différents paramètres : les concurrents, la météo, ou d’autres paramètres, afin de rester avec ses proches concurrents ou au contraire réaliser la meilleure trajectoire définie à partir de ses différentes simulations. Au total, il a nettement plongé sud au milieu du parcours, été le plus sud des concurrents et … termine avec une centaine de milles d’avance en s’étant accordé un petit matelas d’une trentaine de mille pour ne pas être complétement layline. 

La 3e partie a porté sur les réponses aux très nombreuses questions suivi d’un excellent diner au cours desquels les uns et les autres ont pu échanger avec de grands marins comme Jean-Pierre Dick, et le député du Morbihan, Jimmy Pahun venus pour la soirée. 

Le rapprochement de l’UNCL avec le Yacht Club de France s’illustre par cette organisation commune qui ouvre la saison des conférences, ateliers, keynotes, cocktails et diners de l’UNCL.  

Penny Aubert 

Orlabay, nouveau centre d’entrainement de course au large de la Trinité sur mer

Orlabay est le nouveau centre d’entrainement, de formation et de perfectionnement à la navigation au large situé en Baie de Quiberon, basé à la Trinité sur mer.

Orlabay, ouvert aux coureurs professionnels et aux amateurs éclairés, ambitionne de réunir une dizaine de Class 40, 20 à 30 Mini 6.50, 20 à 30 IRC Double, plusieurs trimarans Ocean Fifty.

Le Centre Orlabay a pu voir le jour grâce au soutien de collectivités territoriales engagées, dont la communauté de communes AQTA, la commune de Trinité sur Mer et surtout la Compagnie des Ports du Morbihan, partenaire majeur, qui s’organise pour accueillir tous ces bateaux qui contribuent à créer l’activité ce cette filière nautique et économique avec des chantiers de 1er plan, comme Technologie Marine de Charlie Capelle, JPS de Nicolas Grolleau et de nombreuses autres entreprises liées au nautisme.

Ce centre s’inscrit dans la lignée de l’historique Pôle Finistère Course au Large, labellisé par le Ministère des sports et la FFV, et de l’Ecole Nationale de Voile à Quiberon. On a vu ensuite le développement du Centre d’Entrainement Méditerranée de la Grande Motte, puis en 2010, Lorient Grand large, le Centre d’Entrainement Mini de Concarneau et l’excellent groupe Transquadra de la Rochelle. De nombreux autres centres tendent à se développer sur le littoral, à Marseille, Douarnenez, Brest, le Crouesty, Roscoff, le Havre, Saint Gilles, les Sables d’Olonne, Granville, Cherbourg ou Ouistreham.

Orlabay, qui s’inscrit en partenaire de Lorient Grand Large, déploie les objectifs de la Région Bretagne qui souhaite faire rayonner le nautisme s’est créé avec l’appui de nombreux élus : Philippe Le Ray pour AQTA, Gérard Pierre, pour le Morbihan, Yves Normand et Yves Le Blevec, respectivement Maire et Maire Adjoint, de la Trinité sur mer.

Avec un noyau dur de coureurs, ils ont su se mobiliser autour d’Antoine Croyère, Président d’Orlabay et Daniel Souben, Responsable du centre et chargé de la mise en route d’Orlabay. Le centre s’appuie sur Gaëlle Brandin, et plusieurs entraineurs diplômés, titulaires d’un Brevet d’Etat ou d’un Brevet Professionnel, titulaires d’une assurance RC Pro, et d’une carte professionnelle du Ministère de la Jeunesse et des Sports, dont Vincent Kéruzoré pour les Minis et Fabien Delahaye pour les IRC.

Les coureurs se réjouissent d’avoir la présence de Daniel Souben, entraîneur connu et reconnu dans le monde de la régate et de la course au large, qui précise : « Orlabay est un centre d’entrainement légitime du fait de l’histoire de la baie de Quiberon : Caradec, Gahinet, Tabarly, Bourgnon, Moussy, Kersauzon, … étaient basés ici. Nous avons d’excellentes conditions pour travailler dans la baie, former les skippers et les équipages. Nous pouvons être très vite au large. Le site, avec la baie de Quiberon permet d’avoir une activité 10 mois sur 12, avec une volonté politique de ramener des coureurs de haut niveau et contribuer à développer une économie tournée vers la course : chantiers de haut niveau, voileries, gréeurs, matelotage, shipchandlers, etc … Cette filière dispose ainsi d’un véritable intérêt économique. »

