La SNIM, Semaine Nautique Internationale de Méditerranée 2018

La SNIM, Semaine Nautique Internationale de Méditerranée, s’est terminée après un weekend de Pâques sportif et haut en couleurs. Cent vingt-cinq bateaux, un beau parcours côtier en nocturne le vendredi, un mistral costaud et du soleil : en dépit d’un dimanche de Pâques au repos forcé, le cru 2018 a coché presque toutes les cases du succès. Alors que Marseille se prépare à accueillir les épreuves de voile des JO 2024, bilan de cette 53e SNIM.

Entamée dans la brise avec un côtier de nuit vigoureux, la 53e SNIM s’est terminée dans un fort mistral, qui a contraint les organisateurs à ne pas lancer de régates le dimanche de Pâques… Mais 51 départs ont été donnés au total. Dans le décor des calanques, toujours aussi grandiose.

En IRC 0 et 1 (9 bateaux) après 7 courses dont 6 retenues, c’est le Tp 52 Team Vision Future qui se démarque en trustant la première place avec au compteur pas moins de 5 victoires sur 7 courses disputées. On retrouve juste derrière un autre Tp 52, Alizée, avec 5 podiums. Pour compléter ce trio de haut niveau, Confluence Sopra DPMF, un Gp 42, avec une victoire et 4 podiums, finissent juste devant Tonnerre de Glen, le Ker 46 skippé par Dominique Tian.

En IRC 2 (13 bateaux) ce sont les A 40 RC qui se démarquent en occupants les deux premières places du classement. Geranium Killer avec quatre victoires remporte la première place alors que Vito 2 est juste derrière avec une victoire et trois podiums. Adrenaline, un Sydney 46, complète le podium avec une victoire et trois podiums. Marc Pajot avec son Ice 33 Tango Baby 2 termine lui à la neuvième place au général. Un groupe très relevé encore cette année.

En IRC 3 (18 bateaux), les deux premiers se tiennent dans un mouchoir de poche. En effet, Bogatyr, un JPK 10.80 skippé par un équipage Russe et TIP, un Sun Fast 3600 avec à son bord un bel équipage dont Gilles Pages et Bernard Mallaret ne se lâchent pas d’une semelle. C’est au final Bogatyr qui remporte les débats. Le A 35 Jin Tonic Sequel, réalisant une très belle course avec cinq podiums finit lui troisième.

En IRC 4 (26 bateaux) les JPK 10.10 briguent les deux premières places. Rostanbar 2 de Philippe Mazoyer remporte la compétition avec pas moins de quatre victoires et trois podiums. Tandis que Ar Wech All de Michel Pelegrin termine deuxième en réalisant deux belles victoires et quatre podiums. Le Sun Fast 3200 Le Grand Large de François Alicot complète le podium.

Dans la classe Duo (8 bateaux) après six courses, Expresso 2, le JPK 10.10 de Guy Claeys accompagné de Romain Bricier met tout le monde d’accord avec cinq victoires. Une de plus pour ce duo bien rodé. Ils sont suivis de près par un autre JPK 10.10, Art Immobilier Construction, skippé par Daniel Dupont et Sandrine Revil avec une victoire et trois podiums. A la troisième place, on retrouve Yvon Laout et Didier Parey sur leur Bavaria 38 Match Kick avec deux podiums dont une seconde place.

Dans la classe Solo (8 bateaux) après cinq courses, c’est un autre JPK 10.10, celui de Eric Merlier Telemaque 2 qui remporte la première place avec pas moins de quatre victoires. On retrouve un autre JPK, cet fois-ci un 9.60, Walili de Richard Delpeut à la seconde place en réalisant trois podiums. Pour compléter celui-ci, Frederic Tougeron et son Figaro One Argo Voile Du Sud avec une victoire et deux podiums termine troisième.

Chez les Surprises (17 bateaux) après sept courses, Allegretto remporte la compétition avec deux victoires au compteur. Petit Tabac avec une victoire et trois podiums finit deuxième juste devant Tchhheustekip avec ses deux victoires et un podium.

Concernant les Grands Surprises (21 bateaux), ce fut très serré pour les deux premières places. Team Winds VX Farceur truste la première place avec deux victoires et six podiums tandis que Louis Dreyfus Travocean remportant quatre courses et réalisant trois podiums finit deuxième. Numeri Compta complète ce podium à la troisième place avec trois belles victoires et trois podiums.

Pierre Sathal Président de La Nautique nous donne son ressentis :

Sans être prétentieux – je ne suis président de la Société Nautique de Marseille que depuis un an, donc j’en parle d’autant plus facilement – toutes les SNIM sont de belles SNIM. Celle-ci a été encore magnifique. Il y avait quand même 125 bateaux, 1 200 marins, il y a 80 bénévoles sur l’eau, 20 bénévoles à terre, ça a été vraiment une belle fête. Au niveau de la régate, honnêtement, nous ne voyons pas de point faible. Je ne dis pas que nous sommes les meilleurs, mais cela fonctionne bien, nous n’avons pas de souci. C’est plutôt sur le réceptif à terre que l’on essaie chaque année de faire un peu plus, de recevoir encore mieux. Sur l’eau, nous sommes contents de faire voir que nous sommes toujours excellents. Comme je l’ai dit, je ne suis président de ce club que depuis un an, donc ce n’est pas pour moi que je dis ça ! Mais c’est la 53e fois que nous faisons la SNIM et nous avons toujours de beaux événements. Il faut dire que nous avons la chance d’avoir et la rade et le vent, pour faire de belles régates.

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédits Photos : Pierik Photographe

SPI OUEST France 2018

La quarantième édition du Spi Ouest-France Destination Morbihan a pris fin dans la baie de Quiberon. Si le soleil n’a pas été de la partie, le vent constant, a permis aux 374 bateaux, répartis en 18 catégories, de régater de façon acharnée.

Pendant quatre jours, les bateaux se sont livré bataille sur les cinq zones de compétition. L’engagement physique des 2 500 équipiers a été totale dans des conditions météo, parfois musclées, et pas toujours simples à négocier.

 

En IRC 1 où 11 bateaux régataient ensemble, le TP 52 Paprec réalisant de belles glisses au portant skippé par Stéphane Névé remporte la course. Le tout nouveau JPK 11.80 Courrier Recommandé finit lui second avec à son bord Géry Trentesaux. Anne Sebastien 4 complète le podium à la troisième place remportant son duel avec Codiam qui termine lui a la cinquième place, tout deux étant des Grands Soleil 43. Hommes à la mer, démâtage, Le Spi n’a pas été de tout repos dans cette classe.

