Retrouvez les actualités du club, toutes les news et évènements marquants de l’ Union National pour la Course au Large: Nuit de la Course au Large, Commodore’s Cup, Salon Nautique, etc…

Nos meilleurs Vœux pour 2021 !

Embarquons pour 2021 !

Chers amis,

Je vous souhaite à tous beaucoup de belles navigations pour cette nouvelle année, qui sera, nous l’espérons tous, plus sereine que la précédente… Heureusement, la résilience du marin qui regarde toujours vers le large, au-delà de son horizon et des difficultés, n‘est plus à démontrer !

Notre club est exceptionnel !

Que ce soit en initiant et en confortant depuis des décennies la Course au Large, riche d’aventures personnelles et collectives, ou que ce soit en créant avec l’aide de Jean Sans et le RORC, et en diffusant ensemble la jauge IRC, devenue la plus importante jauge à handicap mesurée mondiale, l’UNCL a donné à beaucoup de marins l’occasion de se dépasser, que ce soit entre 3 bouées ou entre 3 océans …

Cette année, l’UNCL fêtera ses 50 ans !

Ce riche héritage doit toujours être conforté et développé. Vous, les membres et futurs membres de l’UNCL, vous êtes notre raison d’être, notre socle et notre plus beau pavillon !

Dès ce début d’année, dès que cela sera possible, nous viendrons à vous, en régions, pour mieux nous connaitre, et partager idées, aventures et expériences, et développer ce superbe réseau UNCL. Il est notre richesse commune, et nous devons être encore plus de membres, ce qui nous rendra plus forts. Notre réseau de passionnés peut et doit s’élargir, et nous devons tous en être les meilleurs ambassadeurs. L’UNCL a besoin de vous !

Grâce à l’Escale UNCL située au 41 avenue Foch à Paris, dans les superbes locaux du Yacht Club de France, ainsi qu’aux grands Clubs du littoral, notre réseau de passionnés a vraiment les moyens de se développer. Ces derniers, acteurs indispensables du milieu maritime, sont très actifs à nos côtés pour organiser et promouvoir la Course au Large.

Dans le même esprit, la nouvelle épreuve transatlantique sans escale, Cap-Martinique dans laquelle l’UNCL est partie prenante, fait le plein !

Que cette nouvelle année nous permette, tous ensemble, de continuer à faire briller les deux mille vingt et une facettes de la Course au Large, et je vous souhaite à tous, une belle année pleine de sel, d’aventures, de rencontres et de joies partagées !

Soyons fiers d’être membres de l’UNCL !

 

 Anne de BAGNEAUX-SAVATIER, Présidente

Email : annedebagneaux-savatier@uncl.com

Tél : + 33 (0)6 81 51 82 35

 

Crédit photo : Natalia Bogdanovska

 

Unique et engagée, la nouvelle transat Cap-Martinique affiche complet

Carton plein pour la Cap-Martinique ! Pour sa première édition, cette nouvelle transatlantique affiche déjà complet avec 55 bateaux au départ de la Trinité sur Mer le 18 avril prochain.

Transat d’ouverture de l’année 2021, la Cap-Martinique est ouverte aux amateurs et se dispute en solitaire ou en double. L’arrivée sera jugée à Fort-de-France, en Martinique, à partir du 6 mai 2021. Elle constitue un trait d’union entre la Bretagne et la Martinique, réputée pour sa forte culture maritime, sa richesse naturelle préservée et son accueil chaleureux.

L’Atlantique non-stop

Pour beaucoup cette traversée en course représente l’aventure d’une vie, surtout sur ce format sans escale si rarement offert. Plus de 40 ans après la première Route du Rhum, l’engouement des passionnés pour les grandes chevauchées océaniques est intact. Cette Cap-Martinique l’entretient à sa manière en ouvrant les portes de l’océan à un public de marins confirmés, impatients de déjouer les systèmes météo qui jalonneront ce parcours sans escale entre les côtes bretonnes et « l’île aux fleurs ». Ils sont ainsi 25 solitaires et 30 duos de redoutables régatiers pouvant prétendre à la victoire. En solitaire ou en double, cette transat inédite se courra aussi “en solidaire”; chaque bateau doit, selon l’avis de course, faire la promotion d’une cause. Ainsi, 55 associations caritatives ou engagées dans la défense des océans, le social, l’enfance ou l’environnement apporteront un supplément d’âme à cette épreuve XXLarge.

