LANN AEL 2

TRIOMPHE DE LANN AEL 2

Comme en 2013 avec les Loison père et fils, ou en 2015 avec Géry Trentesaux, cette année encore c’est un équipage français qui remporte cette épreuve mythique en IRC overall devant 350 concurrents.

Ce succès fait d’autant plus plaisir à voir que l’an dernier, pour sa 1ere saison avec ce nouveau bateau, Didier Gaudoux avait eu un peu de mal à trouver la bonne carburation.

Ni Paris, ni Rome ne s’étant fait en 1 jour, pas mal de réflexion et de boulot cet hiver ont permis de trouver des solutions, et l’équipage de Lann Ael 2, renforcé de Fred Duthil et de Christian Ponthieu, a réussi la course parfaite qui leur permet de graver leur nom au bas d’un trophée qui reste l’un des plus convoités de notre sport .

Cette édition 2017 restera marqué tout d’abord par un long louvoyage de 360 miles pour atteindre le célèbre phare, dont une bonne partie se faisant avec des conditions plutôt viriles et des températures que ne respiraient pas franchement le plein été .

On pourra également parler « d’une course de riches », il faut en effet descendre à la 23eme place du classement overall pour trouver le 1er bateau ayant un rating inférieur à 1.050 : « Night and day » le célèbre JPK 10.10 des Loison qui gagne par ailleurs le classement en double, ainsi que l’IRC 4.

Sur les 40 premiers classés Overall il n’y a que 4 bateaux affichant un rating inférieur à 1.050, « Night and Day », puis « Dream Pearl » 33eme, « Time Line » 34eme, et « Foggy Dew » 39 eme.

Sur les 20 premiers classés il n’y a que 3 bateaux en dessous de 1.100 de rating ……

On remarquera au passage que c’est une tendance assez marquée cette saison pour les épreuves en manche, Cowes – Dinard et la Channel ayant notamment vu la victoire en réel et compensé de « Rambler 88 ».

L’autre fait marquant de cette édition 2017 reste le carton plein, presque habituel maintenant,des navigateurs tricolores.

En plus de l’Overall en équipage et en double, aucune victoire de classe ne leur échappe si ce n’est en 0 ou le seul bateau français présent, « Bretagne Télécom », le Mach 45 de Nicolas Grolleau termine 3eme.

Pour le reste c’est « business as usual » comme disent nos amis d’outre manche.

En Imoca, doublé de « SMA » et « St Michel – Virbac », « Hugo Boss » n’est que 8eme.

En Class 40 c’est « Vand B » de Maxime Sorel qui l’emporte devant un beau plateau de 26 concurrents.

En Volvo 65, « Dongfeng » le projet Franco-Chinois mené par Charles Caudrelier met tout le monde d’accord .

Intéressant présage avant le départ de la Volvo dans quelques mois ?

En IRC Overall, la victoire revient, nous l’avons vu à « Lann Ael 2 » , mais la fête ne serait pas complète sans la 4eme place de « Pintia » le J 133 de Gilles Fournier qui continue de nourrir son impressionnant palmarès, sans la 7eme place de « Bretagne Télécom », la 9eme place de « Grain de Soleil », le Vismara 40 de Nicolas Svilarich qui ne cesse de progresser depuis sa 1ere course l’an dernier lors de Cowes – Dinard, ou la 10eme place de l’inévitable « Codiam » toujours mené de main de maitre par Nicolas Loday.

En Double Overall, les Loison récidivent après leur victoire de 2013 et leur seconde place de 2015, « Vaimiti » l’A 35 de Yann Level finit 7eme et « Cheyenne 2 » le JPK 9.60 d’Alexis Bondu termine 10eme.

En IRC 1, 5 français dans les 10 premiers, « Lann Ael » en tête, «Grain de soleil » 4eme, « Codiam » 5eme, « Stamina », le quasi sister ship de « Lann Ael 2 » de Michel Pérétié, 7eme, et « Lady First » le Grand Soleil 50 de Jean Pierre Dreau, 10eme.

En IRC 2, même punition, « Pintia » 1er devant « Nutmeg » le MC 34 Malouin, 6eme, « Lorelei » le J 122 de Marie Catherineau 8eme, « Optimix » le X 40 de Franck Lang, 9eme, et « Exception », celui de Patrick Ponchelet 10eme.

En IRC 3, il y a eu bataille au couteau entre « Dream Pearl » le JPK 10.80 d’Eric Mordret, et « Time Line », celui de Marc Alpérovitch.

Finalement c’est « Time Line » qui franchit la ligne devant, mais il est battu en temps compensé de 71 secondes ( après 5 jours de courses) par Dream Pearl .

C’est dire l’intensité de la lutte…..

En 5eme position on trouve l’A 35 R « Altikhan » de Johann Bouic et Serge Jamet, et 10eme l’A 35 « Vaimiti » de Yann Level.

On notera par ailleurs, que dans cette classe les 8 premiers sont tous de conception française, 4 JPK 10.80, 3 Sun Fast 3600, et 1 A 35 R.

En IRC 4, festival des JPK 10.10 français qui prennent les 3 premières places avec les 2 habitués « Night and Day » et « Foggy Dew », devant « Cocody », de Richard Fromentin.

Ce tir groupé est complété par la 7eme place de « Ad Hoc », celui  de Jean François Cleriaux.

Très belle prestation de Marc Noel qui termine 8eme avec « China Girl » son Norlin 37 de plus de 30 ans d’âge. Apparemment les bateaux présentent quelques similitudes avec le bon vin……Et « Cheyenne » complète la démonstration avec sa belle 9eme place.

A l’issue de ce Fastnet, « Pintia », « Dream Pearl » et « Foggy Dew » vont conforter leurs positions en tête de leur classes respectives au Championnat de Rorc.

Il reste pour finir à s’interroger sur la dichotomie que l’on est obligé de constater entre le niveau des équipages français dans les épreuves internationales et les participations trop souvent squelettiques à bon nombre de régates chez nous …….

A nous de trouver des solutions pour palier ce problème ……

Eric Basset

 

 

 

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Coupe de l’America : Saut quantique ou saut dans le vide ?

