Voiles de Saint Tropez la 20ème : une fête à terre comme en mer

Près de 4 000 marins ont durant une pleine semaine de régates fait le plein d’images, d’émotions et de souvenirs.

Météo capricieuse pour les 300 voiliers présents à l’occasion de cette 20ème édition des Voiles de Saint Tropez. Au programme, deux parcours côtiers par jour : un pour les modernes et un pour les classiques avec un départ différé repartis sur 5 jours de régates pour les modernes et 4 pour les traditions.

 

 

 

 

 

 

 

La météo changeante, alternant entre coup de vent et mer formée un jour, puis soleil et pétole le lendemain, priva les concurrents de la première journée de compétition sur l’eau. Avec plus de 25 noeuds établis dans l’avant port, la juste décision de la direction de course d’annuler purement et simplement la course du jour, a été unanimement appréciée. Ce phénomène localisé aura laissé une houle moyennement formée les deux jours de compétitions suivants.

Pas suffisant cependant pour gâcher un spectacle toujours éblouissant où la sportivité, la convivialité et la festivité sont de rigueur !

Wally

Belle performance des Wally, sur leur rond dédié mouillé devant Pampelonne. Ils ont pu valider 6 belles courses, alternant parcours « bananes » et jolis côtiers. 6 de ces superbes machines futuristes étaient en lice cette semaine. L’affrontement annoncé entre les Wallycento et les Wally77 a tenu toutes ses promesses. Et c’est bien le « petit » Wally 77 Lyra qui met tout le monde d’accord en remportant trois belles victoires de manche en temps compensé. Il remporte pour la deuxième année consécutive la compétition devant Magic Carpet 3 et J One un autre Wally77.

 

Une hiérarchie respectée chez les Modernes, les 5 groupes IRC ont tous validés 4 courses cette semaine, dans un range de vent très varié, qui permet de sacrer de beaux vainqueurs.

Mini Maxis – IRC A

Benoît de Froidmont, nouveau président de l’International Maxi Association (IMA), réalise une belle performance en décrochant la troisième marche du podium avec son Wally 60 Wallyño, dans une classe regroupant les Wally et les Maxis 72. Juste devant lui, la bataille a fait rage toute la semaine entre deux autres voiliers d’exception. Cannonball, le nouveau plan Botin de l’Italien Dario Ferrari, épaulé par le spécialiste de la Coupe de l’America Sébastien Col, tient tête au Maxi 72 Jethou de Sir Ogden Peter et décroche la première place lors de la dernière manche de la semaine.

IRC B

Le voilier Flo d’Orient, mené par Bernard Coquelet, membre UNCL, confisque la première place cette année ! Etant un habitué du parcours, avec un podium lors de l’édition 2017, il claque deux manches sur 4 et se place confortablement devant ses concurrents directs, Daguet2 et Phoenix. Ce dernier, plus constant tout au long de la semaine, terminera deuxième, laissant son concurrent à la troisième place malgré une belle victoire lors de la deuxième manche !

 

 

 

 

 

 

 

Bernard Coquelet revient pour nous sur cette belle édition des Voiles de Saint Tropez :

« Nous sommes très heureux d’avoir remporté cette édition 2018 ! Ayant participé à plusieurs éditions, notamment dans les années 90 avec un First 45, je voulais faire un résultat ici. C’est une bonne classe pour mon bateau, un plan Felci de 49 pieds construit en 2006. Nous ne sommes pas avec les TP et autres bêtes de course, mais le niveau reste très relevé avec notamment Daguet2, le Mylius 50. Les conditions dans des petits airs, furent idéales pour le bateau et l’équipage, qui a réussi à tirer son épingle du jeu. Bravo à tous, hâte d’être en 2019 !

IRC C

On attendait beaucoup des joutes à couteaux tirés en IRC C, groupe qui rassemble des voiliers d’une quinzaine de mètres taillés pour la course et la performance comme les TP 52 et autres Swan 50. Les favoris sont au rendez-vous, le TP 52 Britannique Gladiator de Tony Langley s’impose quasiment sans opposition avec 3 manches remportées sur 4. Philippe de Saint-André à bord de Team Chalets, grâce à une première place lors de la 3ème manche, termine deuxième devant l’allemand Pit Finis, troisième sur Dralion.

IRC D

Classe très engagée là aussi, Tokaoma 3, plan Nivelt – Muratet, vainqueur de la précédente édition, ne put rivaliser face au J 122 Creme Anglaise de John Rainger et au J 111 Merlin de Serguei Chevtsov. Tous deux terminent respectivement premier et deuxième sans pour le moins s’adjuger de victoires. C’est Foxy Lady, un X 35 avec une première place lors de la manche numéro 1 qui clôture le podium avec une belle troisième place.

IRC E

On retrouve des habitués de l’IRC au sein de cette classe, côté anglais Henning Simon et son Farr 36 Alice, commençe fort cette 20ème et termine 3ème derrière un autre habitué du circuit IRC, mais belge cette fois ci. Guy Claeys et son JPK 10.10 Expresso II raflent la seconde place du classement. La première revient au Farr 30 Topas de Daniel Labhart, qui malgré une disqualification durant la troisième manche, avec trois podiums, finit en tête du classement général.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils ont dit :

Jean-Philippe Cau : Président de l’Union Nationale pour la Course au Large

« Le plus gros rassemblement de bateaux IRC de l’année 2018 qui côtoient une flotte de Classique tout aussi impressionnante, cela se passe à Saint-Tropez. Avec une organisation à terre sans faille, bravo à la SNST, des comités sur l’eau qui s’améliorent, une météo pas si facile, des compétiteurs, tous également spectateurs absolument ravis, difficile de trouver le superlatif qui convient à un tel événement et de trouver l’image à garder, il y en a tellement… »

 

