La DRHEAM CUP – Destination Cotentin 2018 : les inscriptions sont ouvertes

La conférence de presse de présentation de la deuxième édition de la DRHEAM CUP-Destination Cotentin a eu lieu samedi 2 décembre dans le cadre du Salon NAUTIC de Paris, l’occasion d’ouvrir officiellement les inscriptions. L’épreuve, dont l’un des deux parcours sera qualificatif pour la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, aura lieu du jeudi 19 au dimanche 29 juillet 2018, elle s’élancera de La Trinité-sur-Mer pour arriver à Cherbourg-en-Cotentin.

DRHEAM CUP-Destination Cotentin, rendez-vous en juillet !

Autour de Jacques Civilise, les officiels et skippers présents lors du coup d’envoi au Nautic de Paris – Samedi 2 décembre – © Rosalba /DRHEAM Promotion

Annoncée dans un premier temps en août, la DRHEAM CUP-Destination Cotentin 2018 aura finalement lieu au mois de juillet : le village ouvrira officiellement ses portes le jeudi 19 juillet à La Trinité-sur-Mer, tandis que le DRHEAM-TROPHY, prologue auquel participeront des jeunes issus de la « Bretagne des terres » dans le cadre de l’opération Rêves de Large, aura lieu le samedi 21 juillet en baie de Quiberon.

Le départ de la course sera donné, grâce aux moyens nautiques de la Société Nautique de La Trinité (SNT) le lundi 23 juillet, avec deux parcours à destination de Cherbourg-en-Cotentin : le plus grand, de 736 milles via le Fastnet, sera qualificatif pour la Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2018, mais également ouvert aux plus grandes unités qui souhaitent s’y aligner en double ou en équipage ; le second, de 428 milles, passera par Wolf Rock et sera réservé aux autres unités, IRC, Osiris Habitable, mini6,50 et éventuellement « Classiques », l’objectif étant de concentrer les arrivées sur deux jours pour accueillir toute la flotte avec la même chaleur dans le Cotentin.

Pour conclure l’édition 2018, et en collaboration avec les équipes notamment du Yacht Club de Cherbourg, les concurrents seront invités à la DRHEAM-PARADE en rade de Cherbourg-en-Cotentin, avec à leur bord des jeunes qui rêvent de large, et qui vivront ainsi leur première expérience maritime.

« Ce sont deux parcours très complets qui exigeront vitesse, bonne lecture du plan d’eau et stratégie. Le plus long ressemble au Fastnet, la partie bretonne en plus, avec beaucoup de courants à négocier et la possibilité d’affronter des vents assez forts, que ce soit à Ouessant, Wolf Rock ou en Mer d’Irlande, qui peut être difficile même en été, et la traversée de la Manche en perpendiculaire pour redescendre sur Cherbourg », explique Sylvie Viant qui assurera la Direction de Course.

Une course « OPEN », les inscriptions sont ouvertes

Départ Prologue Edition 2016 – ©Th.Martinez/Sea&amp

Créateur et organisateur de la DRHEAM CUP-Destination Cotentin, Jacques Civilise a souhaité que la course soit à la fois un rendez-vous sportif majeur, appelé à s’inscrire durablement toutes les années paires dans le paysage international de la course hauturière, et un moment de partage entre marins professionnels et amateurs. C’est pour ça qu’elle sera « OPEN », ouverte à tous : tous les bateaux hauturiers de 6,50 mètres et plus sont ainsi acceptés et le format est complètement libre, ce qui signifie que l’épreuve peut être courue en solitaire, en  double ou en équipage.

L’objectif de l’organisateur est également, comme lors de la première édition à laquelle avaient participé des Britanniques, des Italiens, des Néerlandais et des Belges, d’accueillir des équipages venus de l’étranger qui seront les bienvenus, en Bretagne et en Normandie. Les inscriptions sont désormais officiellement ouvertes, les équipes ou skippers désirant prendre le départ de la DRHEAM CUP-Destination Cotentin sont invités à effectuer cette formalité en ligne le plus vite possible, afin de garantir leur présence sur la ligne de départ en juillet 2018, les places sont limitées.

 La DRHEAM CUP – Destination Cotentin inscrite au calendrier de plusieurs classes

Port d’arrivée : Cherbourg-en-Cotentin ©JM Enault

Avant le départ de la récente Transat Jacques Vabre, les représentants de la Class40, en signant une convention avec Jacques Civilise, ont officiellement confirmé l’inscription de la DRHEAM CUP-Destination Cotentin au Championnat de la classe en 2018.

« La DRHEAM CUP-Destination Cotentin s’intègre parfaitement dans le calendrier 2018 de la Class40. Entre ceux qui voudront la courir en équipage ou double et ceux qui viseront la qualification pour la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, de nombreux représentants de la Class40 devraient y participer, d’autant que les organisateurs sont vraiment à notre écoute. C’est en outre une bonne idée de faire arriver cette course à Cherbourg, un très beau plan d’eau et un port accessible en permanence. Cherbourg a par le passé accueilli des épreuves majeures comme la Solitaire du Figaro ou la Course de l’Europe, le fait de recevoir La DRHEAM CUP-Destination Cotentin est l’occasion pour la ville de renouer avec les grands événements de la voile », s’est réjoui Halvard Mabire, président de la Class40.

D’autres classes ont également fait la même démarche, comme la classe Multi2000, l’IRC, ou la Classe IMOCA qui a annoncé l’inscription de la Course a son Calendrier Évènementiel et pour finir la class MULTI50 tandis que les Ultims devraient également être de la partie, comme en 2016, mais avec pour certains skippers l’objectif de décrocher entre La Trinité-sur-Mer et Cherbourg-en-Cotentin leur qualification pour la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Le plateau de la DRHEAM CUP – Destination Cotentin 2018 s’annonce donc particulièrement fourni, ce qui réjouit son organisateur, Jacques Civilise, conscient de la responsabilité qui est la sienne d’accueillir tous les participants dans les meilleures conditions : « Avec une quarantaine de bateaux en 2016, la première DRHEAM CUP s’était déjà avérée un succès, cette seconde édition devrait permettre à l’épreuve de franchir un important cap supplémentaire en termes de participation, d’organisation et de médiatisation ».