Il était une fois le plus vieux trophée sportif du monde qui reposait sur une simple feuille de papier appelée Deed of Gift. Ce DoG est peut-être le document juridique qui a fait couler le plus d’encre et travailler le plus d’avocats de tous les temps ! Il parlait de défi entre un Defender et un ou plusieurs challengers. Ce défi était lancé par un Seigneur – le propriétaire du bateau et pilote du projet – qui se choisissait un chevalier – le skipper-barreur – pour aller guerroyer.

Pour gagner ce trophée il fallait, le meilleur propriétaire, le meilleur barreur, le meilleur tacticien, le meilleur équipage, le meilleur bateau et les meilleurs avocats. S’il y avait plusieurs challengers, ils se sélectionnaient entre eux et l’heureux élu rencontrait le defender qui s’entrainait dans son coin sans repère concurrentiel ce qui faisait monter l’excitation. La lutte était âpre, au contact, et il fallait autant de neurones que de muscles pour trouver le moyen de passer en tête quand on était derrière. L’originalité de cette formule et la simplicité du duel faisait de la Coupe un évènement planétaire auquel même un Président des USA en exercice, JFK, assistât au premier rang. Une quille à ailettes – marrant en cette période de « foilie » – mettait fin à ce bel ordonnancement et la Coupe se mit à voyager jusqu’à ce qu’un Suisse, Ernesto Bertarelli, aille l’arracher aux antipodes. Au lieu de la faire à Genève sur le lac – ce qui aurait eu quand même de la gueule mais pas possible selon le DoG -, il alla la poser à Valence sur un plan d’eau sans goût ni grâce où il fallut tout construire. En créant le club des challengers alors qu’il était le Defender, il se mit dans une position intenable et Oracle qui eut le choix des armes lança un trimaran de 90’ avec une aile rigide plus grande que celle d’un A380 qui battit Alinghi à plate couture.

Ce fut le début d’une nouvelle ère pour la Coupe qui, aux mains avides de Larry Ellison et Russell Coutts, rentra dans le monde du business, de la haute technologie et des medias numériques. Les bateaux se mirent à voler (AC70), rendant la Baie de San Francisco presque trop petite. D’un modèle d’évènement conventionnel reposant sur un financement apporté par les concurrents,  les sponsors et les collectivités avec une diffusion media aussi large que possible, on est passé à un business plan avec des objectifs d’entreprise et donc de forte rentabilité et une diffusion médias payante. Certes on se souvient de ces premiers bateaux à voler à des vitesses phénoménales et de la remontada d’Oracle sous l’impulsion de Jimmie Spithill. On se rappelle moins que sur les images on voyait un public à quai famélique au regard des ambitions affichées et que face à ce ROI* insuffisant pour la ville dont la contribution fut considérable, la Coupe fut priée d’aller voir ailleurs. On se rappelle également, qu’à la télévision, 45 nœuds ne se voient guère plus que 20 et que le coût des bateaux était devenu exorbitant.

Aujourd’hui la Coupe a atterri dans cette charmante destination pour jeunes mariés New Yorkais qui n’ont pas le temps ou l’argent d’aller ailleurs que sont les Bermudes, les bateaux font 50 pieds sur lesquels 4 Shadocks pompent et 2 jouent à la game boy avec un format de course juste impossible à mémoriser.

Pire, avec les AC45, elle est devenue une épreuve de plus dans le patchwork de la voile ou le public ne sait pas hiérarchiser entre Route du Rhum, Vendée Globe, JO et autre Volvo Race. Ce positionnement à part qu’avait la Coupe a disparu et elle est rentrée dans le rang. Tout ça sur fond de baisse continue de la pratique de la voile de compétition (temps, argent, efforts, risques…) ce que les grands chantiers ont anticipé en offrant au marché des caravanes flottantes hyper confortables faites pour naviguer par moins de 20 nœuds de vent…ou au moteur, ne s’impliquant guère dans la compétition.

Ce constat pessimiste implique-t-il que la Coupe est pleine et va couler?

Rien n’est moins sûr…

 

La Coupe, par son niveau d’excellence à tous égards, a toujours été le reflet de son époque. La perte de la Coupe par l’Angleterre est concomitante du déclin de l’Empire britannique puis elle traverse l’ère industrielle avec les Sir T Lipton et autres tycoons fortunés pour reprendre dans l’air moderne sur un modèle similaire avec des bateaux moins couteux aux mains des Bich, Turner, Bond, Faye ou Bertarelli et finalement Ellison. Avec les époques ont évolué l’ordre des valeurs et pour résumer on est passé de l’admiration de la réussite industrielle à la contemplation passive d’une fortune financière signe d’un capitalisme débridé. Finie l’histoire de l’ascension d’un homme, la vie de Larry Ellison ne fait rêver personne et personne ne connait les patrons d’Artemis et de Softbank. Heureusement, il y a  Sir Ben Ainslie et Franck Cammas qui ne sont pas originaires du monde des affaires mais au contraire des professionnels de la voile internationalement reconnus. Donc sur ce point, le schéma est différent mais leur ascension du plat-bord d’un dériveur aux commandes de leurs défis est un signal aussi fort que positif et potentiellement hyper médiatique en cas de victoire.

Cela marque aussi que la voile est parfaitement en phase avec la professionnalisation du sport : Comme au foot, au tennis, au golf, au rugby ou au basket, il y a des centaines de navigateurs professionnels qui gagnent très bien leur vie et sont appelés sur les divers bateaux dans diverses courses tout au long de l’année pour leur talent et leurs performances, ceux de l’America’s Cup étant au sommet de la pyramide des gains. Évidemment on ne vend pas encore de maillots floqués du nom des coureurs mais il y a déjà des griffes ou des marques liées à la Coupe, à commencer par Louis Vuitton ou Prada. L’identification est différente mais cela génère un business significatif en rapport à l’audience du sport voile avec surement un excellent ratio en valeur.

Un élément différencie fortement la Coupe d’autres évènements : le format même de l’évènement. L’époque étant à la normalisation et la dictature de l’argent, la tentation était forte pour la plupart de participants de transformer la Coupe en un vaste championnat biennal professionnel. Les grands clubs de foot Européens ont été tentés de créer une ligue fermée à l’image du basket US, pour aller à un plus haut niveau financier et médiatique. La pression de l’UEFA, sous l’impulsion de Michel Platini, a eu raison de ce qui n’aurait fait qu’éloigner encore plus l’élite de la masse des pratiquants. On voit où cela mène quand la manne financière excessive domine : L’équipe nationale d’Angleterre est loin d‘être compétitive alors que son championnat est le plus attractif avec les joueurs les mieux payés au monde. Évidemment les stades sont pleins et la ferveur du public justifie l’immense manne télévisuelle.