Tony Oller : Président de la Société Nautique de Saint-Tropez

« En un mot : heureux ! je ne vois que des visages radieux, je ne reçois que des compliments et des remerciements. Les régatiers repartent ravis, de leurs courses, de l’accueil, de la fête, à terre et sur mer. On a validé un grand nombre de courses, chaque jour, et nous sacrons des vainqueurs crédibles. La fête dans Saint-Tropez a été complète, notamment jeudi lors du défilé des équipages, quand les quais étaient noirs de monde, avec des airs de carnaval. Les Petites Voiles ont apporté bonheur et fierté, tant aux enfants de l’Ecole de Voiles qu’à leurs parents. Une très belle édition, assurément ! »

 

Georges Kohrel, Principal Race Officer

« Je n’ai que d’excellents retours des propriétaires et coureurs. Une très belle édition assurément, entre deux coups de Mistral. Je tiens à remercier l’ensemble des équipes, à terre comme sur l’eau qui ont assuré l’organisation des courses, arbitrage et résultats avec une énorme compétence. Faire naviguer 300 bateaux n’est pas chose aisée. Je me réjouis d’avoir également constaté que le fair-play, le plaisir de naviguer, ont souvent pris le pas chez les concurrents sur la compétition pure. Il en résulte un climat encore plus joyeux et festif sur l’eau, ce qui correspond à l’esprit des Voiles. Le principe de la ligne fixe est désormais bien compris des concurrents. Il facilite l’envoi rapide de toutes nos séries en course. Nous allons travailler sur le perfectionnement de nos procédures d’inscription, en nous montrant un poil plus exigeant. »

 

Les classements :

Wally

1- Lyra – Wally 77 : 9 pts

2- Magic Carpet3 – Wallycento : 12 pts

3- J One – 14 pts

 

Modernes

IRC A : 24 inscrits

1- Cannonball – Dario Ferrari – 6 pts

2- Jethou – Sir Peter Ogden – 13 pts

3- Wallino – Benoit de Froidmont – 18 pts

 

IRC B – 24 inscrits

1- Flo d’Orient -Bernard Coquelet – 7 pts

2- Phoenix – Majec Marczewski – 12 pts

3-Daguet2 – Frederic Puzin- 15 pts

 

IRC C – 31 inscrits

1- Gladiator – Tony Langley – 18 pts

2- Team Chalets – Philippe de Saint André – 18 pts

3- Dralon – Pit Finis – 18 pts

 

IRC D – 41 inscrits

1- Creme Anglaise – John Rainger – 15 pts

2- Merlin – Serguei Chevtsov – 21 pts

3- Foxy Lady – Giuseppe Gambaro – 24 pts

 

IRC E – 41 INSCRITS

1- Topas – Harald Brushing – 14 pts

2- Expresso – Guy Clayes – 16 pts

3- Alice – Simon Henning – 21 pts

 

Crédit Photos : Gilles Martin-Raget

 

La 28 ème Juris Cup 2018 : Un grand cru

Il y a 28 ans, la JURIS’CUP voyait le jour à l’initiative d’un groupe d’Avocats Marseillais emmenés par Denis REBUFFAT, passionnés de Plaisance et de Mer et avec le soutien du Barreau de Marseille.

A l’origine une question : « le Droit de la Plaisance existe-t-il ? Droit spécifique ? Droit Terrestre, Droit Maritime ? ». Et une envie : renouer les liens entre juristes.

Alors, pourquoi ne pas créer une parenthèse, une fois dans l’année et se retrouver à la barre d’un voilier, entre amis, entre professionnels du droit (Avocats, Notaires, Huissiers, Experts, Magistrats, Juristes de banques et d’entreprises, Assureurs, Étudiants) pour partager des rencontres tout simplement sportives, festives et amicales. C’est l’Esprit de la JURIS’CUP. Une merveilleuse parenthèse dans la vie professionnelle.

A partir de la 1ère édition en 1991 qui comptait 31 bateaux, toujours sous l’égide du CNTL, la JURIS’CUP a connu jusqu’à 140 bateaux dans les années 2000 devenant ainsi la plus importante régate corporative d’Europe. Faisant face depuis quelques années à une baisse de fréquentation commune à toutes les formes de régates, l’édition 2018 compte cependant 99 bateaux dont 23 IRC, 36 Osiris, 18 Grand Surprise, 7 JOD 35, 10 bateaux de tradition CIM et 5 Maxis. Une flotte très disparate mais de très bon niveau avec pas mal de régatiers professionnels connus.

Les 3 journées de régates se sont déroulées sous un temps très agréable et peu venté ce qui a permis au Comité de Course, dirigé par Jean-Marc DOUROUX, de proposer des parcours qui ont conduit toute la flotte a virer le Phare de Planier ou dans les Calanques virer l’ilôt de Riou pour le plus grand plaisir des équipages.

Dans le camp des voiliers IRC, on retrouve en tête de chaque classe les ténors du Championnat Méditerranée (Swan 45 en IRC 1, A 40RC en IRC 2, Elan 340 en IRC 4) avec pour cette édition 2 bateaux remarquables : vainqueur en IRC 0 le tout nouveau et magnifique Mylius 65 Lady First 3 de Jean Pierre DREAU et en IRC 3 un Tofinou 12M du Yacht Club de l’Assemblée Nationale skippé par le fameux député du Morbihan Jimmy PAHUN avec 5 collègues députés à bord. Voilà des élus qui se mouillent !

L’extraordinaire soirée des équipages sous le thème « Pirates et Caraïbes » a rassemblé plus de 1700 équipiers aux Docks des Sud dans une ambiance festive et chaleureuse. La régate du dimanche matin dans les Calanques, heureusement retardé par manque de vent, a ainsi permis d’évacuer les brumes de la nuit pour certains.

