Activités nautiques interdites COVID-19

Les préfectures maritimes françaises suspendent toutes activités nautiques jusqu’au 31 mars.

Interdiction d’activités nautiques en Manche – Atlantique COVID-19


Le vice-amiral d’escadre Jean-Louis Lozier

Les mesures décidées et annoncées le 16 mars par le Président de la République ont été juridiquement traduites par le décret n°2020-260 du 16 mars 2020 « portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus covid-19 ».

Afin de prévenir la propagation du virus covid-19 et de protéger la population, ce décret interdit jusqu’au 31 mars 2020 le déplacement de toute personne hors de son domicile à l’exception de 5 motifs limitativement énumérés et en évitant tout regroupement de personnes.

En mer, la problématique n’est pas différente et le champ d’application de ce texte à portée générale doit être compris comme couvrant également les activités maritimes et littorales de plaisance et de loisirs nautiques dans leur acception large, qu’elles soient pratiquées en groupes ou en isolé, encadrées ou non.

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Aucune de cinq exceptions figurant dans le corps du texte ne justifie la pratique de quelque activité nautique que ce soit ; aucune de ces activités ne peut constituer un déplacement bref en dehors du domicile. Certaines de ces activités nautiques font par ailleurs peser sur les services de secours et les structures médicales une charge incompatible avec la situation dans laquelle se trouve le pays actuellement. Ainsi et sans êtres exhaustives, les pratiques liées au nautisme, aux sports de glisse, à la plongée sous toutes ses formes sont à proscrire particulièrement tant que la situation prévue par le décret sera en vigueur.  Je vous demande de bien vouloir relayer ce message destiné à les dissuader, en particulier auprès des capitaineries des ports de plaisance.

Les contrevenants s’exposent bien entendu aux sanctions prévues par le décret. La gendarmerie maritime est chargé de veiller à la bonne application de ces règles temporaires et n’hésitera pas à verbaliser les contrevenants.

Je diffuserai très prochainement un communiqué de presse pour expliciter le sens des mesures prises par le Président de la République, appliquées au secteur maritime de loisir.

Je compte sur chacune et chacun d’entre vous pour diffuser auprès des élus des communes littorales et des exploitants des ports le contenu de ce message citoyen, responsable et de bons sens.

Communication du Préfet Maritime de l’Atlantique : 18 Mars 2020
Préfet maritime de l’Atlantique / CECLANT

Site d’informations : www.premar-atlantique.gouv.fr

 

Interdiction d’activités nautiques en Mer Méditerranée COVID-19

Conformément au décret n°2020-260 du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus COVID-19, la préfecture maritime de la Méditerranée précise que les activités de plaisance, de tourisme ou de loisirs nautiques sont aussi interdites en mer Méditerranée jusqu’au 31 mars 2020.

En mer comme à terre, ces dispositions ont vocation à lutter activement contre la propagation du COVID-19 en restreignant tous les déplacements.

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Elles permettent également de préserver les moyens de secours en mer pour les dédier plus spécifiquement à d’éventuelles interventions sanitaires liées à l’épidémie en cours.
Aussi, il vous est demandé de respecter strictement cette interdiction et de relayer cette information auprès de l’ensemble des usagers de la mer.

Pour mémoire, le non-respect de la réglementation précitée est passible des mêmes sanctions qu’à terre.

Communiqué de Presse : 18 mars 2020

Préfecture maritime de la Méditerranée

Site d’informations : www.premar-mediterranee.gouv.fr

UN VENT DE NOUVEAUTES SOUFFLE SUR L’EDITION 2020 DU TOUR DU FINISTÈRE A LA VOILE

Piloté par Finistère 360° et le Comité départemental de voile, le comité d’organisation du Tour du Finistère à la voile 2020, a concocté un parcours original et riche de nouvelles étapes. Cette 35e édition, qui se déroulera du 25 juillet au 1er août, est ouverte aux bateaux de 7 à 16 mètres. La centaine d’embarcations va parcourir 200 milles au large des côtes du Finistère, de Roscoffà Port-la-Forêt. L’édition 2020, inscrite au Championnat UNCL 2020 Manche – Atlantique Double, fait l’objet de nombreuses nouveautés, au niveau du parcours, des classements, des services proposés aux régatiers et des animations.

Un parcours riche et original

Après un départ le 27 juillet de Roscoff, les concurrents rejoindront l’Aber Wrac’h. Le 28, après avoir navigué dans les eaux du Parc marin d’Iroise, ils feront étape sur l’île d’Ouessant. Le 29, la flotte fera route vers Douarnenez-Tréboul, où deux journées de navigation seront consacrées à la découverte de la baie. Le 30 sera marqué par un parcours côtier et une escale à Crozon-Morgat le temps d’un déjeuner convivial, une autre nouveauté de cette édition. Le 31, le parcours entre trois bouées devant l’île Tristan, permettra à nouveau à des équipages amateurs de se mesurer aux participants du Tourduf. Pour finir en beauté, le 31, les équipages quitteront Douarnenez, pour une étape nocturne. Guidés par les étoiles, ils se dirigeront vers la baie de La Forêt, terme de cette édition 2020.

Les étapes 2020

1- Roscoff -l’Aber-Wrac’h

2- Aber-Wrac’h -Ouessant

3- Ouessant -Douarnenez

4- Douarnenez -Crozon Morgat

5- Douarnenez -Port-La-Forêt

Une ouverture accrue aux équipages en double et aux jeunes

Nouveautés cette année, le Tourduf s’ouvre encore davantage aux équipages doubles puisqu’en collaboration avec l’Union Nationale pour la Course au Large, le Tourduf comptera pour le championnat Manche Atlantique Duo 2020. Il sera également proposé à cette série une course XXL de 300 milles pour leur permettre de se qualifier en vue de la transat Cap Martinique en 2021.

En parallèle des classements par catégorie ouverts aux catégories Osiris et IRC, le Tour du Finistère à la voile couronnera à nouveau les équipages Jeunes dont la moitié doivent avoir moins de 26 ans et les équipages mixtes composés pour moitié de femmes. Parallèlement, le classement «Voile entreprises» récompensera les bateaux dont l’équipage est composé d’au moins 50% de membres d’une même entreprise.

Un large panel de services aux régatiers

Les participants pourront bénéficier de nombreux services et,notamment,d’un «coaching» mis en place avec une analyse météo et des débriefings par Gaël Le Cléach, le commissaire général de l’épreuve. Une bourse aux équipiers, le transport des voiles de convoyage ainsi que le transport retour des participants seront aussi proposés.

