ROLEX FASTNET RACE 2019 : LES FRANÇAIS ÉTAIENT AU RENDEZ VOUS

Le départ de la 48ème édition de la fameuse Rolex Fastnet Race a été́ donné le 3 aout dernier. Près de 400 bateaux se sont élancés depuis Cowes, port de l’ile de Wight, pour un parcours théorique de 608 milles. Les concurrents longent la côte sud de l’Angleterre et de la Cornouailles pour aller enrouler Fastnet Rock, phare du sud ouest de l’Irlande, puis rejoindre Plymouth, point d’arrivée, en laissant Bishop Rock et les Scilly à bâbord.

L’épreuve est réputée pour ses difficultés. Les dépressions sont fréquentes et la mer imprévisible. Elle exige de bons choix stratégiques en fonction des prévisions météo. Il faut jouer avec les vents dominants, les courants et les forts coefficients de marée.

Créée en 1925 et organisée par le Royal Ocean Racing Club (RORC), cette mythique course anglo-saxonne, en équipage et sans escale, est ouverte aux professionnels comme aux amateurs et se dispute tous les deux ans. Elle aligne des bateaux de toutes classes, répartis en plusieurs catégories. Cette année on y retrouvait 4 Ultim, 20 Imoca ainsi que 22 Class40.

Les IRC étaient 333 à s’aligner ce samedi 3 août. Une participation record ! La lutte était âpre dans toutes les classes représentées. Les membres de l’UNCL qui ont arborés fièrement les couleurs du club étaient 33 à prendre le départ pour rallier le phare emblématique du Fastnet, point le plus au Sud de l’Irlande.

Les prévisions météo du RORC étaient justes. Le départ s’est effectué́ par une brise inhabituelle de sud-est permettant aux concurrents une sortie express du Solent avec courant portant tout en gérant le dévent de l’Ile de Wight. Cependant, dès la première nuit, il a fallu gérer et bien sortir d’une transition, qui vu le vent faiblir puis tourner au sud-ouest avant de forcir progressivement jusqu’à plus de 30 nœuds en mer d’Irlande.

C’est ce que nous raconte Jacques Pelletier, victorieux en IRC1 sur son L’Ange de Milon et 7ème Overall :

« comme prévu le vent mollit à la fin de la journée. Les fichiers météo nous avaient montré que le vent de secteur Est, qui nous avait fait sortir facilement du Solent allait passer Ouest Sud-Ouest et entre les deux une zone de calme à traverser. Nos routages donnaient une alternative: le nord près de la côte et le sud presque au milieu de la Manche. Il était évident que passer au mieux cette zone de transition était essentiel pour le restant du parcours. Décision prise, nous resterions sur une trajectoire un peu au sud de la médiane entre les deux options.

La nuit tombe, et sur une mer plate le bateau glisse tantôt sous code 0, tantôt sous spi. Jean Luc en profite pour nous préparer un bœuf carottes du meilleur goût!

Au lever du jour, je n’ai plus que 14 cibles AIS sur mon écran et généralement des bateaux de dimensions supérieures aux nôtres. Soit nous sommes devant, soit nous sommes derrière, mais la présence de « gros » bateaux me fait pencher pour la première hypothèse. L’hypothèse « de devant » se vérifie au Lizard lorsque je peux voir notre position sur le tracker du RORC: premier IRC1, et de voir aussi que nous avons une dizaine de mille d’avance sur Lann Ael 2, champion en titre et notre concurrent direct.

Un grain bien mouillé au passage des Scilly puis route directe au près bon plein sur la pointe nord-est du DST du Fastnet. 150 milles avec un vent soutenu d’Ouest 25 à 30 nœuds. C’est humide et secouant.

Nous doublons le Fastnet le lundi 5 août à 12h17mn57s, en tête de notre flotte. Lann Ael 2, le bateau de Didier Gaudoux, est 1h10 derrière nous. Nous repartons sud avec un vent bien établi ouest Sud-ouest, un ris dans la GV, le code 0 et le J2 en place. Notre barreur, Fred, s’organise avec talent pour enchaîner les surfs. Or à partir de 13, 14 nœuds, l’eau s’élève le long du bordé avant tribord, passe au-dessus du pont et est poussée par le vent, façon karcher, directement à la face des équipiers. Et puis, pour faire bon poids, une partie des vagues se glisse malicieusement le long du J1, fait cuillère pour vous renvoyer le flux à la figure. Donc, si vous avez raté le karcher tribord vous aurez la douche bâbord !

Après le passage de Bishop Rock, nous abattons pour la dernière séquence de 90 milles. A bord, la tension monte d’un cran. Nous savons que Lann Ael est plus rapide. Il nous a repris 7 milles environ depuis le Fastnet. Va t il passer ?

Plymouth approche, il reste une heure de course, Lann Ael nous a doublé. Il est 0,5 milles devant mais on a encore 30mn d’avance en compensé. Lann Ael coupe la ligne et 3mn et 11s après nous la coupons à notre tour. Nous avons 29mn et 46s d’avance en compensé ! Parcours effectué en 2 jours et 21h30 en temps réel et 3 jours et 5h18 en compensé.

Séquence émotion: on a gagné !! Enfin L’Ange de Milon sur la première marche du podium du Fastnet. Il m’en aura fallu du temps depuis ma première inscription en 1971! »

Les conditions difficiles en mer d’Irlande ont mis les nerfs des équipages à rude épreuve. Sur 333 voiliers IRC engagés, 59 ont dû abandonner suite aux conditions météos.