 

Programme Prévisionnel de LA DRHEAM CUP – Destination Cotentin 2018

  • Jeudi 19 et vendredi 20 juillet : Ouverture du village, contrôles des inscriptions et de sécurité
  • Samedi 21 juillet : Prologue le DRHEAM-TROPHY
  • Dimanche 22 juillet : Contrôles de sécurité (suite) et Relations Publiques
  • Lundi 23 juillet : Départ de la grande course la DRHEAM CUP – Destination Cotentin
  • Mercredi 25 au vendredi 27 juillet : Arrivées des bateaux à Cherbourg-en-Cotentin
  • Samedi 28 juillet : Remise des prix
  • Dimanche 29 juillet : Post-logue la DRHEAM-PARADE

 

 

Les Classements  2016

Le podium (toutes classes) : 1. Arkema (Lalou Roucayrol), 2. Le Souffle du Nord (Thomas Ruyant), 3. A Capella Soreal (Charlie Capelle)

Les vainqueurs par classe :

  • Multi50 : Arkema (Lalou Roucayrol)
  • M2K : A Capella Soreal (Charlie Capelle)
  • Imoca : Le Souffle du Nord (Thomas Ruyant)
  • Class40 : Colombre XL (Massimo Juris)
  • Mini 6.50 : Raoul Pastèque (Romain Bolzinger)
  • IRC : Groupe 5 (Patrice Carpentier)
  • IRC 1 : Team Vendée 192-Les Parrains (Benjamin Dutreux)
  • IRC 2 : Fleur du Sud (Patrick Molitor)
  • IRC Double : Groupe 5 (Patrice Carpentier)

 

VOS CONTACTS

 

EVENEMENTIEL

Anne COMBIER
acombier@drheam-promotion.com

+33 6 07 69 23 63

PRESSE

Caroline MULLER
cmuller@drheam-cup.com
+33 6 83 00 83 83

 

LES PARTENAIRES DE LA DRHEAM CUP – DESTINATION COTENTIN 2018

 

Retrouvez toutes les actualités de la

Sur le site Internet www.drheam-cup.com

Et les réseaux sociaux:

 

 

Image en introduction : Drheam Cup 2016 – Thierry Martinez

Cahiers du Fastnet 2017: LECLERC-HENNEBONT – Richard Fromentin

Le Fastnet, une régate mythique et un rêve d’avoir pu y participer. Pensez qu’en 4 minutes toutes les inscriptions étaient closes, incroyable !!!
C’est un parcours magique que nous découvrons tout au long de la traversée avec la chance inouïe de pouvoir admirer tous les lieux remarquables de jour et notamment le Phare du Fastnet, l’archipel des Scilly, le cap Lizard…

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Malgré la beauté des paysages nous sommes en régate et aux avant-postes. Night and Day ainsi que Foggy dew connaissant remarquablement le parcours utilisent parfaitement les effets de site et ont été plus opportunistes. C’est aussi leur terrain de jeux à l’année.

Dans la baie de Weymouth Night and Day rase la cote mais Foggy dew reste à nos cotés au large. Sur cette option nous accusons 1.4 milles de retard pour reprendre la tête malgré tout à la pointe de East Prawle.

C’est dans la baie de Plymouth entre Salcombe et Cap Lizard que l’écart se fait définitivement. Nous laissons par erreur nos deux principaux adversaires se décaler à droite se protéger du courant à l’intérieur de la baie et bénéficier d’un retour du vent hélas plus rapide à la cote qu’au large. Rageant sur le coup mais pas suffisant pour baisser les bras nous resterons concentrés jusqu’au bout. La vitesse une fois de plus ne suffit pas. Il faut aussi aller au bon endroit.

Au Phare du Fastnet nous sommes 6 ème avec 9 milles de retards sur Night and Day et 6 milles sur Foggy dew . Nous devons tout faire pour recoller le podium et attaquer. L’idée a été de nous décaler plus que nos adversaires,  partir sur la gauche du plan d’eau en attendant une rotation droite pour empanner dans la molle mais le vent est  moins descendu que prévu et le retard n’a pas pu suffisamment se  combler. Nous remontons malgré tout au classement.

Ceci dit pour une première participation nous pouvons nous réjouir de notre très belle 3ème place. Il y en a quand même 80 derrière ! Notre équipage a été vaillant, solidaire et généreux dans l’effort. L’ambiance à bord studieuse.
L’objectif du podium a été atteint .

Nous étions 6 marins aguerris:

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  • Loulou ( Louis Marie Dussere ) notre navigateur
  • Jean louis Couedel notre Stewart 1ere classe et accessoirement N°1.
  • Kéké (Gérald Queouron) barreur regleur
  • Jeannot (Jean Frétigny) N°1 bis Régleur
  • Nono ( Bruno James) Barreur régleur
  • Richard Fromentin Skipper

Cahiers du Fastnet 2017: Mayero – Jean Passini

Mes dernières participations au Fastnet remontent à l’époque où nous naviguions sur le Two Tonner « RELANCE » de mon père , en 1981 et 1983. Nous étions retournés à Cowes ensuite pour d’autres courses avec un autre bateau. Depuis, l’Eté était consacré aux croisières familiales et on réservait le printemps pour les courses en équipage entre amis et famille.

Cette fois, pour 2017, notre programme comprenait, le Spi Ouest-France, l’Armen race, comme toujours, puis le Fastnet avec une redescente de Plymouth en croisière rapide mais familiale. La logistique s’annonçait un peu complexe, mais nous y sommes bien parvenus et avons concilié l’ensemble des souhaits et objectifs.

Nous avons été réellement enthousiasmé par cette course, une première pour 6 des 7 membres d’équipage ! Nous avons redécouvert à quel point nos amis Anglais aiment la mer et leurs bateaux. Cowes respire la mer et les bateaux, quel que soit leur taille ou leur âge. On prend soin de tout ce qui navigue ! Comme me le disait un de mes équipiers, « ici on ne croise que des navigateurs ! » tout est dédié aux bateaux , à leur esthétique , à leur entretien , et à leur performance.

Nous participons en IRC3. Les 7 membres de l’équipage de Mayero (X 37) incluent trois jeunes de moins de 25 ans dont mes deux fils. L’opération Fastnet avait déjà débuté dès le Mardi qui précède , pour parcourir les 340 Mn qui nous séparent de Cowes. Montée dans des conditions un peu musclée, rapide et parfois humide.

C’est le dimanche 6 aout, sous le soleil, que nous prenons un bon départ. Nous sommes gonflés à blocs par ces bords de près magnifiques et par l’excitation que suscite le fait d’être enfin en course. Portés par une brise bien soutenue, nous tirons des bords dans le Solent pour sortir avec le courant, très rapidement vers les Needles. Nous sommes bien placés, avec parmi nous des bateaux performants et cela nous porte toute la journée y compris lorsque nous choisissons d’aller plutôt à terre pour passer les pointes successives qui se présentent avec un courant contraire. Le passage de Portland Bill est incroyable ! 50 Mètres de trop et on est jeté à l’extérieur par le courant ! Nous sommes plusieurs concurrents à enchainer les virements de bord, sans cesse, comme pour sauter un sommet le plus rapidement possible. Les départs échelonnées par le RORC, avec les grandes classes derrière nous, feront que , sans cesse , nous serons rattrapés par de plus gros bateaux et nous même rattraperons les plus petits. Cela anime la course de façon incroyable tout au long du parcours.