En IRC 2 (15 bateaux), c’est Pen Koent, un First 40.7 skippé par Emmanuel Le Men qui truste la première place au général après avoir remporté les deux premières courses sur huit courues juste devant un certain Dream Pearl, JPK 10.80 barré par Arnaud Delamare. Le J112 E de Didier Le Moal termine troisième en remportant les quatre dernières courses de la compétition. Alexandre Ozon tout juste revenu de la Transquadra avec une belle victoire, finit lui à la sixième place avec Sail.Cloud, un Sun Fast 3600.

En IRC 3 (19 bateaux), le JPK 10.10 de Noel Racine, Foggy Dew, termine premier au général avec trois belles victoires dans les courses 1,2 et 4 sur les dix courues. Le Sun Odyssey 40 de Frederic Bourdereau, Charrette III lui aura livré une lutte acharnée. IL termine deuxième avec deux victoires. Le JPK 10.10 Ad Hoc de Jean Francois Chériaux clôture le podium avec une victoire et une belle constance durant la compétition.

En IRC 4 (25 bateaux), Dimitri Caudrelier et son X332 Atrox remportent nettement la compétition avec six victoires sur dix possibles. Juste derrière, les Half Tonner sont à l’honneur, en effet la deuxième et troisième place reviennent à Bernard Fournier Le Ray et son bateau Brittany Drizzle et à Philippe Pilate avec General Tapioca. On retrouve encore un Half Tonner, ici à la cinquième place, Sibelius, barré par Claude Charbonnier.

En IRC Double, le Solaris 37 Festa avec à son bord Jean-François Hamon termine premier au classement en remportant deux courses sur cinq courues. En deuxième position, Mary, le JPK 10.10 de Patrice Carpentier accompagné de François Moriceau finit deuxième avec une excellente régularité dans la compétition. Ce qui leur permet d’être juste devant Penny Haubert et Guy Delcroix sur leur Sun Fast 3200 Georgia remportant deux belles victoires ce qui leurs vaux de terminer sur le podium.

 

 

 

 

 

 

Christophe Gaumont raconte :

On a quand même dans toutes les catégories de bateaux assez légers entre 12 et 13 courses de courues, cela veut dire que pour arriver premier, il fallait une belle régularité ou pas beaucoup de faiblesses.

Sur les IRC double et les Multis, les IRC 1 et 2, et les Osiris 1, on a renoué avec des grands parcours. On est allé faire un parcours vers l’île Dumet, soit un parcours vers les Cardinaux. On est reparti sur des parcours qui font 50 milles, alors qu’on faisait un peu moins dans les années passées. A priori, les gens ont apprécié. Sur ces gros IRC, il y a eu un peu moins de courses car elles durent plus longtemps. En même temps, ces grands parcours ils ne pouvaient pas le retirer comme plus mauvais score, donc il ne fallait pas se louper.

On a innové cette année, en ayant la possibilité vendredi de faire un départ pour les IRC double où ils ont été jusqu’à Houat, pour donner un deuxième départ, ce qui faisait deux côtiers dans la même journée. Et cela a marché.

La Jauge IRC sur le Spi par Ludovic Abollivier :

Le Comité de Jauge du Spi 2018 était composé de Charlotte Abadie, Delphine Largenton, Jean-Luc Laurent, Nicolas Pecha et moi-même. Nous avons mené des contrôles dès les inscriptions sur la quasi-totalité des séries présentes au Spi.

En ce qui concerne l’IRC, tous les vainqueurs ont été contrôlés durant la compétition et/ou disposent de certificats IRC Endorsed*. Les contrôles n’ont pas révélé d’anomalie, qu’il s’agissent des mesures de voiles ou d’espars, du nombres de spi embarqués, de l’aménagement déclaré en place à bord.

Globalement le nombre de certificats Endorsed ou quasi Endorsed est en progression. Les nombreux échanges avec les propriétaires en amont de la compétition montrent qu’ils font de plus en plus attention aux données transmises au Centre de Calcul. Ce sont des éléments très positifs.

On remarquera néanmoins, non seulement pour l’IRC mais pour toutes les séries présentes au Spi et concernée par cette règle, une certaine négligence concernant la mise en place des marques de jauge sur le mât et la bôme. C’est un point récurrent, mais il doit être considéré par les propriétaires dans leur préparation des prochaines épreuves de la saison.

*Un certificat IRC Endorsed est délivré lorsque le bateau (coque, gréement et toutes les voiles) ont été certifiés par un Mesureur IRC Agréé Endorsed.

FOCUS Class 40

Le Class40 est un voilier monocoque hauturier de 40 pieds (12,18m) particulièrement adapté à la course océanique, même si certains propriétaires l’utilisent  également en croisière. Ces bateaux ne sont pas des monotypes. Ils sont régis par des règles de jauge (box rule) définis et maintenus par l’Association Class40.

L’objectif de la class40 est de réunir autour d’un programme de courses côtières et hauturières en équipage (en général 5 équipiers maximum), et principalement en double ou en solitaire, coureurs amateurs expérimentés autant que skippers professionnels dans un esprit commun de convivialité et de partage d’expérience.

L’attractivité de cette classe est en partie due à la simplicité et la rigueur de sa jauge, permettant de fonctionner avec des budgets raisonnables. La création de la jauge est venue d’un constat de passionnés, dont Patrice Carpentier fait partie. A l’époque, en 2004, aucun bateau océanique de 40 pieds n’existe. L’idée vient alors de concevoir un voilier suffisamment marin pour traverser l’Atlantique en toute sécurité. La Class40 prenait son envol …

Pendant plusieurs années, les idées ont fusé autour des carènes de 40 pieds, mais sans réussir à prendre forme. En 2004, le journaliste-skipper Patrice Carpentier, à la demande de plusieurs professionnels du nautisme, se mobilise pour mettre au point une jauge Class40. Il s’entoure du skipper Michel Mirabel, de Christian Bouroullec, responsable du chantier Structures et de Pascal Jamet, PDG de Volvo et passionné de voile mais aussi de Halvard Mabire et Bernard Nivelt. Ensemble, ils créent l’association « Class40 ».

« Patrice Carpentier a réussi à faire prendre la mayonnaise entre ces deux viviers d’idées à priori incompatibles mais en réalité parfaitement complémentaires », explique Pascal Jamet, « il y avait les créateurs et les modérateurs… »

Les plans de 40 pieds existants et ceux imaginés mais jamais concrétisés ont été mis sur la table. En face, un cahier des charges qui tenait en trois points : réaliser un bateau simple, fiable et rapide. « Nous nous étions fixés comme objectif de faire tenir la jauge sur deux pages ! », se souvient Patrice Carpentier.
« Il nous a fallu environ un an pour définir ces règles de jauge, mais ce fut passionnant ! Réunir plusieurs architectes autour d’une même table n’est pas chose facile ! Ce sont tous des personnages têtus mais tellement brillants ! », raconte Pascal Jamet.