Un «Village de la mer» à Roscoff et Douarnenez

Roscoff et Douarnenez accueilleront le «Village du Tourduf», vitrine de la maritimité en Finistère. À Douarnenez, une «bulle expérientielle» proposera une immersion dans le monde maritime.

Lancement des inscriptions

Les inscriptions sont possibles à partir de ce vendredi 06 mars depuis le site internet : www.toutcommenceenfinistere.com

La Transat Cap Martinique dévoile son directeur de course

Cap-Martinique, la transat directe en solo ou en double qui part de La Trinité sur Mer le 18 Avril 2021 pour Fort de France.

Où en est-on pour cette 1ére édition 14 mois avant son coup d’envoi, qui propose aux amateurs avertis un parcours direct de 3800 miles en une seule étape ?

25 équipages sont inscrits officiellement, ils sont tous visibles sur le site www.Cap-Martinique.com

Le directeur de course sera Mico Bolo, le très connu fondateur de la Transquadra. Il apportera toute son expérience a cette nouvelle transat.

C’est toute l’île de la Martinique, emmenée par le Comité Martiniquais du Tourisme, qui se mobilise pour cette course. Le comité sera d’ailleurs présent à l’ArMen Race, épreuve organisée par le Yacht Club de la SNT et qui est inscrite au Championnat UNCL 2020 Manche-Atlantique. Ce sera l’occasion de faire connaissance de la Trinité « sous voiles ».

Tout cela confirme la dynamique mise en place lors du Nautic 2019. Cela doit permettre à Thibaut Derville et Jean-Philippe Cau , les organisateurs aux côtés de l’UNCL de rendre Cap-Martinique intéressante sportivement et humainement, en un mot incontournable.

 

Contact :

Transatirc@gmail.com

www.uncl.com

Partenaire principal : Comité Martiniquais du Tourisme
Partenaire officiel : Groupe GBH,Corsair
Partenaires sportifs : UNCL, Société Nautique de la Trinité, Yacht Club de la Martinique
Partenaires techniques : Ville de La Trinité sur Mer, Port de La Trinité sur Mer

 

 

 

 

DRHEAM-CUP Cherbourg – La Trinité 2020 : premier Open de France de course au large

Après deux éditions couronnées de succès, LA DRHEAM-CUP franchira un palier supplémentaire en 2020, puisqu’elle célébrera le premier OPEN DE FRANCE de COURSE AU LARGE, concrétisant davantage la volonté de l’organisateur DRHEAM-PROMOTION, d’en faire une épreuve ouverte à tous. Dans cette optique, un troisième parcours, la DRHEAM-CUP 1100, sera proposé aux trimarans Ultimes.

Créée en 2016, la course fêtera en 2020 sa troisième édition, LA DRHEAM-CUP CHERBOURG-LA TRINITÉ, sur un parcours inversé par rapport au cru 2018, à savoir un départ de Cherbourg-en-Cotentin et une arrivée à La Trinité-sur-Mer (18-27 juillet). Inscrite au Championnat UNCL 2020 Manche – Atlantique, cette troisième édition, tout en continuant à s’appuyer sur le triptyque « compétition, partage, fête » qui a contribué au succès des deux précédentes, sera marquée par une innovation majeure, puisqu’elle célèbrera le premier OPEN DE FRANCE de COURSE AU LARGE.

« Depuis sa création, la DRHEAM-CUP se revendique comme une grande Course au Large « OPEN » ouverte à tous les bateaux, des Mini 6.50 aux grands multicoques, à tous les formats, solitaire, double et équipage, et à tous les publics, amateurs et professionnels. Ce principe fondateur auquel je suis très attaché, est renforcé par cette labellisation OPEN DE FRANCE de COURSE AU LARGE. », explique Jacques Civilise, créateur et organisateur de l’épreuve.

A ce titre, l’organisateur de la DRHEAM-CUP CHERBOURG-LA TRINITÉ, en plus de récompenser les vainqueurs par classe, remettra quatre trophées spéciaux OPEN DE FRANCE de COURSE AU LARGE : au premier monocoque et au premier multicoque de la DRHEAM-CUP 700 (parcours de 740 milles), au premier bateau de la DRHEAM-CUP 400 (parcours de 430 milles) et au premier multicoque de la DRHEAM-CUP 1100. Un nouveau parcours de 1100 milles, également très technique, avec passages par Wolf Rock, l’île de Man et le Fastnet, sera proposé aux trimarans Ultimes, illustration de cet esprit « OPEN » véhiculé par la DRHEAM-CUP CHERBOURG-LA TRINITÉ.

Cette volonté d’ouverture se retrouve aussi dans une complémentarité exemplaire entre les quatre grands Yachts Clubs associés à la course : le Yacht Club de France, nouveau club-support Autorité Sportive Organisatrice, l’UNCL-Union Nationale pour la Course au Large, partenaire sportif, le Yacht Club de Cherbourg et la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer, sous l’égide de la Fédération Française de Voile. « Je les remercie tous chaleureusement, car mon rêve, ou plutôt mon « DRHEAM », depuis le début, est d’imaginer un grand événement, fruit d’une vraie synergie entre ces belles forces vives de la voile en France.»

Jean-Philippe Cau, président de l’UNCL, a confié : « L’UNCL, partie prenante de la course au large, est ravie de s’associer avec le Yacht Club de France pour faire de la DRHEAM-CUP une belle épreuve qui, se tenant les années paires, a toute sa place pour s’inscrire dans la voie tracée outre-Manche par la Rolex Fastnet Race, en réunissant amateurs et professionnels, avec à sa tête un animateur, Jacques Civilise, qui met beaucoup d’énergie dans son organisation. »

Philippe Héral, Président du Yacht Club de France ajoute : « Depuis plus de 152 ans, le Yacht Club de France reste fidèle à sa vocation qui en justifie le rayonnement : concourir au développement de la navigation de plaisance sous toutes ses formes ; en croisière comme en course, défendre et promouvoir les valeurs de solidarité, de courtoisie et d’élégance morale qui animent tous les gens de mer.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée du Yacht Club de France d’une plus grande implication dans le domaine de la course au large. Je ne doute pas qu’avec ses partenaires naturels le Yacht Club de France, par son autorité, sa notoriété, son expérience et la passion partagée de ses membres, saura créer une dynamique propre à rendre cette course encore plus séduisante et appréciée du monde de la course au large et de l’ensemble des navigateurs de plaisance. » 

 « Un tel évènement ne pourrait avoir lieu sans l’engagement fort de grands partenaires, que je remercie tout aussi chaleureusement », poursuit Jacques Civilise.