Toute la côte sud se déroule au près, et nécessite beaucoup d’attention pour le passage de chaque pointe, afin d’éviter les vents faibles, et tenter de profiter des courants ou des contre courants et d’une mer aplanie. Il n’y a qu’à la fin de notre parcours à terre, le Lundi après-midi que nous rencontrons des calmes dans la baie de Falmouth avant le passage du cap Lizard. Le doute s’installe sur la qualité de notre option, nous sommes pourtant bien entourés, mais nous tardons à redémarrer lorsque l’air rentre un peu. Il rentre du Nord-Ouest , là où nous irons dans quelques heures … Puis c’est Land’s end et le premier grand choix de passage du TSS ! Grande hésitation à bord entre ce qui avait été décidé en amont et la situation qui se présente. Tel que nous sommes là, et avec ces conditions, le passage Est s’impose, on y va et on ne le regrettera pas, sauf le petit « gauche » à la sortie du TSS qui n’était pas indispensable.

Toute la mer Celtique se fait au près, pratiquement sans bord favorable ! Ce près interminable depuis le départ fatigue un peu l’équipage, la mer est agitée, mais nous tirons des bords avec d’autre bateaux que nous ne quittons pas et cela nous motive pour tirer profit des rotations. les virements sont fréquents ! En pleine mer Celtique il faut éviter les tribords, et cela fait pourtant 50 heures que nous sommes partis ! Le soleil est présent, les dauphins aussi. Dans l’après-midi, nous touchons une petite bascule à droite comme prévu et la route directe tribord amure devient possible. Pendant la nuit le vent monte comme attendu, cela devient plus musclé, nous réduisons la toile. La mer est agitée mais nous progressons rapidement. Nous prévoyons un passage du Fastnet à 06h du matin. Mais lorsque la brise s’est accentuée, dans le nuit (la 3ème) , le bateau fut moins à son aise que certains concurrents aux formes plus appropriées et nous perdons quelques places.

Enfin, bientôt , nous allons pouvoir abattre et contourner le fameux Rocher. Le passage est rapide, avec le lever du soleil, l’hélicoptère vient de repartir en Irlande et ne nous filmera donc pas ! Enfin sous Spi, l’équipage se détend , nous verrons ensuite que cela nous coûte un peu .Mais les repas sont plus faciles à prendre et un peu de rangement s’impose. Le vent faiblit dans l’après-midi. Cette fois les écarts en latéral s’accentuent et on est un peu seul avec un ou deux IRC2 qui ne parviennent pas à nous semer. Mais nous restons un peu trop à l’Est et il s’avèrera que l’Ouest était plus porteur et ceux qui prévoient de contourner le TSS par l’Ouest en profiteront nécessairement. Nous restons parfaitement dans la course avec un classement provisoire à la 15 ou 16ème place en IRC3 qui comptent 84 participants. Au contournement de BISHOP Rock nous admirons les Scilly, archipel que nous aimons beaucoup pour l’avoir souvent visité en croisière. Un dernier bord, une dernière journée au travers, avec ce vent du Nord/ Nord-Ouest toujours aussi froid ! pas si facile ce bord entre Spi, code zéro ou génois, il faut bien connaitre son bateau et être réactif, ça passe , puis ça s’arrête , ça repasse, les écarts changent ! Faut- il s’écarter de la pointe ? aller à la côte ? privilégier le débridé ? on s’en sort bien et on régate avec un magnifique Swan 44 des USA , qui finit par passer avec toute la toile, trinquette et Spi asymétrique.

Il est temps d’arriver , notre acharnement à accélérer jusqu’au bout a eu raison de notre spi medium, gardé un peu trop longtemps, c’est-à-dire juste après la phrase exprimant le caractère irraisonnable de la situation et la nécessité d’y remédier… Nous arrivons à Plymouth, la nuit tombée, avec un magnifique feu d’artifice que la petite dizaine de bateaux qui passent la ligne dans le même quart d’heure admirent en commun, là où l’on nous demande d’attendre avant de rejoindre la marina où nous serons magnifiquement bien accueillis par l’organisation de la course, mais aussi et surtout par mes deux filles avec leurs maris, qui avaient hâte de nous retrouver.

Nous sommes contents de notre place de 16ème dans cette grande classe des IRC3, nous sommes aussi 6ème en IRC3B qui compte 43 bateaux, plus proches en rating. Il y avait de nombreux « passages à niveaux » et il ne fallait pas faire d’erreur car cela pouvait coûter très cher. Notre première partie de course a été très bénéfique pour notre classement.

Le Fastnet est une course d’endurance, avec de nombreux passages stratégiques, qu’il faut anticiper sans cesse en s’adaptant à la situation réelle. La présence des concurrents bord à bord, nous impose une pression forte pour aller vite et tirer le meilleur parti de notre bateau tout en gérant le sommeil et les repas pour que dans la durée la performance ne chute pas. Comme bien souvent, nous avons rencontré des conditions assez changeantes, une météo plutôt clémente malgré les températures fraiches et le côté un peu brutal de faire la totalité du chemin aller au près et le retour au portant. La pleine lune, ou presque a éclairé notre chemin, nos nuits , et les dauphins ont été sans cesse à nos côtés en Mer Celtique . Encore une fois, nous retiendrons de magnifiques images de mer dans nos têtes jusqu’à notre prochaine participation.

Jean PASSINI 28 Aout 2017

Cahiers du Fastnet 2017: Lann Ael 2 – Didier Gaudoux

Lann Ael 2 prend un départ prudent au milieu des « gros bateaux » de l’IRC1 qui nous rendent la vie un peu compliquée. Rapidement nous trouvons notre place dans la procession qui sort du Solent et cherchons nos points de repères habituels Codiam, l’ Ange de Milon, Erivale. C’est la première fois que nous naviguons avec eux dans notre nouvelle configuration, dans du médium, et nous sommes un peu rassurés sur notre compromis cap vitesse sur le long bord bâbord qui nous emmène vers l’Ouest.

Avec nos camarades, nous longeons à terre Portland Bill mais Codiam s’échappe en repartant au large : bien joué ! Avant d’arrivée à Lizard au passage du front nous nous arrêtons complétement en tombant dans une molle terrible. Vitesse surface = 0 nœud. Ça part par devant et ça revient derrière, moment très compliqué !!, mais finalement nous repartons après une longue « pause » mais plus de Codiam à l’AIS. Nous faisons notre route, le choix de l’Est du DST ayant été fait en amont. Tout le monde s’applique à bien faire marcher le bateau et Fred Duthil notre navigateur dessine une très belle trace jusqu’au Fastnet. Au Rocher nous sommes 4eme en IRC1, et cela booste le moral de tout le monde car nous venons de faire 360 miles de près. Le meilleur est à venir et nous attaquons dans la descente au portant avec de grands surfs jusqu’aux Scilly.