Salon Nautique 2005 : le voile se lève sur la Class40
Au Salon Nautique de Paris 2005, la jauge Class40 et les grandes lignes de cette nouvelle série de course au large sont officiellement dévoilées ainsi qu’un programme sportif avec pour point d’orgue la Route du Rhum 2006. La salle de conférence affiche complet. L’assistance est passionnée : c’est le premier succès de la Class40.

Succès vite confirmé dans les mois qui suivent. Les Pogo 40, Jumbo 40 puis Akilaria sortent de leurs chantiers respectifs. De nombreux architectes planchent. Les premiers prototypes voient le jour… « Tout est allé très vite ! Nous sommes restés sidérés face à l’enthousiasme suscité par cette classe ! », rappelle Pascal Jamet.

 

 

 

 

 

 

 

Le numéro 1 de la classe ! Thibaut Derville

Thibaut Derville participe à la réunion des fondateurs de la Classe 40 et en sort conquis. Amateur et cadre dirigeant déterminé à courir la Route du Rhum 2006, il commande son bateau au salon 2003 alors que la jauge n’est pas encore définitive et à un chantier en cours de constitution : Jumbo.

En juillet 2005, Shere Khan 3 est mis à l’eau à Trébeurden sous l’œil de nombreux objectifs photo !

« Nous avons mis un peu de temps à apprivoiser la puissance, à trouver les bons équilibres de voile, à résoudre aussi des problèmes techniques qui feraient aujourd’hui sourire. Mais en 2005, on enchaîne une belle performance à la Transmanche puis affrontons le Class 40 de Patrice Carpentier et Géry Trentesaux sur le Fastnet, pour une fois à notre avantage. De nombreux marins viennent voir le bateau, l’observent et la classe commence à grandir ! Chacun y va de sa solution miracle mais la jauge veille et, presque incroyable, est respectée… comme se respectent ce mélange d’amateurs et de pros qui les arment. Soirées entre nous juste avant le Rhum, discussions en VHF pendant la course, saine amitié mais compétition acharnée, c’est exactement ce que j’étais venu chercher ! »

Le bateau a été revendu en 2007 et utilisé par Georges Guigen, de Saint Cast, pour son « école de croisière rapide » mais, preuve de l’indémodabilité des Class 40, Georges l’a refité et courera le Rhum 2018 : Le numéro 1 sera à nouveau sur la ligne de départ !

En effet, dix mois plus tard (dix mois seulement…), en octobre 2006, la classe rassemble déjà 54 adhérents tandis que 25 Class40 sont au départ de la Route du Rhum ! Les 40 pieds représentent un tiers de la flotte de cette mythique Transat…
Depuis, la Class40 réunit systématiquement les flottes les plus importantes des courses au large auxquelles elle participe.
En 2007, 129 membres adhèrent à la Class40, et 30 d’entre eux sont au départ de la Transat Jacques Vabre. Depuis, la classe continue son ascension avec une flotte d’une soixantaine de bateaux régulièrement en course, la construction d’une dizaine de navires par an et un marché de l’occasion extrêmement actif, preuve en est la Route du Rhum 2018, qui compte à ce jour 58 préinscrits pour la seule catégorie Class40.

La convivialité pour catalyseur
Ça c’est pour la quantité. Côté « qualité », là aussi la jeune classe a parfaitement rempli son cahier des charges.
« Nous voulions créer une classe d’amateurs éclairés, un circuit qui soit accessible à tous. Une classe qui permette à tous les bons marins de réaliser leurs rêves de course au large. Simplement, pour le plaisir, sans se ruiner ni passer des mois en chantier sur un prototype compliqué », détaille Michel Mirabel.
Pile dans le mille. La cible visée, principalement des chefs d’entreprises et professions libérales qui ont su garder un pied dans l’eau et les cheveux dans le vent, constitue la grosse majorité des adhérents de la Class40. De jeunes (et moins jeunes) skippers semi-professionnels ou professionnels les rejoignent trouvant dans la classe la capacité d’exprimer leur talent à budget maitrisé.

La diversité : un atout pérenne
Depuis sa création, la Class40 s’est fait sa place au soleil dans le petit monde de la course au large. Très vite, même, elle s’est internationalisée : Afrique du Sud, Allemagne, Angleterre, Belgique, Espagne, Etats-Unis, Hollande, Italie, Norvège, Afrique du Sud, Nouvelle Zélande… Aujourd’hui, les skippers Class40 représentent pas moins de 22 nationalités.
Pour Patrice Carpentier, c’est une force : « le mélange des genres et l’internationalisation sont de très bonnes choses. La richesse de la Class40, c’est sa diversité et c’est ce qui me rend optimiste pour l’avenir. »

Cette diversité s’exprime aussi au travers des silhouettes et des carènes des Class40. Depuis sa création, les architectes s’en sont donné à cœur joie pour optimiser au mieux les règles de la classe. Inévitablement, les bateaux ont peu à peu gagné en puissance.
«La Class40 est très bien telle qu’elle est ! Nous avons trouvé la bonne recette car, non seulement nous arrivons à créer des bateaux très différents dans un même cadre… mais il reste encore de nombreuses pistes à explorer pour les architectes», s’enthousiasme François Lucas, architecte de son état et l’un des initiateurs de la Classe.
Pour Michel Mirabel cependant, il faut absolument rester fidèle au dogme fondateur de la Class40 : « concernant la jauge, il faut continuer à systématiquement choisir la solution qui coûte le moins cher. C’est le seul moyen d’éviter la course à l’armement et à la puissance». Et la Classe a parfaitement géré cela dans le temps. Ces bateaux en grande partie prototypes ou semi proto sont plutôt moins onéreux que les 40 pieds IRC affutés qui sortent des chantiers ces dernières années.

Championnat 2018
Fière de sa mixité Pro-Am et des ambitions très éclectiques de ses navigants, la Class40 propose cette année un championnat composé de courses très variées afin de satisfaire le plus grand nombre et de couronner, à la fin de la Route du Rhum destination Guadeloupe, un projet complet. Le Grand Prix Guyader, The Atlantic Cup, la Normandy Channel Race, la Drheam Cup destination Cotentin, the Sevenstar Round Britain and Ireland Race et la Route du Rhum* seront donc les 6 épreuves-phares de la saison.
Le championnat 2018 s’annonce d’ores et déjà comme un succès puisque si 50 places étaient réservées pour les Class40 sur la célèbre transatlantique en solitaire, déjà plus d’une dizaine de bateaux sont inscrits en liste d’attente et ce, à 10 mois du départ de la course ! A n’en pas douter, les courses d’avant-saison devraient également faire carton plein face à cet enthousiasme.

