Une Snim au balcon : Rendez-vous à Marseille du 29 octobre au 1er novembre !

Plus d’un an et demi après la date initiale, la 55ème édition de la Semaine Nautique Internationale de la Méditerranée hisse enfin la grand-voile sur la plus belle rade du monde du vendredi 29 octobre au lundi 1er novembre. Épreuve de grade 3, inclue dans le Championnat de France UNCL IRC solo, double et équipage, le grand rendez-vous organisé par la Société Nautique de Marseille est habituellement inscrit à l’ouverture de la saison, au cours du week-end de Pâques. Du fait de la situation sanitaire, il occupe cette année une position stratégique bien différente à la clôture des régates de l’année. Un enjeu de plus qui n’a pas échappé aux concurrents les plus capés de la spécialité, qui seront bel et bien présents sur les lignes de départ du futur plan d’eau des JO 2024.

Un plateau de très haut niveau
« C’est une véritable réussite d’arriver à organiser cette Snim » évoque le président de la Nautique, Henri Escojido « Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont fait en sorte qu’elle existe, et à tous les participants. Nous retrouverons la Snim de printemps l’année prochaine, mais celle-ci n’est pas un pis-aller. C’est une vraie Snim » Malgré toutes les déprogrammations, et un calendrier sportif particulièrement dur à tenir depuis le milieu de l’été, la 55ème édition de la Snim s’annonce sous les meilleurs augures avec la présence annoncée d’excellents équipages, sur les deux ronds qui seront mouillés dans les deux rades de Marseille, et une grande course au programme – météo permettant – dès le vendredi 15h. C’est bien ce qui motive par exemple Sébastien Henri, co-skipper de Télémaque 2 à bord duquel il s’apprête à faire sa toute première Snim, en double « J’ai un passé de montagnard et de trailer qui ne me conduisait pas franchement à la voile » explique le coach sportif « Nous avons vécu une aventure de dingue sur le défi ultime Trail & Sail avec Christopher Pratt, et cela a scellé une amitié durable. Christopher est devenu mon coach voile, et moi je coache Christopher en Trail. Au-delà de ces échanges de bon procédé, nous partageons un système de valeurs, le besoin de nous confronter à nos limites et une même passion pour la nature. » L’engagement du skipper marseillais – qui porte les couleurs de la Nautique – dans la prochaine Transat Jacques Vabre a conduit Sébastien Henri a s’inscrire à la Snim aux côtés d’un autre marin : une des révélations du dernier Vendée Globe, le jeune skipper mayennais Maxime Sorel.

Une marraine olympique
Pour l’édition 2021, la marraine de la Snim est une athlète 100% Nautique : Lili Sebesi, barreuse en 49erFX, un dériveur vif et impétueux avec lequel – en duo avec Albane Dubois – elle a effectué un magnifique parcours aux Jeux de Tokyo qu’elles ont fini en 9ème position, sans perdre de vue ceux de Paris évidemment ! « Notre expérience très enrichissante nous motive évidemment pour continuer l’aventure » analyse la jeune sportive qui porte les couleurs de la SNM « La route est encore longue avant la sélection, mais on ne lâchera rien ! »
Très attentive à la course en monotype, qu’elle a notamment pratiquée en match racing, Lili suit également avec intérêt les évolutions des habitables, une discipline dans laquelle la mixité est toujours en devenir. « Je pense que la place des filles peut encore augmenter. Nous avons souvent été cantonnées à courir dans des équipages féminins. La vraie richesse vient incontestablement de l’addition, je crois beaucoup à la mixité à bord. »

 

Partenaires de l’organisation
LA BANQUE POPULAIRE MEDITERRANEE
VILLE DE MARSEILLE

AIX MARSEILLE PROVENCE METROPOLE
CONSEIL DEPARTEMENTAL
REGION SUD
FFVOILE
UNCL
YACHT CLUB DE FRANCE
USHIP
SEA YOU
VOILERIE BMS

Organisation
Société Nautique de Marseille
Henri Escojido, président
Pierre Sathal, vice-président en charge de la régate
Chantal Benigni, responsable des événements nautiques

Site internet : www.lanautique.com

Relations Presse
Maguelonne Turcat
+33 6 09 95 58 91
magturcat@gmail.com

Photo : Piérick Jeannoutot

Le Grand Prix de Palavas 2021

Les 9 et 10 octobre s’est déroulée la 4ème édition du Grand Prix de Palavas. Cette épreuve organisée par le Cercle Nautique de Palavas est inscrite au calendrier du Championnat Méditerranée Equipage de l’Union Nationale de la Course au Large.

Au vu des prévisions météorologiques, les organisateurs ont longtemps eu peur qu’une absence de vent sur les 2 journées de régate vienne gâcher la fête. C’était sans compter sur l’expérience de Paul-Edouard Despierres, Président du Comité de Course, et de son équipe. Ils ont su profiter d’un vent léger et variable en direction et en force pour permettre aux 15 bateaux inscrits de courir 6 manches sur des parcours construits.

Dans la classe IRC4, le Surprise Mister X de Marc Gascon du CNP n’a laissé aucune chance à ses adversaires en remportant les 6 manches. Le second est le J99 Jason de Romain Vidal du YCGM, le troisième étant le Sun Odyssey Boat-Ox de Frédéric Stéfanini du CNP. Pour les classes regroupées IRC1, 2 et 3, l’issue de la course a été incertaine jusqu’à la dernière manche. Les 3 premiers finissent dans un mouchoir de poche avec 1 point d’écart entre le premier et le troisième.

Le A35 Les Minots de la Nautique de Victor Bordes-Laridan de la SNM l’emporte devant le Farr40 Magic Express de Laurent Lavaysse du YCGM et le First40 Sloughi de Paul Rivas du CNP. C’est la  6ème et dernière manche digne d’un dernier épisode d’une série à suspense qui a fini par départager les 3 premiers. Le Farr40 Magic Express a été disqualifié pour avoir pris un départ prématuré et le A35 Les Minots de la Nautique finit premier mais avec moins de 4 secondes d’avance devant le First40 Sloughi après 45 minutes de course. L’équipage Les Minots de la Nautique venant de Marseille a une moyenne d’âge qui n’excède pas 20 ans démontrant que la valeur n’attend pas le nombre des années. Bravo à eux.