L’UNCL à la manœuvre

Côté organisation, le duo formé par Thibaut Derville et Jean-Philippe Cau, deux membres actifs de l’UNCL est une garantie de solidité. Voilà deux ans que ces deux complices, régatiers de premier ordre, mettent leur expérience et leur énergie dans la création de l’épreuve dont ils rêvent. La Cap-Martinique se déroule ainsi selon la jauge IRC qui permet de faire courir ensemble des bateaux de taille et de conception différente


SAVE THE DATE

Une conférence de presse de présentation de l’événement sera organisée le 8 février, dans l’après midi, à Paris en présence des principaux acteurs de la Cap Martinique. Une  invitation vous sera communiquée prochainement.


Crédits photos : D. Ravon – Ready Prod – A. Dujoncquoi – CMT Martinique

Photos HD sur demande à matthieu@sillages-communication.com

Communiqué de presse, le 19 janvier 2021

Nouvelle présidence à l’UNCL

L’UNCL accueille une nouvelle Présidente

L’UNCL a élu à sa présidence à la mi-décembre 2020 pour une durée de trois ans, Anne de Bagneaux-Savatier, précédemment Secrétaire générale de l’UNCL, et membre du Comité directeur depuis plus de 20 ans.

Anne de Bagneaux-Savatier succède à Jean-Philippe Cau, ancien Président de l’UNCL après cinq années à sa tête entre 2015 et 2020.

Anne est la seconde femme à la tête du club après Catherine POURRE, Présidente de 2014 à 2015. En succédant à Jean-Philippe Cau à la barre de l’UNCL, c’est donc également le deuxième yacht club qu’Anne de Bagneaux-Savatier préside, à l’instar de l’un de ses prédécesseurs, Philippe Court, qui avait présidé l’UNCL, puis le Yacht Club de France.

 

COMMUNIQUE de PRESSE – 5Janvier 2021

L’Union Nationale pour la Course au Large, yacht club qui a créé et qui gère avec le Royal Ocean Racing Club la jauge IRC, jauge internationale utilisée sur les plus grandes épreuves telles que le Fastnet, la Giraglia, Sydney-Hobart,a élu à sa présidence à la mi-décembre 2020, Anne de Bagneaux-Savatier, précédemment Secrétaire générale de l’UNCL, et membre du Comité directeur depuis plus de 20 ans.

Biologiste océanographe, Master Essec, 1èrefemme Président en 164 ans de la Société des Régates du Havre, club doyen d’Europe continentale fondé en 1838, dont elle est Présidente d’honneur depuis 2007, Anne de Bagneaux-Savatier, qui est par ailleurs Capitaine de Frégate de la Marine nationale (RC), connait bien la mer, les marins, les clubs et les régates!

Belle-fille, épouse et mère d’officiers de marine marchande et de régatiers, Anne de Bagneaux-Savatierest depuis 1995, fondatrice et Présidente de l’Association Drakkar, qui a créé et organisé au Havre de nombreuses épreuves de voile en solitaire, en double et en équipage, notamment des épreuves du circuit Figaro,amenant ainsi de nombreux skippers de la Course au Large à régater sur le fameux et très technique plan d’eau du Havre!

En succédant à Jean-Philippe Cau à la barre del’UNCL, c’est donc le deuxième yacht club qu’Anne de Bagneaux-Savatier préside, à l’instar de l’un de ses prédécesseurs, Philippe Court, qui avait présidé l’UNCL, puis le Yacht Club de France.

Newsletter de l’UNCL : La gazette qui vous vient du large

Voici la newsletter de l’UNCL, nous vous invitons à la découvrir et à la partager. Vous y trouverez différentes informations concernant la vie du club mais également les actualités de nos championnats et de la voile en générale.

L’édito: Embarquons pour 2021 !

 

Article à la UNE

Championnats UNCL 2020, une participation record des duos-solos, et un attrait grandissant pour l’offshore.

La vie de l’UNCL

Retour sur les cinq années de présidence de Jean-Philippe Cau

Nouveau Bureau 2021

Keynotes de l’UNCL : IRC 2021, mode d’emploi

Les Ateliers et Keynotes de l’UNCL – Accéder aux supports de présentation

News de l’IRC

Des génois et des bateaux volants ! Deux nouveautés majeures dans l’IRC 2021.