Régis Vian, l’équipier d’Alain Duvivier, skipper et propriétaire de l’A31 TAGAN IV, réalise une très belle course, terminant 9ème en IRC 4 sur 84 voiliers et 16ème en double sur 64 duos, un très beau plateau ! Il revient pour nous sur les conditions météos rencontrées en mer d’Irlande :

« L’entrée de la mer d’Irlande en bonne position. Les conditions ont été très bonnes pour nous jusqu’à présent. Et là, ça va être une autre histoire. Au fur et à mesure que le temps et les miles défilent, le vent monte et se resserre. Le passage de la pointe sud-ouest anglaise est assez sportif. Les conditions grimpent, et seront dynamiques. La mer d’Irlande est rugueuse et elle le fait bien. Nous commençons à croiser un nombre non négligeable de concurrents qui font demi-tour (il y en aura 35 au total). A bord de l’A31, c’est rapidement très inconfortable. La mer n’est pas énorme, mais nous avançons vite dans les paquets de mer qui se chargent bien de nous rincer copieusement. Il nous apparaît rapidement nécessaire d’adopter rapidement une stratégie pour garder des vêtements secs, car ce traitement de lessiveuse va durer pendant 48 heures : à la montée vers le Fastnet et à la descente vers l’Angleterre. Nous n’y parviendrons pas (à garder les vêtements secs). Nous prenons paquets de mers sur paquets de mer. Tout est trempé. Évidemment, au milieu de tout ça, nous devons nous reposer et alterner les quarts. Conserver un duvet sec, seul moyen de se réchauffer est tout un art dans un environnement où chaque geste est compliqué. Se déshabiller pour s’allonger est une épreuve compliquée. D’autant plus qu’une fois ceci fait, la perspective de devoir renfiler des vêtements mouillés après un repos relatif, ne participe pas franchement à la popularisation des sports nautiques… Aucun de nous deux ne se plaint de ça. Nous courons la Fastnet Race et sommes contents d’être là. »

D’autres ont dû renoncer devant ces conditions extrêmes. Ce fut le cas du J112 E MUSIX et de son propriétaire Philippe Baetz, qui dut faire demi-tour avant l’arrivée aux Scilly :

« Dimanche en fin d’après-midi, le vent dépasse les 20 nœuds et il faut décider si nous y allons ou pas. Nous sommes encore « dans le paquet », 9 ou 10 en réel.  Si nous continuons, nous acceptons 48h de « galère » à laquelle je ne suis pas préparé personnellement, ni physiquement et ni mentalement. Vers 19h30, Musix fait demi-tour. Trop peu d’expérience dans ces mers agitées et ces vents soutenus. Au-delà de ma propre fatigue, je ne me sentais pas en mesure de faire subir à mes amis ces heures de douches froides, même si ils auraient été d’accord pour cela. Et je redoutais une aggravation des conditions, genre 1979. »

Vitesse et tactique auront pimenté cette 48ème édition jusqu’au final dans la baie de Plymouth, et ce quelle que soit la catégorie. En multicoques, en IMOCA, en Class40 ou chez les IRC, les Français ont dominé la Rolex Fastnet Race 2019. Seuls la classe Zéro (et le classement IRC Overall) échappent aux équipages tricolores. Les vainqueurs sont : Cammas-Caudrelier (Ultim), Jérémie Beyou (IMOCA), Luke Berry (Class40), Jacques Pelletier (IRC-1), Géry Trentesaux (IRC-2), Jean-Pierre Kelbert (IRC-3) et Noël Racine (IRC-4).

Le retour en Ultim du Maxi Edmond de Rothschild, magnifiquement mené́ par le duo Cammas/Caudrelier, a grillé la vedette à Macif et établissant aussi le nouveau record de l’épreuve (1jour 4h 2mn 26s).

PRB en IMOCA, vole la deuxième place à Banque Populaire sur la ligne d’arrivée derrière Charal.

Ça a bien bataillé aussi en IRC. C’est finalement le bateau américain Wizard (l’ex VOR 70 Groupama) qui l’emporte en overall et IRCZ devant le français Nicolas Groleau sur Bretagne Télécom, second sur les deux classements. Six des 10 premiers en IRC sont des IRC Z.

Les JPK ont fait parler la poudre avec la très belle place de Géry Trentesaux sur Courrier Recommandé, 5ème overall et 1er IRC2. Saluons aussi la prestation de Jean Pierre Kelbert avec son tout nouveau Léon, le JPK 10.30 qu’il menait en double avec le figariste Alexis Loison. Le binôme s’impose en Duo mais aussi en IRC3 et prend la 6ème place au classement Overall.

Leon, JPK 10.30

Les français étaient en nombre sur cette épreuve et donnés favoris. Ils ont confirmé leur domination dans le top 10 toutes catégories confondues. Innovations technologiques, tactiques de navigation, sens de la mer, esprit d’équipe… Certaines clés de la performance qu’ils auront réussis à maîtriser. Course mythique et fabuleuse qui attire toujours en nombre les équipages professionnels et amateurs. Les français auront marqué de leur empreinte cette 48 édition. Bravo à eux et rendez-vous dans deux ans !

Toutes les informations et résultats ici : https://www.rolexfastnetrace.com/

Quadrasolo Méditerranée 2019

Après une semaine de régate inédite avec escales à Porquerolles et Bandol, les 79 navigateurs participants à la 18e Quadra Solo-Duo sont de retour au ponton de la Société Nautique de Marseille, organisatrice de cette course dédiée aux 40 ans et plus.

Dans la perspective de l’organisation du départ en juillet 2020 de la Transquadra Méditerranée, l’équipe de la Société Nautique de Marseille, animée par son Président Pierre SATHAL et l’indispensable Chantal BENIGNI, a réussi une édition exceptionnelle de la Quadra Solo-Duo avec un parcours conduisant les 46 concurrents (13 solos et 33 duos) depuis Marseille jusqu’à Porquerolles et à Bandol.

Le Comité de Course présidé par Georges KHOREL a su jouer avec les conditions légères qui ont prévalu notamment en raccourcissant à bon escient la grande course de nuit qui a été un réel « juge de paix » pour le classement final.