Les kiwis n’ont d’ores et déjà pas accepté une épreuve tous les 2 ans en circuit fermé et s’ils gagnent, cette initiative aura fait long feu. A l’inverse, la stabilité du circuit accentuera la professionnalisation, le niveau sportif, le ROI pour les sponsors et le développement technique continu. Alors quel modèle la Coupe adoptera-t-elle ? Celui du foot Européen ou celui du basket US ?

On a passé en revue l’épreuve, le propriétaire et l’équipage, un peu de juridique et donc il reste, pour gagner, le bateau. Pour le moment, les foilers ont tué le match racing et ce n’est guère passionnant tactiquement de voir les bateaux partir chacun de leur côté pour se recroiser ensuite.  Mais nous en sommes au début de l’histoire et quand le vol sera maitrisé, ils iront plus au contact. J’en veux pour preuve l’évolution des départs au cours de la dernière Coupe alors que la ligne n’était plus face au vent où, manche après manche, ils ont accumulé de l’expérience les conduisant à trouver des tactiques pour arriver en tête à la bouée de dégagement.

Et puis, la Coupe ayant toujours cultivé le secret, on ne sait pas encore grand-chose de ces bateaux sauf le Neozed à pédales ! Il est clair que les technologies mises en œuvre non seulement s’inspirent de l’aéronautique et de la formule 1 mais vont probablement leur apporter aussi en retour, sans parler de nos bateaux IRC sur lesquels les foils et autres DSS commencent à poindre.

En phase avec son époque une fois encore, la Coupe produit des bateaux dans lesquels la technologie numérique  joue un grand rôle et a permis de faire des avancées très rapides dans les développements, impliquant les meilleurs architectes et ingénieurs. Espérons ne pas aller trop loin en la matière : La Formule 1 en a fait l’amère expérience et a dû revenir en arrière car l’assistance du stand était telle que les voitures étaient pratiquement télécommandées. Il est à craindre que Larry, empereur du Big Data, ait un avantage compétitif durable en la matière : Plus ce sera numérique plus Oracle sera inatteignable, moins les navigants n’auront d’initiative. À la vitesse de ces bateaux, l’Intelligence Artificielle prendra plus vite les décisions tactiques que n’importe quel barreur ou tacticien. Opportunité ou risque ?

Un autre point de connexion avec le monde contemporain: L’environnement. Ces bateaux, qui ont de grands besoins énergétiques, ne sont mus que par l’énergie humaine des 2/3 de l’équipage qui ne font que mettre un circuit hydraulique sous pression. Bizarrement, voilà une règle intangible de la course à la voile qui n’a pas été remise en cause : On aurait pu imaginer de rechercher des solutions éolienne et solaire : Quitte à être disruptif, autant aller au bout !

Concluons en parlant du terrain de jeu : on est simplement passés d’un grand losange à un petit  quadrilatère – qui comporte le même nombre de côtés – et d’une course aléatoire longue à une durée courte et maitrisée. Ainsi la Coupe a inventé la voile de stade et avec elle la possibilité de tournage TV depuis la terre pour diffusion live et de commentaires au haut-parleur pour le public des tribunes. Si le jeu en vaut la chandelle, si les matchs sont excitants, si les histoires sont belles et l’ensemble bien médiatisé, il y aura du public. Peut-être pas le même que celui des pratiquants et passionnés de voile, qui ne prendront pas un abonnement à Canal + seulement pour la Coupe, mais une nouvelle catégorie plus jeune et adepte du sport-spectacle, surf, kite, skate ou snowboard.

In fine, si la Coupe actuelle ne soulève pas l’enthousiasme à priori et rompt avec une tradition de 166 ans, c’est l’histoire qu’elle va écrire au cours de cette édition qui va décider de son succès ; il y a tant de nouveaux paramètres qu’il est bien difficile de faire un pronostic. Mais, dans ce monde numérique qu’elle a embrassé en soulevant tant d’interrogations, les choses sont binaires : ou ça passe et la Coupe basculera vraiment dans une nouvelle ère ou ça casse et dans ce cas, le vilain pichet retournera dans une vitrine poussiéreuse en attendant mieux.

 

Philippe SERENON
Past Président de l’UNCL et du défi Areva

 

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TWINL Partie 2 : Transquadra 2017, un défi de taille pour l’équipe TWINL Banque d’Affaires

Après sa belle victoire en équipage sur la SNIM 2017, l’équipe TWINL Banque d’Affaires Jaws 2 s’apprête à relever un défi de taille en participant à la Transquadra 2017-2018.

Là ils ne seront que 2, Frank Loubaresse et Matthieu Foulquier-Gazagnes , un gros défi pour ces deux amateurs de voile, mais surtout un rêve sur le point de se réaliser !

La Transquadra est une course à part dans le monde des courses à voile : c’est la seule Transatlantique réservée aux skippers amateurs de course au large âgés de plus de 40 ans.

Le niveau très élevé des compétiteurs et des voiliers, en fait un véritable challenge sportif, en plus d’une aventure. Course de niveau national pour la FFVoile, la Transquadra se court en solitaire ou en double. Elle réunira 100 équipages de marins issus d’horizons divers (professions libérales, chef d’entreprises, cadres ou employés), mais avec une même passion pour la régate.

C’est donc à bord de leur Sunfast 3600 TWINL Banque d’Affaires – Jaws2 que Frank et Matthieu prendront le départ à Barcelone le 12 Juillet pour une première étape à destination de Madère, avant de rejoindre la Martinique lors de la seconde étape en Février 2018.

Twinl_ContreCANCERAvant son départ pour la Transquadra, l’équipe a décidé de lancer une campagne de crowdfunding à double vocation : récolter de l’argent pour participer (un peu) au financement du projet et surtout apporter leur soutien à une association, Aïda, et une cause qui leur tient à cœur.

L’Association Aïda soutient les enfants et adolescents atteints de cancer et aide à financer la recherche spécifique sur le cancer des enfants. C’est une association dirigée par des jeunes, pour d’autres jeunes du même âge. http://associationaida.org/

Le combat et les valeurs défendues par Aïda ont su toucher l’équipage de Jaws2, qui souhaite aujourd’hui apporter son soutien à l’association en lui reversant 50% des fonds récoltés, et arbore fièrement le logo d’Aïda sur ses polos et la coque, pour la représenter à sa façon lors de la Transquadra.