L’équipage s’arrache et se relaie au winch toutes les demi-heures pendant toute la descente. Superbe travail de toute l’équipe pendant 12 heures et nous remontons des gros bateaux.

Arrivée aux Scilly, l’AIS nous confirme que nous sommes avec des gros ratings. Je branche mon téléphone et je vois s’afficher pleins de messages d’encouragement du genre « accrochez-vous », « vous êtes super bien ».

Je remonte un peu excité de la table à carte en annonçant à l’équipe que nous nous battons pour le podium. De très appliqués, ils deviennent super appliqués et nous commençons ce très long bord de reaching tout droit sans personne vraiment à coté de nous.

Le vent faiblit dans la baie de Plymouth, nous sommes contre le courant et je commence à douter sans le dire à l’équipage. On se relaie à la barre toutes les heures car la fatigue se fait sentir. Puis quelques centaines de mètres avant la ligne surgit dans la nuit un énorme zodiac qui en arrivant près du bateau nous éclaire avec de puissants projecteurs et se met à filmer le bateau sous toutes les coutures. Et là nous réalisons que tous les efforts de ces deux dernières années sont fantastiquement récompensés.

Un très, très, grand merci à l’équipage non seulement pour leur engagement pendant cette course mais surtout d’avoir cru dans ce projet. Une mention particulière à ceux qui m’ont accompagné dans les moments difficiles. Ils se reconnaitront ! Un grand bravo pour nos navigateur tacticien Fred Duthil et Christian Ponthieu qui ont fait un super job et pour mes deux enfants navigants qui depuis tant d’années font partie de l’équipage et entretiennent la flamme. Enfin sans le soutien de mon épouse, je ne suis pas sûr que ce projet existerait et cette victoire lui est dédiée.

 

Didier Gaudoux

L’avis de course du 2018 IRC Championship et de la Commodores’ Cup est en ligne.

Communiqué de Presse : L’avis de course du 2018 IRC European Championship, incluant la Commodores’ Cup, est en ligne ICI.

Beaucoup ont déjà manifesté leur intérêt auprès du Royal Offshore Racing Club (RORC) et les inscriptions en ligne seront ouvertes à partir du lundi 8 janvier 2018.

Tel qu’annoncé plus tôt cette année, le Championnat se tiendra à Cowes du 8 au 16 juin et adoptera le programme de course de la Commodores’ Cup, avec une variété de parcours : parcours construits, côtiers et course au large, un total de 10 courses disputé avec la Jauge Spinlock IRC.

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Le RORC a initié un nouveau format afin d’inclure la Commodores’ Cup, un événement réservé aux équipes amateurs, dans la flotte du Championnat qui lui est ouvert aux amateurs et aux professionnels. Les nouveautés pour 2018 sont les suivantes :

  1. Les concurrents souhaitant s’inscrire à la Commodores’ Cup sont invités à constituer une équipe de trois bateaux dans une fourchette de rating de 0.995 à 1.270 avec un DLR maximum de 210.
  2. Les équipes peuvent représenter un club, une région ou un pays. Les équipes représentant leur pays sont potentiellement sujettes à autorisation préalable de leur Autorité Nationale.
  3. La Commodores’ Cup maintient son esprit amateur avec un seul marin professionnel autorisé par bateau.
  4. Les équipages comprenant deux femmes ou deux membres âgés de moins de 25 ans, ou une femme et un membre de moins de 25 ans, seront autorisés à intégrer un membre supplémentaire.
  5. Il n’y a pas de limite de poids de l’équipage, uniquement la limite du nombre d’équipiers inscrit sur le Certificat IRC.

 

 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.rorc.org ou contactez le bureau des courses du RORC : racing@rorc.org

Fin

Photos: © RORC/Paul Wyeth/pwpictures.com

 

NOTES TO EDITORS
Press Enquiries:Trish Jenkins
RORC Press Officer
M: +44 (0)7880 518689
E: trish@j2pr.co.uk
Skype: trish jenkinsRORC Race Enquiries:Royal Ocean Racing Club
T: +44 (0) 1983 295144
E:   racing@rorc.org
W:  http://www.rorc.org/

 

Royal Ocean Racing Club:

20 St James’s Place
London SW1A 1NN
Tel: 020 7493 2248
Fax: 020 7493 2470
E:  info@rorc.org

 

THE RORC:

·        Established in 1925, The Royal Ocean Racing Club (RORC) became famous for the biennial Fastnet Race and the international team event, the Admiral’s Cup. It organises an annual series of domestic offshore races from its base in Cowes as well as inshore regattas including the RORC Easter Challenge and the IRC European Championship (Includes the Commodores’ Cup) in the Solent

·        The RORC works with other yacht clubs to promote their offshore races and provides marketing and organisational support. The RORC Caribbean 600, based in Antigua and the first offshore race in the Caribbean, has been an instant success. The 10th edition will take place in 2018. The RORC extended its organisational expertise by creating the RORC Transatlantic Race from Lanzarote to Grenada, the first of which was in November 2014. This year, the RORC Transatlantic Race is part of the Atlantic Anniversary Regatta

·        The club is based in St James’ Place, London, but after a merger with The Royal Corinthian Yacht Club in Cowes, now boasts a superb clubhouse facility at the entrance to Cowes Harbour and a membership of over 4,000

·        RORC website: www.rorc.org

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RORC RATING:

·        The RORC has also been a leader in yacht handicap systems and in co-operation with the French offshore racing club, UNCL, created IRC – the principal yacht measurement system for the rating of racing yachts worldwide

·        The Spinlock IRC rating rule is administered jointly by the RORC Rating Office in Lymington, UK and UNCL Centre de Calcul in Paris, France

·        The RORC Rating Office is the technical hub of the Royal Ocean Racing Club and recognised globally as a centre of excellence for measurement

·        For Spinlock IRC rating information in the UK please see: www.rorcrating.com and for IRC rating globally www.ircrating.org

·        Social media: www.facebook.com/rorcratingwww.facebook.com/ircrating

·        Twitter @RORCrating @IRCrating

 

TRIOMPHE DE LANN AEL 2

Comme en 2013 avec les Loison père et fils, ou en 2015 avec Géry Trentesaux, cette année encore c’est un équipage français qui remporte cette épreuve mythique en IRC overall devant 350 concurrents.

Ce succès fait d’autant plus plaisir à voir que l’an dernier, pour sa 1ere saison avec ce nouveau bateau, Didier Gaudoux avait eu un peu de mal à trouver la bonne carburation.

Ni Paris, ni Rome ne s’étant fait en 1 jour, pas mal de réflexion et de boulot cet hiver ont permis de trouver des solutions, et l’équipage de Lann Ael 2, renforcé de Fred Duthil et de Christian Ponthieu, a réussi la course parfaite qui leur permet de graver leur nom au bas d’un trophée qui reste l’un des plus convoités de notre sport .