Enfin il faut souligner le geste exceptionnel de notre partenaire principal, AXA Atout Cœur qui, lors de la remise des prix et à l’occasion de notre victoire avec notre Grand Soleil 37B, a remis un chèque de 15 000 € à l’Association Make-A-Wish France qui réalise les vœux d’enfants, de 3 à 17 ans, atteints d’affections graves.

C’est ça l’Esprit de la JURIS’CUP. Vivement l’édition 2019.

Retrouvez toutes les informations ici : https://www.juriscup.com/fr/

Par Yves GINOUX – Grand Soleil 37B « AXA Atout Cœur – Make a Wish »

Challenge J. de Kerviler 2018 : Un trophée chargé d’histoire

La Société Nautique de La Trinité-sur-Mer organise les 4 et 5 août, en association avec les descendants de Joseph et Jacques de Kerviler, le Challenge J. de Kerviler. Régate conviviale par excellence, cette épreuve rassemble depuis 12 ans, tous les équipages en IRC désireux de profiter des conditions estivales pour naviguer dans la splendide baie de Quiberon.

Une quarantaine de bateaux sont attendus pour deux journées dans une ambiance chaleureuse et familiale. Samedi, direction Houat pour la première manche avec un arrêt pique-nique, avant d’entamer la deuxième manche qui ramènera les concurrents au port de la Trinité-sur-Mer. Dimanche, la troisième manche se courra sur un parcours côtier qui sera suivi de la remise des prix à 18h00.

Depuis 2016, les doubles sont mis à l’honneur et récompensés par le Trophée Uship. Quant au grand gagnant du week-end, il se verra remettre la coupe du Challenge Kerviler. Ce trophée, remis en jeu chaque année depuis la création de l’épreuve en 2007, fut remporté par le grand-père Kerviler dans les années 30, lors de régates au Pouliguen. Une véritable histoire de famille…

Jean-Yves Catrou – Barouf, vainqueur IRC 2017

Pour plus d’informations c’est ici : https://www.snt-voile.org/snt-shop/207-Challenge_J._de_Kerviler_-_Trop%C3%A9e_Uship_en_Double.html?utm_source=Miss+Com&utm_campaign=5937d0d183-EMAIL_CAMPAIGN_2018_08_01_04_31&utm_medium=email&utm_term=0_708f13ad6f-5937d0d183-35474777

Beau Geste, Santa, JLance 12 nouveaux champions du monde de course au large

Le Championnat du Monde de Course au Large s’est achevé ce vendredi après une semaine de course. Si l’on connait depuis jeudi le Champion du Monde dans la Classe A, le Pac 52 de Karl Kwok, Beau Geste et le deuxième le TP52 Oustider, la 3è place est finalement revenue à Gerd-Jan Poortman sur son Ker 46 Van Uden. 

Beau Geste était sous la direction de Gavin Brady, l’équipage était composé essentiellement de kiwis : Jim Baxter, Nick Blackman, David Brooke, Chris Cowen, Matt Humphries, Matt Kelway, Patrick Kong, David Lenz, Spencer Loxton, Rob Salthouse, Dave Swete et Jim Williamson.  « Je suis très heureux d’avoir gagné ce premier titre. Nous avons du nous battre face à Tilmar HANSEN et son équipage sur le TP52 Outsider (2è au général) qui nous a donné du fil à retordre avec de belles courses. Il y a quelques années, je représentais l’Asie à l’ISAF et je connais la problématique d’avoir deux systèmes de jauges différents. Il semble que cela ait bien marché pour nous. » déclarait Karl Kwok

En classe B, Claus Landmark sur son Landmark 43 Santa (NOR) a dominé la série devant son sistership skippé par Torkjel Valland White Shadow (NOR).

C’est en Classe C que le résultat était le plus disputé mais c’est finalement le J112E, JLance 12 qui s’est imposé devant un ITALIA 9.98 et un FIRST 36,7 MOD. L’équipage néerlandais à bord du J112 n’avait jamais navigué à bord avant le week-end précédent.

Parmi les équipages amateurs répartis dans chaque classe, Ralf Lassig et son XP44 Xenia (GER) remporte la Class A, de même pour Frans Rodenburg avec son First 40 Elke (NED) en Class B et pour finir Pro4U en Class C. Toutes Class confondues, ils étaient 24 équipages amateurs pour cet évènement.

Marcel Schuttelaar, président du Championnat du Monde de Voile Offshore de La Haye 2018, s’est également réjoui de ce tout premier championnat mondial combiné IRC / ORC : « Nous avons eu des conditions météorologiques hollandaises inhabituelles, avec tous les éléments que nous pouvions souhaiter : nous n’avions pas de vent une journée, puis de forts courants et des vents forts la journée suivante. C’est seulement lors de la dernière course qu’il a été décidé laquelle de ces excellentes équipes seraient couronnées championnes du monde en 2018. »

Retrouvez les résultats complets ici : https://www.manage2sail.com/en-US/event/OSW2018#!/results

La prochaine édition des Championnats du monde se déroulera à Sibenik en Croatie en juin 2019.

Début du Championnat du Monde de voile Offshore

La première journée du Championnat du Monde de voile Offshore s’est déroulée hier dans des petits airs à la Haye à l’endroit même où la Volvo Ocean Race a connu son incroyable épilogue il y a quelques semaines.

Pour les bateaux de Classe A et B, un parcours de 155 et de 135 milles était au programme. Il s’est couru avec 6-9 noeuds de vent forcissant à 12 noeuds en soirée. C’est le Pac 52 Beau Geste de Karl Kwok qui l’emporte devant Outsider et le Ker 46 Van Uden youth team.  « C’était une belle course et un bon test «  a déclaré Eddie Warden-Owen, tactitien à bord du TP52 Outsider de Tilmar Hansen. « Nous n’avions pas les options de voile qu’avait Beau Geste et il a fallu faire certains compromis mais c’était une très belle course. »

En Classe B, Claus Landmark sur son 43 Santa a dominé la course avec White Shadow, un autre Landmark 43, celui de Torkjel Valland.