REVUE UNCL 2021

CAHIER TECHNIQUE IRC – Règle IRC 2021

Vie des Clubs

Le championnat d’Europe IRC 2021

Ocean Globe Race 2023

Championnats UNCL 2021

Programme des Championnats UNCL 2021

Crédit Photo : @Didier Ravon / @UNCL

 

 

Retour sur les cinq années de présidence de Jean-Philippe Cau

Les évolutions d’une communauté, notamment celle d’un club, sont relatives à un contexte et à son dirigeant. C’est pourquoi il faut se garder de comparer un président à un autre quand ils n’ont pas été dans le même contexte.

En revanche, on peut célébrer un Président quand sa stratégie et son attitude ont été en phase avec le contexte dans lequel son mandat s’est inscrit. Et je crois que l’on peut dire de Jean-Philippe qu’il a été en phase avec son époque, et qu’il a su trouver en interne les leviers pour mobiliser les énergies, et qu’il a en externe, perçu les évolutions de la Course au Large.

En interne, il a très vite mis le doigt sur le besoin de renforcer le Comité et le Bureau et a su à la fois, faire rentrer du sang neuf comme Gilles, Yves, Penny, Franck et Frank parmi d’autres, et s’appuyer sur quelques fidèles attachés au club – dont je me targue d’être – avec notre nouvelle Présidente notamment. Sa tempérance naturelle et son obstination bienveillante ont été essentielles pour diriger un club dont les membres sont animés par une passion commune, passion qui entraine parfois des opinions volontiers tranchées et éruptives. Son implication et son travail ont fini par forcer le respect, même si son style discret ait pu inquiéter dans cet univers souvent bruyant et pas toujours efficace. Enfin, sa culture d’entreprise, en particulier dans le pilotage de projet, a permis de mener à bien plusieurs dossiers, sans se perdre dans les méandres d’idées souvent excellentes mais dont la faisabilité n’est pas toujours avérée. Finalement on a fait des choses que l’on n’imaginait pas pouvoir faire, et pas fait des choses que l’on avait envie de faire par manque de moyens, le plus souvent humain. Enfin, il s’est inscrit dans la lignée de nombreux président de l’UNCL tels que Viant, Fabry, Roynette et Hérold qui naviguaient plus de 50 jours par an, ce qui lui a donné une indéniable légitimité notamment vis à vis de l’extérieur. Ce qui ne veut pas dire que les autres Présidents (dont moi) n’aient pas apporté leur pierre à l’édifice, ni laissé une trace prégnante au club, mais plutôt par d’autres traits de personnalité ou par une expérience différente.

Ce fut particulièrement vrai vis-à-vis du RORC : rien de tel que de partager des bières au Pier View ou au Anchor Inn pour échanger et faire avancer les dossiers : Les anglais savent si bien manœuvrer le On et le Off, comme on dit dans les médias ou le lobbying ! La renégociation de nos accords avec le RORC ne fut pas le moment le plus plaisant de son mandat : Imaginez Jean-Philippe dire « je vous aime » aux Anglais ! C’est pourtant comme cela que nous avons fait et que nous avons pu, non seulement reconstruire, mais plus encore renforcer une relation vitale pour nos deux clubs, et ce, en ces temps de Brexit, autre virus qui traverse le RORC comme le reste de la société britannique.

Sauver cette relation était non seulement vital pour sauver l’UNCL, mais cela fit vraiment prendre conscience au comité directeur, de la nécessité de diversifier les activités du club pour ne pas être autant dépendant de la jauge IRC. Et cette diversification passe notamment par un retour vers l’organisation de courses, à commencer par la Cap Martinique, sans s’interdire d’autres projets à l’avenir !

Jean-Philippe a également compris l’impérieuse nécessité d’être en phase avec les clubs côtiers organisateurs de courses. Il a notamment su organiser le championnat d‘Europe à Marseille en associant l’UNCL et les 3 clubs du Vieux Port, dans une co-construction comme on dit aujourd’hui, qui permit un championnat de haute tenue.

Il y aurait encore mille choses à mettre à l’actif du bilan de Jean-Philippe, mais la place dans ces colonnes est limitée !