La Classe organise également un trophée Européen et un trophée américain pour permettre à des skippers n’ayant pas le temps de participer aux courses transatlantiques de s’affronter sur des courses plus courtes en Europe et aux Antilles/USA.

*Championnat 2018-  Grand Prix Guyader (France – en équipage – coeff 1)-  The Atlantic Cup (Etats-Unis – double – coeff 2)-  Normandy Channel Race (France – double –  coeff 2)-  Drheam Cup destination Cotentin (France – solitaire –  coeff 2)-  Sevenstar Round Britain and Ireland Race (Grande Bretagne -équipage –  coeff 2)-  Route du Rhum destination Guadeloupe (France – solitaire – coeff 4)

**European Trophy- Les 1000 milles des Sables- Grand Prix Guyader- Armen race- Normandy Channel Race- Round Ireland Race- La Drheam Cup destination Cotentin- Sevenstar Round Britain and Ireland Race

*** American Trophy- Grenada Sailing Week- Miami to Havana- RORC Caribbean 600- Les Voiles de St Barth- The Atlantic Cup- Newport to Bermuda

4 bateaux en construction
Le dernier né de 2017 était le troisième Tizh40, bateau portant le numéro 152, mis à l’eau en fin d’été, skippé par Tom Laperche et christophe Bachmann. Dès ce début d’année, le nombre de Class40 devrait croître puisque 4 bateaux sont actuellement en construction : un Cape40 5G pour le Sud-Africain Andrew Thomson, un Lift40 optimisé pour Yoann Richomme, un Mach40.3 pour Luke Berry. Quant au second Mach en construction, c’est encore confidentiel… (Nicolas Troussel ?)

L’avis de Catherine Pourre

« Je suis dans cette classe depuis 2011 et je courre aujourd’hui avec mon deuxième Class40. Je suis vraiment fan de ces bateaux qui peuvent atteindre des vitesses incroyables  au reaching et au portant.  Le record de vitesse sur 24h est maintenant tout proche des 400 milles et est accessible. Bien sûr, cela ne peut se faire que sur les longs bords des grandes courses transatlantiques. Mais nous avons battu cet hiver le record de la RORC Caribbean 600 en class40 (8 participants en Class40) en 2 jours 13 heures pour ces 600 milles très sinueux dans des conditions de vent très soutenus, là où la flotte a vu nombre d’abandons dans les autres classes. Ces bateaux sont à la fois très surs et très rapides. La classe a su proposer une variété de courses très intéressantes. Pour moi  qui aime le large et la vitesse, il n’y a pas d’équivalent abordable pour un amateur. La classe qui compte aux dernières nouvelles 158 bateaux est à la hauteur de son moto : « Friendly Class, Fierce racing ».

Classe à suivre…
Indéniablement bien née et désormais parfaitement ancrée dans le monde de la course au large, la Class40 a gagné son pari. Reste désormais pour elle à continuer de maitriser le juste équilibre entre performance et accessibilité ; entre budget « pro » et budget tout court ; entre courses très au large et « grand prix » ouverts à tous…
La Class40 poursuit son cheminement.

 

 

 

Coupe Emily Moulton 2018

La Coupe Emily Moulton est relancée pour la saison 2018! Elle lance le championnat Manche Ouest en Equipages IRC 2018.

La régate se déroulera entre la pointe du Grouin et Jersey le samedi et Jersey, Saint-Cast puis Saint-Malo le Dimanche.

 

Il s’agit d’une régate en équipage, organisée par la SNBSM, en collaboration avec l’UNCL, le Yacht Club de Granville, le Centre Nautique de Saint-Cast.

Elle est ouverte aux IRC et Osiris.

La remise des prix aura lieu à Saint-Malo le dimanche 1er avril à 20h.

Retrouvez toutes les informations de course sur le site de la SNBSM :

http://mediasnbsm.wixsite.com/snbsm/coupeemilymoulton

Le Spi Ouest France présenté par Antoine Croyère

Les 40 ans du SPI Ouest-France

Questions à Antoine Croyère, Président de la SNT

  • Antoine Croyère, pouvez-vous nous présenter le SPI… ?

Le SPI Ouest-France Destination Morbihan va fêter son 40ème anniversaire cette année. Quelle incroyable longévité que celle de ce rendez-vous vélique unique ! C’est en effet la plus importante régate française avec environ 400 bateaux qui s’affrontent pendant 4 jours sur le magnifique plan d’eau de la Baie de Quiberon. Selon les séries, ce sont de 6 à 12 manches qui sont courues. Le SPI se coure toujours pendant le long week-end pascal et lance la saison voile sur la façade atlantique. Les coureurs professionnels y côtoient les régatiers amateurs. Ils étaient plus de 2200 marins-compétiteurs  l’an dernier.

  • Et comment sont accueillis tous ces bateaux et leurs équipages ?

Le Port de La Trinité est une pièce essentielle dans la réussite de l’événement… Le concours de la mairie de La Trinité est tout autant essentiel. Ce qui est remarquable, c’est que La Trinité sur Mer soit la commune française ayant la plus forte activité régatière et pourtant ne soit qu’un gros village peuplé de seulement 1600 habitants à l’année ! Le SPI s’est longtemps couru à guichets fermés, le port ne pouvant accueillir plus de 500 bateaux. 2007 est la dernière année où des inscriptions ont été refusées. Il y avait encore à cette époque 250 IRC dont 40 IRC1 et parmi eux un grand nombre d’IMX40 et 45 qui ont disparu des radars… La crise de 2008 est bien passée sur le nautisme !

  • Quelles sont les responsabilités respectives d’Ouest-France et de la SNT dans l’organisation de l’événement ?

Le SPI est la propriété du journal Ouest-France qui prend en charge l’organisation à terre et bien-entendu la communication. Elle confie à la Société Nautique de La Trinité l’organisation technique sur l’eau.

  • Sur l’eau c’est une grosse organisation…

En effet. Quelques chiffres : le SPI du côté du Comité de Course, c’est 120 bénévoles aux inscriptions et sur l’eau, 4 ronds de course plus une zone de départ pour les parcours côtiers, 12 vedettes, 15 gros semi-rigides, 40 arbitres, une grosse quinzaine de classes… oui, une grosse machine !