C’est en Class C que la bataille a été la plus ouverte et la plus disputée avec de nombreux rebondissements. Alors que le J112 JLance 12 de Gideon Messink et le X37 Hansen de Michael Mollman étaient largement en tête à la première porte, ils se sont retrouvés encalminé à 25 milles de l’arrivée. Arrivé de nulle part, c’est finalement le tout récent Waarschip 36 Hubo (NED) qui a dépassé toute la flotte.

Après cette première journée, les équipages les plus constants sur les deux courses sont en tête. Patrik Forsgren sur son First 36.7 Pro4U (SWE) devant l’ X-362 Sport Static Electric (GER) et Alain Bornet sur son J/109 Jai Alai (NED) .

« C’est une classe très serrée » nous raconte Anders Bjork, équipier à bord de Pro4U. « La moindre erreur et vous sortez du top 10 tout de suite. »

 

Aujourd’hui, les courses côtières continuent, premier départ prévu à 11h00 avec un vent léger entre 7 et 11 noeuds de vent. Ce sera la cinquième course de la compétition.

Retrouvez tous les résultats ici : https://www.manage2sail.com/en-US/event/OSW2018#!/results.

 

Championnat du monde de Voile Offshore 2018

La dernière échéance étant maintenant passée pour que les participants s’engagent à soumettre leurs données de mesure et de certificat, le Championnat du Monde de Voile Offshore de La Haye est en préparation finale pour accueillir la flotte composée de 150 bateaux de 15 nations différentes. Cette flotte représente un échantillon varié d’équipes composées de champions chevronnés, de bateaux plus ou moins récents, ainsi que de nouveaux modèles de course personnalisés pilotés par des équipages professionnels et amateurs.

« C’est cette riche diversité qui en fait un véritable Championnat du Monde qui plaît à tous les marins », a déclaré Bruno Finzi, membre du Jury International de l’événement et Président du Offshore Racing Congress (ORC). Pour la première fois, le système de notation ORC et IRC, le système utilisé par le Royal Ocean Racing Club (RORC) et son homologue français UNCL, seront utilisés lors de cet événement, donc toutes les entrées devaient être mesurées pour avoir les deux types de certificats. L’utilisation de ces systèmes permet à des bateaux de différents types de se mesurer les uns aux autres dans le cadre d’un handicap durant une semaine, à la fois pour les courses au large que pour les courses côtières.

Jean-Philippe Cau, président de l’UNCL, nous rappelle le contexte : « Cela fait 5-6 ans que l’IRC se bat auprès de World Sailing pour obtenir son championnat du monde. Mais avec une jauge IRC ayant une partie secrète, le World Sailing avait toujours refusé arguant qu’il n’y avait pas d’organisme indépendant qui pouvait garantir l’équité sportive. Les anglais du RORC ont alors imaginé une procédure permettant de lui mettre à disposition le mode de calcul de la jauge de l’année en cours pour contrôler des bateaux à tout moment. World Sailing a donc organisé ce championnat du monde et a imposé de regrouper les deux jauges parce qu’il ne pouvait y avoir deux championnats du monde de bateaux à handicap. »

Programme

Alors que les équipes commencent à se rassembler au port de Scheveningen, les activités officielles commenceront le jeudi 12 juillet avec les contrôles de la flotte, un test et une cérémonie d’ouverture le samedi 14 juillet, et la première course au large dimanche 15 juillet. La durée de cette course variera en fonction de la météo, mais les premières équipes devraient arriver le lundi 16 juillet. Le mardi 17 juillet, soit la course au large reprendra, soit le début des courses Inshore débutera en face de la plage de Scheveningen, qui se poursuivra tous les jours jusqu’au vendredi 20 juillet et la cérémonie de remise des prix. Un total de neuf courses sont prévues, deux Offshores et sept Inshores. Les équipes ayant obtenu les scores combinés les plus faibles en utilisant les classements ORC et IRC dans chacune des trois classes – Classe A, Classe B et Classe C – seront couronnées champions du monde 2018, avec des prix également attribués aux équipes Corinthiennes (amateurs).

Les plus grands bateaux en Classe A

Les bateaux les plus grands et les plus rapides sont inscrits dans la classe A, avec neuf équipes de six nations inscrites. Parmi ceux-ci figurent des vétérans des championnats ORC, tels que le Champion de Finlande ORC European Class A, le Swan 45 Blue Nights de Team Ekengren-Sauren, qui a remporté le titre l’an dernier à Gdansk en Pologne, ainsi que de nouveaux venus comme Team Beau Geste de Karl Kwok de Hong Kong. Cette conception de Botin 52 de 2015 a couru avec succès aux États-Unis et en Australie. L’équipe est composée de marins professionnels du monde entier, y compris le manager de l’équipe Gavin Brady de Nouvelle-Zélande.

« Nous sommes ravis d’être ici pour les Mondiaux », a déclaré Brady, « et sommes impressionnés par le niveau de soutien que nous ont apporté les organisateurs pour tout ce que nous avons eu à faire avec les détails d’expédition, de mise en service, de mesure. » Team Beau Geste a couru la régate de la mer du Nord en mai et a montré un fort potentiel en remportant toutes les courses côtières sauf une sur huit qui ont eu lieu dans cette épreuve … et cette course a été remportée par Blue Nights.

« Ce sera notre premier Championnat du Monde et nous sommes très minutieux dans notre préparation, car nous nous attendons à ce que ce soit un combat difficile », a poursuivi Brady. Parmi les autres prétendants à cette catégorie, citons le TP52 Outsider de Tillmar Hansen, qui a remporté l’an dernier le Championnat du Monde TP52 et sera probablement un rival important avec Beau Geste. Le premier arrivé ne sera pas nécessairement le vainqueur. Blue Nights, le Ker 46 Van Uden skippé par Gerd-Jan Poortman et les membres de l’équipe de Rotterdam Offshore Sailing Team, ainsi que d’autres bateaux dans cette catégorie peuvent être derrière durant la course mais la remporter en temps compensé.