Il est un point essentiel qui mérite d’être souligné : Sa manière de gérer, avec l’aide d’Anne et de Penny, la relation et la carrière de nos permanents. Au cours de son mandat, entre déménagement, dossier IRC et situation sanitaire, nos salariés n’ont pas eu la vie simple et le management à distance n’a pas facilité les choses. Mais il a su non seulement les accompagner, les renforcer dans leurs fonctions et les faire progresser, mais aussi trouver un juste équilibre entre l’intérêt du club et les besoins des salariés.

Pour conclure, il n’y pas plus différents que Jean-Philippe et moi (sauf notre mois et notre année de naissance !) mais je dois dire que, comme copropriétaire de bateau ou comme membre actif de l’UNCL à ses côtés, notre entente fut toujours excellente dans une écoute mutuelle, ce qui a rendu productifs nos accords, comme nos divergences de points de vue. Au-delà de l’amitié, je retiendrai qu’à chaque situation, il y a une voie de sortie par le haut, si chacun veut se donner la peine de se hisser sur la pointe des pieds pour y arriver. Jean-Philippe transmet un club en forme, que ce soit financièrement ou sur le fond de son activité, et nous continuerons ensemble, en équipiers fidèles, à accompagner notre nouveau skipper dont les qualités humaines et l’expérience vont continuer de propulser l’UNCL vers un avenir radieux !

Par Philippe Serenon, membre de l’UNCL

Championnats UNCL 2020, une participation record des duos-solos, et un attrait grandissant pour l’offshore

L’attrait des courses au large duos-solos n’est plus une tendance mais véritablement une pratique forte.

Le constat 2019 du nombre croissant de coureurs engagés sur le Championnat UNCL Manche-Atlantique s’est confirmé en 2020. Une participation toujours plus grande et un niveau très relevé.

Malgré un Championnat remodelé dû à la crise Covid, l’UNCL a souhaité répondre aux attentes des deux classes grandissantes en proposant un calendrier 2020 adapté avec de nouvelles épreuves, La Rochelle-Royan-Les Sables-La Rochelle et la Cap 300 milles Volvo Pemzec.

Six épreuves ont pu être courues en Manche-Atlantique avec une victoire d’Alexandre Ozon sur le voilier SAPRISTI qui clôt le championnat duo. De très nombreux régatiers cette année ont répondu à l’appel. Le niveau était très élevé et la flotte des duos était la plus représentée sur toutes les courses! Un tableau élevé malgré un programme réduit, avec des participations record sur la majorité des 6 manches, et plus particulièrement sur la Cap 300 Milles, La nuit de l’Armen et le Spi Ouest France (60).

Ces classes réunissent des cadors des régates et de la course au large: Crozon, Hamon, Kelbert, Burgaud, pour ne citer qu’eux et l’inoxydable Penny Aubert toujours aux avant-postes.

Plusieurs courses des Championnats étaient qualificatives pour les Transatlantiques 2021, comme la Cap Martinique. Cette année était donc aussi une année transitoire pour les solos venus en nombre.

L’attractivité pour l’offshore dans les Championnats UNCL Méditerranée et Manche – Atlantique créé une vraie dynamique chez les duos et solos, qui s’organisent et mettent en place des centres d’entraînement communs solitaires et double structurés, comme à la Rochelle, La Trinité et le team Vendée ainsi qu’à Lorient pour la façade Atlantique, et le CNTL à Marseille en Méditerranée.

Coup de chapeau aux Minots de la Nautique pour leur victoire au Trophée Semac devant le champion d’Europe, Absolutly. Il est encourageant de voir qu’une filière de formation, celle de la Société Nautique de Marseille, donne le goût du large à de jeunes coureurs.

Les hommes et les bateaux s’affutent. Les chantiers, eux aussi ont répondu à la demande de ces formats de course avec des nouveautés comme le JPK 10.30 et le Sun Fast 3300. Des bateaux parfaitement adaptés aux duo et solo sur des parcours inshore comme au grand large.

Cette année, les Sun Fast se sont distingués, en raflant les trois premières places des Championnats Manche Atlantique Duos Solos. Avec Sapristi du Rochelais Alexandre Ozon et Festa, (J. François Hamon), deux Sun Fast 3300, devant Georgia, le 3200 de Penny Aubert. Les JPK de J. Pierre Kelbert, ne sont pas en reste, puisqu’ils sont 11 dans les 20 premiers de ce classement Manche Atlantique. En Méditerranée la tendance s’inverse et les JPK 10.10 et 10.30 sont aux avants postes des Championnats Duos et Solos.