En premier lieu la Ville de Cherbourg-en-Cotentin, dont le Maire Benoit Arrivé souligne : « Le choix de Cherbourg-en-Cotentin par les plus grands organisateurs de courses n’est pas un hasard. Avec Port Chantereyne, nous bénéficions du plus important port en eau profonde de la Manche, protégé par l’une des plus grandes rades artificielles du monde, au sein d’un bassin nautique exceptionnel, ouvert notamment sur les îles anglo-normandes… Notre ville possède des atouts nautiques incomparables, complétés par une filière nautique et navale structurée et une qualité d’accueil reconnue de tous, que nous mettons en avant à travers ces manifestations. ». Un statut de référence internationale, reconnu par le RORC – Royal Ocean racing Club , qui vient de choisir Cherbourg-en-Cotentin comme port d’arrivée de la mythique ROLEX FASTNET RACE.

Un choix confirmé par Jean-Louis Valentin, Président de la l’Agglomération du Cotentin qui « entend également participer activement au rayonnement de son territoire en soutenant des évènements qui concourent à son attractivité. La DRHEAM-CUP en est une belle illustration qui permet de révéler pleinement les atouts de notre destination. »

L’événement est également soutenu par le Département de La Manche et son Président Marc Lefèvre qui précise : « « L’Attitude Manche », c’est un condensé de tout cela : un département qui sait accueillir, un département d’aventure, un département de pleine nature ! Aussi, au travers de notre Plan Nautisme, nous sommes fiers d’accueillir des évènements nautiques de grande qualité, comme la DRHEAM-CUP, qui révèlent la Manche sous d’autres points de vue. »

De même, « la Région Normandie soutient tous les évènements sportifs nautiques, formidables vecteurs d’attractivité pour notre territoire. Ainsi, nous sommes très heureux d’accompagner cette manifestation qui rassemblera des équipages amateurs et confirmés », déclare son Président Hervé Morin.

« L’Esprit DRHEAM-CUP c’est relier les Hommes et les Territoires » rappelle Jacques Civilise. Une dimension humaine bien perçue, comme en témoigne le Président du département du Morbihan, François Goulard : « Situé en Bretagne Sud, le Morbihan bénéficie d’atouts naturels incomparables pour la pratique des activités nautiques et de voile. A ce titre, le Département ne peut que se réjouir de voir ainsi mis en valeur ce cadre privilégié au travers de courses au large telle que la DRHEAM-CUP. Cette épreuve allie performance et solidarité, aventure humaine et maritime, et réunit amateurs et professionnels dans un port de référence pour les compétitions et les régates : celui de la Trinité-sur-Mer. »

« Un grand merci aussi à tous nos Partenaires privés et media dont les différentes contributions sont essentielles pour la réussite de l’évènement » ajoute l’organisateur.

Un nouveau directeur de course pour la DRHEAM-CUP CHERBOURG-LA TRINITÉ

Sylvie Viant indisponible l’été prochain, c’est Hervé Gautier qui officiera en tant que directeur de course de la DRHEAM-CUP CHERBOURG-LA TRINITÉ, ce dont se réjouit ce dernier : « C’est avec un grand plaisir que j’ai accepté la proposition de Jacques Civilise de succéder à Sylvie Viant. D’abord parce que, professionnellement, c’est une progression pour moi de m’occuper d’une course de cette envergure. Ensuite, parce que, en tant que marin, j’aime beaucoup le format. J’ai moi-même participé à de nombreuses épreuves de ce type, comme le Fastnet, la Middle Sea Race, la Bermuda Race, la Caribbean 600. C’est à la fois un sprint et une course de fond, typiquement le genre d’épreuve sur laquelle de très bons amateurs réussissent souvent à tenir la dragée haute aux professionnels. La DRHEAM-CUP CHERBOURG-LA TRINITÉ propose des parcours très complets, entre Manche, côtes anglaises, mer d’Irlande et pointe de la Bretagne, des terrains de jeu bien connus des habitués de ces courses semi-hauturières, qui donnent lieu à des conditions variées et à de multiples rebondissements jusqu’au bout. »

Les grandes dates de la DRHEAM-CUP CHERBOURG-LA TRINITÉ 2020 :

  • Samedi 18 juillet : Ouverture du village à Cherbourg-en-Cotentin
  • Lundi 20 juillet : DRHEAM-TROPHY (prologue)
  • Mercredi 22 juillet : Départ de la DRHEAM-CUP CHERBOURG-LA TRINITÉ
  • Vendredi 24 juillet : Arrivée prévue des premiers bateaux
  • Lundi 27 juillet : Remise des prix

AVIS DE COURSE et INSCRIPTIONS EN LIGNE sur https://www.uncl.com/courses/atlantique/drheam-cup-2020/

Communiqué de presse : @Drheam-promotion

Crédit photo : @Thierry Martinez

L’UNCL dévoile le programme des Championnats 2020

Retrouvez l’intégralité des épreuves inscrites aux Championnats UNCL 2020 Manche – Atlantique et Méditerranée. Ce sont plus de 30 clubs français qui donnent vie et prennent part aux Championnats à travers l’ensemble des façades maritimes française. Les coureurs pourront s’affronter parmi les 43 épreuves proposées à travers nos Championnats UNCL 2020.

Manche – Atlantique 2020 : Un Championnat tourné vers l’offshore qui a fait ses preuves.

Crédit photo : @Ready Prod

L’année 2019 sous son nouveau format était une première. Plutôt de bon augure pour 2020. La mise en place du nouveau Championnat, qui fonctionne sur le même principe que celui du RORC, propose enfin un calendrier commun aux régatiers de la Manche et de l’Atlantique. Il était important de retrouver une dynamique sur ces deux bassins et éviter un cantonnement aux compétitions locales. D’autant plus qu’on assiste aujourd’hui à une vraie demande pour l’Offshore et le Double de la part des régatiers. L’UNCL a alors institué un dialogue avec tous les clubs concernés de la façade Atlantique et de la Manche pour bâtir un programme à long terme.