Gagnants éprouvés dans la Classe B

Dans la catégorie B, les concurrents de 10 nations différentes courront dans la même zone de parcours que la classe A, dont certains ont également remportés des championnats précédents. Parmi ceux-ci, citons le Landmark 43 Santa de Claus Landmark, dessiné par Mills, qui a mené la flotte jusqu’au dernier jour du Championnat du monde en 2014 à Kiel et a remporté le championnat du monde 2016 à Copenhague. Ils sont l’un des trois bateaux de ce design entrés de Norvège. Le skippeur local Frans Rodenburg et son First 40 Elke, vient de remporter la North Sea Regatta en ORC / IRC Class 1, et Mati Sepp, d’Estonie, est en course au championnat national italien de l’ORC et court actuellement aux commandes de son X-41 Premium modifié. Son rivale Finlandais, le X-41  Xini Freedom  et Pemium ont terminé respectivement en tant que médaillées d’or et de Bronze des championnats d’Europe de l’ORC l’an dernier. Ils seront donc encore une fois ici à La Haye pour remporter le titre mondial.

L’amiral Andrew McIrvine du RORC est un vétéran de nombreuses courses au large dans le monde. Il participera à son premier championnat du monde avec son First 40 La Réponse : « Ayant participé activement à la mise sur pied de cet événement, je suis plus que ravi de pouvoir participer à la compétition », a déclaré McIrvine. « Nous rassemblons enfin l’IRC et l’ORC, nous naviguons avec le même style de bateaux mais tenus à l’écart par les deux systèmes d’évaluation. Les deux sont excellents à leur manière, même si l’un est beaucoup plus simple que l’autre, et il sera fascinant de voir comment cette combinaison fonctionne. Les gens me demandaient comment nous pouvions amener les flottes à courir ensemble pendant plus de 10 ans – et enfin nous l’avons fait ! »

La plus grande flotte en Classe C

La classe C peut avoir les bateaux les plus petits et les plus lents de l’épreuve, mais elle a le plus grand nombre d’entrées et aura donc sa propre zone de régate pour la partie du programme de courses côtières. Cela peut aussi être l’une des catégories les plus controversées en raison non seulement de la taille et de la diversité de cette flotte, mais aussi des efforts considérables déployés pour atteindre le titre mondiale des Classes C.

Pas moins de trois nouveaux bateaux de différents concepteurs et constructeurs ont été spécialement construits pour cet événement, et avec les optimisations apportées aux bateaux existants par les équipes vétérans, cela peut s’avérer être la classe à surveiller avec des résultats serrés.

Le designer italien Maurizio Cossutti a conçu et optimisé de nombreux bateaux en classe C au cours des années et a quelques observations perspicaces sur cette flotte. Sur les productions construites en série, Cossutti a déclaré : « Nous avons beaucoup de bateaux qui, selon moi, ont une valeur ajoutée éprouvée dans les championnats précédents – par exemple Team pro4you de Suède (2 fois champions d’Europe ORC), le X -37 Hansen du Danemark, et les différents Italia 9.98. Et puis nous avons la flotte de X-35, certains d’entre eux, modifiés, se sont révélés très rapides dans des conditions de vents légers comme nous l’avons vu dans les Mondiaux de l’année dernière et dans le récent championnat italien, un peu moins puissants mais avec des plus grands appendices et un déplacement plus léger. » Globalement, Cossutti croit que peu importe le design, ce sera l’équipe qui aura les meilleurs talents qui gagnera. « Les courses sont gagnées et perdues en quelques secondes, il sera donc important de ne faire aucune erreur pour rester compétitif. »

« Derrière l’action sur l’eau, tous les participants, leurs familles et amis, bénéficieront de l’hospitalité néerlandaise. Le village de course HISWA offrant de nombreuses activités et attractions », a déclaré Marcel Schuttelaar, président du World Championnat à La Haye.

Le Sport Beach à proximité a prévu des activités de fitness, un programme scolaire local pour le nettoyage des plages aura lieu au début de l’événement, et des programmes pour les enfants sont prévus du lundi au vendredi de 8h à 14h. Les jeunes pourront  apprendre à faire de la voile, à construire leur propre bateau ou tout simplement à sortir sur l’eau en Paddle. Pour les adultes, il y a de nombreuses activités dans le programme du port, ainsi que dans le village de la course HISWA.

Les IMOCA sur la Volvo Ocean Race en 2021

L’annonce du rapprochement entre la classe IMOCA et la Volvo Ocean Race est maintenant officialisée. Les 60 pieds IMOCA seront au départ de la prochaine édition qui partira en 2021. Une bonne nouvelle mais dont il reste à connaître les détails – nombre d’équipiers à bord, quid des VOR65 et viabilité technique pour des bateaux qui ont des programmes différents. Dans quelques mois, on pourra parler de succès selon le nombre d’équipes engagées.

Antoine Mermod, le Président de la classe IMOCA a indiqué que : « nous travaillons ensemble pour amener les plus importantes courses au large au monde – en solo et en équipage – vers la classe IMOCA. Cela va nous permettre de faire grandir la classe à l’international et d’offrir plus de valeurs à nos partenaires. Ce rapprochement devrait permettre aussi d’accélérer le développement de certaines écuries impliquées en IMOCA. »

Lors de l’arrivée de la Volvo Ocean Race, la semaine dernière à la Haye, une réunion de travail s’est tenue en présence des organisateurs, de marins et d’architectes tels que Guillaume Verdier, Juan Kouyoumdjian, Vincent Lauriot-Prévost et Sam Manuard. Vincent Riou, longtemps responsable de la commission technique au sein de l’IMOCA était également présent : « On m’a demandé de partager mon expérience. L’objectif était d’évaluer ensemble si les accords signés avaient du sens et de trouver des solutions techniques« .