L’UNCL souhaite conserver cette dynamique en proposant des programmes de courses au travers de ses Championnats UNCL cohérents par rapport à cette tendance qui se confirme.

Nous souhaitons rendre hommage également à nos équipes, a celles de l’IRC et des clubs pour avoir su s’adapter à une situation complexe, évolutive et immaîtrisable.

Nous souhaitons également rendre hommage aux coureurs qui sur toutes les courses ont fait preuve de responsabilité en respectant les normes sanitaires qui conduisent à ne pas avoir connaissance de cas de Covid avérés.

Cela doit nous instruire et nous encourager pour la saison prochaine à maintenir cette vigilance tant que c’est nécessaire. Il faut dire que notre sport est par définition au grand air et que c’est plus simple que d’autres en mer et gérable sur des espaces larges à terre.

Nous sommes heureux de vous présenter notre Revue UNCL 2021

L’UNCL étant présente dans le domaine de l’organisation de courses et de la jauge, cette Revue retrace l’actualité de nos Championnats UNCL 2020 et en présente les contours pour l’année à venir.

Vous y trouverez notamment les calendriers 2021 de nos trois façades maritimes, avec des épreuves phares comme le Championnat d’Europe qui se déroulera à Hyères, la Cap Martinique et la Transquadra.

Dans ce guide édité par l’UNCL, vous trouverez tout ce qu’il faut savoir pour préparer votre bateau IRC et votre saison 2021, ainsi que des sujets techniques qui enrichiront encore vos connaissances sur les bateaux et la régate.

Cette Revue UNCL est disponible en version digitale sur notre site internet en cliquant ici et accessible également en version papier sur demande au bureau de l’uncl : uncl@uncl.com

Bonne lecture !

Toute l’équipe de l’UNCL.

Réalisation : Patrice Carpentier
Coordination éditoriale : Basile Després

Photo de couverture : Le J 112 E Musix de Philippe Baetz photographié par Philip Plisson durant le Spi Ouest-France 2020

Quelques programmes phares de l’UNCL, outre la gestion de la jauge IRC en France :

Aujourd’hui l’UNCL est un club qui anime avec ses clubs partenaires l’organisation des régates en France en apportant son savoir-faire et sa maitrise de la jauge, ce qui est la clé pour l’organisation des grands rassemblements comme le Spi Ouest France, la SNIM, la Cap Martinique et de très nombreux autres. L’UNCL organise par ailleurs des Ateliers techniques animés par des experts pour aider ses membres et régatiers à mieux naviguer en approfondissant des sujets liés à la course au large.

Programme des Championnats UNCL : https://www.uncl.com/programme-des-championnats-uncl-2020/

Newsletter de l’UNCL : https://www.uncl.com/le-club/actualites-du-club/

L’UNCL est animée par ses membres bénévoles, passionnés de régate qui participent activement, avec la contribution des salariés du club, à l’organisation et la structuration de la course au large, à l’élargissement de pratique de la Course au Large par un nombre toujours plus grand de fans.

Le partage des bonnes pratiques entre les adhérents du club permettent à chacun de progresser pour figurer en haut du classement des différentes épreuves auxquelles ils participent.

Crédit photo : @Didier Ravon/UNCL

Lettre du Président de l’UNCL

Suite aux programmes des Championnats UNCL 2021 qui ont été dévoilés, le Président de l’UNCL Jean-Philippe Cau, adresse un message à nos membres et coureurs.

« L’année 2020 a été totalement perturbée par la situation sanitaire et je tiens tout d’abord à rendre hommage à tous les clubs, de Manche, d’Atlantique et de Méditerranée qui ont tout mis en œuvre pour déplacer les dates de leurs épreuves et permettre, aux coureurs de profiter des rares moments de navigation autorisés, et au championnat UNCL de se maintenir. Ce ne fut pas le cas pour tous les sports.

Nous finissons l’année tous frustrés et avides de renaviguer l’an prochain, si la situation sanitaire – qui ne semble pas s’améliorer autant que souhaitée – le permet.

L’esprit de compétition qui nous anime aiguise la sensibilité de certains d’entre nous et je ne saurai trop vous mettre en garde contre une utilisation des mails qui ne permet pas le débat mais l’expression unilatérale d’émotions légitimes mais qui, sans filtre, ne contribuent pas à la sérénité qui sied aux marins….