Cette édition 2017 restera marqué tout d’abord par un long louvoyage de 360 miles pour atteindre le célèbre phare, dont une bonne partie se faisant avec des conditions plutôt viriles et des températures que ne respiraient pas franchement le plein été .

On pourra également parler « d’une course de riches », il faut en effet descendre à la 23eme place du classement overall pour trouver le 1er bateau ayant un rating inférieur à 1.050 : « Night and day » le célèbre JPK 10.10 des Loison qui gagne par ailleurs le classement en double, ainsi que l’IRC 4.

Sur les 40 premiers classés Overall il n’y a que 4 bateaux affichant un rating inférieur à 1.050, « Night and Day », puis « Dream Pearl » 33eme, « Time Line » 34eme, et « Foggy Dew » 39 eme.

Sur les 20 premiers classés il n’y a que 3 bateaux en dessous de 1.100 de rating ……

On remarquera au passage que c’est une tendance assez marquée cette saison pour les épreuves en manche, Cowes – Dinard et la Channel ayant notamment vu la victoire en réel et compensé de « Rambler 88 ».

L’autre fait marquant de cette édition 2017 reste le carton plein, presque habituel maintenant,des navigateurs tricolores.

En plus de l’Overall en équipage et en double, aucune victoire de classe ne leur échappe si ce n’est en 0 ou le seul bateau français présent, « Bretagne Télécom », le Mach 45 de Nicolas Grolleau termine 3eme.

Pour le reste c’est « business as usual » comme disent nos amis d’outre manche.

En Imoca, doublé de « SMA » et « St Michel – Virbac », « Hugo Boss » n’est que 8eme.

En Class 40 c’est « Vand B » de Maxime Sorel qui l’emporte devant un beau plateau de 26 concurrents.

En Volvo 65, « Dongfeng » le projet Franco-Chinois mené par Charles Caudrelier met tout le monde d’accord .

Intéressant présage avant le départ de la Volvo dans quelques mois ?

En IRC Overall, la victoire revient, nous l’avons vu à « Lann Ael 2 » , mais la fête ne serait pas complète sans la 4eme place de « Pintia » le J 133 de Gilles Fournier qui continue de nourrir son impressionnant palmarès, sans la 7eme place de « Bretagne Télécom », la 9eme place de « Grain de Soleil », le Vismara 40 de Nicolas Svilarich qui ne cesse de progresser depuis sa 1ere course l’an dernier lors de Cowes – Dinard, ou la 10eme place de l’inévitable « Codiam » toujours mené de main de maitre par Nicolas Loday.

En Double Overall, les Loison récidivent après leur victoire de 2013 et leur seconde place de 2015, « Vaimiti » l’A 35 de Yann Level finit 7eme et « Cheyenne 2 » le JPK 9.60 d’Alexis Bondu termine 10eme.

En IRC 1, 5 français dans les 10 premiers, « Lann Ael » en tête, «Grain de soleil » 4eme, « Codiam » 5eme, « Stamina », le quasi sister ship de « Lann Ael 2 » de Michel Pérétié, 7eme, et « Lady First » le Grand Soleil 50 de Jean Pierre Dreau, 10eme.

En IRC 2, même punition, « Pintia » 1er devant « Nutmeg » le MC 34 Malouin, 6eme, « Lorelei » le J 122 de Marie Catherineau 8eme, « Optimix » le X 40 de Franck Lang, 9eme, et « Exception », celui de Patrick Ponchelet 10eme.

En IRC 3, il y a eu bataille au couteau entre « Dream Pearl » le JPK 10.80 d’Eric Mordret, et « Time Line », celui de Marc Alpérovitch.

Finalement c’est « Time Line » qui franchit la ligne devant, mais il est battu en temps compensé de 71 secondes ( après 5 jours de courses) par Dream Pearl .

C’est dire l’intensité de la lutte…..

En 5eme position on trouve l’A 35 R « Altikhan » de Johann Bouic et Serge Jamet, et 10eme l’A 35 « Vaimiti » de Yann Level.

On notera par ailleurs, que dans cette classe les 8 premiers sont tous de conception française, 4 JPK 10.80, 3 Sun Fast 3600, et 1 A 35 R.

En IRC 4, festival des JPK 10.10 français qui prennent les 3 premières places avec les 2 habitués « Night and Day » et « Foggy Dew », devant « Cocody », de Richard Fromentin.

Ce tir groupé est complété par la 7eme place de « Ad Hoc », celui  de Jean François Cleriaux.

Très belle prestation de Marc Noel qui termine 8eme avec « China Girl » son Norlin 37 de plus de 30 ans d’âge. Apparemment les bateaux présentent quelques similitudes avec le bon vin……Et « Cheyenne » complète la démonstration avec sa belle 9eme place.

A l’issue de ce Fastnet, « Pintia », « Dream Pearl » et « Foggy Dew » vont conforter leurs positions en tête de leur classes respectives au Championnat de Rorc.

Il reste pour finir à s’interroger sur la dichotomie que l’on est obligé de constater entre le niveau des équipages français dans les épreuves internationales et les participations trop souvent squelettiques à bon nombre de régates chez nous …….

A nous de trouver des solutions pour palier ce problème ……

Eric Basset

 

 

 

Coupe de l’America : Saut quantique ou saut dans le vide ?

Il était une fois le plus vieux trophée sportif du monde qui reposait sur une simple feuille de papier appelée Deed of Gift. Ce DoG est peut-être le document juridique qui a fait couler le plus d’encre et travailler le plus d’avocats de tous les temps ! Il parlait de défi entre un Defender et un ou plusieurs challengers. Ce défi était lancé par un Seigneur – le propriétaire du bateau et pilote du projet – qui se choisissait un chevalier – le skipper-barreur – pour aller guerroyer.

Pour gagner ce trophée il fallait, le meilleur propriétaire, le meilleur barreur, le meilleur tacticien, le meilleur équipage, le meilleur bateau et les meilleurs avocats. S’il y avait plusieurs challengers, ils se sélectionnaient entre eux et l’heureux élu rencontrait le defender qui s’entrainait dans son coin sans repère concurrentiel ce qui faisait monter l’excitation. La lutte était âpre, au contact, et il fallait autant de neurones que de muscles pour trouver le moyen de passer en tête quand on était derrière. L’originalité de cette formule et la simplicité du duel faisait de la Coupe un évènement planétaire auquel même un Président des USA en exercice, JFK, assistât au premier rang. Une quille à ailettes – marrant en cette période de « foilie » – mettait fin à ce bel ordonnancement et la Coupe se mit à voyager jusqu’à ce qu’un Suisse, Ernesto Bertarelli, aille l’arracher aux antipodes. Au lieu de la faire à Genève sur le lac – ce qui aurait eu quand même de la gueule mais pas possible selon le DoG -, il alla la poser à Valence sur un plan d’eau sans goût ni grâce où il fallut tout construire. En créant le club des challengers alors qu’il était le Defender, il se mit dans une position intenable et Oracle qui eut le choix des armes lança un trimaran de 90’ avec une aile rigide plus grande que celle d’un A380 qui battit Alinghi à plate couture.