La Ligue de Voile Occitanie qui aide les clubs pour l’organisation d’épreuves importantes en habitable a permis au CNP d’avoir 2 sponsors, Le Crédit Maritime Méditerranée filiale de Banque Populaire du Sud et la banque patrimoniale Le Conservateur. Le personnel des ces entreprises ont pu profiter de ce beau weekend pour aller sur l’eau et être au plus proche des bateaux en train de manœuvrer sur le plan d’eau de Palavas. Une découverte pour certains d’entre eux qui ne connaissaient pas notre sport.

En conclusion, le CNP a bien démarré sa saison offrant à la centaine de participants un weekend de régate exceptionnel qui fait suite au Trophée de l’Occitania Cup remporté par le Club à Sète. Tout cela est de bon augure pour une saison 2021-2022 que nous souhaitons pleine et entière.

Les résultats complets : http://www.cercle-nautique-palavas.com/grand-prix-de-palavas-2/

Pierre Carayon

Président du CNP

 

Rolex Fastnet Race 2021: La Lady marseillaise brille sur la mythique course anglaise

Retour sur la dernière édition de la Rolex Fastnet Race à travers le récit de l’équipage marseillais du voilier Lady First III, mené par Jean-Pierre Dréau, membre de l’UNCL et qui revient pour nous sur cette édition si particulière et unique.

C’est un été 2021 so British qui a occupé Lady First III et son équipage. En effet, la sublime Lady marseillaise a quitté ses quartiers méditerranéens pour rejoindre la Manche et ses régates estivales pour la seconde fois consécutive.

En 2019, si la première campagne anglaise avait offert de célébrer une victoire sur La Trinité — Cowes, la Fastnet Race avait laissé à l’équipage un goût d’inachevé. Ce dernier avait nourri depuis deux ans une très forte envie de revenir pour démontrer ses mérites ! C’est ainsi que le 8 août dernier, le Mylius 60 armé par Jean-Pierre Dréau, membre de l’UNCL, prenait le départ de la mythique Rolex Fastnet Race pour la seconde fois.

En deux ans, ce bateau racé designé par l’architecte italien Alberto Simeone a bien progressé. L’évolution de ses appendices pensés par le célèbre Juan K a parachevé un navire déjà bien né. Si la machine a été fort bien préparée pendant la période hivernale, c’est aussi un équipage très entrainé qui s’est aligné au départ de la fameuse course anglaise.

Préparation technique, entrainements intensifs et ambitions affichées : tel est le cocktail de l’équipe de course marseillaise. Le programme hivernal, sous la houlette de Christopher Pratt, emmenant plusieurs fois le bateau à traverser jusqu’en Corse, a donné raison au vieil adage : le travail finit toujours par payer !

Les participations à La Trinité – Cherbourg début juillet, puis à la Channel Race à la fin du même mois, ont permis de valider en conditions réelles la performance du team. L’équipage, stabilisé pour l’occasion, s’est éprouvé directement sur la zone de course en Manche dans des circonstances qui — doit-on le souligner — diffèrent de celle qu’il connait habituellement. Le bateau  de  Jean-Pierre  DREAU  a  ainsi  parcouru  350 milles  entre  La  Trinité-sur-Mer  et Cherbourg via le phare d’Eddystone au large des côtes anglaises pour s’illustrer par une troisième place méritée.

Fin juillet, c’est cette fois-ci de Cherbourg que Lady First III s’est élancée à l’assaut de la Manche dans des conditions toniques. Elle bouclera le parcours en seulement treize heures de course et sur la 3e marche du podium !

Après ces brillants résultats d’avant-saison, l’équipage entendait bien signaler sa présence sur cette quarante-neuvième édition de la régate du RORC. Emmené par trois figaristes émérites, Jean-Paul Mouren, Xavier Macaire et Ronan Treussart, il avait rodé ses manœuvres et son organisation. En tout, quatorze personnes, dont Jean-Pierre DREAU, se lancèrent dans la course dans des conditions pour le moins inhabituelles.

Il convient de souligner que cette édition de la Fastnet Race était hors norme à plusieurs égards. Tout d’abord, c’était la première fois que l’arrivée avait lieu en France, à Cherbourg, avec pour conséquence une rallonge de parcours de près de 150 miles. Ensuite, la crise sanitaire a une nouvelle fois perturbé le fonctionnement normal de nos régates préférées. Ainsi, les équipages engagés ont convoyé les bateaux la veille de la course. Ils ont finalement passé une nuit au mouillage à l’entrée d’un Solent déjà bien animé par un vent de sud-ouest et de la pluie.

L’atypie de cette édition trouva alors son paroxysme dans un départ de course dantesque. Quel départ ! Plus de 30 nœuds de vent et de la pluie dans un Solent bondé et chahuté par une mer croisée. Les 400 bateaux au départ s’élancèrent vents contre courant dans un véritable « chantier », encore  plus  impressionnant  que  d’habitude,  mettant  les  équipages  sous  pression  dès  les premières minutes de la régate. Ce début de course musclé n’était pas pour effrayer nos valeureux navigateurs bien préparés qui traversèrent sans difficulté majeure cette première étape.

Lady First III sortit « en un seul morceau » et en bonne position pour attaquer la longue remontée au près vers le phare du Fastnet. L’élégante, mais tempétueuse Lady pût faire parler le potentiel de sa carène et de ses nouveaux appendices sur ce parcours essentiellement au près. Grâce au travail de toute l’équipe, bien amarinée par les compétitions et entrainements d’avant- saison, et à une organisation de quarts efficiente, Lady First III a basculé au phare du Fastnet en très belle place.

Malgré plusieurs avaries à bord toutes surmontées — dont notamment un problème de hook de grand-voile l’obligeant à naviguer avec un ris pendant toute la course — l’équipage conservera son avantage et arrivera à Cherbourg avec les honneurs ! Quelles que soient les conditions à bord du bateau phocéen, on prend le temps de vivre. Concentré sur l’objectif, l’équipage n’en oublie pas pour autant le plaisir et l’heure anglaise ! C’est ainsi que nos courageux équipiers mangèrent tous les matins leurs œufs-bacon au petit-déjeuner. Peut- être bien une source de leur réussite (mais, ne le répétez pas, c’est un secret bien gardé !)

Sur cette édition 2021, Lady First III a réalisé une course pleine, restant aux avant-postes dans sa catégorie tout au long du parcours de 750 milles entre Cowes et Cherbourg. Le Mylius 60 prendra la quatrième place de sa catégorie, tout près du podium, et la onzième place du classement  général  toutes  catégories.  Grâce  à  ces  résultats,  l’équipage  signe la  meilleure performance française de cette année ! De quoi rendre fiers les équipiers et leur capitaine Jean- Pierre en récompense du travail consciencieux mené depuis la mise à l’eau en 2018.