  • Quelles sont les personnalités qui auront marqué le SPI Ouest-France depuis sa création ?

Elles sont nombreuses : François-Régis Hutin, le grand patron de Ouest-France décédé l’an dernier, Régine Ermel, la directrice des relations publiques du journal, Gilles Le Baud qui a participé à sa création, Jimmy Pahun pour l’avoir gagné au moins 10 fois, Christophe Gaumont, grand arbitre international et directeur de course du SPI depuis très longtemps, Laurent Tilleau qui a fait toutes les éditions, et aussi nombre de coureurs de renom qui répondent toujours présents tels que Géry Trentesaux, Alain Gauthier, Jean-Pierre Dick, Loïc Peyron, Bruno Troublé et tant d’autres…

  • Et comment voyez-vous l’avenir du SPI ?

Nous devons savoir écouter les coureurs et nous adapter à leur attente dans ce monde en mouvement, redonner le goût de régater aux gens, davantage, au milieu de notre société en pleine mutation, énormément impactée par le numérique, le digital, le collaboratif, l’internet… Alors il n’y aura aucune raison de ne pas être confiants sur le devenir de cette grande régate pascale. Après avoir accueilli la classe des Multi2000 l’an dernier, sans doute devrons-nous un jour prochain l’ouvrir aux bateaux à foils, et peut-être tendre la main aux Mini6.50 de plus en plus nombreux en Atlantique, aux Class40 ? Rester à l’écoute et se remettre en question, telle doit être la devise de la SNT comme celle de tout organisateur d’événement.

  • Un dernier mot sur le SPI 2018 ?

Il se présente bien, même si cette année, Pâques est de bonne heure, que nous regretterons les bateaux de la Transquadra qui ne seront pas de retour à temps et que nous serons en dehors des vacances scolaires. Croisons les doigts pour que le temps soit maniable… Il était exécrable il y a deux ans et exceptionnellement beau l’an dernier. Que la fête soit belle !

La SNIM présentée par Pierre Sathal

Pierre Sathal, Président de la Société Nautique de Marseille, pouvez-vous nous présenter la SNIM ?

 

La Société Nautique de Marseille a créé la Semaine Nautique Internationale de Méditerranée en 1966. C’est une tradition depuis toujours, dans notre club, d’être tourné vers la régate. C’est encore plus une tradition de nous retrouver sur l’eau, à Pâques pour régater. Avec son Grade 3 qui en fait une épreuve “majeure“ à participation nationale et internationale, la SNIM est la première grande course de Méditerranée inscrite au calendrier de la FFV. Nous accueillons en moyenne 150 bateaux, et 1500 régatiers avec l’élite de l’habitable (IRC) en Méditerranée et des classes monotypes. Cette année, nous aurons également des Grand Surprise et des Surprise. Durant quatre jours, les bateaux s’affrontent sur des parcours banane et parcours côtier, selon la météo. Pour la première fois de son histoire, la SNIM accueille des bateaux en solo et en duo qui viennent disputer le Championnat Méditerranée IRC. Les solitaires rechercheront l’aventure et les sensations sur la Grande Course.

 

 

Comment sont accueillis tous ces bateaux et leurs équipages ?

La Nautique s’organise en amont pour réserver ses pannes à tous les bateaux présents sur la SNIM. Les régatiers et les bateaux sont au cœur de ville ce qui en fait une animation pour la ville et pour le Vieux-Port, qui vit au rythme de la SNIM durant quatre jours.

Tout est mis en œuvre par le club, pour offrir un accueil festif et professionnel aux participants. Depuis de nombreuses années, les régatiers nous confortent dans notre volonté de proposer un accueil pro et festif. Chaque jour, nous offrons le petit-déjeuner et la bière de fin de régate. Nous organisons une soirée des équipages, ainsi qu’un cocktail pour tous, à l’occasion de la remise des prix. Sans oublier les cloches de Pâques, qui passent sur chaque bateau, le dimanche matin, à l’aube…

 

Comment fonctionne l’organisation de la SNIM ?

La commission sportive pilote l’organisation, assistée de toutes les forces vives du club. Une année de préparation, avec plus de 80 bénévoles, que l’on retrouve, durant l’événement, chaque jour, de 6h du matin, à la préparation des petit-déjeuner, jusqu’à minuit. Sur l’eau, nos équipes ne ménagent pas leurs efforts sur les trois ronds de course.

 

Quelles sont les personnalités qui ont marqué la SNIM depuis sa création ?

Nous avons accueilli tous les plus grands marins depuis plus d’un demi-siècle. Des marins de la course au large, des médaillés olympiques, des participants de l’America’s Cup…. On peut Eric Tabarly, Florence Arthaud, Loïc Peyron, Michel Malinovski, Lionel Péan, Bertrand de Broc, Laurent Bourgnon, Alain Gabbay, Bertrand Pacé, Philippe Presti, j’en oublie, et encore Marc Pajot qui est notre parrain sur l’édition 2018

 

 

Comment voyez-vous l’avenir de la SNIM ?

Après une petite baisse du nombre de participants, il y a cinq ans, les inscriptions sont reparties à la hausse. Chaque année, nous sondons les régatiers sur leurs attentes, et ce que nous leur proposons les enchante. Du sport et du rock, c’est un peu l’ADN de la SNIM depuis quelques années. Notre plan d’eau est envié de tous et notre objectif est d’être aussi pro sur l’eau que festif à terre. Avec les JO 2024, nous avons une formidable vitrine planétaire pour montrer notre savoir-faire, pour montrer les atouts de notre ville et faire de Marseille une grande place de la voile !

 

Un dernier mot sur la SNIM 2018 ?

Que la météo soit en rendez-vous. Chaque année, elle propose des conditions différentes, et les marins doivent s’adapter. Les vainqueurs de chacune des catégories sont ceux qui ont su s’adapter et se montrer régulier à la fois dans le petit temps et dans le gros temps. C’est ce qui fait le charme de la SNIM !

La SNIM et le SPI Ouest France

Le weekend de Pâques marque le véritable début de la saison en IRC sur les bassins Atlantique et Méditerranée. Deux des plus grandes épreuves de l’année ont lieu à cette époque, le Spi Ouest France à la Trinité, et la SNIM à Marseille, chacune donnant véritablement le « LA » de nos Championnats IRC (Equipage, Double, Solo) sur les deux bassins.

Un coup d’œil sur ces deux courses françaises mythiques !