Le Championnat s’est appuyé sur de belles épreuves existantes tels que le Spi Ouest France, la Gascogne 45/5 ou encore La Trinité Cowes. Il existe une quinzaine d’épreuves, réparties entre les trois bassins : La Rochelle où l’offshore s’est bien développée, la Bretagne sud, et la Manche avec ses propres évènements mais aussi la proximité des courses anglaises et irlandaises. Le nouveau programme prend en compte toutes ces épreuves. Le Championnat Overall compte 12 épreuves et le Championnat Duo en compte 16. A l’exception du Spi Ouest France, où il subsistait encore cette année des parcours bananes, toutes les épreuves du Championnat Manche-Atlantique sont des courses côtières et offshores.

L’année 2020 sera tout aussi passionnante et riche avec notamment de nouvelles épreuves inscrites à nos Championnats. Pas moins de trois nouvelles épreuves seront au programme des coureurs cette année. A commencer par la Round Ireland Race organisée par le Wicklow Sailing Club et l’Ile de Ouessant Race organisée par Le RORC. D’autres reviennent au calendrier cette année comme Le Tour du Finistère à la Voile, la première étape la Transquadra 2020 Lorient – Madère ou encore la Drheam Cup Cherbourg – La Trinité.

Le règlement va évoluer en 2020, même si ce sont toujours les cinq meilleurs résultats qui seront comptabiliser dans le classement final. La prise en compte du Spi Ouest et du Télégramme ou il n’est pas possible d’avoir les mêmes parcours pour tout le monde, seront pris en compte différemment dans le classement. L’éligibilité d’un classement va passer de 10 à 12 bateaux inscrits pour accentuer le caractère nationale de ce championnat. Critère d’ailleurs quasiment rempli pour toutes ces belles épreuves.

Méditerranée 2020 : D’est en Ouest, de nouvelles régates.

Le programme des Championnats IRC 2020 s’illustre par la création de nouvelles régates à l’Est, au Centre et à l’Ouest du bassin, preuve encore une fois du dynamisme et de l’attractivité des régates IRC en Méditerranée.

Ainsi l’UNCL est fière d’accueillir la SR Antibes, le COYCHyères, la SN Sanary et le SORAC Cap d’Agde, rejoignant ainsi les nombreux Clubs méditerranéens qui organisent déjà des épreuves en IRC au titre des Championnats afin d’offrir à des coureurs de plus en plus nombreux des régates de très bon niveau.

Par ailleurs l’accent est mis dans le Championnat Equipages pour favoriser l’arrivée au sein de nos bateaux de jeunes licencié(e)s de moins de 26 ans et de féminines, en proposant aux Clubs de réduire dans ce cas les coûts d’inscription et en limitant l’impact d’un équipier supplémentaire sur le rating du bateau.

Afin d’accompagner la création d’une épreuve de course au large aux Jeux Olympiques 2024 à Marseille et permettre d’encourager l’émergence d’équipages mixtes, le Championnat Duo verra cette année la création d’un classement Duo Mixte doté d’un prix spécial.

L’UNCL espère ainsi dynamiser encore plus les différents Championnats IRC en Méditerranée et répondre au mieux aux attentes des coureurs.

LA TRANSAT IRC UNCL RÉVÈLE LE NOM DE SA COURSE : CAP-MARTINIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Naissance officielle de la Cap-Martinique dont le lancement de la première édition est prévu le 18 avril 2021.

En solo ou en duo sur des monocoques jaugés IRC de 30 à 40 pieds, cette transat arrive à point pour proposer aux amateurs avertis son parcours direct de 3800 miles en une seule étape.

Les concepteurs de cette nouvelle transat portent l’ambition d’une course innovante, axée en priorité sur les coureurs, mais pas uniquement.

Si la réputation du port au départ – La Trinité-sur-Mer – n’est plus à faire dans le monde de la voile, c’est l’occasion de donner une place importante à un nouveau port d’accueil à l’arrivée : Fort de France.

L’occasion aussi d’orienter les consciences de chacun en imposant un volet développement durable.

L’occasion encore de profiter de l’engouement collectif d’un tel événement pour provoquer des questionnements sociétaux en favorisant l’engagement des équipages auprès d’une association qui porte ces valeurs.

Et engouement il y a lorsqu’on constate, qu’avant même la publication de son avis de course prévue pour début décembre, la Cap-Martinique compte déjà 45 préinscriptions pour un format de course que les organisateurs souhaitent limiter à 55 pour cette première édition.

 

A retenir :

–  Ouverture des inscriptions le 15 décembre 2019.

–  Rencontre avec les organisateurs de la course du 7 au 15 décembre 2019 au Nautic sur le stand de la Martinique.

 

Contact :

Transatirc@gmail.com

www.uncl.com

Partenaire principal : Comité Martiniquais du Tourisme
Partenaire officiel : Groupe GBH
Partenaires sportifs : UNCL, Société Nautique de la Trinité, Yacht Club de la Martinique
Partenaires techniques : Ville de La Trinité sur Mer, Port de La Trinité sur Mer

 

 

ROLEX MIDDLE SEA RACE, UNE 40ème EDITION TOUTE EN ÉMOTIONS !

En plein cœur de la Méditerranée, le parcours de la Rolex Middle Sea Race est réputé pour être l’un des plus beaux au monde et est souvent comparé à la Rolex Fasnet Race, ou la Rolex Sydney-Hobart, des courses de légendes qui se courent toutes sous la jauge IRC.

Elle est un véritable défi pour les équipages qui doivent régulièrement user de stratagèmes pour faire face aux conditions souvent changeantes et exigeantes.

Avec un départ et une arrivée à Malte, le parcours s’étend sur 606 milles nautiques et enroule la Sicile dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.
La flotte doit viser le détroit de Messine et passer les marques des îles Éolienne et du volcan Stromboli, filer à l’ouest jusqu’aux îles Egadi, redescendre plein sud vers Pantelleria et Lampedusa avant de rejoindre l’arrivée au port de Marsamxett.

Organisée par le Royal Malta Yacht Club, la Rolex Middle Sea Race a fêté cette année sa 40ème édition.

Pour cette occasion, ils étaient 113 bateaux à s’aligner au départ dont 23 nations représentées, venant de tous les points du globe. Plus des trois quarts de la flotte courrait en IRC.