Après cette saison estivale en Manche, la Lady a retrouvé la cité phocéenne pour les régates de rentrée. Elle s’est distinguée dès la mi-septembre par une seconde place remarquée sur la plus grande régate corporative d’Europe : la Juris’cup ! Toutefois, l’équipage ne se contente pas des résultats passés et se projette d’ores et déjà sur la saison 2022 avec un programme bien rempli. En effet, Lady First III s’alignera au départ de la Transat du RORC en janvier 2022 puis participera à la reconnue Caribbean 600 avant de revenir au printemps pour un programme méditerranéen placé comme toujours sous le signe de la performance et de la convivialité.

Par Amandine Deslandes – Directeur associé – MARSAIL

Chloé Terracol

Chargée de communication

MARSAIL | Sport – Évènementiel – Formation

Rolex Fastnet Race 2021 : Une édition particulière pour Sun Hill III et son équipage

Retour sur la dernière édition de la Rolex Fastnet Race à travers le récit de François Charles, membre de l’UNCL et qui revient pour nous sur cette édition si particulière et unique à bord de son voilier Sun Hill III.

Cette édition de la Rolex Fastnet Race était particulière pour Sun Hill III et son équipage. Comme tous les deux ans, l’aventure a commencé par l’inscription en janvier. Désormais habitué aux rouages du RORC (Royal Ocean Racing Club, organisateur de la course), François était devant son ordinateur prêt à cliquer et nous étions inscrits dans les 40 premières secondes, afin d’être sûrs de pouvoir faire cette course, qui se joue à guichets fermés tous les deux ans. Une première victoire.

Comme d’habitude, la saison Fastnet est une saison au programme riche en navigations, rien que pour pouvoir satisfaire aux exigences de qualification.

Pourtant, en 2021, ce fut bien différent. Les premières courses de la saison ont été annulées ou reportées en France. Participer au championnat du RORC était impossible au printemps pour les français, à cause des précautions sanitaires.

Si bien que Sun Hill III a pris son premier départ de régate de la saison en juillet, lors de la Cowes-Dinard. Avec toutes ces contraintes, nous n’avons pas pu, comme à l’accoutumée, tester différentes configurations d’équipage.

C’est donc en formation réduite que nous nous lançons sur cette édition avec à bord François Charles (barre, tactique, navigation), Jean-Gabriel Jourdan (N°1, réglages, barre), Olivier Leroux (barre, réglages navigation) et Jordan Ropars (réglages, intendance, barre, apnée).

Dimanche 8 août, c’est le jour J. L’équipage de Sun Hill III est prêt. Le bateau est rangé prêt à affronter une mer dure et des rafales de vent à plus de 35 nœuds.

À cause du mauvais temps, l’ordre des départs a été modifié. Les bateaux géants de l’IRC 0 et IRC 1 partiront avant les IRC 4 afin d’ éviter les collisions.

Notre départ, celui des IRC 4, est à 12h10, heure locale. Nous partons plutôt milieu de ligne, assez prudemment, avec deux ris dans la Grand-Voile et J3.

François ne juge pas opportun d’aller au contact des autres concurrents dans ces conditions. Après quelques minutes et déjà quelques virements l’équipage se sent plus à l’aise. Notre barreur/tacticien commence à retrouver ses marques et décide d’aller chercher les effets de côte le long de l’île de Wight, tout en conservant les effets du courant. Ça y est notre équipage est dans le match, nous recroisons avec les premiers du groupe. C’est parti pour 20 heures de près dans des conditions soutenues.

Passé les Needles, nous partons pour un long bord de près, tribord amure, avec les vagues de face. Nous faisons quelques sauts qui font dire régulièrement à l’équipage : « le Dehler 33 est vraiment un bon bateau ».

Avec le courant favorable qui faiblit et une grosse partie de la flotte qui est à gauche du plan d’eau, la tactique est de virer pour s’abriter derrière Portland Bill.

Au bout de quelques heures, la mer se calme, le bateau glisse au près sur l’eau. C’est un moment de répit apprécié par l’équipage qui en profite pour manger, un petit peu, toujours au rappel.

Après une nuit à faire du près, nous approchons de Dartmouth. Le vent est instable en direction et en force, sous le vent de cette côte. Nous essayons de nous approcher au plus de Start Point pour rester à l’abri du courant. Au petit matin, le vent s’est vraiment calmé. Après avoir renvoyé un ris au passage de Portland Bill en début de nuit, puis le second ris au lever du jour, il est maintenant temps de passer sous J2 et de ranger le J3 (voiles d’avant).

Nous effectuons plusieurs virements le long de la côte, en compagnie du X332 vainqueur de la course. Nous ne sommes pas trop préoccupés, ce bateau nous doit du temps.

À la mi-journée, devant Plymouth, une rotation de vent est annoncée, avec un vent plus fort au large. Nous virons donc pour faire route au 200°. Lorsque nous touchons ce nouveau vent, nous reprenons notre route vers l’ouest.

Ce petit décalage nous a permis de bien reprendre l’avantage, et de retrouver, même à distance, le JPK 1010, Raphaël, alors en tête, qui fait une superbe course en double.

Le vent continue de mollir, nous passons sous J1, toujours au près. Nous longeons la côte, chaque bord à terre est un gain sur la concurrence. En début de nuit, nous arrivons au bout de la Cornouaille. Nous avons plutôt bien tiré notre épingle du jeu et sommes toujours dans le trio de tête.

Cependant, l’équipage est fatigué. Olivier barre dans le tout petit temps, en essayant de conserver un maximum de vitesse. Jean-Gabriel et Jordan se relaient pour les manœuvres, tandis que François essaye de trouver la meilleure route pour échapper à la pétole et contourner le DST sans perdre trop de terrain. Nos camarades s’échappent pourtant. Winsome , Gioia, Raphaël ont désormais plusieurs milles d’avance sur nous. Entre les îles Scilly et le phare du Fastnet, Jean-Gabriel, Jordan et Olivier barrent à tour de rôle.

François travaille la tactique et récupère un peu. Dans cette remontée vers le Fastnet, en fin de nuit, le vent s’est de nouveau renforcé et a bien tourné. Nous pouvons envoyer le code 5. Nous naviguons vite pendant deux heures, ce qui nous permet de revenir un peu sur les concurrents de devant.

En temps compensé, Raphaël et Gioia sont les deux premiers bateaux à passer le Fastnet en IRC 4. Nous sommes troisièmes.

Nous sommes ravis de notre place, à 52 minutes de la première place est à 53 secondes de la seconde place.