Les conditions de navigation dans les différents bassins sont extrêmement différentes et les flottes de bateaux sont adaptées aux spécificités de chacun. Il n’y a donc pas lieu de faire des comparaisons et je nous engage tous à nous serrer les coudes dans ces circonstances particulièrement difficiles.

Il y a une dizaine d’années, la demande principale était pour des parcours construits et techniques avec force manœuvres et peu d’entre nous demandaient des courses offshore, sauf ceux qui participaient au championnat du RORC, à la Giraglia ou à la Middle Sea Race.

Aujourd’hui la forme des bateaux a évolué, permettant des bords de reaching bien plus rapides et donc des distances plus longues avec des équipages réduits.

Je rappelle que la jauge IRC est une jauge internationale et que le nombre d’équipiers est définie en tenant compte des souhaits de chaque pays, libre aux organisateurs de chaque épreuve de faire varier le nombre d’équipiers dans l’avis et les règles de course.

Enfin ce sont les clubs, à l’écoute des coureurs, qui organisent les épreuves et adaptent leurs courses à leurs souhaits.

Ensemble nous essayons de trouver celles qui, in fine, donneront la meilleure représentativité de la performance pour définir le championnat.

Les 10 épreuves sélectionnées pour la Manche Atlantique en équipage offrent une variété entre inshore et offshore qui nous a semblé être suffisamment diversifiée pour permettre à chacun de trouver son bonheur.

Ceci dit, nous enregistrons vos remarques et suggestions avec intérêt et si l’an prochain nous avons plus d’opportunités de collecter des opinions lors de rencontres informelles qui ont été impossibles cette année, ce sera avec plaisir que nous les prendrons en compte.

D’ici là, considérons que la situation est suffisamment exceptionnelle pour requérir la plus grande indulgence entre nous et regarder le verre à moitié plein plutôt que la partie à moitié vide.

Avec toute mon amitiés à vous tous, coureurs engagés, et à vos clubs qui se donnent tant de peine, et j’appelle de mes vœux qu’une nouvelle année soit plus favorable à nos rencontres amicales. »

 

Jean-Philippe Cau

Président de l’UNCL

Mail : jean-philippe.cau@uncl.com

 

Les Championnats du Monde ORC/IRC 2022 auront lieu à Porto Cervo

L’Offshore Racing Congress (ORC), le Royal Ocean Racing Club (RORC) et le Yacht Club Costa Smeralda (YCCS) sont heureux d’annoncer le prochain Championnat du Monde biennal ORC/IRC, qui aura lieu à Porto Cervo, en Sardaigne, en Italie du 18 au 26 juin 2022.

Il s’agira du second Championnat du Monde organisé à l’aide de ces deux systèmes de jauge à handicap internationaux reconnus par World Sailing puisque l’édition 2020  qui devait se dérouler aux États-Unis au New York Yacht Club a dû être annulé en raison des restrictions sanitaires.

La première édition s’est tenue en Hollande en 2018 et a rassemblé 85 bateaux de 15 nations différentes.

Le choix de l’YCCS a été accepté et approuvé par l’ORC et le comité de l’IRC, de sorte que la planification des détails de l’évènement puisse débuter rapidement à travers un groupe de travail réunissant les membres de l’YCSS, de l’IRC et de l’ORC.

Comme lors de la précédente édition, la flotte sera divisée en trois classes, les critères étant la taille et la vitesse des unités présentent, et concourront donc aux titres de Champion du Monde. Un avis de course devrait être publié au cours de l’année 2021, environ un an avant le début de l’évènement.

Welcome Cocktail at the YCCS Clubhouse

Michael Illbruck, Commodore du Yacht Club de Costa Smeralda, a déclaré : « Nous sommes extrêmement heureux et honorés d’avoir été nommés pour organiser le Championnat du Monde ORC/IRC 2022. Nous allons mettre à profit les deux ans dont nous disposons pour organiser l’évènement dans ses moindres détails en termes sportif et social. Voir cette impressionnante flotte très variée régater dans les eaux sardes sera palpitant ! »

« Nous sommes impatients d’accueillir un Championnat du monde dans la région méditerranéenne après une absence de trois ans », a déclaré le président de l’ORC, Bruno Finzi. « Nous nous attendons à une régate très populaire, avec beaucoup d’équipages, pas seulement de cette région mais venu du monde entier car Porto Cervo est renommé et internationalement reconnu comme une des meilleures destinations pour naviguer. »