Plusieurs équipages français étaient présents. A commencer par The Kid, le JP54 conçu et skippé par Jean Pierre Dick (deux fois vainqueur de la Barcelona World Race et quatre fois vainqueur de la Transat Jacques Vabre), le JPK 11.80 Courrier Recommandé de Gery Trentesaux, second Overall à 30 secondes du premier et gagne en IRC5 cette année, vainqueur déjà de l’édition précédente. Albator, proto conçu par Nivelt/Muratet de Philippe Frantz, qui a terminé troisième et Premier IRC 4 en 2018 et qui a donc un rang à tenir cette année. On retrouve aussi le JPK 10.80 Solenn de Ludovic Gérard, deuxième en IRC6 en 2018 devancé par le JPK 10.80 Russe Rossko. L’équipage français comptait bien prendre sa revanche cette année, la bataille fut haletante, tous deux en mode match racing durant toute la durée de la course! A noter que sur la quinzaine de français engagés, 8 sont des membres de l’UNCL.

Le top départ a été donné samedi 19 octobre par très petit temps, contrastant avec l’édition précédente plutôt venteuse. Chacune des 7 classes s’est élancée tour à tour toutes les 10 minutes. D’abord les multis, puis les petites catégories suivis enfin par les plus grands comme le maxi Rambler et les VOR70.

Progression lente et laborieuse pour toute la flotte vers l’extrême sud de l’île, avec en prime quelques bateaux bloqués à la première bouée de marque, les spis emmêlés. Le classement change vite en fonction des petites risées qui pointent leur nez.

Le parcours est long et avec de nombreux changements météos.
Gery Trentesaux, le sait bien : « La course s’annonce assez compliquée d’un point de vue météo (en même temps, on est en Méditerranée donc rien de surprenant…), avec une course deux en une, c’est à dire une première moitié très hasardeuse avec peu de vent portant entre Malte et Trapani et un très long retour au près dans du médium soutenu jusqu’à l’arrivée. Bref, ça va être long et piégeux, et comme d’habitude il ne faudra rien lâcher »

Et il ne lâche rien! Très vite Courrier Recommandé se positionne dans le groupe de tête à la lutte avec son sistership anglais Sunrise et Blur, un J111 particulièrement rapide : « Lever du jour, on s’aperçoit que Sunrise s’est envolé après une option plutôt extrême dans l’est. A Messine, il a 15 milles d’avance sur nous, ça pique!… Julien nous fait alors un véritable festival en analysant parfaitement la situation météo sur le tronçon Stromboli- Favignana. Sunrise perd du terrain. Nos spis légers sont de véritables armes fatales et nous réalisons un super come-back en nous recalant juste devant lui avant de négocier la sortie de la Sicile. Sunrise attaque alors fort à la côte et se fait piéger dans le dévent de la pointe. Un peu moins extrêmes, nous passons de l’autre côté de la pointe et touchons un le flux de Sud-Est. Nous ne reverrons plus notre sister-ship! »

Les vents légers au nord de la Sicile continuent de ralentir la progression de plus de la moitié de la flotte. Seuls 46 des 113 bateaux ont arrondi Favignana et pris le large au sud de Pantelleria et de Lampedusa. Là, ce sont les vagues qui ont constitué le plus grand danger. Courtes, raides et de plus en plus grandes à mesure que le vent forcissait, les bateaux étaient soumis à des chocs violents dans leur remontée au près vers Malte.

Mais Elusive2, un First 45 maltais, très à l’laise dans ces conditions, file comme un avion, ce qui ne surprend pas Gery Trentesaux qui se rappelle de son Lady Courrier, sister-ship d’Elusive 2, imbattable à ces allures.

« A Lampedusa nous sommes annoncés en tête du classement Overall, 90 milles nautiques l’arrivée. Mais notre avance est infime face au First 45, c’est chaud! …Génois médium pour attaquer les 10 derniers milles de louvoyage. Un dernier bord sous spi, de nuit pour rentrer dans le port de Malte où se situe la ligne d’arrivée. C’est bon, ça passe pour nous de justesse pour l’Overall. Mais nous savons que le First 45 a perdu beaucoup de temps durant la recherche du cata démâté, et qu’il mérite donc une bonification sur son temps de course, ce qui sera confirmé moins de 24 heures après par le jury. Nous sommes donc finalement classés seconds toutes classes. Bravo à l’équipage d’Elusive2, ils ont été très forts! L’objectif de départ qui était de remporter la catégorie IRC5 est plus que rempli, ce qui nous permettra de n’avoir aucun regret.»

Elusive 2 n’était pas le seul bateau à bénéficier d’une déduction de temps du jury. Quatre autres voiliers se sont aussi vu attribuer du temps pour leur soutien. Elusive 2 est le 1er bateau maltais à gagner la Rolex Middel Sea Race!

Huit bateaux ont officiellement abandonné : Ad Maiora, Fidanzata, Escapado, Apollo, Blackwater et deux de nos membres, Laurent Camprubi et Bernard Mallaret avec respectivement leurs nouveaux JPK 10.30 Jeanne et Sun Fast 3300 Eurovoiles.

Dans la classe IRC6 une course haletante et engagée s’est aussi jouée entre Solenn de Ludovic Gérard et son rival russe Rossko mené par Timofey Zhbankov. Du début à la fin, les deux JPK 10.80 ne se sont pas quittés. Après 5 jours de bagarre, le duel façon match racing a tourné à l’avantage de Solenn avec seulement 4 petites secondes d’avance sur le temps corrigé dans une arrivée spectaculaire au Royal Malta yacht Club.
« Pouvez-vous imaginer à quel point c’était intense ? Gagner avec seulement 4 secondes! Nous voilà donc premiers des IRC6 et 18 ème overall » a commenté Ludovic Gérard.

On peut aussi souligner les performances de nos membres Jacques Pelletier, qui termine huitième en IRC 4 avec l’Ange de Milon (Milon 41) ainsi que le voilier Parsifal (Sphinx 33) mené par Marie Christine Lobrichon et Didier Dardot, septième en IRC6.

En Double, la victoire revient au Figaro II Inteman de Daniel Martin. Le voilier dont le propriétaire s’est juste donné la peine de faire un certificat IRC Endorsed, sans aucune modification du bateau, devance un Sun Fast 3600 et un JPK 10.80, voiliers parmi les plus compétitifs en IRC actuellement. C’est une réelle performance qu’a réalisé le Duo espagnol!