Nos concurrents d’IRC 4B ont entre 1h30 et deux heures de retard sur nous.

 

Nous attaquons la descente vers les Scilly, plus motivés que jamais, sous spi symétrique.

Le plan pour cette descente est d’aller dans l’Est, pour conserver du vent. Vent qui doit doucement mollir par l’ouest d’après nos fichiers météo. Nous empannons donc, dès le passage du DST. Notre objectif est de passer dans l’Est du DST des Scilly en finissant sous Code 5, puis J1.

La descente est rapide, et tout l’équipage arrive à se reposer. Ça fait du bien de naviguer à plat.

Malheureusement, le début de nuit va être moins paisible et rapide que cette excellente journée.

Une fois tous les spis rangés, le DST contourné à bonne vitesse. Nous apercevons une grande quantité de feux de navigation devant nous. Il s’agit en fait de plusieurs concurrents à la dérive. Il n’y a plus un souffle de vent et il est trop tard pour faire demi-tour.

Nous pénétrons donc, nous aussi, dans cette zone sans vent.

Nous ne savons absolument pas combien de temps cela va durer, le fichier météo annonce entre 8 et 12 nœuds de vent. Jordan et François décident d’aller dormir pour être le plus en forme possible dès le redémarrage du bateau.

Jean-Gabriel et Olivier vont passer entre 2h30 et 3 heures à la recherche du moindre filet d’air tout en voyant une quarantaine de bateaux nous passer devant.

C’est frustrant, au classement de 3h30, nous sommes toujours premier en IRC 4, mais nous savons que ça ne va pas durer. Les autres avancent à 6 nœuds dans le Sud.

Au petit matin un léger souffle de vent, nous permet de relancer le bateau. Nous sommes coincés entre le DST et les ilots des Scilly que nous n’avons pas le droit de traverser. Nous rasons le phare de Bishop Rock pour éviter

un virement supplémentaire et arrivons enfin à reprendre une route similaire à celle de nos concurrents. Il est 9h00, nous sommes neuvièmes au classement IRC 4.

Après longue réflexion, François décide d’aller chercher Aurigny. Nous faisons marcher le bateau sous spi, avec un petit recalage le long des côtes anglaises. Ça va vite, il y a une vingtaine de nœuds, nous arrivons à bien descendre et nous entamons notre remontée au classement général.

Il n’y a pas beaucoup d’options possibles entre les Scilly et l’atterrissage sur le DST des Casquets. Pour la toute fin du parcours, trois possibilités s’offrent à nous :

1)   passer au nord du DST des Casquets (favorable en cas de courant contraire).

2)   passer au nord d’Aurigny juste sous le DST (favorable si le courant est dans le bon sens)

3)   et enfin passer au nord de Guernesey et dans le sud d’Aurigny. C’est cette dernière option que nous choisissons.

En effet, le courant n’aura pas tout à fait renversé au nord d’Aurigny à notre arrivée, alors que dans le sud il sera favorable.

Nous longeons la côte sous spi et arrivons dans le raz Blanchard quasiment à l’étale.

Arrivés au niveau du phare de la Hague, nous profitons d’un courant favorable qui nous fait marcher à 10 nœuds. Nous filons vers la ligne d’arrivée, proches du X-332 brestois et du Sun Fast 37 irlandais.

Nous terminons au final troisième IRC 4 (72 inscrits), à 16 minutes et 55 secondes du premier est à 7 minutes et

12 secondes du second.

Nous sommes heureux d’avoir terminé notre troisième Fastnet sans encombre.

Nous n’aurions pas parié pouvoir revenir sur le podium après cet arrêt de presque trois heures aux Scilly. Bravo à nos concurrents et mention spéciale pour le bateau irlandais qui est venu nous féliciter, s’excusant d’avoir profité de notre arrêt ! Nous espérons les retrouver en 2023 pour rejouer le match 😉 .

Nous avons passé une petite semaine de régate intense et nous conservons le souvenir d’une course exigeante avec la difficulté de son parcours et de la météo.

Nous nous sommes énormément amusés tous les quatre, le quatuor a parfaitement fonctionné. Nous aurions pu partir pour un deuxième tour dans la foulée.

 

Nous sommes prêts pour 2023, et comme en 2019 nous serions partants pour laisser Sun Hill 3 se reposer, pour découvrir de nouvelles sensations et nous compliquer un peu la tâche avec un bateau un peu plus sportif.

*DST : Dispositif de Séparation du Trafic (zone interdite en régate)

Crédit photo : Paul Wyeth/RORC

Adeosys premier au phare du Fatsnet

Retour sur la dernière édition de la Rolex Fastnet Race à travers le récit de Ludovic Menahes, membre de l’UNCL et qui revient pour nous sur cette édition si particulière et unique à bord de son voilier Adeosys .

Départ, le dimanche 8 août de Cowes. Pour le Fastnet. La course au large, la plus ancienne et réputée la plus dure. (elle va être à la hauteur de ce que l’on en dit).
Groupe IRC 4 et Double.

C’est notre première Fastnet en duo et la mise en jambe est de taille. Les premières 24h s’annoncent salées….. 30 nœuds, une mer cassante,… bref, on part à 10h du ponton avec un gros repas dans le ventre car on ne va pas manger correctement pendant ces 24h.

Départ 12h, dans le Solent (baie sud Angleterre), en retard sur la ligne, mal positionnés, à cause d’un problème d’accroche de notre voile d’avant. Nous sommes sous solent et GV 1 ris (28 nœuds, rafales à 32). Certains ont pris 2 Ris, d’autres ont aussi mis leur ORC (toute petite voile d’avant). Ce n’est pas si grave, avec un bon travail, on arrive à sortir des Needles, avec la tête de notre flotte,

Puis, nous voici en manche, 3h que nous sommes partis, nous sommes trempés de la tête au pied… Première rotation de vent, on prend et on part vers les côtes anglaises pour se protéger du courant de face qui va arriver. Cela va être de la survie, toute la nuit. Au près, dans 30 nœuds. Le bateau va bien, va vite, (mais le pilote ne peut faire un travail correct), on va se relayer toutes les 2h à la barre, harnachés au bateau.

Dans la matinée, du 2ème jour, moins de vent, la mer s’aplatie un peu, on prend enfin le temps de respirer. On refait un point météo. On regarde, autour de nous, Léon (JPK 10.30) est juste devant et Aileau (une 1ère pour nous le JPK 10.80 est derrière). On a du réseau, on regarde notre position, nous sommes 1er IRC 4 et 2ème IRC Double. C’est réconfortant, on oublierait presque que l’on est trempés de la tête aux pieds. Dans la journée, nous nous sauvons avec le groupe de bateau IRC 3 (la taille au dessus…).