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Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page :

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/un-voilier-une-asso-une-transat

Comme toutes les campagnes Kisskissbankbank, les dons sont accompagnés de contreparties, d’un remerciement virtuel pour les plus petites participations, au Polo officiel de l’équipe, en passant par une carte postale envoyée depuis leur étape à Madère !

Frank Loubaresse

Image en introduction : Pierik Jeannoutot

 

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100 IRC attendus au Championnat d’Europe IRC 2018 dans le Solent

Juin 2018 verra la crème de la flotte IRC rassemblée dans le Solent pour une compétition passionnante de 12 courses en individuel et par équipe.

Depuis 1992, la Commodores’ Cup, épreuve bisannuelle par équipe en IRC dédiée aux amateurs, a lieu a donné lieu à d’incroyables confrontations entre les régatiers de plusieurs régions et pays.

Son succès repose principalement sur la variété des parcours proposés : parcours tactique aux allures de sprint, courses côtières entre les bouées d’un Solent toujours prompt à défier les marins, grande course au large au beau milieu de la Manche. La demande pour ce format multidisciplinaire à succès va bien au-delà de la course par équipe réservée aux amateurs. C’est pourquoi l’organisateur, le Royal Ocean Racing Club, élargit l’audience pour 2018.

Les bateaux les plus actifs et les plus compétitifs en IRC sont inclus dans une bande de rating de 1.000 à 1.270. Cette flotte a aujourd’hui son propre Championnat d’Europe qui s’est tenu à Cork en 2016 et aura lieu à Marseille en juillet prochain. En 2018, le Championnat d’Europe IRC se tiendra à Cowes et inclura la Commodores’ Cup. Plus de 100 inscriptions sont attendues pour 9 jours de compétition (8 – 16 juin 2018).

Le Championnat d’Europe sera un évènement ouvert : les amateurs et les professionnels régateront ensembles et la présence de professionnels à bord ne sera pas restreinte. Néanmoins, pour participer à la Commodores’ Cup dans le cadre du Championnat, chaque équipe de trois bateaux devra présenter des équipages comportant uniquement un professionnel par bateau (Catégorie 3 World Sailing).

« Utiliser le format de la Commodores’ Cup pour une compétition individuelle est très enthousiasmant. Le défi que représentent les courses en baie, côtières et au large a connu une belle popularité auprès des bateaux qui y ont participé dans le passé, et il est aujourd’hui à même de consacrer un Champion en individuel. L’évènement dispose ainsi d’un potentiel extrêmement attrayant, » déclare Nick Elliot, Directeur des Courses du RORC.

Que vous vous prépariez pour le Championnat du Monde en Habitable, que vous recherchiez le plaisir d’une course uniquement dédiée aux amateurs, que vous souhaitiez représenter votre pays ou que vous soyez simplement attiré par le challenge d’une compétition de haut niveau dans les eaux du Solent et de la Manche, l’évènement répond à vos attentes et pourrait être la régate IRC  la plus compétitive de l’année 2018.

Plus d’information sur www.rorc.org

Royal Ocean Racing Club


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Trish Jenkins
RORC Press Officer
M: +44 (0)7880 518689
Skype: trish jenkins
Courses:
Nick Elliott, Racing Manager
Royal Ocean Racing Club
T: +44 (0) 1983 295144
 Royal Ocean Racing Club:
20 St James’s Place
London SW1A 1NN
Tel: 020 7493 2248
Fax: 020 7493 2470

 

Images :

©RORC/Paul Wyeth/pwpictures.com (intro)

©Rick Tomlinson/http://www.rick-tomlinson.com

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Championnat du Monde de Course au Large 2018 : L’ORC et l’IRC s’unissent

Le Championnat du Monde de Course au Large 2018 aura lieu à La Haye, plus précisément à Scheveningen en Juillet 2018. Une solution innovante, utilisée pour la première fois, unira les deux plus grandes flottes de course au large.

London et Milan – Les bateaux de la Mer Baltique, la Mer du Nord, la Méditerranée, l’Atlantique et la Manche, jaugés pour la course au large en handicap, et les bateaux de régates basés aux quatre coins du monde, auront la chance de se disputer la suprématie mondiale au cours d’un Championnat du Monde de Course au Large World Sailing.

La course à handicap est un moyen pour des bateaux différents par la taille, la conception, l’âge, le potentiel de performance, de régater équitablement les uns contre les autres sur un même parcours et au cours d’une même course. Beaucoup de système de handicap sont utilisés actuellement dans le monde, mais les deux ayant le plus de succès en termes de nombre d’adhérents sont l’ORC et l’IRC. Ensembles, les deux systèmes ont jaugé plus de 15000 bateaux dans plus de 50 pays en 2016.

Depuis 1999 se sont disputés des Championnats du Monde encadrés par les systèmes IMS et ORCi de l’Offshore Racing Congress, et pour la première fois depuis sa reconnaissance en tant que Système de Handicap International par World Sailing en 2003, l’IRC sera utilisé dans un Championnat du Monde.

Cette solution innovante et pragmatique ouvre à présent la porte à une flotte de course au large, rassemblant des bateaux venant des deux systèmes, ORCi et IRC, et un titre ultime de la discipline. En 2018, en utilisant des systèmes de classements combinés, cette flotte combinée pourra pour la première fois courir en utilisant les deux systèmes.

Le compromis obtenu lors de la Conférence de World Sailing a Barcelone en novembre dernier, demande à ce que chaque bateau souhaitant s’inscrire au Championnat du Monde dispose des deux certificats, IRC et ORCi. L’ORC a auparavant approuvé la proposition des organisateurs de La Haye pour d’accueillir les Championnats du Monde, basés sur le schéma d’environ une semaine de course. Les détails concernant le format et le système de classement seront réexaminées et toutes les options envisagées par le Groupe de Travail formé par l’IRC et l’ORC.