Daniel Souben a appris à naviguer entre le Golfe du Morbihan et la Baie de Quiberon, il a grandi autour de cette dynamique Tabarly, Baron Bich, Peyron, et nombreux autres. Il a Plusieurs Préparations Olympiques à son actif en 470, Tornado, avec de nombreuses préparations à l’ENV, il a été coureur en Multicoques ORMA, a réalisé 10 ans de tour de France à la voile, a touché à beaucoup de supports et maitrise son sujet avec de très beaux résultats. Entraineur reconnu, avec l’Extreme Team Morbihan, qui a donné naissance à de nombreux coureurs qui se frottent à la course au large. Il a été entraineur de coureurs de 1er plan dont une équipe suisse en bateaux volants GC 32 et TF 35).

Orlabay, qui répond à une forte attente, a pu commencer son activité en février, à deux mois du départ de la 1ère transat au départ de la Trinité sur mer, la Cap Martinique le 1er mai pour les IRC double et solo, à huit mois de la Route du Rhum pour d’autres classes, et à un an et demi de la prochaine Mini-Transat, sans oublier les autres grands rendez-vous de la saison : Ar Men, Dhream Cup, …

Au programme :

Mini, ils sont déjà 25, avec une liste d’attente, faciles à sortir de l’eau, pilotés par Vincent Kéruzoré et probablement un autre entraineur à venir car de nombreux autres bateaux à venir, dont les 1ers bateaux sortis de chez Technologie Marine puis plusieurs commandés et livrés courant 2022 – 2023 permettant de développer une série, pour les Mini Transat 2023 puis 2025.

IRC – 20 bateaux réguliers, Fabien Delahaye entraine les trinitains rejoints par les lorientais qui viennent s’entrainer. Bonne dynamique du regroupement de bateaux qui s’était organisé au préalable. Seule difficulté : le nombre important de bateaux. Objectif Cap Martinique, Ar Men, Dhream Cup

Ocean Fifty – 2 puis 4 bateaux fin mars. Très belle série avec des bateaux attrayants, équipages pros, comme Erwan Le Roux ou semi-professionnels, reprenant les codes du circuit ORMA : courses en solo, en double et en équipage. Objectif Route du Rhum

Class 40 – 10 bateaux avec une liste d’attente, la série qui monte en course au large avec des leaders dont Antoine Carpentier qui ont en point de mire la Route du Rhum et la Normandy Chanel Race

Orlabay devra penser aux IMOCA, Armel Tripon avait su préparer son bateau à la Trinité.

A noter, l’opportunité portée par Yves Le Blevec, Maire Adjoint et vice-Président d’Orlabay, qui prépare le dossier de demande de disposer de plusieurs bouées d’attente à l’entrée de la rivière de Crac’h, ce qui permettrait d’avoir la possibilité d’entrainer des Ultims et accueillir des bateaux en fin de course à la Trinité. Autres points à travailler : l’infrastructure de stockage est encore à construire, mais il faut saluer l’opportunité de pouvoir transporter les bateaux matés vers les zones artisanales de Kerran ou de Kermarquer développée ces dernières années. Le développement du port étant limité, l’obtention des places au mole Caradec se réalisera probablement sur des critères de programme sportif. L’approche est d’aller au bout de la dynamique sportive.

Les centres d’entrainement sont des acteurs de terrain et proches des coureurs, facilitant les liens, justifiant un travail de concert avec l’UNCL qui porte la Course au Large et contribue à coordonner le développement des centres d’entrainement labellisés ou non vers la FFV et les instances internationales mais également à donner naissance à des courses comme la Cap Martinique, 1ère transat au départ de la Trinité sur mer.

Le centre aura, enfin, une mission de transmission avec les jeunes des écoles de sport de la Baie, en particulier celle de la SNT, la Société Nautique de La Trinité sur Mer.

Penny Aubert

Antoine Carpentier rejoint lui aussi l’UNCL

Par Patrice Carpentier

Antoine Carpentier, fils de Jean-Michel, grand régatier devant l’éternel, aussi président de la SNT dans les années 85 et vice-président de l’UNCL 20 ans durant, est né le 24 août 1975 à Vannes (Morbihan).