Puis, la 2ème nuit, c’est la négociation du passage des iles Scilly. Compliqué, le vent tombe vers minuit. Nous sommes encore le long des côtes, mais il faut descendre pour passer entre les 2 DST … guerre des nerfs, 2h sans vent… on voit certains bateaux repartir, puis s’arrêter. On va finalement sortir très bien à nouveau de ce passage.

Au petit matin, du 2ème jour, nous sommes dans la traversée de la mer Celtique, à naviguer avec des JPK 10.80, 10.30, SF 3600, voire même plus grand… bref pas avec les bateaux de notre groupe. Le vent s’oriente petit à petit, ce qui nous permet d’envoyer notre Code 0 sans câble Technique Voile #Laballe, les autres suivent, puis le vent forcit mais on ne veut pas les lâcher, alors « ils ont des ballast (lest rempli d’eau) et bien nous on va prendre un Ris ». 100 miles plus loin, à 4h du matin, à part un ou 2, nous les avons tous tenu. Rincés, à la limite du rouge, nous prenons notre position au passage du Fastnet. Toujours 2ème IRC Double, 1er IRC 4 en réel et compensé avec presque 1h d’avance sur le second et 30 milles d’avance sur le futur vainqueur.

C’est top (on aurait bien voulu voir le phare, tout de même !), mais la descente va être compliquée, moins d’air que nos poursuivants, ils vont grapiller tout le temps des milles. On sait déjà qu’il va nous falloir de la chance pour garder notre position, car cela part par devant et revient par derrière et nous nous sommes au milieu. Bref au milieu de 2 systèmes météo !

Retour et descente vers les iles Scilly, le 3ème jour. Super confortable sous grand Spi, enfin le bateau est à plat. On sera à une moyenne de 8 nœuds quand derrière, c’est du 10-12 nœuds…

Arrivée au milieu des DST et des Scilly, au matin du 4ème jour, on reprend notre position, nous sommes passés 3ème IRC Double et toujours 1er IRC 4, mais les bateaux se rapprochent. A la sortie des Scilly, les gros IRC double sont passés, la porte se referme pour nous. On va passer des heures à attendre du vent… et derrière, cela revient, revient… Puis on repart, mais pour aller à Cherbourg, nous n’avons plus d’autre choix que de faire du sud et de rallonger la route.

Au petit du matin du 4ème jour, nous sommes toujours avec les bateaux du groupe supérieur IRC3, que nous avons tenu tout le long, mais pour la première fois, on voit des bateaux de notre groupe, en visu… On comprend que c’est fait, nous sommes récupérés et c’est perdu. Nous ne sommes même plus 1er en réel (mais 4ième). Ils ont eu un vent différent, ils ont fait route directe alors que nous nous avons parcouru beaucoup plus de route dans cette derrière descente..

Un peu touché au moral, on se reprend et on va cravacher toute cette dernière matinée pour reprendre notre place de 1er en réel. Une bonne négociation des divers courants, le long du DST des Casquets, d’Origni, du Raz Blanchard, et au passage de la Hague, nous avons repris notre position de leader en temps réel. Un petit soulagement !

Pour les classements :

  • 116ème en temps et 30ème en temps compensé sur 314 bateaux. (9ème au Fastnet toutes classes confondues)
  • 5ème en IRC Double sur 59 bateaux (2ème au Fastnet)
  • 8ème en IRC 4 sur 70 bateaux (1er au Fastnet)

Félicitations à Trading Advices.com , nos amis brestois, venus pour gagner, qui au passage du Fastnet, se sont dit, c’est fini Adeosys a gagné (plus de 5h d’avance), mais n’ont rien lâché, grapillé miles par miles pour finir 15 minutes derrière nous.

Petites anecdotes :

  • La 1ère nuit, j’ai volé de la table à carte sur la cuisine. Bobo à la tête, du sang partout…
  • Empannage avec le stick (pièce qui permet de tenir la barre), qui se désolidarise. Un peu déconcertant lors de la manœuvre.
  • Pour sa seconde participation, David n’a encore pas pu voir le Rocher du Fastnet, peut-être que pour gagner, il faut le voir ?

Au final, le Fastnet aura confirmé que c’est une course dure. On s’est même dit avec David, jamais on ne revient en double sur un si petit bateau… Mais le JPK10.10 est vraiment un très bon bateau de près dans la brise, la piaule…. On reste sur notre faim, étant passé tout proche de le gagner. On va donc revenir !

Suivez les courses au large du Team Adeosys : https://www.adeosys-courseaularge.fr/courses/fastnet-race-notre-course/

SNA-Numerobis remporte la première étape de la Transquadra 2021 !

Retour sur la première étape de la Transquadra 2021 à travers le récit de Jean Passini, membre de l’UNCL et qui revient pour nous sur cette première étape.

Enfin , le départ de la Transquadra est proche ! Voilà près de deux ans que Dominique et moi nous préparons !

Issus de la régate et course au large en IRC équipage, nous avons eu le plaisir de rentrer dans le cercle de l’IRC double en préparation pour la Cap Martinique et la Transquadra . Quelle ambiance ! et quel plaisir. Nos entrainements intensifs nous ont permis de bien progresser, de mieux connaître notre bateau et faire les choix judicieux. Notre JPK 1010 , Numerobis, sponsorisés par SNA et d’autres acteurs de l’enveloppe du bâtiment nous donne satisfaction et nous permet même de remporter la Gascogne 45/5 au départ de La Rochelle début Juin.

C’est donc, confiant, que l’on prend le départ à Lorient, le 18 Aout après avoir dit au revoir à nos amis, nos collègues et nos familles venus très nombreux nous voir et nous accompagner.

Dans ce contexte, nous prenons un bon départ avec 12 N de vent de Nord-Ouest pour tirer des bords jusqu’à Pen Men en se livrant à une bagarre intense et passionnante entourés de bateaux plutôt plus gros que nous. La mer est plate et c’est un plaisir de glisser ainsi avec quelques bords contre la côte de Groix absolument magnifique. Dopés par ce beau début de course, nous restons concentrés car après Pen Men nous abattons et nous savons que les plus gros ratings vont nous rattraper prochainement.