Stan Honey, Chairman de la Commission Course au large et course océanique de World Sailing a déclaré : « Il était vraiment important de parvenir à une solution propre à ouvrir une perspective pour les deux flottes les plus importantes de la course au large de pouvoir concourir pour un titre de Champion du Monde. En utilisant conjointement les deux systèmes, le système de classement ne compromet les chances d’aucun groupe, et les deux groupes bénéficient du système de double classement sur lequel nous nous sommes accordés à Barcelone le mois dernier. J’ai hâte de prendre connaissance des retours d’expérience de cet évènement en 2018. Je suis sûr qu’il sera populaire et couronné de succès. »

Sur la base de l’expérience qui naitra de cette nouvelle en enthousiasmante coopération entre les deux systèmes, des évolutions et convergences seront envisagés dans le futur.

Marcel Schttelaar, Chairman du Championnat du Monde World Sailing 2018 de La Haye a déclaré : « Nous sommes ravis que les deux systèmes de rating majeurs dans le monde se soient mis d’accord pour faire de notre évènement un pionnier dans la future coopération pour le Championnat du Monde. Notre situation géographique est idéale et devrait attirer les tenants de chaque culture, aussi nous avons hâte de travailler avec l’ORC et l’IRC à créer le cadre et les conditions pour un Championnat du Monde réussi. »

 

À propos de l’IRC :

Dans un premier temps, l’IRC fut reconnue comme un Système de Rating International par World Sailing (alors ISAF) en 2003. Elle était développée depuis 1984 par l’UNCL en France et le RORC au Royaume-Uni sous le nom de CHS. À ce jour, elle est utilisée dans plus de 40 pays à travers le monde et a atteint un niveau qui lui permet de décerner les principaux trophées de la plupart des courses au large traditionnelles et des régates internationales. Un système de classement simple encourage la performance globale et incite les équipages à tirer le meilleur parti de leur équipement.

Pour plus d’information sur World Sailing et ses règles, visitez www.sailing.org.

Pour plus d’informations sur l’IRC, ses règles, ses principes, son calendrier de régates, visitez www.rorcrating.org or www.uncl.com

Pour plus d’informations sur l’ORC et ses règles, ses classes et ses évènements, visitez www.orc.org.

Informations sur le Championnat du Monde 2018 à La Haye : www.facebook.com/orcworlds2018

 

Depuis 1969, l’ORC a été un leader mondial fournissant un système de rating doté d’une approche scientifique et transparente, de manière à créer un cadre de compétition équitable à une large variété de bateaux, du Sportboat au Superyacht. Plus de 10000 Certificats ORC ont été édités pour des bateaux de 45 pays distincts et 35 bureaux nationaux ORC. Depuis 1999, l’ORC a organisé annuellement le Championnat du Monde ORC Wolrd Sailing, un évènement inshore et offshore dont les dernières éditions ont attirés plus de 100 bateaux venant d’une douzaine de pays.

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SANARY : Rencontre avec les acteurs du Vendée Globe et des Records en multicoque autour du monde

La Société Nautique de Sanary (SNS), organisatrice de cette rencontre, vous invite écouter et débattre avec des experts de référence et de notoriété internationale pour débriefer les tours du monde, jeudi 2 février à 18h à la Médiathèque de Sanary/mer, salle Marie Mauron.

Alors que les premiers bateaux du Vendée Globe seront arrivés depuis le 19 janvier et que la flotte aura été doublée sur le même parcours par Thomas Coville sur Sodebo Ultim qui a pulvérisé le record du tour du monde en solitaire en moins de 50 jours et Francis Joyon et son équipage en un peu plus de 40 jours, la SNS organise une rencontre pour analyser ces courses en écoutant les explications d’acteurs clés de la course océanique : de la conception des bateaux à l’organisation des projets, la vie à bord, a météo et la tactique, une revue de tous les paramètres sera faite par les experts.

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Le plateau d’invités est exceptionnel :

  • Marc Van Petéghem et Quentin Lucet*, architectes navals de notoriété mondiale du cabinet VPLP qui ont conçu la majorité des bateaux du Vendée Globe et les deux Multi Ultim,
  • Oliver Krauss, co-skipper de Celia, multicoque de 50 pieds
  • Marcus Hutchinson*, chef de projet de 2 bateaux du Vendée Globe (SMA et KILCULLEN VOYAGER – TEAM IRELAND), ancien de la coupe de l’America et de la Volvo race entre autres,
  • Un des skippers* du Vendée Globe.

Ils partageront avec l’auditoire leurs expériences et leurs analyses du Vendée Globe et des records en multicoque.

Entrée libre ; Le nombre de places étant limité, il est recommandé de confirmer sa présence par un mail à : contact@sanary-voile.fr
La rencontre sera suivie d’un apéritif offert par le Crédit Mutuel.
* En visioconférence

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La Rolex Sydney Hobart 2016 par Max de Montgolfier

Vainqueur toutes classes de la Rolex Sydney Hobart 2015 sur Balance, Max de Montgolfier, équipier d’avant sur le Tp 52, a repris le départ cette année dans la peau d’un defender.

Au départ de la Sydney Hobart 2015, le propriétaire de Balance pensait prendre une année off l’année suivante. Mais notre victoire overall a quelque peu changé la donne, c’est un honneur d’avoir la chance au moins une fois dans sa vie d’être les « defending champions », nous nous devions donc d’être de nouveau au départ en 2016. L’équipage est à 90% le même que l’année précédente (toujours aucun pro à bord !) mais la machine est quelque peu différente, ayant passée 4 mois en chantier de Avril à Juillet 2015 afin notamment de rallonger le voile de quille et d’enlever près de 500kg dans le bulbe.

Nous nous alignons sur la ligne de départ le 26 décembre avec la farouche envie de faire le meilleur résultat possible dans notre classe au moins. Nous sommes 16 bateaux en IRC1 donc 9 TP52 – 8 sont de notre « génération » mais Ichi Ban (ex Azurra 2011) sort du lot car il s’agit d’un bateau de Medcup, « renforcé » pour la Hobart – le propriétaire ayant un second bateau (Carkeek 60) plus costaud, ils ne prendront le TP52 que si les conditions sont portantes… Et c’est le cas !  Lors du briefing d’équipage deux heures avant le départ, le navigateur nous informe que le dernier routage nous annonce à Hobart en 1j 21h (le record de l’épreuve était jusque alors de 1j 16h). Il va falloir sortir les casques lourds.