Point de départ de la saison pour les deux bassins :

Elles ont pour habitude de rassembler, fédérer tout le monde de la voile au-delà même des frontières françaises. En Méditerranée et en Atlantique, on se jauge, on s’observe lors des différents entraînements et régates en amont de ces deux évènements. Avant ce fameux weekend de Pâques, tout est bon pour préparer le bateau et les hommes. Professionnels et amateurs se côtoient le temps d’une régate. Accueillantes et chaleureuses, ces deux locomotives du nautisme fédèrent sous une même bannière le microcosme de la voile dans son ensemble. La pluralité en fait leurs forces.

Deux compétitions bien ancrées et anciennes :

Elles font figures de patrimoine national, au-delà même du sport concerné. L’une fête cette année ses 40 ans tandis que l’autre en est à ses 52 printemps.

Le « Spi » est fondée en 1978 par l’association du journal Ouest France et du club nautique de la Trinité sur mer par l’initiative de Gilles Le Baud. L’objectif est de mettre le Morbihan au centre du nautisme hexagonale. Roger Lavialle, directeur général de Ouest France est très vite séduit par l’idée et donne son feu vert après moins d’une heure de rendez-vous. L’épreuve initialement baptisée « Spi d’Or Ouest France » en clin d’œil au fameux « Bol d’Or » sur le lac Léman est lancée, mais va très vite se nommer le Spi Ouest France et le « Spi » pour les habitués. Elle a pour objectif de devenir un rendez-vous incontournable de la régate habitable en atlantique. Antoine Croyère commente :

« C’est en effet la plus importante régate française avec environ 400 bateaux qui s’affrontent pendant 4 jours sur le magnifique plan d’eau de la Baie de Quiberon. Selon les séries, ce sont de 6 à 12 manches qui sont courues. Le SPI se coure toujours pendant le long week-end pascal et lance la saison voile sur la façade atlantique. Les coureurs professionnels y côtoient les régatiers amateurs. Ils étaient plus de 2200 marins-compétiteurs l’an dernier. »

La SNIM Organisée par la Société Nautique de Marseille depuis 1966, ouvre le bal des grandes compétitions de voile en Méditerranée. “C’est une tradition“, reprend Pierre Sathal, “Depuis sa création, le club s’est forgé une solide réputation d’organisation de régate, et la SNIM est notre marque de fabrique. C’est pour ça que chaque année, nous essayons d’en améliorer l’organisation et de trouver de nouveaux défis pour les régatiers…“ On se souvient notamment du maire de l’époque, Gaston Deferre, faisant lui-même la promotion de la course en skippant son bateau Palynodie.

Point commun géographique :

Que serait une régate sans un plan d’eau de qualité ? pas grand-chose… Ca tombe bien car que ce soit pour le Spi ou la SNIM, la Baie de Quiberon et la rade de Marseille comptent parmi les plus beaux plans d’eau français pour la pratique de notre sport. Un climat très doux, un ensoleillement exceptionnel (2500 h/an) et un régime de vent extrêmement favorable ont fait la réputation de la Baie de Quiberon et de ses iles, considérées comme l’un des premiers plans d’eau européen.

 

 

 

La rade de Marseille, offre aussi un plan d’eau magique aux marins ayant la chance d’y naviguer. Après avoir dompté le Mistral ou le vent d’Est dominant dans ce secteur, on peut y découvrir en son coeur, face à la ville, les îles de Pomègues, Ratonneau, If et Tiboulen qui forment l’archipel du Frioul d’une superficie de 200 hectares. Sa côte, longue de 30 kilomètres, offre une multitude de criques abritées des vents dominants. Les effets de site pimentent les débats et les possibilités de parcours côtiers intéressants sont innombrables.

 

 

 

Bref deux terrains de jeux magiques pour tous les marins amoureux de navigations en tous genres !

 

Dure nuit pour les Quadrasailors de la Transquadra

Les concurrents de la Transquadra – Martinique ont été cueillis à froid par une météo techniquement exigeante sur ces premières heures de course. Deux démâtages sont à déplorer, Eric Thomas (Big Z) et Alexis Megret et Laurent Mahy (Comptoir Nautique). Hervé Bihan Pudec et Patrick Paris (Eureka) ont cassé leur vit de mulet. Personne n’est blessé, tous font ou vont faire route vers Funchal par leurs propres moyens.

 

Le reste de la flotte trace sur une route plus ou moins sud. Dès hier soir, des options se dessinaient. Quelques-uns, Louis-Marie Dussere (Raging Bee) en tête, préféraient une route très proche de l’orthodromie tandis qu’une majorité de la flotte optait pour une route sensiblement plus sud afin de se dégager au plus vite du dévent de l’île.

 

En milieu de nuit, ces sudistes se sont scindés en deux groupes : ceux qui persistent au sud pour aller chercher un alizé plus soutenu quitte à se rallonger la route, et ceux qui ont remis de l’ouest dans leur cap pour une trajectoire plus directe. Au pointage, de 6h, la flotte s’étale de façon assez homogène sur un axe nord/sud de (déjà) 100 milles.

 

En solitaire, Alexandre Ozon (Team 2 choc) est l’un des plus sud, il pointe assez largement en tête de ces sudistes (solitaires et doubles confondus).

« Le bulletin du ptit rose !
Après 24h de course… 262milles de parcourus !!!! Pas mal pour des bateaux de – de 10m Départ de folie, où T2C passera en tête la bouée en face de l’aéroport, ensuite direction sud pour longer le dévent de Madère du à son haut relief. Depuis le début sous spi médium et GV haute vent moyen de 23Kts avec qq claques à 30Kts et + La mer est légèrement croisée mais on arrive quand même à bien avancer. Le temps n’est pas au soleil, mais il fait bon. J’ai pris l’option plus sud avec un peu plus de pression, plus tard j’aurais surement un angle moins favorable, on verra mon option. Côté classement, c’est difficile de se donner une idée au vu du peu de tremps de course mais T2C et moi sommes bien positionnés.
La petite vie s’installe tranquillement à bord, avec des repas dignes d’un… reste ce ptit « reste » de grippe qui me chagrine un peu encore. Sinon tout bien, le matériel résiste bien mais est quand même mis à rude épreuve…
Au moment de ces lignes, on est dans 23kts de vent à 163° à environ 9,5kts et plus.
Gorsses bises à tous.
A bientôt.
Alex »

Philippe Girardin et Gwenael Thomas (Groupe 5) sont en tête du paquet à la troisième position. Patrick Roséo  (Safran Rouge) a lui aussi choisi l’option Sud, il reste au contact à la quatrième place. Jean Claude Paturel (Marélia) et Hugues Le Cardinal (Mascarade) sont dans le paquet sur une route plus directe respectivement à la sixième et neuvième place. Claude Dabir (Demain Des Laube) ferme la marche à la seizième place.