Cette course est magnifique et chacun retiendra les paysages avec les volcans, Messine et ses courants, les falaises abruptes des îles italiennes, les couchers et levers de soleil, les températures ambiantes agréables. Ce n’est pas un hasard si de nombreux bateaux de toutes contrées se retrouvent à Malte en octobre!

 

Résultats :

Overall
First 45 / Podesta Family Elusive 2

JPK 11.80 / Courrier Recommandé (FRA) de Gery Trentesaux

Swan 42 / Bewild (ITA) de Renzo Grottesi

IRC 1
Maxi Rambler (USA) de George David
Martre de Przemyslaw Tarnacki 72 Aragon (POL)
Fabio Cannavale’s Baltic 78 Lupa of the sea (ITA)

IRC 2
Carkeek 47 Black Pearl (GER) de Stefan Jentzsch
Teasing Machine NMYD54 d’Eric de Turckheim (FRA)
Arobas² IRC52 de Gérard Logel (FRA)

IRC 3
Pietro D’Ali ICE52 PrimaVista-Lauria (ITA)
Frédéric Mylius 15 Corum Daguet2 (FRA) de Frederic Puzin
Sydney 43 Adrian Hoteles Macaronesia (MLT) de Lee Satariano

IRC 4
Podesta Family First 45 Elusive 2 (MLT)
Club de Renzo GrottesiSwan 42 BeWild (ITA)
Sean Borg XP-44 Xpresso (MLT)

IRC 5
JPK 11.80 Courrier Recommandé (FRA) de Gery Trentesaux
JPK 11.80 Sunrise (GBR) de Tom Kneen
J / 111 Blur (SWE) de Peter Gustafsson)

IRC 6
JPK 10,80 Solenn (FRA) de Ludovic Gerard
JPK 10,80 Rossko (RUS) Timofey Zhbankov
Grand Soleil 34 Aigylion (ITA) de Peppe Fornich

IRC Duo
Figaro II Inteman (ESP) de Daniel Martín
Sun Fast 3600 Bellino (GBR) de Rob Craigie

JPK 10.80 Bogatyr (RUS) de Igor Rytov

Photo credit : Rolex/Kurt Arrigo

ROLEX FASTNET RACE 2019 : LES FRANÇAIS ÉTAIENT AU RENDEZ VOUS

Le départ de la 48ème édition de la fameuse Rolex Fastnet Race a été́ donné le 3 aout dernier. Près de 400 bateaux se sont élancés depuis Cowes, port de l’ile de Wight, pour un parcours théorique de 608 milles. Les concurrents longent la côte sud de l’Angleterre et de la Cornouailles pour aller enrouler Fastnet Rock, phare du sud ouest de l’Irlande, puis rejoindre Plymouth, point d’arrivée, en laissant Bishop Rock et les Scilly à bâbord.

L’épreuve est réputée pour ses difficultés. Les dépressions sont fréquentes et la mer imprévisible. Elle exige de bons choix stratégiques en fonction des prévisions météo. Il faut jouer avec les vents dominants, les courants et les forts coefficients de marée.

Créée en 1925 et organisée par le Royal Ocean Racing Club (RORC), cette mythique course anglo-saxonne, en équipage et sans escale, est ouverte aux professionnels comme aux amateurs et se dispute tous les deux ans. Elle aligne des bateaux de toutes classes, répartis en plusieurs catégories. Cette année on y retrouvait 4 Ultim, 20 Imoca ainsi que 22 Class40.

Les IRC étaient 333 à s’aligner ce samedi 3 août. Une participation record ! La lutte était âpre dans toutes les classes représentées. Les membres de l’UNCL qui ont arborés fièrement les couleurs du club étaient 33 à prendre le départ pour rallier le phare emblématique du Fastnet, point le plus au Sud de l’Irlande.

Les prévisions météo du RORC étaient justes. Le départ s’est effectué́ par une brise inhabituelle de sud-est permettant aux concurrents une sortie express du Solent avec courant portant tout en gérant le dévent de l’Ile de Wight. Cependant, dès la première nuit, il a fallu gérer et bien sortir d’une transition, qui vu le vent faiblir puis tourner au sud-ouest avant de forcir progressivement jusqu’à plus de 30 nœuds en mer d’Irlande.

C’est ce que nous raconte Jacques Pelletier, victorieux en IRC1 sur son L’Ange de Milon et 7ème Overall :

« comme prévu le vent mollit à la fin de la journée. Les fichiers météo nous avaient montré que le vent de secteur Est, qui nous avait fait sortir facilement du Solent allait passer Ouest Sud-Ouest et entre les deux une zone de calme à traverser. Nos routages donnaient une alternative: le nord près de la côte et le sud presque au milieu de la Manche. Il était évident que passer au mieux cette zone de transition était essentiel pour le restant du parcours. Décision prise, nous resterions sur une trajectoire un peu au sud de la médiane entre les deux options.

La nuit tombe, et sur une mer plate le bateau glisse tantôt sous code 0, tantôt sous spi. Jean Luc en profite pour nous préparer un bœuf carottes du meilleur goût!

Au lever du jour, je n’ai plus que 14 cibles AIS sur mon écran et généralement des bateaux de dimensions supérieures aux nôtres. Soit nous sommes devant, soit nous sommes derrière, mais la présence de « gros » bateaux me fait pencher pour la première hypothèse. L’hypothèse « de devant » se vérifie au Lizard lorsque je peux voir notre position sur le tracker du RORC: premier IRC1, et de voir aussi que nous avons une dizaine de mille d’avance sur Lann Ael 2, champion en titre et notre concurrent direct.

Un grain bien mouillé au passage des Scilly puis route directe au près bon plein sur la pointe nord-est du DST du Fastnet. 150 milles avec un vent soutenu d’Ouest 25 à 30 nœuds. C’est humide et secouant.

Nous doublons le Fastnet le lundi 5 août à 12h17mn57s, en tête de notre flotte. Lann Ael 2, le bateau de Didier Gaudoux, est 1h10 derrière nous. Nous repartons sud avec un vent bien établi ouest Sud-ouest, un ris dans la GV, le code 0 et le J2 en place. Notre barreur, Fred, s’organise avec talent pour enchaîner les surfs. Or à partir de 13, 14 nœuds, l’eau s’élève le long du bordé avant tribord, passe au-dessus du pont et est poussée par le vent, façon karcher, directement à la face des équipiers. Et puis, pour faire bon poids, une partie des vagues se glisse malicieusement le long du J1, fait cuillère pour vous renvoyer le flux à la figure. Donc, si vous avez raté le karcher tribord vous aurez la douche bâbord !