Le départ est donné dans une superbe brise de Nord Est de 18nds, sous grand soleil et 30 degrés. Le spectacle dans la baie est toujours aussi fabuleux avec sans doute près d’un million de personnes agglutinées autour de la baie, des centaines de bateaux spectateurs, des dizaines d’hélicoptères … Pas facile de communiquer entre nous au moment du départ. La sortie de la baie se fait au près avant que la grande cavalcade vers Hobart ne débute une fois la bouée de dégagement passée. Nous envoyons notre spi A4 + staysail et sommes à ce moment là juste à côté du Cookson 50 Ubox skippé par Charles Caudrelier avec d’autres Frenchies à bord, nous ne nous lâcherons pas de toute la course !

Les premières heures se passent dans un vent de secteur Nord Est d’environ 20nds, avant que ça ne fraichisse jusqu’à 28nds avant la tombée de la nuit. Nous restons sous notre A4 « Bullet proof » et, sachant que le vent mollira au coucher du soleil, nous mettons le charbon toute l’après-midi à 20nds de moyenne, alors que d’autres bateaux détruisent leurs spis ou réduisent la voilure. Au premier soir nous avons une quinzaine de milles d’avance sur les autres TP52 et sommes collés avec Ichi Ban qui a dû passer sous spi A6 fractionné et un ris, nous sommes en tête du classement overall et ne sortirons pas du top 10 jusqu’à Hobart.

Au premier matin, comme prévu le vent molli, passe Sud, Sud-Est avant de reprendre de l’intensité en passant à l’Est. Nous gérons correctement cette transition en nous positionnant bien alors que d’autres se retrouvent coincés plus longtemps avec du courant adverse ou moins de vent plus longtemps – il y avait un couloir d’une quinzaine de milles dans lequel il fallait se trouver pour passer.  Ichi Ban et Ubox nous passent devant mais nous prenons encore des milles sur les autres poursuivants.

La seconde journée se passe encore à 15 nds de moyenne en enchainant les changements de configuration de voiles au gré des fluctuations du vent et de notre cap (il ne fallait pas passer trop près de la côte de Tasmanie au risque de se retrouver dans moins de pression)  – Masthead 0 + Genoa Staysail / Fractional 0 + Genoa Staysail / Sprit top + Genoa Staysail / Jib + Genoa Staysail avec un ris enfin. Nous arrivons à nous alimenter « correctement » dans ces conditions et à respecter nos quarts afin de nous reposer . Le bateau est au top, la seule avarie ayant été la perte de deux manivelles de winchs !

Après 600 milles de course et seulement 1j 19h, nous enroulons Tasman Island sous A4 après avoir affalé notre Masthead 0. À ce rythme et avec « seulement » 40milles à parcourir, nous nous imaginons déjà à Customs House (LE bar  où tout le monde se retrouve post course) trois heures plus tard. C’est mal connaitre le sort que la Derwent River peut réserver aux concurrents ! Notre navigateur nous informe qu’il y a 5-6 bateaux (dont Ichi Ban) littéralement « plantés »  dans la rivière devant nous. L’effet tampon se passe plutôt bien pour nous car nous recollons ce groupe et nous retrouvons à un petit mille de Ichi Ban qui nous doit une heure sur la ligne pour nous battre en temps compensé – nous prenons notre mal en patience dans un beau duel de match racing avec Ubox (encore eux !) qui n’est pas dans notre division car doté d’une quille basculante, et finissons la course en 2jours 5heures. Nous aurons donc mis 10 heures pour parcourir les 40 derniers milles – malgré la frustration que cela procure à tous les équipages, cette partie de la course en fait sa beauté car absolument rien est joué tant que la ligne d’arrivée n’est pas passée !

Au final nous nous classons premier de notre classe (IRC1), quatrième overall IRC et second overall ORCi. Le contrat est rempli, Balance peut maintenant avoir une année sabbatique pour je l’espère revenir en 2018 !

Max de Montgolfier – Numéro 1 sur Balance

Images : Richard Bennett

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Marseille 2017 IRC European Championship : lancement officiel

Le Marseille 2017 IRC European Championship, organisé par l’UNCL, le CNTL, la SNM et l’UNM du 5 au 9 juillet 2017 à Marseille, sera officiellement lancé le samedi 10 décembre 2016 à 15h30 au Nautic de Paris, sur le stand de l’UNCL, en présence des Présidents des quatre clubs organisateurs.

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Cette compétition internationale sera la seconde du genre après une première édition tenue à Cork en juillet 2016 et couronnée de succès.

Tous les bateaux jaugés IRC et dont le TCC est supérieur ou égal à 0.900 sont invités à participer au Marseille 2017 IRC European Championship.

 

 

Des équipages belges, britanniques, espagnols, français et italiens, entre autres, ont déjà fait part de leur intention de participer à ce nouveau défi.

L’UNCL

Union Nationale pour la Course au Large
Centre Nautique Paris Boulogne
Face au 36 quai Alphonse Le Gallo – 92100 Boulogne sur Seine

Site Internet : www.uncl.com
Courriel : uncl@uncl.com
Tél/Fax : 00 33 1 46 04 17 80 / 00 33 1 46 04 17 73

L’UNCL au Nautic de Paris 2016 : Hall 1-J1, (stand partagé avec le Yacht Club de France)

 

Images : Design www.zen-studio.com / Photo www.pierik.fr

 

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Challenge d’Automne à la Trinité sur Mer : tempête de ciel bleu

Les conditions ont été idéales pour le Trophée Den Ran, deuxième week-end du Challenge d’Automne de la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer. Deux jours sous un soleil radieux, avec une mer belle et un vent de secteur ENE à 8/10 noeuds, tout était réuni pour que les 41 équipages au départ prennent un maximum de plaisir.

Samedi, le Comité de Course a lancé les IRC 1, 2, 3, 4, les Osiris Habitables et les Diam 24 OD sur deux parcours construits, tandis que les IRC Double naviguaient dans la baie de Quiberon sur un parcours côtier d’environ 18 milles qui a été très apprécié. Dimanche, les IRC 1, 2 et Double ont parcouru une vingtaine de milles dans la baie de Quiberon pendant que les autres catégories se confrontaient sur deux parcours techniques.

tropheeTrophée Den Ran

Pour sa première édition, le Trophée Den Ran a été remporté par François Moriceau sur MARY, qui a gagné toutes les manches du week-end dans la catégorie IRC 3.