Certains concurrents étrennaient leur nouveau bateau avec bonheur comme Laurent CAMPRUBI et son JPK 10,30 Jeanne mis à l’eau une semaine avant, qui bat le leader jusque alors incontesté de la classe Solo, Guy CLAEYS et son JPK 10,10 Expresso et Arnaud VUILLEMIN sur un autre JPK 10,10 Jubilations.

En duo c’est un couple mixte (signe des temps à l’approche des Jeux 2024 ?) qui l’emporte, Yves GINOUX et Isabelle BOISBOUVIER ont su profiter de la vitesse de leur Grand Soleil 37 Racing WeekEnd Millionaire 3 dans le petit médium pour s’imposer devant Ar Wech All, le très régulier JPK 10,10 de Michel PELLEGRIN et Gérard NAVARRIN et Solenn, le JPK 10,80 de GERARD Père et Fils plus à l’aise dans la brise. Le tout nouveau SunFast 3300 Eurovoiles de Bernard MALLARET et Denis INFANTE termine à la quatrième place, démarrant à peine sa phase de mise au point et est à revoir dans des conditions plus ventées.

Fait nouveau cette année, l’arrivée de 9 Figaro 2 (3 en Solo et 6 en Duo) sur la Quadra Solo-Duo a permis d’étoffer la flotte mais pour l’instant leur rating élevé et la prise en main récente de ces bateaux par leurs équipages ne leur a pas permis de bien figurer au classement général. Les optimisations de TCC en cours en vue pour ces candidats à la Transquadra devraient, espérons-le, corriger cet état de fait.

Il faut saluer l’organisation par l’équipe de la Nautique des différentes soirées à Porquerolles ou à Bandol et bien sûr à Marseille, qui ont permis d’entretenir encore plus l’excellent état d’esprit et la convivialité tout au long de cette semaine de régates d’un très bon niveau sur l’eau. Au final vivement la Quadra Solo-Duo 2020.

Par Yves Ginoux – Vice Président de l’UNCL

Crédit photos : Pierick Jeannoutot

Pornic – Baïona – La Rochelle : grande classique particulièrement appréciée des solitaires et des doubles

Patrice Carpentier revient pour nous sur cette nouvelle édition de la course au large Pornic – Baïona – La Rochelle co-organisée par la Ville de Pornic et la Société des Régates Rochelaise. Ces évènements sont inscrits au calendrier de l’UNCL pour les Championnats MANCHE/ATLANTIQUE OVERALL et MANCHE/ATLANTIQUE DOUBLE 2019 mais aussi au calendrier des courses au large de la FFV.

La nouveauté de cette grande classique particulièrement appréciée des solitaires et des doubles est que l’étape retour prenait fin non pas à Pornic, comme à l’accoutumée, mais à La Rochelle. Ou plus exactement aurait dû, car l’autre nouveauté de cette « PBLR » est qu’elle a été perturbée par des sautes de vent à répétition dans les deux étapes. Voici comment j’ai vécu la course.

Au départ de Pornic le mercredi 3 juillet, le départ est retardé à la fin de l’après-midi en raison d’une masse orageuse stationnée sur la côte NW espagnole et qui a conduit le comité de course à nous en éloigner en contournant par l’extérieur le DST de Finisterre. La course démarre bon train sous spi et je suis ravi de ce come back au solo à bord de mon dernier Groupe 5, l’ancien Figaro 2 de Yann Eliès. Avec les deux autres Figaro 2 en lice, on crée un écart substantiel sur le reste de la flotte (36 voiliers au total dont une vingtaine de solitaires et une douzaine de double). J’attends le lever du jour pour empanner (à 2 tangons c’est plus prudent) histoire de se recaler sur la route. La brise se calme dans l’après midi au point de s’évanouir en début de nuit comme l’avait prévu la météo. Le ciel est plombé, un lointain éclair dans la nuit vient à nous rappeler une situation orageuse. Une pluie fine et brève suffit à la toilette du pont. Après une progression erratique, le vent revient de NE. Chouette, je renvoie le grand spi. C’est mou, puis modéré, puis énergique et carrément fort. A 30 nds, le Figaro 2 file comme un dard. Je me dis que c’est une survente et que ça ne va pas durer car rien n’indique du « très méchant » dans le ciel noir. Pourtant l’anémo grimpe encore, 35, 40 nds. En solitaire dans ces conditions, je ne peux rien faire d’autre que de piloter le bolide en priant que cesse ce long grain sec. Que nenni ! J’ai à peine le temps d’apercevoir le cadran flirter dépasser les 45 nds que l’étrave du bateau s’enfonce dans la mer. L’eau envahit le pont et aussi l’intérieur du bateau car je n’ai même pas eu le temps de fermer le panneau. Arrêt buffet, le Figaro 2 se vautre sur le flanc. Les voiles faseyent furieusement. Je lâche la barre pour larguer la drisse et le bras de spi. J’ai bon espoir de ramener le chalut à bord intact mais alors que le plus gros est fait le Nylon s’accroche dans l’arrière du balcon et se répand en morceaux. Pendant tout ce temps la GV a souffert elle aussi. Un coup de projecteur montre 2 morceaux retenus par le guindant et le nerf de chute et plusieurs déchirures locales. La messe est dite.

Au lever du jour, j’essaye en vain de recoller les deux morceaux à coups de Grey tape. Dans la matinée, l’autre Figaro 2 solitaire Nica Niac Niac me dépasse dans une brise devenue évanescente. Plus tard le comité de course va nous indiquer l’annulation de la course et c’est au moteur durant une centaine de milles que nous allons rejoindre Baïona, certains faisant une escale fuel. Pour faire bonne figure vis-à-vis de leurs hôtes espagnols, le comité concocte néanmoins un classement établi bien amont de la course à un moment où les Figaro 2 caracolaient en tête. Le Voilerie HSD d’Hervé Aubry gagne ainsi en double et votre serviteur en solitaire devant le Niac Niac Niac d’Even Job. Ce  classement surprenant puisque la course a été annulée n’a pas de valeur sportive officielle. On retiendra simplement que nos bons vieux monotypes peuvent sauver la mise IRC dans leurs conditions de prédilection.