Johan Salen, co-Président de la VOR, a déclaré : « En ouvrant la course aux monocoques à foils de la classe IMOCA, nous allons inciter encore plus de marins et de teams à se préparer pour la prochaine édition. Ce partenariat avec l’IMOCA permettra au monde de la course au large professionnelle d’être mieux structuré et organisé de manière plus efficace. Il s’agit de construire ensemble un modèle commercial durable pour les équipes et pour les marins« .

Ils ont dit :

Charles Caudrelier : « Cette évolution est passionnante. Les 60 pieds Open sont incroyables. Cela me fait énormément de plaisir de courir sur ces bateaux et je pense que les spectateurs auront un grand plaisir. Si les deux plus grandes épreuves de la course au large se retrouvent ensemble, pour moi, c’est une bonne nouvelle ! »

Jérémie Beyou, tout récent vainqueur de la Volvo Ocean Race avec Dongfeng : « Notre structure sportive et technique qui développe un nouvel Imoca, aurait le potentiel pour travailler sur un Imoca version équipage. Nous avons le savoir-faire, un bureau d’études qui connaît parfaitement la jauge et le développement de ces bateaux : pourquoi pas travailler pour une équipe ? ».

Bouwe Bekking, huit participations à la Volvo Ocean Race et à la Whitbread : « En tant que marin, je pense que ce sera passionnant. Pour la jeune génération de marins, l’avenir ce sont les foils, la glisse et la vitesse. Il faut que les meilleurs marins participent à la course. Avec les Imoca60, ils ont bien fait, car c’est ce que cherchent les marins ».

Torben Grael, champion olympique, vainqueur de la Volvo Ocean Race et Vice-Président de World Sailing : « Bien entendu, on a encore des points à négocier. Mais si nous réussissons à rapprocher ces deux mondes, ce sera très positif, car cela permettra d’ouvrir la course à de nouveaux marins tout en offrant un calendrier plus étoffé aux équipes ».

Juan Kouyoumdjian, architecte de trois bateaux vainqueurs de la Volvo Ocean Race : « La voile n’est pas une simple histoire de marins. Il s’agit aussi de technique. Ces deux facteurs ensemble vous permettent de vous dire que vous êtes au summum de la course au large ».

Guillaume Verdier, architecte de nombreux monocoques IMOCA et de prototypes de la Coupe de l’America : « Nous essayons de dessiner un bateau pour l’avenir, capable de courir dans des courses en solitaire et en équipage. A mon avis, cela sera réalisable avec quelques compromis des deux côtés… ».

Michel Desjoyeaux :  « Ce qui vient de se passer aujourd’hui montre que notre culture, efficace et polymorphe, est enfin reconnue par les Anglo-Saxons ! » Et d’ajouter, en se marrant, qu’«enfin, la voile française n’est plus méprisée. Ce rayonnement avec la Volvo Ocean Race et le Vendée Globe va permettre à mon avis d’amener plus de monde aussi sur le circuit Figaro dont nous sommes tous issus, et qui est une formidable école».

 

Article Course au large : http://www.courseaularge.com/imoca-volvo-ocean-race-2021.html?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)&mc_cid=7f710a134c&mc_eid=a5ebdbc64a

Catherine Pourre (Eärendil) vainqueur de l’American Trophy 2018

Cette première édition du trophée américain Class40 (Class40 American Trophy permettant de récompenser les teams participant aux courses de la façade est-américaine, hors transatlantiques) aura largement été dominée par le team européen* de la française Catherine Pourre sur son plan Manuard Mach40.3 Eärendil, devant les 2 teams américains Dragon (le plan Owen Clarke skippé par Michael Hennessy, vainqueur de Miami to Havana 2018) et Privateer, le plan Farr de Jonathan Green, son nouveau propriétaire. Au total 16 teams (dont 3 Vintage) ont participé aux courses du Trophée 2018 : un plateau très international avec 7 bateaux américains, 4 bateaux français, 1 angolais, 1 allemand, 1 anglais, 1 sud-africain et 1 suédois.

Eärendil termine grand vainqueur de la RORC Caribbean 600 en Class40 et bat le record de l’épreuve dans cette catégorie sur une édition 2018 particulièrement ventée et à forte composante de reaching où la flotte des 8 Class40 engagés s’est particulièrement illustrée dans des conditions de mer difficiles, notamment BHB, le Tizh40 malouin (plan Verdier) arrivé deuxième, skippé par Louis Burton, et le PogoS3 Iskareen de l’Allemand Arnt Bruhns complétant le podium. Catherine Pourre et Pietro Luciani ont également dominé les 2 étapes offshore en double de l’Atlantic Cup (Charleston-New York et New York-Portland (Maine)), et a ainsi remporté la 1ère place de cette superbe épreuve réservée aux Class40, qui a vu s’affronter 11 Class40 de tous horizons pendant plus de 15 jours sur la façade Est des Etats-Unis, où le Gulf Stream avec ses 4 à 6 nœuds portants mais aussi ses contre-courants sur plus de 500 milles de long et 20 milles de large sur le parcours de la 1ère étape offshore est une expérience exceptionnelle et une difficulté tactique notoire.

L’American Trophy Class40
Lancé en même temps que l’European Trophy Class40 en 2017, le trophée américain a trouvé son démarrage cette année avec un nombre croissant de bateaux américains participant aux courses et des Européens qui viennent trouver de ce côté de l’Océan Nord-Atlantique après la course transatlantique de l’hiver, des épreuves offshore particulièrement adaptées aux Class40 et très bien organisées, un niveau intense de compétition et une convivialité à toute épreuve que ce soit aux Antilles ou aux Etats-Unis, sans parler des conditions climatiques sympathiques qui permettent de naviguer tous les mois d’hiver sous les alizés.