First day of inshore racing, Offshore World Championship, the Netherlands, Wednesday 17th of July 2018

« Le RORC et nos partenaires de l’IRC, l’Union Nationale pour la Course au Large (UNCL), co-propriétaires de l’IRC, sont ravis que ce second Championnat du Monde ORC/IRC ait lieu en Méditerranée et soit organisé par l’YCCS », a déclaré Steven Anderson, Commodore du RORC : « L’YCCS est un gage d’excellence en termes de gestion d’évènement nautique et ce championnat va attirer une classe mondiale de bateaux. »

Pour plus d’informations :  https://ircrating.org – https://www.orc.org

Download the Press Release : https://www.uncl.com/wp-content/uploads/2020/11/2022-ORCIRC-Worlds-announce.pdf

Photos :© Studio Borlenghi

CAP 300 MILLES VOLVO PEMZEC – quelques milles à bord de Laudato Si

Retour sur la CAP 300 MILLES VOLVO PEMZEC, première course en solo de Régis Vian, membre de l’UNCL sur son voilier Laudato Si, un A31.

Par Régis Vian :

Samedi 26 septembre, 10h30 au Crouesty, départ de la CAP 300 VOLVO PEMZEC. C’est ma première course en solo, en préparation de la Cap Martinique qui partira le 18 avril prochain.

Pour ce départ au vent arrière en direction du plateau de Rochebonne, je décide d’assurer l’envoi du spi derrière le génois. Il y a entre 15 et 20 noeuds de vent. Et là, surprise ! La magie des écoutes et des drisses qui se coincent toujours dans des endroits improbables me joue encore des tours… J’ai donc passé plus de temps à envoyer le génois que le spi. Un comble ! Une fois tout rentré dans l’ordre, spi en l’air et génois sur le pont, je lève la tête. Pas mal de bateaux sont devant. Il en reste tout de même quelques-uns derrière. L’honneur est sauf !

C’est parti pour une longue descente de 80 milles au vent arrière vers le plateau de Rochebonne ! Le vent devrait forcir dans l’après-midi, notamment sous les grains (près de 30 noeuds prévus dans les rafales). Fidèle à sa réputation, mon A31 glisse bien dans le lit du vent, et réclame un peu d’attention pour rester stable. Je constate rapidement que le pilote automatique a du mal à tenir le cap. Au fur et à mesure que la mer se forme, les écarts de route atteignent rapidement une dizaine de degrés… J’ai d’ailleurs perdu une coupelle d’anémomètre dans un départ au lof suite à l’une de ses embardées, deux heures après le départ. Je suis privé d’indication sur la force du vent pour le reste de la course. Je vais donc devoir barrer au feeling jusqu’à Rochebonne. La journée va être bien remplie ! Dans ces conditions, je vais limiter les empannages, tout en cherchant à passer du bon côté des grains, de plus en plus nombreux à partir de l’île d’Yeu. Je parviens à ne pas me faire piéger sous ces gros nuages bien gris en mode aspirateur. Les conditions sont toniques, et je me régale à la barre de mon A31. Je ne compte plus les surfs à 12 noeuds (15,2 noeuds au maximum), avec toutefois une mer un peu courte pour espérer allonger encore la foulée. Ambiance dériveur à bord, avec un petit arrière goût de vacances à la mer…

En début de soirée, à l’approche du plateau de Rochebonne, l’affalage du spi est un peu chaud dans la mer qui se désorganise, les grains qui se renforcent (entre 25 et 30 noeuds), et le pilote qui a de plus en plus de mal à suivre (+/-20 degrés d’écarts de route). Ça ne se passe malgré tout pas trop mal… Heureusement qu’il ne fait pas encore nuit.

Le contournement du plateau de Rochebonne à la nuit tombée est agité, avec un vent soutenu (plus de 25 noeuds) une bonne mer de travers qui met peu en valeur les qualités de mon petit bateau très bas sur l’eau. Ca mouille! Hagat, l’autre A31 de mon copain Alain (qui gagnera en solo) n’est qu’à un demi-mille devant, et Fantasia n’est pas loin derrière.