L’escale en Espagne est brève car le comité doit de nouveau gérer une zone de calme dans le Golfe de Gascogne. Grâce à la coopération et à l’efficacité de Jean De Montaville, l’homme sans qui cette course n’existerait pas, et à son équipe, une autre grand-voile (merci aussi à Hervé) et un autre spi médium me sont acheminés de France me permettant de concourir dans l’étape retour ayant au menu un long louvoyage le long de l’Espagne puis des vents folâtres ou inexistants. Cette fois le comité a anticipé en aménageant deux portes virtuelles dans le Golfe. C’est à la première, équidistante de Gijon et de La Rochelle qu’est jugée l’arrivée après quasiment 3 jours de course. Au près serré un Figaro 2 va à la vitesse des IRC de taille équivalente. Il n’y a donc rien de fameux à espérer en temps compensé (Groupe 5 finit 2 en TR et 9 en compensé). J’ai partagé mon temps à la table à cartes pour visualiser la progression de mes camarades via l’AIS  et dans le cockpit pour les réglages sinon à la barre tout en restant à l’écoute de la VHF bien utile en termes de sécurité quand un copain vous sort et haut et fort de votre torpeur pour vous indiquer que la terre est proche… ou qu’il y a un danger de collision avec un navire à proximité pas forcément équipé d’un AIS. Sans oublier des échanges de circonstance qui me rappelaient les Figaro d’antan. Philippe Coupeau et Stéphane Ayrault, judicieux dans leur choix de route, s’imposent avec brio dans l’étape 2 à bord de leur JPK 9.60 Wahoo devant le SF 3200 Uship de Patrick Isoard et Tatyana Shyshkanova. Alain Duvivier, 3ème du classement mixte solo/duo se classe premier solitaire sur son A 31 Hagat.

Gallerie photos

Je retiens de cette virée en Espagne, décidément capricieuse sur le plan météo, de la belle régate de bon niveau,  une super ambiance, une organisation prévenante et l’occasion de frayer avec d’autres marins que ceux habituellement rencontrés en Bretagne sud. J’ai aussi noté que l’exercice solitaire pratiqué dans ma 70ème année demande une gestion attentive du sommeil… Je regrette avec d’autres concurrents que l’étape 2 ne se soit pas achevée à La Rochelle avec le retour du vent mais le comité a joué la carte de la prudence car il leur fallait absolument établir un classement après l’annulation de l’étape 1.

Patrice Carpentier

Figaro 2 Groupe 5

Site internet Pornic Le Blog : http://pornic-leblog.fr/course-nautique-pornic-baiona-la-rochelle-1ere-edition-informations-et-inscription/

Projet de Course La Rochelle – Açores et Retour

La Société des Régates Rochelaises (SRR) annonce son intention d’organiser une course La Rochelle-Les Açores-La Rochelle à l’été 2020.

Au retour de la Transquadra 2018, nos coureurs ont manifesté la demande de création d’une course différente, moins coûteuse et immobilisant moins les bateaux. Les limites d’âge devaient aussi tomber, mais l’escale entre deux manches devait être conservée, pour séduire les familles.

Avec le succès de la 45/5, l’idée de réactiver une course vers les Açores était née et a maturé à la SRR, avec des contacts aussi bien avec l’UNCL que les organisateurs de la TRANSQUADRA et surtout nos partenaires aux Açores, jusqu’aux premiers contacts puis sa présentation officielle à la Fédération Française de Voile au cours d’une réunion conjointe avec l’UNCL et la TRANSQUADRA le 2 juillet dernier.

Article à lire : PREMIERE TRANSAT SANS ESCALE POUR LES AMATEURS – UNCL

Dans ses grandes lignes le programme sera le suivant :

  • Course ouverte aux bateaux jaugés en IRC, d’une longueur minimale de 30 pieds, et avec un rating minimum de 0.949, sans limite supérieure. Les inscriptions se feront sur invitation personnelle, sur des critères maintenant habituels, comme avoir terminé une course d’au moins 340 nautiques,
  • Solitaires et doubles essentiellement, les équipages étant les bienvenus, notamment à quatre. L’idée est d’ouvrir le jeu avec un classement de l’aller, un classement du retour et un classement des bateaux sur les deux courses. Les équipes mixtes feront l’objet d’un classement identifié,
  • Départ de La Rochelle en juillet 2020, bien décalé du départ de la TRANSQUADRA et de la DRHEAM CUP (prévues la semaine du 14 juillet), escale d’une semaine aux Açores, où nous remercions par avance nos amis açoriens de leur accueil, course retour avec éventuellement un équipage différent, soient 3 semaines intenses, où les familles pourront suivre leurs coureurs. Retour à La Rochelle 3 semaines après en être partis,
  • La course sera soumise aux RSO 1, avec donc nécessité notamment du stage Word Sailing, et d’un dossier médical pour toutes les coureuses et tous les coureurs,
  • Avec toujours l’accueil à La Rochelle, son savoir être, son savoir faire et son savoir recevoir au départ et à l’arrivée,
  • Une logistique simplifiée pour les équipages et les propriétaires, avec un même port de départ et d’arrivée, facilement accessible de terre comme de la mer, dans une ville accueillante au sein d’une région réputée,
  • Un budget réduit et pas d’immobilisation des bateaux, et une logistique à l’escale avec les familles simple, dans un environnement réputé, sans commune mesure avec les budgets avoués d’une transat. En revanche, la course sera sûrement plus technique.

Les derniers préparatifs se feront dans l’été, et la concertation notamment avec la FFVoile en septembre. Le lancement officiel se fera au GRAND-PAVOIS à La Rochelle, et les préinscriptions seront ouvertes jusqu’au NAUTIC de PARIS. Pour des raisons d’organisation, la course ne se fera que si nous avons au moins 25 inscrits à la fin du Nautic.