Depuis plusieurs jours sur les pontons les navigateurs se posent la question de la route à choisir en raison d’un anticyclone prolongé d’une dorsale très présente dans le Golfe de Gascogne. Nous nous sommes fait notre idée mais cela reste compliqué. Il ne fait pas chaud, le temps est gris mais le vent est modéré. On s’accroche on guette les bascules pour optimiser les changements de voiles éventuels ! L’ensemble de la route jusqu’au cap Finistère se fait au près et nous aurons fait partie de ceux qui sont restés assez modérés dans leur choix. Ne pas aller trop au Nord-Ouest comme certains et ne pas nous rapprocher du centre de la dorsale nous permet de garder une vitesse raisonnable la plupart du temps. En effet, après 24h de course les gros ratings solos dont certains sont donnés favoris sont derrières. Maintenant il faut franchir le front avec des rafales à 27 N et une mer extrêmement désordonnée. Quelques heures difficiles à entendre le bateau chuter entre les vagues !  Puis le vent modéré revient, et il faut aller vite vers l’ouest sous code zéro ou A5 pour toucher la bascule de Nord-Ouest et enfin commencer à glisser. On passe de longs moments bord à bord avec des collègues que l’on apprend à connaître en VHF. On croise des cargos, des dauphins et même des baleines.

Un peu plus de trois jours sont nécessaires pour atteindre le DST du Cap Finistère !

 

 

Les jours commencent à s’enchaîner, et les routines, barre, réglages, navigation, météo, récupération des positions des concurrents, se mettent en place. Il faut aussi dormir et s’alimenter correctement. Jusque-là nous sommes dans des eaux connues, nous savons bien que c’est un rodage pour la seconde étape qui représentera une véritable nouveauté par rapport à notre expérience à tous les deux.

Après le DST, le soleil est là et nous envoyons le Spi, comme plusieurs bateaux autour de nous.

Quelques empennages puis on repart tribord amure direction Madère. Le vent monte, le bateau accélère, on ne lâche plus la barre tant les surfs sont excitants ! La nuit arrive, quelques nuages sont menaçants, on choisit la garde-robe adaptée et c’est parti. La mer est d’un bleu majestueux, c’est le large que l’on aime. On fera 234 Milles en 24 h ! c’est incroyable et nous sommes bien placés. Les plus gros n’ont pas fait la différence exigée par leur rating dans le golfe de Gascogne, mais maintenant ils lâchent les chevaux et ça va être autre chose.

Trois journées et demies bord à bord avec plusieurs Solo, que nous admirons, permettront de rejoindre Madère.

Sous spi non-stop, nos efforts pour isoler le fessier des vagues qui envahissent le pont sont vains ! Nous créons dans notre imaginaire, l’association des C… mouillés ! On barre debout pour sécher.  La nuque tournée vers la droite depuis trois jours, nous préparons l’approche de Madère et le dévent des iles. C’est notre première arrivée dans l’archipel ! Notre trajectoire est bonne, rectiligne, et le refus de fin de parcours ne nous gêne pas. Nous avons à peine le temps de calculer les temps des autres et comme de toute façon on ne sait pas à quelle vitesse nous ferons les derniers milles, il est inutile de faire des prévisions trop optimistes !

Hop ! encore un peu de sommeil avant l’arrivée, pour être en mesure de prendre les bonnes décisions. On passe entre Porto Santo et Madère , le vent reste soutenu, on a bien fait de changer de spi cette après-midi. On contourne la pointe Est pour passer la ligne au près à 04h30 devant Quinta de Lorde ! On apprend par nos familles à terre qu’à priori on est premier, mais c’est à l’arrivée de USHIP le Sun Fast 3200 de notre ami qui nous talonne depuis 3 jours que nous en avons la confirmation.

Accueillis généreusement par « les Rouges » et leur président, je suis personnellement touché de serrer la main de Franck que je connais depuis l’adolescence. Dominique et moi retrouvons avec joie nos familles pour partager ce magnifique dénouement  avec nos proches !

Peu de temps séparent les trois premiers ! Tout reste à faire dans la seconde étape. La polyvalence de notre JPK 1010 a été précieuse ainsi que cette longue préparation à deux sur ce bateau que nous avons acheté ensemble pour ce projet. C’est certainement l’une des clés de notre résultat !

Ce n’est que le début ! on a bien navigué et on s’est fait de bons amis parmi les concurrents ! Vivement la suite !

Transquadra 2021 : https://www.transquadra.com/

Dominique et Jean s’engagent dans la Transquadra 2021/2022

La SNIM 2021

S’adapter au contexte sanitaire, et respecter le calendrier des courses déjà programmées : tel est l’enjeu de l’équipe d’organisation de la 55ème Snim suite à la décision de report.

Au lieu de se retrouver comme à l’habitude à Pâques – initialement du 2 au 5 avril un nouveau rendez-vous vous est donc proposé.

Nous vous convions à rejoindre les pannes du Vieux-Port pour participer à un événement inédit de festivités et de régates à partir du vendredi 29 octobre et jusqu’au lundi 1er Novembre, avec au programme notamment une grande course.

Un des temps forts sportifs les plus en vue au cœur du Vieux-Port et sur les plans d’eau alentours, la Semaine Nautique Internationale de la Méditerranée – qui réunit traditionnellement une flotte de 150 bateaux et plus de 1 500 équipiers à l’invitation de la Société Nautique de Marseille – s’installe   de nouveau sur le calendrier 2021 des Championnats IRC Méditerranée.

C’est un véritable défi pour l’organisation et bien sûr pour les régatiers auxquels nous pensons sans relâche passer d’un week-end de Pâques à celui de la Toussaint. Nous espérons tout de même pouvoir les retrouver nombreux.

L’Avis de Course de la SNIM 2021 est maintenant disponible :

Tout sur la régate, l’inscription en ligne, les docs de course, le programme, la liste des inscrits… : ICI

L’organisation de la SNIM

Photos : Pierick Jeannoutot

 

Brescou d’Or 2021

La société des Régates d’Agde et du Cap (SORAC), organise pour la deuxième année consécutive le Brescou d’Or le 16 et 17 octobre prochain.

Epreuve inscrite au Championnat UNCL 2021 Méditerranée Equipage, elle attire des voiliers venant de Provence et Côte d’Azur, mais également une flotte présente dans l’Est de l’Hérault.

Les certificats de jauge IRC SER 2021 sont acceptés pour cette régate.

Toutes les informations sont disponibles sur le site internet de SORAC : https://www.soracagde.com

L’Avis de Course 2021 est disponible ici : https://www.uncl.com/wp-content/uploads/2021/10/AC-Le-Brescou-dOr-IRC-2021-.pdf

L’année dernière, au classement général -sur les 3 courses- suivant : 1er Sloughi à M. Rivas, 2e Les Minots de la Nautique à M. Bordes-Laridan, 3e Euro-Voiles à M. Infante, etc… sur 27 bateaux classés.