Gwen Servettaz, gérante Den Ran, est ravie de remettre ce nouveau trophée à François: « François est un marin aguerri, tout à fait représentatif des coureurs en IRC. Il a un beau palmarès dont une victoire au Spi Ouest-France, deux podiums à l’Armen Race et une sixième place à la dernière édition de la Transquadra. Le Trophée Den Ran sera remis en jeu l’année prochaine mais nous sommes enchantés de pouvoir apposer le nom de François en premier sur cette liste qui va s’allonger au fil des années. »

Concernant le Challenge d’Automne, Gwen ajoute: « Nous sommes ravis et honorés de participer en tant que professionnels aux régates organisées par la SNT. Notre boutique de cordage, gréement, accastillage et conseil est installée au niveau de la darse Nord depuis bientôt un an, auparavant nous étions installés chez Charlie Capelle. Olivier [Servettaz, gérant de la boutique, ndlr] travaille depuis plus de 20 ans dans le domaine de la course au large, et aujourd’hui nous souhaitons aussi nous ouvrir vers le grand public et les bateaux de régate locaux. Olivier a travaillé sur les plus grands bateaux, tels que Sodebo, et nous tenions aujourd’hui à rendre hommage à notre ami Guo Chan, qui était un mec exceptionnel. Nous l’avons beaucoup côtoyé depuis deux ans puisque Olivier s’est occupé du refit d’IDEC quand Guo l’a racheté, c’était un grand marin. »

Résultats

Chez les IRC 1 et 2, JC Nicoleau sur CODIAM, un Grand Soleil 43, remporte les trois manches et se place donc sur la plus haute marche du podium devant Jacques Pelletier QUALICONSULT et Antoine Croyère sur son A35 HEY JOE. À noter la belle performance de Jean-Yves Le Goff et REALAX dimanche sur le parcours côtier.

François Moriceau se classe donc premier chez les IRC 3 sur son JPK 10.10, devant Benoît Rousselin (DELNIC) et Jean-Yves Catrou (BAROUF) qui ont pourtant tout donné pour le déloger de sa place de leader.

En IRC 4, les cartes ont été beaucoup plus distribuées et c’est finalement Erwan Lebeau (SOUEZHADENN) qui remporte le deuxième Challenge d’Automne dans sa catégorie, après deux victoires dimanche. Il devance Gwen Le Barazer sur un X 302 FRASQUITA, et Gilles Robert sur ARMORIQUE DIFFUSION, son quater tonner.

La bataille a été rude entre les Sun Fast 3200 et les A 35 pendant les deux parcours côtiers des IRC Double. Les cinq premiers sont dans un mouchoir de poche, mais c’est Olivier Lunven (POUR FERDINANDSun Fast 3200) qui s’adjuge la victoire, suivi de Matthieu Lucet (DIDGERI TWO – A 35) à égalité de points. David Poiraud (FAST’OCH – Sun Fast 3200) ferme la marche de justesse devant Jean Cruse (CREW’S CONTROL – A 35) et Patrice Hamon (CHARLINE), premier Jpk 10.10 de la catégorie.

Dans la catégorie Osiris Habitable, c’est la régularité qui a fait la différence. Mathieu Leys en OPEN 7.50 (QUALICONFORT ISOLATION) clôture ce week-end en beauté, devant le MACH 6.5 de Mathieu Jones (ALTERNATIVE SAILING) et le J 105 MISS J de Frédéric Guillemot.

François Huguier (NOTRE DIAM DES FLOTS) s’est senti un peu seul en Diam 24 OD, espérons que le long week-end du 11 novembre où de nombreuses festivités sont prévues, sera l’occasion pour que les frileux viennent participer à ces régates tant sportives que conviviales!

Toutes les informations sont disponibles sur le site de la SNT et sur l’application SNT Régate Android et IOs, qui permet aussi d’émarger à distance.

Résultats

Avis de course Challenge d’Automne

Instructions de course Challenge d’Automne

Bulletin d’inscription Challenge d’Automne

Liste d’équipage Challenge d’Automne

Inscriptions en ligne

 

Calendrier Challenge d’Automne


15 et 16 octobre : Trophée Uship

29 et 30 octobre : Trophée Den Ran

11,12 et 13 novembre : Trophée Musto

26 et 27 novembre: Régate de Noël

 

Crédit photos : SNT / Den Ran

Célia Mas Delfault pour la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer

Attachée de presse
md.celia@gmail.com
06.14.21.50.34

 

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Rolex Middle Sea Race 2016 : Jivaro et la bataille des » J »

Pour cette 2ème participation de JIVARO à la Middle Sea Race, notre objectif est clair. Pour monter sur le podium il nous faut battre les autres J : les J122 locaux ARTIE (double vainqueur overall en 2011 et 2014 et multiple vainqueur de classe) et OTRA VEZ (vainqueur de classe en 2013), ainsi que le J111 de Laurent Charmy FASTWAVE, bien décidé à faire mieux que sa 3ème place en classe 5 en 2015.

Côté préparation du bateau, garde-robe et qualité de l’équipage, nous sommes confiants. Nos performances récentes à la Giraglia et à la Palerme – Monte Carlo sont là pour nous rassurer. Mais nous savons que nous n’aurons pas droit à l’erreur dans les multiples choix stratégiques de cette course à rebondissements.

Malgré la longueur du parcours (606 milles) et les longs bords hors de vue des terres, il nous faudra avoir à l’esprit en permanence que nous ne serons jamais vraiment au large. Les terres et iles affectent fortement les champs de vent dans cette partie de la Méditerranée, à toutes les échelles. Et à cette époque on doit aussi s’attendre à l’apparition de petites dépressions bien vachardes en provenance de l’Afrique du Nord, généralement pas très bien prédites par les modèles météo. Du Sirocco est d’ailleurs annoncé à partir de Lundi 24 en Sud Sicile.

Nous sommes les plus lourds et avons le plus fort rating de notre départ … Il faudra être en tête et le rester tout au long de la course malgré les très probables épisodes de molle et de vents faibles qui ne nous sont pas vraiment favorables !