Contact : Etienne CHABRY larochelleacores@srr-sailing.com

0683876692

Site internet : http://srr-sailing.com/

PREMIERE TRANSAT SANS ESCALE POUR LES AMATEURS

Beaucoup l’ont souhaitée, elle est enfin là ! La première course transatlantique sans escale dédiée aux amateurs partira d’un port de Bretagne Sud en avril 2021, direction les Antilles. Placée sous le signe de l’accessibilité, de la sécurité, de la convivialité et de l’engagement durable, cette nouvelle épreuve du calendrier IRC a tout pour devenir un rendez-vous incontournable et rassembleur.

Née sous l’égide de l’UNCL (Union Nationale pour la Course au Large), cette nouvelle course est initiée par deux de ses membres qui en portent désormais l’organisation ; deux marins expérimentés : Jean-Philippe Cau, Président de l’UNCL et coureur averti, ainsi que Thibaut Derville, coureur au large, sponsor et impliqué dans le monde de la voile depuis 20 ans. Ces deux experts et amis entendent proposer aux participants une formule simple, taillée pour eux et d’un niveau d’organisation équivalent à celui des événements dédiés aux coureurs professionnels.

Si le nom de l’épreuve reste à déterminer, celle-ci s’adresse aux classes de bateaux IRC types A35, Figaro Bénéteau 2, J99, Sun Fast 3200/3300/3600, Ofcet 32, JPK 10.10/10.30/10.80, etc. Elle partira tous les deux ans, la même année que la Rolex Fastnet Race, et se dispute au choix en solitaire ou en double. Chacun doit se qualifier selon une règle qui est en cours de rédaction et répondre également aux conditions de sécurité imposées par Les OSR.

Plusieurs ports de départ de Bretagne Sud se portent candidats et devront être bientôt départagés. Pour l’arrivée, une île des Antilles française semble bien placée pour l’emporter. Les organisateurs proposeront le retour en cargo pour ceux qui le souhaitent ainsi qu’une logistique impeccable de part et d’autre de l’Atlantique.

 « La Transquadra a donné un sacré appétit à tous ces duos et solos. Les lignes de départ des courses de cette catégorie se remplissent et attirent du beau monde ; des marins toujours plus jeunes ainsi que des équipages mixtes. Cela fait un bien fou ! Effet boule de neige ou juste suite logique ? Chacun s’est véritablement piqué au jeu et tous en demandent encore plus. Notre transatlantique sans escale s’inscrit véritablement et à point nommé pour répondre à cette passion grandissante, » Jean-Philippe Cau, président de l’UNCL, co-fondateur de la Transat IRC.

Retrouvez ici en exclusivité pour Tip & Shaft l’interview de Jean-Philippe Cau

On ne traverse pas juste pour soi ! 

Accomplir son rêve et embarquer ses proches dans l’aventure d’une vie, voilà une magnifique motivation pour beaucoup. Porter en mer un message collectif pour donner de la voix à une cause défendue par d’autres toute l’année à terre, ajoute encore au défi relevé. Chaque bateau devra promouvoir et porter, en plus d’un éventuel sponsor une cause sociétale et/ou de développement durable.

« Le développement durable n’est plus une option mais une nécessité. Nous le savons bien nous qui partons en mer ! Nous sommes en pleine forme, tout le monde n’a pas cette chance ! La vitrine que sera cette course et chacun des bateaux et leurs marins doit permettre de donner un petit peu de visibilité à ces causes. C’est aussi une belle occasion pour les sponsors déjà engagés dans ces actions de le rappeler, » Thibaut Derville, co-fondateur de la Transat IRC.

 

Contact :

Transatirc@gmail.com

Appel à candidature pour le premier Championnat d’Europe de Course au Large en double mixte

En novembre 2018, World Sailing (Fédération Internationale) a retenu la « Course au Large – Double Mixte » parmi les 10 disciplines proposées aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Moins d’un an après, la discipline tend à se structurer au niveau international avec l’organisation du premier Championnat d’Europe de Course au Large, sous l’égide de l’EUROSAF. Cette compétition inédite se déroulera du 8 au 11 octobre au départ de Venise sur une flotte monotype de L30 (www.L30class.org) mise à disposition par l’organisateur. Le L30 sera également le bateau du tout premier championnat du Monde de Course au Large prévu à l’automne 2020 à La Valette (Malte) durant la Middle Sea Race.

La France souhaite obtenir une place pour concourir et la FFVoile compte présenter un binôme performant (équipage double mixte – une femme française et un homme français) pour affirmer son statut de nation Leader de la course au large en Europe.

La FFVoile définira le soutien à apporter à l’équipage en fonction du projet et des besoins exprimés (encadrement, logistique, aide financière…).

Les licencié(e)s Français(es) de la FFVoile ayant une solide expérience de course au large peuvent faire acte de candidature en envoyant leur dossier au plus tard le 24 août. 2019 à :

FFVoile – Département Compétition Performance
Pôle Habitable
17 rue Henri Bocquillon
75015 PARIS
habitable[@]ffvoile.fr

© Pedro Martinez / Sailing Energy / World Sailing

 

 

 

 

 

La Trinité-Cowes by Actual: Lady First III en tête à mi-parcours

Après 24h00 de course, les 48 équipages partis avant-hier de La Trinité-sur-Mer direction Cowes sur l’Île de Wight ont parcouru la moitié du chemin et ont tous passé la pointe Bretagne. Ils s’engagent maintenant en Manche pour une nuit décisive dans un vent autour des dix nœuds.

Après un départ en trombe de Charlie Capelle sur Acapella – Proludic, unique Multi 2000 de la flotte, Lady First III skippé par Jean-Pierre Dreau a pris la tête de la flotte. Le voilier marseillais résiste à ses poursuivants, dont Amanjiwo skippé par Sébastien Harinkouck, qui est passé en deuxième position au niveau du Phare du Four, ligne intermédiaire de la course.