Les courses du trophée américain sont principalement constituées de courses offshore de 300 à 1000 milles de long, comme la Miami to Havana, la RORC Caribbean 600, l’Atlantic Cup (leg 1 et 2) et l’an prochain la Pineapple Cup de Miami à la Jamaique et la Bermuda 1-2 (de Newport aux Bermudes : aller en solo et retour en double), avec 2 épreuves davantage typées in-port que sont les Voiles de St Barth et La Grenada Sailing Week aux Antilles.
Pour les Européens, les retours en Europe en course transatlantique ne manquent pas avec cette année la Bermuda – Hamburg en Juillet et en juin-juillet 2019 la « Transatlantic Race 2019 » de Newport à Cowes, organisé par le New York Yacht Club, et le Quebec – Saint Malo en 2020.

 

Article class 40 : https://www.uncl.com/2018/05/31/actualites-courses/earendil-premier-a-new-york/

 

Michael Hennessy, Vice-Président de la Class40
« Le programme de course 2018 en Amérique du Nord a réellement mis en scène les atouts du Class40. De nouveaux skippers ont rejoint la classe ces 2 dernières années avec des bateaux rachetés sur un marché de l’occasion dynamique et les bateaux Vintage concourent efficacement aux cotés des bateaux de nouvelle génération. La compétition est devenue vraiment internationale ici avec la participation de bateaux de sept pays différents et des skippers de douze nationalités différentes qui s’affrontent au plus haut niveau sportif. Catherine a gagné sa victoire contre d’excellents compétiteurs. Je lui tire mon chapeau. »

 

Catherine Pourre, vainqueur du trophée 2018
« Je suis ravie de notre saison américaine en 2018 après la transat Jacques Vabre 2017, d’autant qu’elle m’a permis de naviguer dans un environnement très international avec Pietro, Pablo, Puro et Benoit, et nous avons été très réguliers. La participation ici commence à s’étoffer sur les plus belles épreuves (la RORC Caribbean 600 et l’Atlantic Cup) et cela fait plaisir car elles le méritent vraiment. On a une vision un peu idyllique de cette partie du globe vu d’Europe, mais la 600 Caribbean a été très dure cette année, tout comme l’étape New-York Portland sur l’Atlantic Cup avec des vents moyens de 25 à 30 nœuds et une mer difficile. Le terrain de jeu est plus grand aussi. Cela permet de naviguer beaucoup et il y a d’excellents marins qu’on ne rencontre jamais en Europe. Ce fut un réel plaisir de se frotter à nos concurrents, américains et européens, sur ces rives. La Class40 devrait se réaliser en Amérique autant qu’en Europe. Le terrain de jeu est fantastique et l’ambiance est magique. J’ai bien l’intention de revenir l’an prochain et ne peux qu’inciter les skippers européens qui vont faire la Route du Rhum ou qui auront leurs bateaux en Guadeloupe à l’issue de celle-ci de venir se faire plaisir ici. Ils ne le regretteront pas : « Friendly Class, Fierce Racing » trouve également tout son sens de ce côté de l’Atlantique. »

Classement du Trophée Américain 2018
1. Catherine Pourre (Eärendil #145)
2. Michael Hennessy (Dragon #54)
3. Jonathan Green (Privateer #102)

Article Class 40 : https://www.class40.com/fr/actualites/7879-catherine-pourre-earendil-vainqueur-de-lamerican-trophy-2018-.htm

Régates à bord d’un «avion de chasse»

Nicolas Lunven, double vainqueur de la Solitaire du Figaro, a profité d’une fenêtre libre pour lui, entre deux étapes de la Volvo Ocean Race, pour remporter le championnat d’Europe IRC qui se disputait du 10 au 16 juin dernier à Cowes (Angleterre). Embarqué comme navigateur-tacticien à bord de J Lance 12, un J/112 Elégance du chantier J Composites, il revient sur sa course à bord de cet «avion de chasse», comme il le qualifie lui-même pour Voiles et Voiliers.

Alors, ce J/112 ?
Nicolas Lunven : Un bateau étonnant, franchement. Au près, c’est un véritable avion de chasse. Il est redoutable. Mais en plus, il est polyvalent ; ce n’est pas par hasard, du coup, que nous avons remporté ce championnat d’Europe. Victoire en catégorie IRC 3 mais aussi au classement toutes classes. En dessous de 10 nœuds de vent, nous étions au coude-à-coude avec un X-37 danois qui avait plus de mal à nous serrer quand le vent est monté mais au-dessus de 15 nœuds, notre concurrent le plus redoutable a été un First 40.7 optimisé qui a eu plus de mal, lui, dans les petits airs. Dans la brise, un Sun fast 3600 et des JPK 10.10 et 10.80 nous ont donné du fil à retordre, aussi. Mais c’est notre polyvalence qui a payé, au final.

Jolie victoire, pour un bateau de croisière, non ?
N.L. : Je ne suis pas là pour faire la pub de ce nouveau modèle mais il a tout, je trouve, pour se tailler un joli succès. En plus, je le trouve très joli. Ce qui n’est pas toujours le cas des bateaux de conception moderne. Au près, il ne craint personne, notamment grâce à une facilité à faire du cap. Au portant VMG, il s’en sort également très bien, mais nul n’est parfait: c’est évident qu’au reaching et au largue, les JPK et autres Sun Fast font parler leur largeur de carène. Mais avec un Code 0, une voile qui nous manquait à bord, je pense que la perte aux allures débridées reste négligeable ».

Et à la barre ?
N.L. : Pour vous dire la vérité, je ne suis pas un adepte de la barre à roue. Mais celle de notre J/112 était pas mal, pour une barre à roue ! Les transmissions sont très directes, c’est agréable. Le dessin des appendices, et du safran notamment, ont été bien pensés.