E-mail : sorac@wanadoo

Site Web : www.soracagde.com

Programme :

  • Vendredi 15 octobre :

14h00 à 18h00 : Confirmation des inscriptions

  • Samedi 16 octobre :

10h00 : Briefing des skippers

10h30 : Premier signal d’avertissement pour 1 à 4 courses en parcours construits ou côtiers

20h00 : Repas des équipages

  • Dimanche 17 octobre

09h15 : Briefing des skippers

10h30 : Premier signal d’avertissement pour 1 à 4 courses en parcours construits ou côtiers

17h00 : Proclamation des résultats

 

Remise des prix des Championnats IRC UNCL Méditerranée 2020

En 2020, la saison de régates IRC Méditerranée a été largement amputée à cause de la crise sanitaire qui n’a permis que l’organisation de quelques épreuves au 3ème trimestre.

Cependant l’UNCL a tenu a récompenser les 3 premiers de chaque classe (IRC 1,2,3,4, Duo et Solo) lors de la soirée d’ouverture de la Massilia Cup au CNTL Marseille en présence de Xavier MACAIRE, venu parrainer l’épreuve, et de Philippe SERENON Président de PropIrc.

Nous remercions le CNTL qui nous a offert un cocktail à la suite de cette sympathique remise des prix.

Méditerranée Equipage

Méditerranée Duo

Méditerranée Solo

 

Crédit Photos : Yohan Brandt

39e Massilia Cup : Coup de foudre en rade de Marseille

Sport/voile/Marseille : Communiqué – Dimanche 26 septembre 2021

Après le soleil estival de la veille, la deuxième et dernière journée de la 39e Massilia Cup a été marquée par le coup de foudre qui s’est abattu sur la rade sur les coups de midi. Après un énorme grain, les quelque 80 bateaux et 700 marins ont pu enfin prendre un départ dans des conditions régatables pour un final ensoleillé.

Après deux ans de patience, en raison des conditions sanitaires, c’est un week end de haute lutte sur la rade sud qui s’est achevé. Et la bonne nouvelle c’est que le cap est déjà mis sur la 40e édition qui ne se fera pas attendre bien longtemps car elle retrouvera ses dates traditionnelles au printemps prochain (du 1er au 3 avril 2022).

« C’est une Massilia qui a été perturbée par une météo capricieuse. Aujourd’hui cela a réduit le programme à une manche qui s’est finie dans le petit temps mais la fête a été vraiment réussie car hier cela été une journée de navigation superbe », a commenté Yves Ginoux, vice-président du CNTL et responsable du pôle course.

« La 40e édition, on l’attendra moins longtemps car elle se tiendra dans sept mois avec peut-être bien des nouveautés au niveau organisation, car on réfléchit à des formules nouvelles et ce sera un retour à un format sur trois jours », a ajouté M. Ginoux.

Grain…de folie

Après un samedi ensoleillé, où un vent de 15 à 20 nœuds a soufflé dans les voiles, la journée de dimanche a débuté sous un ciel chargé. L’orage annoncé a fini par s’abattre vers midi sur le futur plan d’eau des JO 2024, suivi d’un grain de folie mais qui heureusement a vite laissé place à des conditions beaucoup plus clémentes.

Le comité de course a cependant préféré interrompre le processus de départ des premières courses et demandé aux voiliers de s’abriter le long de la corniche. Certains bateaux sont rentrés au port, avant de repartir. Finalement, après une rotation du vent de 180°, les départs ont enfin pu être donnés. Mais l’orage a laissé quelques traces notamment sur Chenapan, un Ker 40 (IRC3) qui a dû naviguer sans électronique, à l’ancienne.

En IRC Duo, après leur victoire cet été dans la Quadra Duo, les deux Pierre, Perdoux et Grosgogeat, ont inscrit leur nom au palmarès, remportant le classement de la Duo Sail, sur Ilogan. « On a bien gazé, nous les deux Pierre. C’est une belle année », a commenté Pierre Perdoux. « Les conditions ont été dures, avec des vents qui ont tourné dans tous les sens, il a donc fallu toujours être à l’affut et alertes pour savoir d’où ça allait venir et ne pas s’endormir même si on était devant». « Aujourd’hui, le temps, ça a été du gros n’importe quoi, d’abord la grosse tempête, la grosse douche puis le grand soleil, c’est bien pour faire sécher les voiles », a-t-il encore plaisanté.

« On est fiers de défendre les couleurs du CNTL », a conclu Pierre Perdoux, qui a promis de revenir l’an prochain pour la 40e édition, toujours avec son partenaire. Les deux Pierre ont tous les deux 54 ans et naviguent ensemble « depuis 40 ans ». S’ils ont commencé en Optimist à Annecy, ils sont « maintenant des Sudistes, d’adoption ».

Xavier Macaire, un parrain dans son élément

Parrain d’exception pour ce rendez-vous des meilleurs régatiers de Méditerranée, Xavier Macaire (groupe SNEF), qui vient de signer une superbe 2e place sur la Solitaire du Figaro, a navigué aujourd’hui, sur le Figaro 3 d’André Morante, membre du pôle course sud CNTL.

« Samedi, c’était super, une belle régate en équipage dans la rade de Marseille. Ca fait bizarre de naviguer en équipage, il faut prendre de nouveaux repères, il faut réussir à ne pas vouloir tout faire en même temps. J’étais à la tactique », a commenté le solitaire. « On a fait de beaux parcours, un tour du Frioul sur la 2e manche. On a eu du vent, sur la 2e manche, c’est monté à 20 à 25 nœuds, ça déboulait bien sous spi », a expliqué le marin qui a grandi à Marseille. Autre intérêt pour Xavier Macaire, parrain pour la 2e fois de la Massilia Cup, le partage d’expérience. « Quand on naviguait on n’était pas là pour papoter, mais ils se sont pas mal intéressés à mon parcours, à ma façon de gérer mes courses, mon sommeil sur la Figaro, ma navigation ».