 

Chez les doubles, François Valraud et Daniel Péponnet (Bouznik) ont eux aussi empanné après le dévent et tracent, en tête des duos sur une trajectoire médiane, talonnés dans cette option par le Figaro Bénéteau Yuzu d’Olivier Monin et Aymeric Belloir. Gilles de Labarthe et Yves Boleis (Pour la vie) sont eux très proches de l’orthodromie, en troisième position.

Frank Loubaresse et Matthieu Foulquier Gazagnes pointent à la quatrième position sur TWINL – Banque d’affaires talonnés de près par Gilles Caminade et Sébastien Novara à bord de CHENAPAN à 3 milles derrière. Les deux équipages se livrent une belle bataille.

 

Des petites news de TwinL Banque d’affaires : « La 1ere nuit semble avoir été compliquée pour tous les bateaux; en ce qui nous concerne, dans les 30-35 noeuds, c’est la cloche du tangon qui lâche  le bras qui fait partir le bateau au lof et nous coute un joli cocotier avec le génois belge dans la mélée et l’obligation d’attendre le jour pour trouver comment démêler tout cela.

C’est 1 heure plus tard que le bout de bordure de la GV casse, retenue uniquement par le ris 1…et la nuit dernière, alors que nous comblions notre retard dans 20-25 noeuds, une survente à 30-35 nous explose le spi medium; bref 2 nuits agitées…Le moral reste bon et il nous tarde de voir un peu de soleil car pour l’instant, c’est plutôt bottes et 3 couches que short et teeshirt… »

 

 

 

 

Jacques Amédéo et Brice Tailliander ( Sephora Marine Pool) sont aussi dans le paquet à la seizième place. Il résume la situation technique et l’état d’esprit de beaucoup de concurrents :

 « Nous avons perdu beaucoup de places durant notre bagarre avec ce spi indocile, le moral était au plus bas durant la première nuit… mais la magie de la mer fait que nous sommes de nouveau très sereins, à fond dans le match, même si nous accusons un net déficit de vitesse »

Gilles Breteche et Jérome Croyère (Groupe 5) sont à la 28 ème place et accusent un retard de 60 milles.

Daniel Tinmazian et Gérard Guilluy (Asta la Vista) étaient eux arrivés dans le port madérien hier soir vers 21h (heure française). Daniel Tinmazian a pu être soigné dès hier soir à l’hôpital de Funchal : dans un empannage, il n’a pu éviter le palan de grand-voile… dents déchaussées et blessure à la joue. Il est pourtant prêt à repartir dès qu’ils auront remplacé leur étais endommagé. Courageux. Ils pourraient repartir dans la journée.

Entre alizé et alizé profond, les Quadrasailors sont en train de choisir leur voie…

Transquadra – Martinique, round 2 : Stresser ou ne pas stresser

J – 2 … Ça frémit sur les pontons de la Transquadra – Martinique à Quinta do Lorde (Madère). Les grains commencent à s’espacer, mais le vent reste fort. Les bateaux sont sagement à quai, et ceux, encore au sec, ne vont pas tarder à s’amarrer à leurs côtés. Pour beaucoup de bizuths de la course, cette transat est aussi leur première traversée de l’Atlantique : les sourires sont là, mais pour certains, un stress, bien légitime, commence à pointer.

 

Les bras chargés de packs d’eau, un aérien à la main ou un sac à voile sous le bras, les quadrasailors arrivent au bout de leurs joblist. Demain, les plus prêts, ceux qui en ont besoin, profiteront d’une accalmie bienvenue pour aller enfin naviguer. Dans 24 heures, la pression encore relativement légère ce jeudi, aura monté d’un cran.

 

Tout prévoir, ne rien oublier : est-ce possible ?

Le stress vient essentiellement, logiquement, de la casse potentielle. La préparation, l’anticipation et bien sûr l’expérience sont les meilleurs remèdes à ces possibles maux techniques : les bizuths comme les skippers expérimentés en ont bien conscience.

Patrick Baggio, skipper de Vari, en double avec Yann Jestin : « C’est notre première transat, j’avoue que je pensais dormir un peu mieux en cette période de pré-départ (rires) ! En fait, c’est comme en avion : tu as une check-list, et il ne faut rien oublier. Le moindre grain de sable peut vite provoquer des soucis en chaîne. »

Paolo Mangione skipper de Blu, en double avec Jean-Philippe Germain : « Ce n’est pas tant la traversée qui m‘inquiète, car, j’avoue que comme je ne connais pas, je ne me rends pas compte, mais je sais que ça va être bien… Le stress vient de la préparation : j’ai l’impression que nous ne serons jamais prêts ! Le temps se rétrécit… Mais c’est super ! C’est une aventure géniale ! »

 

Denis Jacob et Bertrand Daniels (Edm Service) : « Ca va, on arrive encore à dormir (rires) ! La priorité est d’éviter la casse, le pépin qui pourrait gâcher toute l’aventure… il faut que tout se passe bien. »

 

L’humour de l’expérience

Philippe Ribaud, skipper de Matmut ITS Groupe, avec cinq Transquadra à son actif, sourit… « On oublie toujours quelque chose, mais quoi ? Je le saurai quand je serai en mer ! »

Bernard Avril, équipier d’Alain Roland sur Tikocco 6, trois Transquadra dans son sillage, s’amuse : « Nous serons prêts lorsque nous arriverons aux Antilles ! »

Bref, la préparation technique, l’angoisse de la casse sont au cœur des préoccupations de tous, l’expérience permet juste de l’exprimer avec humour !

 

Des milles anti-stress

Certains bizuths de la Transquadra s’appuient sur un long parcours maritime et/ou de régatier. Leur regard sur leur futur grand saut dans l’Atlantique devient alors une « régate » de 2700 milles (5000 km).

Adrien Follin et Gilles Debard sur Give me Five, excellents régatiers, novices au large : « Nous n’avons pas de stress par rapport à la transat en elle-même. Nous sommes plutôt concentrés sur la stratégie. Les routes toutes droites, ce n’est pas trop notre truc, on préfère lorsqu’il y a des coups tactiques à jouer… »

Alexandre Ozon, skipper de Team 2 choc (vainqueur de l’étape Lorient-Madère en solitaire) : « Gamin, j’ai beaucoup navigué au large avec mes parents. Là, c’est ma première transat en solitaire, en course, je ne vais pas prendre de risques, mais je n’ai pas de pression par rapport à la traversée. »

Patrick Paris, équipier d’Hervé Bihan-Poudec sur Eureka : « Je suis à l’aise au large, je fais des transats régulièrement, je régate en baie, mais je n’ai jamais transaté en course : associer les deux, ça va être génial, c’est ce qui m’intéresse ! On prépare ça depuis 3 ans… Il n’y a plus qu’à se faire plaisir ! »

Traverser l’Atlantique n’est jamais anodin. Tout peut arriver, « on oublie toujours quelque chose, mais quoi ? »… Alors, la seule façon de le savoir, c’est d’y aller !