Du côté des IRC Double, la bataille fait rage entre Racing Bee 2 de Louis-Marie Dussere, Vaimiti de Frédéric Level et Léon, le JPK 10.30 skippé par Yves-Paul Robert. Dans une flotte compacte, les prochaines heures et les options prises par chacun seront décisives.

Philippe Girardin sur Hey Jude, vainqueur 2018 de la catégorie IRC 2-3-4, mène la danse en IRC B-C. Duet, le Sun Fast 3600 skippé par la polonais Janusz Madej, coaché par l’irlandais Tom Dolan, réalise une belle performance pour sa première grande course en se maintenant dans son sillage.

C’est avec beaucoup de déception que l’équipage de Locmalo, l’A 35mené par Gautier Normand, a annoncé au directeur de course Yves le Blevec son abandon. Ils ont talonné peu après le départ et malgré une véritable volonté de poursuivre la course, après discussion à bord et échanges avec des professionnels, ils ont convenu qu’il était plus raisonnable d’en rester là, étant donné les dégâts occasionnés. Malgré une forte désillusion, tout le monde va bien à bord et fait route vers La Trinité-sur-Mer.

Les premiers sont attendus dans la journée de mardi par Yves le Blevec pour un accueil « so british » au Royal Ocean Racing Club (RORC).

La cartographie

Les inscrits

Les infos sur la course

Facebook : @TriniteCowes

Communiqué de presse – 8 juillet 2019

Crédit photo : SNT

La Duo Demi Clé 2019, une belle participation et de beaux vainqueurs !

Organisée par L’ACL (Atlantic course au large) , cette 5eme édition de la Duo Demi clé , course en double semi-hauturière, les 4 et 5 mai à Port Louis, enregistrait 32 concurrents au départ.

Cette année encore, les participants étaient de très haut niveau pour cette manche du championnat UNCL Duo Manche-Atlantique , avec un parcours de nuit. Régate de haut niveau , donc ; 33 bateaux inscrits , 32 classés . 4 pays de l’Union Européenne représentés ( Belgique, Suisse , Italie, Allemagne) C’est un record !!!

Une bonne douzaine de bateaux peuvent espérer remporter le championnat. Pour cette édition, sur la Demi Clé on retrouvait parmi les concurrents, de nombreux habitués, le vainqueur de l’année dernière AD HOC , un double vainqueur CAVOK et le vainqueur du spi Ouest 2019 LS RESA… Le duo François Moriceau et Christophe Waubant à bord du JPK 10.10 MARY remporte cette 5 eme édition de la Duo Demi Clé 2019 devant le JPK 10.30 LEON de Jean-Pierre Kelbert et Loic Merlin ainsi que le Sun Fast 3200 ZEPHIRIN composé du duo Pierrick Penven et Thomas Meunier.

Résumé de la Course

Samedi à 16H05, ce sont 32 bateaux qui prenaient le départ, après cette entrée en matière ensoleillée quoique tonique dans un vent frais de force 5, les concurrents prenaient la direction de la pointe de Penmac’h avec BOUZNIK de François Valraud en tête. Surveillée de près par notre bateau accompagnateur, toute la flotte menée par 3 Figaro 2 -Groupe 5, Ali et C Magic- passait l’archipel de Glénan vers 19h30 .

A 1H15, à un rythme effréné, les Figaro 2 toujours en tête devant les IRC double, étaient déjà de retour à Groix. Le pointage à Bastresse à 2H donnait CMAGIC, ALI, GROUPE 5, LS RESA, CIAO CIAO. Au passage des Birvideaux, pas de gros changement mais les Figaro 2 perdaient un peu de terrain.

Les Chats à 5H20 ! Le vent molissant, ça se corsait et rien n’était joué pour le classement final avec des Figaro 2 moins à l’aise dans ces conditions et des IRC qui revenaient très fort.

A quelques encablures de l’arrivée, le Sun Fast CIAO CIAO de Paolo Mangione prenait la tête avec le JPK 10,80 LS RESA dans son tableau arrière. Beau suspense et belle bagarre finale pour remporter le classement au temps réel !

A 6H37 le Sun Fast CIAO CIAO franchissait la ligne en vainqueur et remportait cette cinquième édition de la Duo Demi clé devant LS RESA, GROUPE 5, LEON, C MAGIC, TIP, MARY, ALI, OCEANOVOX, PAPILLON CONTRE L’ECZEMA etc.. Une belle victoire en famille pour Paolo Mangione et Mattéo son fils en temps réel.

le Voilier Ciao Ciao lors de l’arrivée de la Duo Demi Clé 2019. Vainqueur en temps réel

De nombreux partenaires fidèles, une vingtaine de bénévoles ont contribué au succès de la Duo Demi clé cinquième du nom , 1er événement de la fête de la mer de notre cité maritime Port Louis. Cette année encore, l’esprit convivial et sportif de cette édition a été au rendez-vous… Vivement l’édition 2020 ! Félicitations a Michel Borne et Sylvain Pontu pour cette très belle édition !!

Le trio gagnant sur le podium: Mary, Léon, Zephirin autour des organisateurs, de Michel Borne et du Depute de la mer, venu en voisin: Jimmy Pahun

Tous les Classements sur : https://www.atlantic-course-au-large.com/

Contact
Sylvain.pontu@gmail.com

www.facebook.com/courseduodemicle

Retrouvez toutes les images réalisées par @Piwisy Armor ici : http://piwisyarmor.over-blog.com/2019/05/duo-demi-cle-2019.html?fbclid=IwAR0p5sg_tlIBC8HchDQ2B3u8xlHJkSTP7IiXM4e-ukT2DFPQVEZwe1w0SRU

Communiqué de presse : Duo Demi Clé

WALILI, HOKUA, AMARYS et PROJET ENVOL remportent les 900 Nautiques 2019

La 10ème édition de la course au large « Les 900 Nautiques » organisée par la Société Nautique de Saint-Tropez a connu pas mal de rebondissements et confirme son statut de grande course au large, la plus longue sans escale en Méditerranée ! Du départ retardé face aux prévisions météorologiques difficiles entre les îles et le continent et la neutralisation de la course pour les solitaires et les duos à mi-parcours, la course et l’arrivée des Imoca à Saint-Tropez… cette course de guerriers a offert toutes les conditions de navigation et n’a pas déçu les amateurs de grandes sensations !