Régates à bord d’un « avion de chasse ».J Lance 12 a eu tendance à montrer son meilleur profil, autour de l »île de Wight.Photo @ Jean-Marie Liot

On a les mêmes sensations, sur les Volvo Ocean 65 de la Volvo Ocean Race ?
N.L. : Difficile de comparer ce qui n’est pas comparable ! Les VO 65 sont très puissants et vont très vite au reaching. En revanche, au près, on navigue en permanence ou presque sur la tranche alors qu’avec ce J, on reste beaucoup plus longtemps à plat.

Comment se sont déroulées les courses en elles-mêmes ?
N.L. : Nous étions 13 bateaux dans notre catégorie et nous avons eu le droit, durant cette petite semaine de course, à un panel à peu près complet de conditions météo. Quant aux abords de l’île de Wight, cela reste pour moi le plus beau plan d’eau du monde, sans doute. Il y a eu des parcours banane, un peu de côtier, plus le tour de l’île. Faute de vent, la grande course de 24 heures a été annulée mais dès le passage de cette dorsale anticyclonique avec sa pétole, nous avons pu recommencer à jouer avec les bancs de sable et les rochers en se cachant au mieux pour éviter les courants. Ce n’est pas le tout, d’avoir le bon bateau !

Régates à bord d’un « avion de chasse".Nicolas Lunven : deux fois vainqueur de la Figaro mais aussi navigateur et tacticien, à l’occasion.Photo @ James Blake

 

Article de Voiles et Voiliers Publié le : 21/06/2018

http://www.voilesetvoiliers.com/course-regate/regates-a-bord-dun-avion-de-chasse/

 

Duo Cat Amania 2018: Écrasante victoire de Philippe Girardin et Gwénaël Thomas (Hey Jude)

Les 40 doubles de la Duo Cat-Amania, course du Championnat Atlantique en Double UNCL 2018, franchirent la ligne d’arrivée vendredi dernier sous un magnifique soleil, avec un vent entre 18 et 20 nœuds, une météo idéale pour clôturer en beauté cette semaine idyllique.

Après l’assemblée générale des coureurs, la flotte a pris le départ à 11h35 pour 21,5 milles direction la Trinité-sur-Mer. Trois heures de bagarre dans la baie de Quiberon, les duos sont bien décidés à faire des étincelles et à en profiter jusqu’au bout. La victoire de l’étape du jour revient à Jean-François Cheriaux et Gwénaël Jacques (Ad Hoc), qui devancent deux équipages bien connus du plan d’eau. Alain Peron et Jean-Marc Chavigny (OGIC – Un Papillon contre l’Eczema) et Penny Aubert et Guy Delcroix (La Brigade du Voyage – Georgia), tous licenciés à la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer, complètent le podium du jour.

La Duo Cat-Amania 2018 est remportée haut la main par le duo Philippe Girardin / Gwénaël Thomas sur Hey Jude. L’équipage pornicais a mené la flotte de bout en bout, avec pas moins de trois victoires d’étape. Même le talentueux Alexandre Ozon, accompagné de Philippe Gaudru sur Sail Cloud, n’a pas réussi à inquiéter le J120, intouchable depuis le début de la semaine. Alexandre et Philippe prennent donc la deuxième place sur le Sun Fast 3600, ravis de leur belle performance et de cette semaine qui a une nouvelle fois rempli toutes ses promesses.
La dernière marche du podium revient à Alain Peron et Jean-Marc Chavigny sur OGIC – Un Papillon contre l’Eczema. Très inspirés lors de cette dernière journée et malgré un jeudi noir pour leur bateau, ils emportent cette troisième place âprement disputée, au nez et à la barbe de Yves Chuberre et Philippe Baetz (Musix).

Philippe Girardin, vainqueur sur Hey Jude : « Nous sommes plus que contents d’avoir gagné! Je n’imaginais pas remporter la Duo Cat-Amania un jour avec ce bateau. C’est une conjonction d’éléments qui a joué en notre faveur : les parcours nous ont été favorables, nous avons pris de bons départs… Le travail effectué avec la voilerie a été vraiment déterminant et nous a permis d’être rapides. Nous avons également été sur un petit nuage toute la semaine, nous avons fait les bons choix, nous avons été inspirés.
J’ai participé à une dizaine de Duo Cat-Amania et j’apprécie toujours autant cette épreuve. Cette course est super car en tant que coureur, nous avons un vrai rôle à jouer dans l’organisation. Pour ma part, je tiens à ce qu’elle reste fermée aux non-professionnels, c’est ce qui lui donne son « âme ». Cette année la diversité des bateaux sur le podium est notable et prouve que les tous les amateurs qui le souhaitent peuvent participer.
Ce que j’apprécie également, c’est l’organisation irréprochable et le Comité de Course. Le Comité de Course, c’est comme la musique à une « boom », si elle n’est pas bonne, la soirée est ratée. Gilles Bricout, le président, prend toujours les bonnes décisions et est très compétent. C’est une pièce maîtresse de l’événement. »

Six jours de parcours côtiers le long du littoral atlantique dans des conditions variées, un niveau toujours plus relevé et une ambiance chaleureuse et conviviale font de cette édition 2018 de la Duo Cat-Amania un excellent millésime qui restera dans les mémoires.

Classement général après 6 courses
1: Hey Jude (J 120)
Philippe Girardin, Gwenael Thomas
CN Pornic
16 points

2: Sail Cloud (Sun Fast 3600)
Alexandre Ozon, Philippe Gaudru
Régates de Royan, SN Sablais
35 points

3: OGIC – Un Papillon contre l’Eczema (JPK 10.10)
Alain Peron, Jean-Marc Chavigny
SN Trinité-sur-Mer
42 points

Tous les résultats

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Crédits photos : Sylvain Huet