Ce fut le début d’une nouvelle ère pour la Coupe qui, aux mains avides de Larry Ellison et Russell Coutts, rentra dans le monde du business, de la haute technologie et des medias numériques. Les bateaux se mirent à voler (AC70), rendant la Baie de San Francisco presque trop petite. D’un modèle d’évènement conventionnel reposant sur un financement apporté par les concurrents,  les sponsors et les collectivités avec une diffusion media aussi large que possible, on est passé à un business plan avec des objectifs d’entreprise et donc de forte rentabilité et une diffusion médias payante. Certes on se souvient de ces premiers bateaux à voler à des vitesses phénoménales et de la remontada d’Oracle sous l’impulsion de Jimmie Spithill. On se rappelle moins que sur les images on voyait un public à quai famélique au regard des ambitions affichées et que face à ce ROI* insuffisant pour la ville dont la contribution fut considérable, la Coupe fut priée d’aller voir ailleurs. On se rappelle également, qu’à la télévision, 45 nœuds ne se voient guère plus que 20 et que le coût des bateaux était devenu exorbitant.

Aujourd’hui la Coupe a atterri dans cette charmante destination pour jeunes mariés New Yorkais qui n’ont pas le temps ou l’argent d’aller ailleurs que sont les Bermudes, les bateaux font 50 pieds sur lesquels 4 Shadocks pompent et 2 jouent à la game boy avec un format de course juste impossible à mémoriser.

Pire, avec les AC45, elle est devenue une épreuve de plus dans le patchwork de la voile ou le public ne sait pas hiérarchiser entre Route du Rhum, Vendée Globe, JO et autre Volvo Race. Ce positionnement à part qu’avait la Coupe a disparu et elle est rentrée dans le rang. Tout ça sur fond de baisse continue de la pratique de la voile de compétition (temps, argent, efforts, risques…) ce que les grands chantiers ont anticipé en offrant au marché des caravanes flottantes hyper confortables faites pour naviguer par moins de 20 nœuds de vent…ou au moteur, ne s’impliquant guère dans la compétition.

Ce constat pessimiste implique-t-il que la Coupe est pleine et va couler?

Rien n’est moins sûr…

 

La Coupe, par son niveau d’excellence à tous égards, a toujours été le reflet de son époque. La perte de la Coupe par l’Angleterre est concomitante du déclin de l’Empire britannique puis elle traverse l’ère industrielle avec les Sir T Lipton et autres tycoons fortunés pour reprendre dans l’air moderne sur un modèle similaire avec des bateaux moins couteux aux mains des Bich, Turner, Bond, Faye ou Bertarelli et finalement Ellison. Avec les époques ont évolué l’ordre des valeurs et pour résumer on est passé de l’admiration de la réussite industrielle à la contemplation passive d’une fortune financière signe d’un capitalisme débridé. Finie l’histoire de l’ascension d’un homme, la vie de Larry Ellison ne fait rêver personne et personne ne connait les patrons d’Artemis et de Softbank. Heureusement, il y a  Sir Ben Ainslie et Franck Cammas qui ne sont pas originaires du monde des affaires mais au contraire des professionnels de la voile internationalement reconnus. Donc sur ce point, le schéma est différent mais leur ascension du plat-bord d’un dériveur aux commandes de leurs défis est un signal aussi fort que positif et potentiellement hyper médiatique en cas de victoire.

Cela marque aussi que la voile est parfaitement en phase avec la professionnalisation du sport : Comme au foot, au tennis, au golf, au rugby ou au basket, il y a des centaines de navigateurs professionnels qui gagnent très bien leur vie et sont appelés sur les divers bateaux dans diverses courses tout au long de l’année pour leur talent et leurs performances, ceux de l’America’s Cup étant au sommet de la pyramide des gains. Évidemment on ne vend pas encore de maillots floqués du nom des coureurs mais il y a déjà des griffes ou des marques liées à la Coupe, à commencer par Louis Vuitton ou Prada. L’identification est différente mais cela génère un business significatif en rapport à l’audience du sport voile avec surement un excellent ratio en valeur.

Un élément différencie fortement la Coupe d’autres évènements : le format même de l’évènement. L’époque étant à la normalisation et la dictature de l’argent, la tentation était forte pour la plupart de participants de transformer la Coupe en un vaste championnat biennal professionnel. Les grands clubs de foot Européens ont été tentés de créer une ligue fermée à l’image du basket US, pour aller à un plus haut niveau financier et médiatique. La pression de l’UEFA, sous l’impulsion de Michel Platini, a eu raison de ce qui n’aurait fait qu’éloigner encore plus l’élite de la masse des pratiquants. On voit où cela mène quand la manne financière excessive domine : L’équipe nationale d’Angleterre est loin d‘être compétitive alors que son championnat est le plus attractif avec les joueurs les mieux payés au monde. Évidemment les stades sont pleins et la ferveur du public justifie l’immense manne télévisuelle.

Les kiwis n’ont d’ores et déjà pas accepté une épreuve tous les 2 ans en circuit fermé et s’ils gagnent, cette initiative aura fait long feu. A l’inverse, la stabilité du circuit accentuera la professionnalisation, le niveau sportif, le ROI pour les sponsors et le développement technique continu. Alors quel modèle la Coupe adoptera-t-elle ? Celui du foot Européen ou celui du basket US ?

On a passé en revue l’épreuve, le propriétaire et l’équipage, un peu de juridique et donc il reste, pour gagner, le bateau. Pour le moment, les foilers ont tué le match racing et ce n’est guère passionnant tactiquement de voir les bateaux partir chacun de leur côté pour se recroiser ensuite.  Mais nous en sommes au début de l’histoire et quand le vol sera maitrisé, ils iront plus au contact. J’en veux pour preuve l’évolution des départs au cours de la dernière Coupe alors que la ligne n’était plus face au vent où, manche après manche, ils ont accumulé de l’expérience les conduisant à trouver des tactiques pour arriver en tête à la bouée de dégagement.

Et puis, la Coupe ayant toujours cultivé le secret, on ne sait pas encore grand-chose de ces bateaux sauf le Neozed à pédales ! Il est clair que les technologies mises en œuvre non seulement s’inspirent de l’aéronautique et de la formule 1 mais vont probablement leur apporter aussi en retour, sans parler de nos bateaux IRC sur lesquels les foils et autres DSS commencent à poindre.