Après le passage de Bishop Rock, nous abattons pour la dernière séquence de 90 milles. A bord, la tension monte d’un cran. Nous savons que Lann Ael est plus rapide. Il nous a repris 7 milles environ depuis le Fastnet. Va t il passer ?

Plymouth approche, il reste une heure de course, Lann Ael nous a doublé. Il est 0,5 milles devant mais on a encore 30mn d’avance en compensé. Lann Ael coupe la ligne et 3mn et 11s après nous la coupons à notre tour. Nous avons 29mn et 46s d’avance en compensé ! Parcours effectué en 2 jours et 21h30 en temps réel et 3 jours et 5h18 en compensé.

Séquence émotion: on a gagné !! Enfin L’Ange de Milon sur la première marche du podium du Fastnet. Il m’en aura fallu du temps depuis ma première inscription en 1971! »

Les conditions difficiles en mer d’Irlande ont mis les nerfs des équipages à rude épreuve. Sur 333 voiliers IRC engagés, 59 ont dû abandonner suite aux conditions météos.

Régis Vian, l’équipier d’Alain Duvivier, skipper et propriétaire de l’A31 TAGAN IV, réalise une très belle course, terminant 9ème en IRC 4 sur 84 voiliers et 16ème en double sur 64 duos, un très beau plateau ! Il revient pour nous sur les conditions météos rencontrées en mer d’Irlande :

« L’entrée de la mer d’Irlande en bonne position. Les conditions ont été très bonnes pour nous jusqu’à présent. Et là, ça va être une autre histoire. Au fur et à mesure que le temps et les miles défilent, le vent monte et se resserre. Le passage de la pointe sud-ouest anglaise est assez sportif. Les conditions grimpent, et seront dynamiques. La mer d’Irlande est rugueuse et elle le fait bien. Nous commençons à croiser un nombre non négligeable de concurrents qui font demi-tour (il y en aura 35 au total). A bord de l’A31, c’est rapidement très inconfortable. La mer n’est pas énorme, mais nous avançons vite dans les paquets de mer qui se chargent bien de nous rincer copieusement. Il nous apparaît rapidement nécessaire d’adopter rapidement une stratégie pour garder des vêtements secs, car ce traitement de lessiveuse va durer pendant 48 heures : à la montée vers le Fastnet et à la descente vers l’Angleterre. Nous n’y parviendrons pas (à garder les vêtements secs). Nous prenons paquets de mers sur paquets de mer. Tout est trempé. Évidemment, au milieu de tout ça, nous devons nous reposer et alterner les quarts. Conserver un duvet sec, seul moyen de se réchauffer est tout un art dans un environnement où chaque geste est compliqué. Se déshabiller pour s’allonger est une épreuve compliquée. D’autant plus qu’une fois ceci fait, la perspective de devoir renfiler des vêtements mouillés après un repos relatif, ne participe pas franchement à la popularisation des sports nautiques… Aucun de nous deux ne se plaint de ça. Nous courons la Fastnet Race et sommes contents d’être là. »

D’autres ont dû renoncer devant ces conditions extrêmes. Ce fut le cas du J112 E MUSIX et de son propriétaire Philippe Baetz, qui dut faire demi-tour avant l’arrivée aux Scilly :

« Dimanche en fin d’après-midi, le vent dépasse les 20 nœuds et il faut décider si nous y allons ou pas. Nous sommes encore « dans le paquet », 9 ou 10 en réel.  Si nous continuons, nous acceptons 48h de « galère » à laquelle je ne suis pas préparé personnellement, ni physiquement et ni mentalement. Vers 19h30, Musix fait demi-tour. Trop peu d’expérience dans ces mers agitées et ces vents soutenus. Au-delà de ma propre fatigue, je ne me sentais pas en mesure de faire subir à mes amis ces heures de douches froides, même si ils auraient été d’accord pour cela. Et je redoutais une aggravation des conditions, genre 1979. »

Vitesse et tactique auront pimenté cette 48ème édition jusqu’au final dans la baie de Plymouth, et ce quelle que soit la catégorie. En multicoques, en IMOCA, en Class40 ou chez les IRC, les Français ont dominé la Rolex Fastnet Race 2019. Seuls la classe Zéro (et le classement IRC Overall) échappent aux équipages tricolores. Les vainqueurs sont : Cammas-Caudrelier (Ultim), Jérémie Beyou (IMOCA), Luke Berry (Class40), Jacques Pelletier (IRC-1), Géry Trentesaux (IRC-2), Jean-Pierre Kelbert (IRC-3) et Noël Racine (IRC-4).

Le retour en Ultim du Maxi Edmond de Rothschild, magnifiquement mené́ par le duo Cammas/Caudrelier, a grillé la vedette à Macif et établissant aussi le nouveau record de l’épreuve (1jour 4h 2mn 26s).

PRB en IMOCA, vole la deuxième place à Banque Populaire sur la ligne d’arrivée derrière Charal.

Ça a bien bataillé aussi en IRC. C’est finalement le bateau américain Wizard (l’ex VOR 70 Groupama) qui l’emporte en overall et IRCZ devant le français Nicolas Groleau sur Bretagne Télécom, second sur les deux classements. Six des 10 premiers en IRC sont des IRC Z.

Les JPK ont fait parler la poudre avec la très belle place de Géry Trentesaux sur Courrier Recommandé, 5ème overall et 1er IRC2. Saluons aussi la prestation de Jean Pierre Kelbert avec son tout nouveau Léon, le JPK 10.30 qu’il menait en double avec le figariste Alexis Loison. Le binôme s’impose en Duo mais aussi en IRC3 et prend la 6ème place au classement Overall.

Leon, JPK 10.30

Les français étaient en nombre sur cette épreuve et donnés favoris. Ils ont confirmé leur domination dans le top 10 toutes catégories confondues. Innovations technologiques, tactiques de navigation, sens de la mer, esprit d’équipe… Certaines clés de la performance qu’ils auront réussis à maîtriser. Course mythique et fabuleuse qui attire toujours en nombre les équipages professionnels et amateurs. Les français auront marqué de leur empreinte cette 48 édition. Bravo à eux et rendez-vous dans deux ans !