Premier Tableau : s’extirper de Grand Harbour alors que le départ est bâbord amure et qu’il faut clairement rester le plus à droite possible pour sortir au mieux des dévents de La Valette. La progression pénible des bateaux du départ précédent amène le Comité à annuler notre procédure juste avant le top départ. Le coup de canon retentit finalement Samedi 22 Octobre à 12h25, avec 15 mn de retard. Goulven à la barre a patiemment attendu en faisant des ronds dans l’eau à l’entrée de la Marina et peut se faufiler à la bouée en bâbord et qui plus est avec de la vitesse. Reste à éviter de virer pour garder l’avantage. Ça passe au raz des cailloux de la pointe de Sant’ Angelo, et nous voilà en tête. Ça, c’est fait !

img_2037Deuxième Tableau : l’arrivée sur le Sud de la Sicile. Passé le Cap Passero, le vent d’Ouest qui nous a portés sous spi depuis la bouée de dégagement de San Julian prend logiquement de la gauche puis tombe avec la nuit qui commence. Ça revient de secteur Nord comme prévu et on se positionne pour jouer l’effet de pointe du Capo Murro di Porco, juste avant Syracuse. Nous sommes encore en tête, de peu. ARTIE est tout seul sur la route directe, donc les plus à gauche de toute la flotte. Et ils se sont positionnés sur cette trajectoire très tôt. Craignant les dévents nous sommes restés le plus au large possible. Et voilà que l’effet de pointe se met à jouer à l’envers … Au lieu de prendre de la droite le vent prend de la gauche ! Et ARTIE croise bientôt à 4 milles devant nous ! Nous avons simplement « oublié » que le Capo Murro di Porco est une presqu’ile … Avec un isthme qui laisse passer le vent et donne une très belle gauche qui plus est avec la pression d’une belle canalisation de long de la côte.

L’écart se maintient jusqu’à Messine. Le passage du front orageux qui nous a apporté de la pluie depuis le matin amène aussi des calmes et nous nous trouvons englués à la sortie du détroit. Ce qui ne semble pas avoir été le cas pour ARTIE, qui a maintenant 7 milles d’avance. FASTWAVE n’est qu’à un petit mille derrière … Va falloir s’arracher ! Au Stromboli, ARTIE nous a encore pris 2 milles supplémentaires. De quoi désespérer ! La nuit tombe à nouveau. Nous sommes Dimanche et le Sirocco est déjà établi au Sud de la Sicile.

Troisième Tableau : gérer l’approche de l’ouest Sicile prévue ce Lundi en milieu de journée. En restant au large on souffrira moins du dévent de la Sicile, mais on fera beaucoup de route. Nous préférons une route directe avec approche de la côte à l’heure du déjeuner pour bénéficier d’un éventuel thermique, mais pas avant pour éviter la probable molle du matin. ARTIE suit apparemment la même stratégie mais se positionne à nouveau plus à la côte. Cette fois notre stratégie plus prudente paye. La molle que nous craignions à la côte les englue à l’approche du Golfe de Castellamare et nous croisons finalement à 200m devant eux !

Au passage entre les Egades à la nuit tombée, le Sirocco est bien là, et la mer rentre. Nous passons sous J3 et prenons un ris. ARTIE a globalement mieux géré que nous les phases de transition qui se sont succédées depuis le Cap San Vito au gré des reliefs : ils nous ont repris 2 milles. Nous sommes bord à bord avec FASTWAVE pour qui une option un peu plus au large que la notre a bien fonctionné.

La mer est courte et dure et aura raison de quelques estomacs avant que le vent ne faiblisse à l’approche de Pantelleria au petit matin ce Mardi. OTRA VEZ abandonnera pendant cette descente au près bâbord amure un peu musclée.

race-08Quatrième Tableau : ce que les iles font subir à un vent bien stable … On commence par la déviation au vent de Pantelleria. Nous tirons un super bord tribord amure vers la pointe Sud de l’Ile alors que nos compétiteurs restent bâbord amure, à la recherche de la courbure créée par la côte Tunisienne. Ça paye pour nous : nous recollons à ARTIE. Alors que la nuit approche et que nous sommes tous les trois groupés en tribord amure, un nuage allongé est repéré. Nous allons le chercher et attendons de la gauche. Mais elle ne vient pas … Las, nous renvoyons en bâbord pour chercher cette fameuse courbure due à la Tunisie. Mais çà ne marche pas non plus. Alors on se recentre en tribord. Ce fameux nuage est toujours là … Et nous comprenons enfin qu’il s’agit du nuage de convergence créé par Lampedusa ! Nous sommes à 20 milles et bénéficions d’une belle gauche avec de la pression dès le nuage traversé. À Lampedusa nous sommes 1,7 milles derrière ARTIE. Le nuage était déjà plus ou moins visible à 30 milles de l’ile !

Cinquième Tableau : traversée de la dorsale entre Lampedusa et Comino. ARTIE va chercher la pression en bordure de l’anticyclone. Nous préférons couper au plus court en « aile de mouette », comme au large, tout en évitant de sortir du cadre. Ça paye. À l’arrivée dans le canal de Comino nous sommes près de 4 milles devant ARTIE mais seulement 5 devant FASTWAVE qui a suivi la même stratégie que nous.

race-18Nous passons la ligne d’arrivée Mercredi à 20h, 35mn devant ARTIE et 45mn devant FASTWAVE. Ce n’est pas assez pour rattraper notre rating mais nous sommes cependant bien sur le podium de notre classe. Objectif atteint … Bien que nous nous soyons pris à rêver de mieux ! En compensé overall, ARTIE est 9ème et FASTWAVE 11ème à 17mn. Nous sommes 14èmes à 49mn d’ARTIE, et seulement 3mn de TEASING MACHINE.

107 bateaux représentant 25 nations ont pris le départ de cette 37ème édition de la Middle Sea Race. Les deux Cookson 50 MALCALZONE LATINO et CIPPA LIPPA 8 sont premier et second. L’Infiniti 46 MAVERICK est 3ème. Trois bateaux à appendices « non classiques » … Et je tiens pour finir à saluer la performance de Noël Racine et de son « petit » Jpk 10.10 FOGGY DEW, qui termine 4ème. Tous les autres bateaux devant nous font plus de 60’ – à l’exception du TP52 AUDAX qui finit 8ème, juste devant ARTIE.

La Middle Sea Race est décidément une très belle course, que je n’hésite pas à comparer au Fastnet. Les paysages grandioses, l’eau bleue, la température et les shorts ne font pas tout ! Ce qui explique son succès malgré l’absence de marées.

Yves Grosjean

Images : Team Jivaro