En phase avec son époque une fois encore, la Coupe produit des bateaux dans lesquels la technologie numérique  joue un grand rôle et a permis de faire des avancées très rapides dans les développements, impliquant les meilleurs architectes et ingénieurs. Espérons ne pas aller trop loin en la matière : La Formule 1 en a fait l’amère expérience et a dû revenir en arrière car l’assistance du stand était telle que les voitures étaient pratiquement télécommandées. Il est à craindre que Larry, empereur du Big Data, ait un avantage compétitif durable en la matière : Plus ce sera numérique plus Oracle sera inatteignable, moins les navigants n’auront d’initiative. À la vitesse de ces bateaux, l’Intelligence Artificielle prendra plus vite les décisions tactiques que n’importe quel barreur ou tacticien. Opportunité ou risque ?

Un autre point de connexion avec le monde contemporain: L’environnement. Ces bateaux, qui ont de grands besoins énergétiques, ne sont mus que par l’énergie humaine des 2/3 de l’équipage qui ne font que mettre un circuit hydraulique sous pression. Bizarrement, voilà une règle intangible de la course à la voile qui n’a pas été remise en cause : On aurait pu imaginer de rechercher des solutions éolienne et solaire : Quitte à être disruptif, autant aller au bout !

Concluons en parlant du terrain de jeu : on est simplement passés d’un grand losange à un petit  quadrilatère – qui comporte le même nombre de côtés – et d’une course aléatoire longue à une durée courte et maitrisée. Ainsi la Coupe a inventé la voile de stade et avec elle la possibilité de tournage TV depuis la terre pour diffusion live et de commentaires au haut-parleur pour le public des tribunes. Si le jeu en vaut la chandelle, si les matchs sont excitants, si les histoires sont belles et l’ensemble bien médiatisé, il y aura du public. Peut-être pas le même que celui des pratiquants et passionnés de voile, qui ne prendront pas un abonnement à Canal + seulement pour la Coupe, mais une nouvelle catégorie plus jeune et adepte du sport-spectacle, surf, kite, skate ou snowboard.

In fine, si la Coupe actuelle ne soulève pas l’enthousiasme à priori et rompt avec une tradition de 166 ans, c’est l’histoire qu’elle va écrire au cours de cette édition qui va décider de son succès ; il y a tant de nouveaux paramètres qu’il est bien difficile de faire un pronostic. Mais, dans ce monde numérique qu’elle a embrassé en soulevant tant d’interrogations, les choses sont binaires : ou ça passe et la Coupe basculera vraiment dans une nouvelle ère ou ça casse et dans ce cas, le vilain pichet retournera dans une vitrine poussiéreuse en attendant mieux.

 

Philippe SERENON
Past Président de l’UNCL et du défi Areva

 

TWINL Partie 2 : Transquadra 2017, un défi de taille pour l’équipe TWINL Banque d’Affaires

Après sa belle victoire en équipage sur la SNIM 2017, l’équipe TWINL Banque d’Affaires Jaws 2 s’apprête à relever un défi de taille en participant à la Transquadra 2017-2018.

Là ils ne seront que 2, Frank Loubaresse et Matthieu Foulquier-Gazagnes , un gros défi pour ces deux amateurs de voile, mais surtout un rêve sur le point de se réaliser !

La Transquadra est une course à part dans le monde des courses à voile : c’est la seule Transatlantique réservée aux skippers amateurs de course au large âgés de plus de 40 ans.

Le niveau très élevé des compétiteurs et des voiliers, en fait un véritable challenge sportif, en plus d’une aventure. Course de niveau national pour la FFVoile, la Transquadra se court en solitaire ou en double. Elle réunira 100 équipages de marins issus d’horizons divers (professions libérales, chef d’entreprises, cadres ou employés), mais avec une même passion pour la régate.

C’est donc à bord de leur Sunfast 3600 TWINL Banque d’Affaires – Jaws2 que Frank et Matthieu prendront le départ à Barcelone le 12 Juillet pour une première étape à destination de Madère, avant de rejoindre la Martinique lors de la seconde étape en Février 2018.

Twinl_ContreCANCERAvant son départ pour la Transquadra, l’équipe a décidé de lancer une campagne de crowdfunding à double vocation : récolter de l’argent pour participer (un peu) au financement du projet et surtout apporter leur soutien à une association, Aïda, et une cause qui leur tient à cœur.

L’Association Aïda soutient les enfants et adolescents atteints de cancer et aide à financer la recherche spécifique sur le cancer des enfants. C’est une association dirigée par des jeunes, pour d’autres jeunes du même âge. http://associationaida.org/

Le combat et les valeurs défendues par Aïda ont su toucher l’équipage de Jaws2, qui souhaite aujourd’hui apporter son soutien à l’association en lui reversant 50% des fonds récoltés, et arbore fièrement le logo d’Aïda sur ses polos et la coque, pour la représenter à sa façon lors de la Transquadra.

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Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page :

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/un-voilier-une-asso-une-transat

Comme toutes les campagnes Kisskissbankbank, les dons sont accompagnés de contreparties, d’un remerciement virtuel pour les plus petites participations, au Polo officiel de l’équipe, en passant par une carte postale envoyée depuis leur étape à Madère !

Frank Loubaresse

Image en introduction : Pierik Jeannoutot

 

100 IRC attendus au Championnat d’Europe IRC 2018 dans le Solent

Juin 2018 verra la crème de la flotte IRC rassemblée dans le Solent pour une compétition passionnante de 12 courses en individuel et par équipe.

Depuis 1992, la Commodores’ Cup, épreuve bisannuelle par équipe en IRC dédiée aux amateurs, a lieu a donné lieu à d’incroyables confrontations entre les régatiers de plusieurs régions et pays.

Son succès repose principalement sur la variété des parcours proposés : parcours tactique aux allures de sprint, courses côtières entre les bouées d’un Solent toujours prompt à défier les marins, grande course au large au beau milieu de la Manche. La demande pour ce format multidisciplinaire à succès va bien au-delà de la course par équipe réservée aux amateurs. C’est pourquoi l’organisateur, le Royal Ocean Racing Club, élargit l’audience pour 2018.

Les bateaux les plus actifs et les plus compétitifs en IRC sont inclus dans une bande de rating de 1.000 à 1.270. Cette flotte a aujourd’hui son propre Championnat d’Europe qui s’est tenu à Cork en 2016 et aura lieu à Marseille en juillet prochain. En 2018, le Championnat d’Europe IRC se tiendra à Cowes et inclura la Commodores’ Cup. Plus de 100 inscriptions sont attendues pour 9 jours de compétition (8 – 16 juin 2018).

Le Championnat d’Europe sera un évènement ouvert : les amateurs et les professionnels régateront ensembles et la présence de professionnels à bord ne sera pas restreinte. Néanmoins, pour participer à la Commodores’ Cup dans le cadre du Championnat, chaque équipe de trois bateaux devra présenter des équipages comportant uniquement un professionnel par bateau (Catégorie 3 World Sailing).