Première grande course au large en Méditerranée sans escale, Les 900 Nautiques lance la saison du Championnat UNCL Solo et Duo et lance les équipages dans le grand bain.

Sur la trentaine de voiliers inscrits, face à l’avis de grand vent annoncé sur le parcours, vingt-huit voiliers ont pris le départ dimanche 24 mars 2019. Entre petit temps et gros temps, les concurrents n’ont pas chômé et face au vent tenace d’Est et à la forte houle depuis le sud de la Corse, la direction de course menée par Georges Korhel a décidé de neutraliser la course et d’établir un classement à la porte sous l’île pour les groupes solos et duos. Ainsi, dans le groupe des solitaires, Franck Paillet sur HOKUA VILLE DE LA LONDE l’emporte pour la seconde année (victoire en 2017) devant Laurent Camprubi sur ALKAID 3 et Arnaud Vuillemin sur JUBILATIONS. Du côté des équipages en double, le duo père fils, Richard et Marius Delpeut, remporte la victoire sur WALILI devant le duo beau-père / beau fils, Olivier Romand et Julien Bour sur JOOPE et le tandem Damien Lapauw et Yannick Blandin sur STARDUX.  Du côté des équipages, l’équipe d’Eric Vinay sur AMARYS a réussi à terminer et se classe premier !

Dans le groupe des IMOCA, Clément Giraud sur PROJET ENVOL prend la première place du podium devant Hugues et Jean-Guillem Destremau sur FACEOCEAN. Marius Delpeut reçoit le Trophée perpétuel Lionel Péan offert au plus jeune concurrent de la flotte. Une très belle course au large qui prend un bel essor ! Un très bon entrainement et une validation pour les futures courses transatlantiques, les solitaires et cette année les coureurs de la classe IMOCA !

« C’est une course de sangliers ! » Hugues Destremau sur FACEOCEAN

« On a vécu nos 40ème rugissants ! » Frank Paillet vainqueur en solitaire

« C’est une course de Bucheron ! » l’équipe d’AMARYS vainqueur en équipage

« C’est la seule course au large en Méditerranée, un véritable challenge où rien n’est jamais gagné ou perdu d’avance ! »

WALILI, HOKUA, AMARYS et PROJET ENVOL remportent les 900 Nautiques 2019

Lors de la remise des prix, en présence du Directeur de course, Georges Korhel, du Président du comité de course, Jean-Pierre Mannetstatter, du Président du Jury, Jean André Cherbonel, du représentant IRC de Méditerranée, Yves Ginoux et du parrain de l’épreuve, Lionel Péan, le Président de la Société Nautique de Saint-Tropez, Tony Oller a tenu à remercier son équipe, les bénévoles, le comité de course ainsi que tous les concurrents qui « viennent pour en prendre plein la face mais qui aiment ça ». Avec une pensée toute particulière pour l’équipage en double de Bernard Couston et Pierre Ortolan qui, suite au démâtage du voilier, ont été pris en charge par la SNSM de Bonifacio avant d’être hélitreuillés en mer par l’escadron de Solenzara au Nord de la Sardaigne.  Georges Korhel a ensuite transmis un message de Pierre Ortolan « merci à tous les coureurs et organisateurs pour leur soutien ! A bientôt sur l’eau.»


Trophée Perpetuel Lionel Péan à Maruis Delpeut

Lorsque l’ancien Président de la Société Nautique de Saint-Tropez, André Beaufils, a demandé à Lionel Péan d’être le parrain de la course au large, il n’a pas hésité une seule seconde. Investi depuis la première édition, Lionel Péan a décidé de créer un Trophée perpetuel Lionel Péan destiné au plus jeune équipier. Le Trophée est un sextant appartenant à sa famille et où sera gravé chaque année le nom du plus jeune participant. Cette année, c’est le co-équipier et fils de Richard Delpeut, Maruis Delpeut (23 ans) qui verra son nom en premier gravé sur le coffret en bois. Le trophée restant au Club, il a reçu une assiette gravée Trophée Lionel Péan.

Ils ont dit :

Frank Paillet sur HOKUA-VILLE DE LA LONDE

« C’est la seule course au large en Méditerranée et un véritable challenge envers toi-même ! Rien n’est jamais gagné ou perdu d’avance ! Je suis content de gagner pour la seconde fois cette course. Comme disait Eric Merlier qui a gagné en 2018 « c’est une course qui se mérite ». Nous avons vécu un peu nos 40ème rugissants comme peuvent le rencontrer les coureurs au large. Cette année, Bonifacio était très hostile mais j’ai de la chance car la Corse me réussit souvent et me porte chance ! (plusieurs victoires corses). Cette victoire me donne plus de motivation à participer au championnat Solo en IRC et récupérer mon titre acquis en 2017. 

Richard Delpeut, vainqueur en duo sur WALILI avec :

« Très content d’avoir pris le départ malgré la météo incertaine ! Très belle navigation pour une première avec mon fils où on a eu aussi bien du petit temps que du gros temps ! La cerise sur le gâteau c’est de gagner la course !