Dimanche le navigateur installé à quelques encablures de Port Olona (Les Sables d’Olonne), est revenu à un support où il excelle, prenant place à bord du Figaro 3 d’André Morante. « On est cinq sur le bateau, donc là aussi ce sont des repères différents, l’idée c’est de prendre du plaisir. André je le connais bien car il était venu s’entraîner avec moi pendant un an à Saint-Gille-Croix-de-Vie (Vendée) dans notre groupe d’entraînement quand on avait acheté les Figaro 3. Si je peux donner quelques conseils et quelques réglages, c’est avec plaisir, parce que ce bateau je le connais vraiment par cœur ». S’il y en avait un autre, heureux en ce dimanche soir, c’est “l’ancien“ Gilbert Martin sur Varenne, qui a grillé la politesse au bateau de Macaire. « J’ai beaucoup apprécié que Xavier salue notre performance, lui qui est un grand champion, c’est tout à son honneur de venir nous féliciter. »

De la Transquadra à la Massilia

Récompensé samedi soir avec son partenaire Olivier Guillerot pour leur victoire le 29 août dans la 1re étape de la Transquadra sur Shamrock V, Bruno Maerten a profité de la Massilia Cup pour garder la main, à plus de trois mois du départ de la 2e étape qui s’élancera vers la Martinique. «C’est une frustration pour moi parce que je n’ai pas de bateau, car il est resté à Madère, donc je suis obligé de naviguer sur le bateau des autres, avec des mecs super sympa, sur Blue 007 », un JPK1010, en série IRC4. « Samedi on a fait 6 et 1, c’est pas mal, on progresse. »

Cette victoire dans la Transquadra, « c’est incroyable. On est vraiment allé à la chercher avec nos tripes, on a eu un peu de réussite, et depuis on est sur un nuage. Cela a un retentissement que je n’aurais jamais imaginé », ajoute le marin qui a donc porté haut les couleurs du CNTL sur son Figaro 2. La Transquadra, « j’ai l’impression que c’est un peu la vitrine de tous les navigateurs d’une cinquantaine d’années, tout le monde s’identifie à ça », ajoute celui qui ne fait pas ses 66 ans et qui prendra en janvier le départ avec Olivier Guillerot de la 2e étape entre Madère et la Martinique pour sa première traversée de l’Atlantique. « Je n’ai jamais fait de transatlantique, ce sera une première sur 2700 milles», sourit encore Bruno pour qui la victoire finale se jouera, comme lors de la 1re étape, sur « la météo et les trajectoires ».

La Jacques Vabre en ligne de mire

Particularité de cette 39e édition de cette Massilia Cup, les concurrents de la Duo Sail partageaient le même plan d’eau pour déterminer la meilleure paire de marins du classement IRC double Méditerranée sur l’année 2021. Le CNTL accueillait aussi les OSIRIS et faisait la part belle à la monotypie avec les Grand Surprise, et la première apparition des J/70 sur l’épreuve, qui disputaient leur dernière manche de la Coupe de France.

Et parmi les Duo, on pouvait croiser sur les pontons Laurent Camprubi, venu « dire bonjour » et prêter main forte sur le JPK30 « Télémaque 3 » à son « pote Eric Merliet qui était tout seul en solo et m’a embarqué pour former un duo ».

Vainqueur de la Giraglia en 2013, Laurent Camprubi, membre du CNTL, est « un habitué de la Massilia. Mais surtout on est à 42 jours de la Transat Jacques Vabre», qu’il va disputer sur « Fullsave », un Class 40 avec Jean-Pierre Balmes, face à des navigateurs comme Kito de Pavant, Sébastien Audigane, Antoine Carpentier ou l’ancien champion de ski croate Ivica Kostelic. « Je retourne en Atlantique la semaine prochaine et on finit la préparation. Il y a beaucoup d’envie et un plateau énorme, avec 45 Class 40, c’est une édition exceptionnelle », confie encore le Marseillais. La Transat Jacques Vabre, entre Le Havre et la Martinique s’élancera le 7 novembre.

Des parcours en temps réel « à la dernière minute »

Autre nouveauté de cette 39e édition, des régates au parcours dessiné en temps réel et communiqué instantanément par messagerie WhatsApp. « Ce se fait déjà en Angleterre ou en Europe du Nord, mais c’est nouveau chez nous même si ça se fait de plus en plus », explique Philippe Faure, président du Comité de course. « Ce sont des parcours déterminés à la dernière minute. On a une liste d’une trentaine de bouées, certaines qui sont des marques naturelles et d’autres qui ne sont pas encore mouillées, mais qu’on met sur certains endroits prévus à l’avance. On modélise le parcours sur une tablette et juste avant le départ on donne une liste de points aux coureurs via Whatsapp. On essaie de les choisir pour que ce soit un peu tactique, qu’il y ait des bords de près et du portant, que ce ne soit pas ce qu’on appelle +Les Petits chevaux de bois+ où les voiliers se suivent tous les uns à la suite des autres ». L’objectif de cette initiative est donc d’offrir le meilleur parcours possible par rapport aux conditions météo à l’instant T.

Quel est l’accueil par les concurrents ? « Il y a toujours des avis contraires mais dans la majorité ils sont assez contents. Tous les professionnels le font. Ici au niveau local ça peut encore surprendre mais ça va rentrer dans les mœurs », ajoute, confiant, le cadre de l’Y.

Un J/70 entièrement féminin

Présente pour la première fois cette année, la série J/70 a été marquée par la présence d’un équipage entièrement féminin sur CNT’Elles, avec à la barre Marine Pailloux, qui a terminé à la 2e place. « La journée d’hier a été très musclée, surtout pour nous, équipage féminin, forcément ça manquait un peu de bras, à la fin de la journée on était rincées ».

« Aujourd’hui, c’était un temps très particulier, on n’a pas souvent ça à Marseille. On est sorties avec du vent d’est, comme la veille. Ensuite il y a eu des gros orages qui sont arrivés de Martigues avec de l’ouest. Un orage comme on voit rarement à Marseille, il faut le dire. Ca a ensuite tourné un peu plus nord pour finir la manche du jour avec du sud, avec un vent qui a oscillé entre 0 et 10 noeuds. On a donc eu les quatre directions et les quatre saisons en une journée ».

De cette 39e Massilia Cup, que retient-elle ? « Déjà d’être là, parce qu’après ces deux années qu’on vient de passer, on était contentes de disputer cette Massilia Cup, c’était pas gagné et on n’y croyait pas forcément début septembre. Et finalement on l’a faite, avec quatre manches dans notre poule, donc ce que je retiens c’est d’avoir été là ».

 

Site internet Massilia 2021: https://www.cntl-marseille.com/actualites/-massilia-cup-2021-726.htm

 

CNTL

Franck Recoing, président du CNTL

Yves Ginoux, vice-président, responsable du pôle voile

Samuel Cartier, responsable des événements nautiques

Francis Habert, responsable de la commission communication

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