« Utiliser le format de la Commodores’ Cup pour une compétition individuelle est très enthousiasmant. Le défi que représentent les courses en baie, côtières et au large a connu une belle popularité auprès des bateaux qui y ont participé dans le passé, et il est aujourd’hui à même de consacrer un Champion en individuel. L’évènement dispose ainsi d’un potentiel extrêmement attrayant, » déclare Nick Elliot, Directeur des Courses du RORC.

Que vous vous prépariez pour le Championnat du Monde en Habitable, que vous recherchiez le plaisir d’une course uniquement dédiée aux amateurs, que vous souhaitiez représenter votre pays ou que vous soyez simplement attiré par le challenge d’une compétition de haut niveau dans les eaux du Solent et de la Manche, l’évènement répond à vos attentes et pourrait être la régate IRC  la plus compétitive de l’année 2018.

Plus d’information sur www.rorc.org

Royal Ocean Racing Club


Presse:33d45ab0-d49a-49ce-a6b8-fa5e8403e569
Trish Jenkins
RORC Press Officer
M: +44 (0)7880 518689
Skype: trish jenkins
Courses:
Nick Elliott, Racing Manager
Royal Ocean Racing Club
T: +44 (0) 1983 295144
 Royal Ocean Racing Club:
20 St James’s Place
London SW1A 1NN
Tel: 020 7493 2248
Fax: 020 7493 2470

 

Images :

©RORC/Paul Wyeth/pwpictures.com (intro)

©Rick Tomlinson/http://www.rick-tomlinson.com

Championnat du Monde de Course au Large 2018 : L’ORC et l’IRC s’unissent

Le Championnat du Monde de Course au Large 2018 aura lieu à La Haye, plus précisément à Scheveningen en Juillet 2018. Une solution innovante, utilisée pour la première fois, unira les deux plus grandes flottes de course au large.

London et Milan – Les bateaux de la Mer Baltique, la Mer du Nord, la Méditerranée, l’Atlantique et la Manche, jaugés pour la course au large en handicap, et les bateaux de régates basés aux quatre coins du monde, auront la chance de se disputer la suprématie mondiale au cours d’un Championnat du Monde de Course au Large World Sailing.

La course à handicap est un moyen pour des bateaux différents par la taille, la conception, l’âge, le potentiel de performance, de régater équitablement les uns contre les autres sur un même parcours et au cours d’une même course. Beaucoup de système de handicap sont utilisés actuellement dans le monde, mais les deux ayant le plus de succès en termes de nombre d’adhérents sont l’ORC et l’IRC. Ensembles, les deux systèmes ont jaugé plus de 15000 bateaux dans plus de 50 pays en 2016.

Depuis 1999 se sont disputés des Championnats du Monde encadrés par les systèmes IMS et ORCi de l’Offshore Racing Congress, et pour la première fois depuis sa reconnaissance en tant que Système de Handicap International par World Sailing en 2003, l’IRC sera utilisé dans un Championnat du Monde.

Cette solution innovante et pragmatique ouvre à présent la porte à une flotte de course au large, rassemblant des bateaux venant des deux systèmes, ORCi et IRC, et un titre ultime de la discipline. En 2018, en utilisant des systèmes de classements combinés, cette flotte combinée pourra pour la première fois courir en utilisant les deux systèmes.

Le compromis obtenu lors de la Conférence de World Sailing a Barcelone en novembre dernier, demande à ce que chaque bateau souhaitant s’inscrire au Championnat du Monde dispose des deux certificats, IRC et ORCi. L’ORC a auparavant approuvé la proposition des organisateurs de La Haye pour d’accueillir les Championnats du Monde, basés sur le schéma d’environ une semaine de course. Les détails concernant le format et le système de classement seront réexaminées et toutes les options envisagées par le Groupe de Travail formé par l’IRC et l’ORC.

Stan Honey, Chairman de la Commission Course au large et course océanique de World Sailing a déclaré : « Il était vraiment important de parvenir à une solution propre à ouvrir une perspective pour les deux flottes les plus importantes de la course au large de pouvoir concourir pour un titre de Champion du Monde. En utilisant conjointement les deux systèmes, le système de classement ne compromet les chances d’aucun groupe, et les deux groupes bénéficient du système de double classement sur lequel nous nous sommes accordés à Barcelone le mois dernier. J’ai hâte de prendre connaissance des retours d’expérience de cet évènement en 2018. Je suis sûr qu’il sera populaire et couronné de succès. »

Sur la base de l’expérience qui naitra de cette nouvelle en enthousiasmante coopération entre les deux systèmes, des évolutions et convergences seront envisagés dans le futur.

Marcel Schttelaar, Chairman du Championnat du Monde World Sailing 2018 de La Haye a déclaré : « Nous sommes ravis que les deux systèmes de rating majeurs dans le monde se soient mis d’accord pour faire de notre évènement un pionnier dans la future coopération pour le Championnat du Monde. Notre situation géographique est idéale et devrait attirer les tenants de chaque culture, aussi nous avons hâte de travailler avec l’ORC et l’IRC à créer le cadre et les conditions pour un Championnat du Monde réussi. »

 

À propos de l’IRC :

Dans un premier temps, l’IRC fut reconnue comme un Système de Rating International par World Sailing (alors ISAF) en 2003. Elle était développée depuis 1984 par l’UNCL en France et le RORC au Royaume-Uni sous le nom de CHS. À ce jour, elle est utilisée dans plus de 40 pays à travers le monde et a atteint un niveau qui lui permet de décerner les principaux trophées de la plupart des courses au large traditionnelles et des régates internationales. Un système de classement simple encourage la performance globale et incite les équipages à tirer le meilleur parti de leur équipement.

Pour plus d’information sur World Sailing et ses règles, visitez www.sailing.org.

Pour plus d’informations sur l’IRC, ses règles, ses principes, son calendrier de régates, visitez www.rorcrating.org or www.uncl.com

Pour plus d’informations sur l’ORC et ses règles, ses classes et ses évènements, visitez www.orc.org.

Informations sur le Championnat du Monde 2018 à La Haye : www.facebook.com/orcworlds2018

 

Depuis 1969, l’ORC a été un leader mondial fournissant un système de rating doté d’une approche scientifique et transparente, de manière à créer un cadre de compétition équitable à une large variété de bateaux, du Sportboat au Superyacht. Plus de 10000 Certificats ORC ont été édités pour des bateaux de 45 pays distincts et 35 bureaux nationaux ORC. Depuis 1999, l’ORC a organisé annuellement le Championnat du Monde ORC Wolrd Sailing, un évènement inshore et offshore dont les dernières éditions ont attirés plus de 100 bateaux venant d’une douzaine de pays.