Il a grandi et vécu la majorité de son adolescence dans la demeure familiale à La Trinité sur Mer. Dès l’âge de 6 ans, le dernier d’une couvée comptant deux sœurs ainées, Sandra et Sophie, a découvert la compétition nautique en Optimist à l’école de voile et de sport de la Société Nautique de La Trinité sur Mer. Il succombe rapidement à la passion de la régate – ce qui n’est pas étonnant vu son environnement géographique et familial – et s’exerce sur des supports aussi différents que le Swan ou le First Class 8 ou à bord d’autres monotypes habitables (Mumm 30 notamment), au Sportboat, en passant par les « Tonners » de l’époque.

Ingénieur de formation, Antoine fait un métier de sa passion qu’il cultive en équipage à la différence de ses pairs. Pas de Mini, ni de Figaro solo pour le fils de Jean-Michel, plutôt du Tour de France à la Voile (avec 4 victoires à son actif) et de l’IRC sur les fameux « Courrier » d’un Géry Trentesaux prompt à dire tout le bien qu’il pense de ce gaillard qui excelle à tous les postes. A son CV figure aussi un séjour prolongé au sein de l’écurie Gitana du Baron Edmond De Rothschild sur les Grands Prix ORMA (trimaran de 60 pieds). Cet athlétique marin bourré de gentillesse, et devenu père de deux enfants, gagne plein de régates (dont plusieurs Spi OF, 5 fois le Fastnet et 2 fois la Québec-St-Malo…) mais son nom ne figure pas en grand sur l’affiche car il n’est qu’équipier.

La course en double lui libère un espace médiatique bien mérité, avec pour commencer une première victoire à la Transat Jacques Vabre 2017 en Class40 avec Maxime Sorel, la TJV suivante en Multi 50 avec Gilles Lamiré et celle de l’an passé avec « son » Class40 baptisé Redman. Une série gagnante jamais vue dans les annales de cette transat. Depuis 2 ans donc, Antoine possède « son » bateau et s’attache à en faire le meilleur usage. 2021 a été une année très faste sur le Scow bleu construit chez JPS à La Trinité sur Mer et conçu par Sam Manuard puisqu’il s’adjuge la victoire au Championnat Class40 avec un score sans appel (3 courses remportées sur 5) et, chemin faisant, l’European Trophy.

Dans la dernière livraison du Guide annuel de la Class40, le champion 2021 déclare : « L’année passée a été riche en concurrents pour la classe : nous avons vu arriver une multitude de profils différents… Marins tour du mondistes, champions de ski, Ministes ou athlètes en préparation ou retour de JO ont ainsi côtoyé des amateurs éclairés, des montagnards en quête de sensations fortes et même des Figaristes. Cette diversité est vraiment sympa et riche en rencontres et échanges ». En même temps, le skipper de Redman rend hommage à ses deux compagnons qui l’ont accompagné à bord durant une saison principalement déclinée en double : « Pablo Santurde (sur la Normandy Channel Race et la TJV) et Mikael Mergui (son compagnon des Sables – Horta) sont tous deux d’excellents marins et régatiers, je me sens chanceux de les avoir eus à mes côtés cette saison… ».

FORT DE FRANCE, MARTINIQUE – NOVEMBER 30 : Winners Redman, skippers Carpentier Antoine and Santurde Del Arco Pablo, are portraited with their trophy during the Class 40 prize giving ceremony of the Transat Jacques Vabre, in Fort de France, Martinique, on November 30, 2021. (Photo by Jean-Marie Liot / Alea)

En 2022, l’objectif visé est de gagner la Route du Rhum. Un challenge qui s’annonce très audacieux en raison du grand nombre de participants en Class40 (55 bateaux) et d’un niveau particulièrement élevé avec la venue de haut-gradés de la Classe Figaro sur des voiliers neufs, à commencer par celle de Yoann Richomme, vainqueur de la dernière édition de la fameuse Transat en solitaire. Avant cela, Antoine entame les débats sur son Redman par une classique en double, la Normandy Channel Race, poursuit en juin avec une course en équipage, plutôt rare en Class40. Il s’agit ni plus ni moins du championnat du monde Class40 qui renaît de ses cendres à La Rochelle. En juillet, l’alréen sera de la Drheam Cup courue en solitaire et qualificative pour la Route du Rhum qui part début novembre de St-Malo et dont il sera l’un des grands favoris.

A l’horizon 2023, Antoine caresse un vœu : celui de courir la Transat Jacques Vabre à bord d’un IMOCA et tenter la gagner une quatrième fois consécutive. Un tel exploit lui vaudrait un aller direct à la postérité.

Crédit photo : @Jean-Marie LIOT