 

Le coup d’envoi de la Transquadra – Martinique sera donné ce samedi 10 février à 13h au large de la marina de Quinta do Lorde, à Madère. Les premiers concurrents sont attendus en Martinique autour du 22 – 23 février.

La Transquadra – Martinique

Transat dédiée aux marins amateurs de plus de 40 ans

9e édition (créée en 1993)

3800 milles de course

2 étapes : Lorient ou Barcelone / Madère –  Madère / Martinique

2 départs : 16 juillet 2017 et 10 février 2018

1ères arrivées aux alentours du 23 février 2018, au Marin

 

La flotte de la Transquadra – Martinique au départ de la 2e étape

85 partants* (147 marins dont 4 femmes)

25 solitaires (22 partis de Lorient – 3 de Barcelone sur la 1ère étape)

60 doubles (51 partis de Lorient – 9 de Barcelone sur la 1ère étape)

10 étrangers (4 Allemands, 1 Portugais, 2 Suisses, 1 Ukrainien, 1 Belge, 1 Franco-italien)

 

* 6 changements d’équipiers ont été notifiés :

Henri Lunven remplace Michel Robinault aux côtés d’Olivier Lunven sur Pour Ferdinand

Aymeric Belloir remplace David Forveille aux côtés d’Olivier Monin sur Yuzu

Jérôme Croyères remplace Patrice Carpentier aux côtés de Gilles Brétéché sur Groupe 5

Laurent Bezely remplace Nicolas Letullier aux côtés de Laurent Letulllier sur Water Boys

Antoine Cestari remplace Jean-François de Prémorel aux côtés de Thierry de Champsavin sur Ensemble Pour

Frédéric Abts remplace Gilles Thomas aux côtés de Philippe Cozic sur Croque le vent

 

Cinq abandons sont malheureusement à déplorer depuis la 1ère étape pour des raisons personnelles, professionnelles ou de santé.

Matthieu et François Coville sur TPC Ouest

Sacha Guinchard et Bruno Sinonnet Utopia II

Blandine Médecin et Jean Rodelato sur Williwaw

Jorge Mitjavila-Casanova et Esther Alarcon sur Dr Feelgood

La paire Amaury Eloy Bernard Tcherniavsky (Magic Toy), abandon sur la première étape, ne sera pas non plus de la traversée.

 

Photos :

Crédit photos François van Malleghem / Transquadra – Martinique

RORC Carribean 600 le French Flair

Avec 87 yachts déjà engagés et plus attendus, la 10ème édition de la RORC Caribbean 600 aura une flotte record. Des équipes d’au moins 22 pays ont déjà participé à la célèbre course au large des Caraïbes. Depuis 2009, les voiliers de Grande-Bretagne et d’Amérique constituent la majorité de la flotte, et cette année ne fait pas exception, les deux pays représentant plus de 30 entrées. Pour la 10ème édition cependant, un nombre important de skippers venant de France seront sur la ligne de départ le lundi 19 février à Antigua. La course passionnante autour du centre des Caraïbes, comprend trois îles françaises comme marques de parcours ; Guadeloupe, Saint Martin et Saint-Barthélemy.

 

Le Français Eric de Turckheim avec son bateau Nivelt-Muratet 54 Teasing Machine, vainqueur de la RORC Transatlantic Race 2017, peut être considéré comme l’un des favoris pour remporter le Trophée RORC Caribbean 600, décerné au meilleur voilier IRC. Onze équipes françaises sont déjà enregistrées et leurs équipages devraient être renforcés par de jeunes  Figaristes guadeloupéens.

Lors de la course de 2016, Teasing Machine d’Eric de Turckheim a terminé troisième au classement général et a remporté la course en IRC 1 avec son précédent bateau, un A13. Dans la perspective de la course, il commente: « Le RORC Caribbean 600 est une course très intéressante: le parcours offre de beaux paysages, en particulier autour de la Guadeloupe, mais il est aussi tactiquement difficile avec des flux d’airs perturbés par les terres et des conditions météos difficiles… La Belle et la Bête »

La RORC Caribbean 600 fait partie du championnat Class40 2018 et six concurrents sérieux sont en compétition cette année. La majorité vient de France et comprend Eärendil de Catherine Pourre, revenant après une terrible bataille l’année dernière :

« La course est très bien connue par les concurrents de Class40, elle est réputée concurrentielle, féroce et intense, avec beaucoup de problèmes de manœuvres et de tactiques », explique Catherine. « Tout cela dans un environnement magnifique avec des îles magnifiques, un climat délicieux et des gens adorables avec un accueil chaleureux. C’est une course physique pour les Class40 qui est très exigeante pour l’équipe, personne ne va dormir pendant toute la course! Vu que c’est plus exigeant pour l’équipage que pour le Fastnet, je serais très heureuse si nous pouvions terminer cette course en vainqueur, je suis sûre que je ne suis pas la seule! »

 

Bateaux français participants à la RORC Carribean 600 :

BateauxSkipperDesignHome Port
AlbatorPhilippe FrantzNmd43Saint Tropez
BhbArthur HubertClass 40Saint Malo
Capo DI ForaOlivier RapeaudLevrier Des Mers 20mCherbourg
EärendilCatherine PourreClass40La Trinité Sur Mer
Esprit ScoutMarc DubosClass40Port De La Rochelle
French Tech CaraîbosGilles LamireMulti50Saint Malo
Guyader GastronomieChristian GuyaderTs42Lorient
Niob6Olivier RapeaudActual 46
Noisy OysterBernard McGranaghanJ 122Port de Porquerolles
Sensation Class 40Marc LepesqueuxClass40
Teasing MachineEric de TurckheimNmd 54

RORC Caribbean 600 Régate Virtuelle

Huit cents marins ou plus participeront à la RORC Caribbean 600 cette année et si vous souhaitez vous mesurer à eux, participez à la régate virtuelle RORC Caribbean 600. Skippez votre bateau virtuel en temps réel, construisez votre stratégie sur ce parcours de 600 milles. (16 000 participants lors de cette dernière édition)