Eric Vinay, vainqueur en équipage sur AMARYS:

« Bravo et merci !! C’est une très belle course de bucherons ! On était venu pour préparer une transat et on n’est pas déçu ! Nous avons tout eu : le plaisir de la navigation (avec des moments plus difficiles), un très bon accueil du Club et le parcours… On s’est régalé ! On s’attentait à ça (difficile) donc on est très heureux !

Clément Giraud, premier groupe IMOCA

« Je suis content d’avoir testé le bateau dans des conditions dures, alors que je suis encore en phase de découverte. Il y a quelques bricoles à faire mais rien de grave. J’ai testé toutes les configurations de voiles et déchiré légèrement mon J2 (la voile d’avant la principale du bateau). Je suis aussi satisfait du rythme que j’ai trouvé. C’était l’un de mes objectifs. J’ai un peu forcé à un moment, quand j’ai manœuvré toute la nuit, mais j’ai pu retrouver le rythme après. Je dois progresser vraiment sur la navigation pure. Faire la relation entre les fichiers météo, les routages et les conditions réelles. Surtout en Méditerranée où on n’a jamais le vent annoncé… Je dois me faire davantage confiance en stratégie, en tactique ».

Hugues et Jean-Guillem Destreau sur FACEOCEAN :

« Ça a été une vraie course de sangliers! Une super épreuve avec des conditions variées. On a vu de la grosse brise au tout petit temps et découvert des paysages magnifiques. Avec trois IMOCA de la Région Sud sur cette édition, On espère voir les bretons et les autres nous rejoindre dès l’année prochaine. Merci à l’organisation qui a su trouver un parcours adapté à une météo très capricieuse »

Retour en images sur le passage au niveau des Lavezzi lors des 900 miles de St Tropez avec JOOP, le Sun Fast 3200 qui termine 2ème en duo avec Olivier Romand et Julien Bour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’édition 2019 de la Douarnenez – Horta – Douarnenez s’ouvre aux amateurs IRC

Course habituellement réservée à la Classe Figaro, l’édition 2019 qui se déroulera du 21 juillet au 18 août, au départ et à l’arrivée de Douarnenez, accueille pour la première fois les IRC et Figaro 2 en équipages, doubles et solitaires, en parallèle des tout nouveaux Figaros 3.

Habituellement le grand rendez-vous estivale de tous les ténors de la Classe Figaro, l’édition 2019 innove puisqu’en parallèle de la Douarnenez Horta Solo qui accueille les nouveaux monotype Figaro Bénéteau 3, une épreuve inédite s’ouvre aux amateurs de la classe IRC et aux Figaros 2, qui s’élanceront la veille des solitaires, le 26 juillet. Une excellente alternative à la Transat AG2R qui n’accueillera pas les régatiers amateurs comme l’a annoncé Course au Large.

Cela va permettre à nombre d’équipiers amateurs de découvrir le charme des Açores et pour nombre d’entre eux, de servir de galop d’essai avant la prochaine Transquadra en 2021. Vingt places tout rond. C’est le nombre qui a été fixé par l’organisateur de la Douarnenez Horta – Douarnenez pour les croiseurs IRC en raison des capacités limitées de la marina d’Horta mais aussi pour en faciliter l’organisation comme nous l’explique l’organisation de course : « cela permettra à la direction de course de veiller efficacement sur la flotte et d’anticiper les éventuels changements météo plus efficacement. »

Les inscriptions sont ouvertes : 20 places disponibles

Sont admis à courir les équipages, les doubles et les solitaires en possession d’un certificat IRC valide pour 2019. Chaque catégorie fera l’objet d’un classement spécifique qui sera régie par les règles de la jauge IRC 2019. Les bateaux IRC admissibles doivent être d’une longueur minimum de 8,50m.

François Séruzier, directeur de la course :

« Le fait de vouloir organiser en parallèle de l’épreuve en Figaro Bénéteau 3, une deuxième course réservée aux IRC et aux Figaro Bénéteau 2 ne peut être que bénéfique pour tout le monde. L’escale d’Horta promet d’être riche en échanges de tous bords. »

Les coureurs bénéficieront du savoir-faire d’une équipe d’organisation rompue aux plus grandes épreuves ainsi qu’une ambiance qui marie l’équilibre entre une équipe professionnelle et un pool de bénévoles au savoir-faire indéniable. Une convivialité exemplaire tant au départ, qu’à l’escale et à l’arrivée.

 

Le parcours en 2 étapes :

Au départ de Douarnenez, 2400 milles aller – retour vers une destination mythique Les Açores.

  • Un parcours offrant une variété de situations météo
  • Des étapes tactiques toujours riches d’enseignements
  • Un véritable parcours hauturier idéal pour préparer la Transquadra

La flotte IRC et Figaro Bénéteau 2 sera accueillie dans l’enceinte du Port-Rhu, aux côtés des navires du patrimoine. De nombreuses animations conviviales seront mis en place avant le départ à Douarnenez. L’arrivée à Horta se fera dans un cadre exceptionnel, ou la marina mettra tout en place pour accueillir les régatiers dans les meilleures conditions possibles. Une découverte de l’île de Faial sera proposée aux concurrents durant l’escale pendant les Fêtes de la Mer de l’île, ambiance garantie.

Cette épreuve qui offre un parcours unique sera à regarder de près, elle pourrait rapidement rejoindre les 19 autres épreuves au programme du Championnat UNCL Manche – Atlantique.

Retrouvez toutes les informations sur le site de la course : https://www.douarnenez-horta.com/

Informations pratiques  >> non définitives

Ouverture des inscriptions : 20 places disponibles
Publications des Instructions de Course : 20 juin 2019
Présence des bateaux à Douarnenez : 21 juillet 2019
Départ étape 1 pour les IRC  et Figaro Bénéteau 2 : 26 juillet 2019
Arrivée prévue à Horta : à partir du 2 août 2019
Départ étape 2 : vendredi 9 août 2019
Arrivée prévue à Douarnenez : à partir du 15 août 2019
Remise des prix de l’épreuve : samedi 17 août 2019