A ce moment, je reçois un signal d’une balise AIS « Homme à la mer » proche du voilier Kavok, à environ 2 milles un peu sous mon vent.  Je ne veux pas croire au pire, mais la tension monte d’un cran. Je suis le mieux placé pour y être rapidement. Je me déroute… Ces 2 milles sont très longs. Je tente de joindre Kavok par VHF (je ne suis pas le seul d’ailleurs). Il fait nuit noire. Arrivé sur zone, je balaye la mer avec mon projecteur de recherche, et ne voit rien d’autre que la mer bien agitée. Je laisse un message satellite au comité de course, qui me rappelle, mais la liaison est trop mauvaise. Nous sommes en contact VHF avec Hagat et Fantasia, qui ont reçu aussi l’alerte, et remarqué aussi la trajectoire anormale de Kavok.

Fantasia décide d’aller vers la balise, et m’apprête à faire demi-tour vers Kavok. C’est à ce moment précis que Philippe, du voilier Kavok nous prévient par VHF qu’il s’agit d’une fausse alerte. Son gilet et sa balise ont pris l’eau. Vu l’état de la mer, on peut comprendre ! Ca détend un peu ! Mon estomac participe à la fête et se vide sans retenue. J’attaque dans cet état le long louvoyage de 90 milles. Le pilote automatique tient beaucoup mieux cette allure. Je peux donc me reposer un peu. J’attendrai un retour au calme intérieur pour manger chaud… Demain, il fera jour !

Cette remontée est frustrante.  Je ne parviens pas à avoir une bonne vitesse. Hagat qui avance comme un avion me distance mille après mille. Il comptera 8 milles d’avance à Belle-Ile. Fantasia presque un mille. Un dossier à travailler pour la suite… Je rentre dans la baie de Quiberon par le Beniguet, option payante qui me permet de reprendre un peu sur Fantasia.

En route maintenant pour les Glénans. Les relevés météo et photos satellite (merci Windy!) sont clairs: le gros grain sur Quiberon est stationnaire, je peux le contourner (moins large que Fantasia qui reprendra un peu de terrain). Aucun signe non plus de la bascule de vent prévue (encore merci Windy!). Je ne m’écarte donc pas trop de la route directe, il n’y a pas de vent à terre… J’ai mal pour ceux qui sont coincés là-bas.

Je ne suis toujours pas très rapide à cette allure, mais au moins, j’ai évité les pièges ! Après quelques virements de bord, le vent tourne (enfin) brusquement, et beaucoup plus que prévu. Je peux envoyer le spi ! Je ne vais pas le tenir plus de 20 minutes, le vent revenant dans sa direction prévue. Nouveau changement de voile, problème de drisses, je perds un temps fou dans la manoeuvre. Bye bye Fantasia, je ne le reverrai plus! Finalement, ce bord vers les Glénans se terminera comme prévu, par 15 noeuds de vent sous code zéro. Tout ça pour ça!

J’enroule la bouée Jaune des Glénans au milieu de cette deuxième nuit quelques minutes avant Uship et Les petits Paimpolais, et c’est parti pour le retour vers la baie de Quiberon. Ils sont bien énervés et nous arrivons groupés à l’entrée du chenal de la Teignouse. Ca tricote. Mon petit rating a du mal à suivre le rythme et le seul moyen de m’en sortir est de me concentrer sur la stratégie pour tirer le meilleur parti des vents et des courants. Finalement, au gré des options et des bascules de vent, je parviens à passer la ligne une poignée de secondes avant Uship et les Petits Paimpolais. Ouf!

Je termine 5ème sur 13 en solo (dont 6 abandons), et 15ème sur 35 au scratch solo/duo (dont 10 abandons)

Pour ma première course en solo, c’était vraiment un beau parcours de 280 milles, avec une météo variée. Je me suis quand même bien fait secouer autour de Rochebonne, puis au début de la remontée vers Belle-Ile. Les enseignements sont riches. J’ai des courbatures et des bleus partous, et deux gros sujets à travailler pour la suite : la vitesse au près, et le pilote automatique. Beaucoup de satisfactions, notamment celle de voir Hagat, l’autre A31, gagner le classement solo, car Alain et moi avons une affection particulière pour ce bateau exigeant et généreux. Bravo à lui !

Merci à l’UNCL et au YCCA d’avoir rendu cette course possible. Je me suis régalé !

En lien, le compte-rendu de la course: https://www.uncl.com/2020/09/03/manche-atlantique-double/la-cap-300-miles-volvo-pemzec-une-premiere-edition-reussie/