Toutes les informations et résultats ici : https://www.rolexfastnetrace.com/

Quadrasolo Méditerranée 2019

Après une semaine de régate inédite avec escales à Porquerolles et Bandol, les 79 navigateurs participants à la 18e Quadra Solo-Duo sont de retour au ponton de la Société Nautique de Marseille, organisatrice de cette course dédiée aux 40 ans et plus.

Dans la perspective de l’organisation du départ en juillet 2020 de la Transquadra Méditerranée, l’équipe de la Société Nautique de Marseille, animée par son Président Pierre SATHAL et l’indispensable Chantal BENIGNI, a réussi une édition exceptionnelle de la Quadra Solo-Duo avec un parcours conduisant les 46 concurrents (13 solos et 33 duos) depuis Marseille jusqu’à Porquerolles et à Bandol.

Le Comité de Course présidé par Georges KHOREL a su jouer avec les conditions légères qui ont prévalu notamment en raccourcissant à bon escient la grande course de nuit qui a été un réel « juge de paix » pour le classement final.

Certains concurrents étrennaient leur nouveau bateau avec bonheur comme Laurent CAMPRUBI et son JPK 10,30 Jeanne mis à l’eau une semaine avant, qui bat le leader jusque alors incontesté de la classe Solo, Guy CLAEYS et son JPK 10,10 Expresso et Arnaud VUILLEMIN sur un autre JPK 10,10 Jubilations.

En duo c’est un couple mixte (signe des temps à l’approche des Jeux 2024 ?) qui l’emporte, Yves GINOUX et Isabelle BOISBOUVIER ont su profiter de la vitesse de leur Grand Soleil 37 Racing WeekEnd Millionaire 3 dans le petit médium pour s’imposer devant Ar Wech All, le très régulier JPK 10,10 de Michel PELLEGRIN et Gérard NAVARRIN et Solenn, le JPK 10,80 de GERARD Père et Fils plus à l’aise dans la brise. Le tout nouveau SunFast 3300 Eurovoiles de Bernard MALLARET et Denis INFANTE termine à la quatrième place, démarrant à peine sa phase de mise au point et est à revoir dans des conditions plus ventées.

Fait nouveau cette année, l’arrivée de 9 Figaro 2 (3 en Solo et 6 en Duo) sur la Quadra Solo-Duo a permis d’étoffer la flotte mais pour l’instant leur rating élevé et la prise en main récente de ces bateaux par leurs équipages ne leur a pas permis de bien figurer au classement général. Les optimisations de TCC en cours en vue pour ces candidats à la Transquadra devraient, espérons-le, corriger cet état de fait.

Il faut saluer l’organisation par l’équipe de la Nautique des différentes soirées à Porquerolles ou à Bandol et bien sûr à Marseille, qui ont permis d’entretenir encore plus l’excellent état d’esprit et la convivialité tout au long de cette semaine de régates d’un très bon niveau sur l’eau. Au final vivement la Quadra Solo-Duo 2020.

Par Yves Ginoux – Vice Président de l’UNCL

Crédit photos : Pierick Jeannoutot

Pornic – Baïona – La Rochelle : grande classique particulièrement appréciée des solitaires et des doubles

Patrice Carpentier revient pour nous sur cette nouvelle édition de la course au large Pornic – Baïona – La Rochelle co-organisée par la Ville de Pornic et la Société des Régates Rochelaise. Ces évènements sont inscrits au calendrier de l’UNCL pour les Championnats MANCHE/ATLANTIQUE OVERALL et MANCHE/ATLANTIQUE DOUBLE 2019 mais aussi au calendrier des courses au large de la FFV.

La nouveauté de cette grande classique particulièrement appréciée des solitaires et des doubles est que l’étape retour prenait fin non pas à Pornic, comme à l’accoutumée, mais à La Rochelle. Ou plus exactement aurait dû, car l’autre nouveauté de cette « PBLR » est qu’elle a été perturbée par des sautes de vent à répétition dans les deux étapes. Voici comment j’ai vécu la course.

Au départ de Pornic le mercredi 3 juillet, le départ est retardé à la fin de l’après-midi en raison d’une masse orageuse stationnée sur la côte NW espagnole et qui a conduit le comité de course à nous en éloigner en contournant par l’extérieur le DST de Finisterre. La course démarre bon train sous spi et je suis ravi de ce come back au solo à bord de mon dernier Groupe 5, l’ancien Figaro 2 de Yann Eliès. Avec les deux autres Figaro 2 en lice, on crée un écart substantiel sur le reste de la flotte (36 voiliers au total dont une vingtaine de solitaires et une douzaine de double). J’attends le lever du jour pour empanner (à 2 tangons c’est plus prudent) histoire de se recaler sur la route. La brise se calme dans l’après midi au point de s’évanouir en début de nuit comme l’avait prévu la météo. Le ciel est plombé, un lointain éclair dans la nuit vient à nous rappeler une situation orageuse. Une pluie fine et brève suffit à la toilette du pont. Après une progression erratique, le vent revient de NE. Chouette, je renvoie le grand spi. C’est mou, puis modéré, puis énergique et carrément fort. A 30 nds, le Figaro 2 file comme un dard. Je me dis que c’est une survente et que ça ne va pas durer car rien n’indique du « très méchant » dans le ciel noir. Pourtant l’anémo grimpe encore, 35, 40 nds. En solitaire dans ces conditions, je ne peux rien faire d’autre que de piloter le bolide en priant que cesse ce long grain sec. Que nenni ! J’ai à peine le temps d’apercevoir le cadran flirter dépasser les 45 nds que l’étrave du bateau s’enfonce dans la mer. L’eau envahit le pont et aussi l’intérieur du bateau car je n’ai même pas eu le temps de fermer le panneau. Arrêt buffet, le Figaro 2 se vautre sur le flanc. Les voiles faseyent furieusement. Je lâche la barre pour larguer la drisse et le bras de spi. J’ai bon espoir de ramener le chalut à bord intact mais alors que le plus gros est fait le Nylon s’accroche dans l’arrière du balcon et se répand en morceaux. Pendant tout ce temps la GV a souffert elle aussi. Un coup de projecteur montre 2 morceaux retenus par le guindant et le nerf de chute et plusieurs déchirures locales. La messe est dite.

Au lever du jour, j’essaye en vain de recoller les deux morceaux à coups de Grey tape. Dans la matinée, l’autre Figaro 2 solitaire Nica Niac Niac me dépasse dans une brise devenue évanescente. Plus tard le comité de course va nous indiquer l’annulation de la course et c’est au moteur durant une centaine de milles que nous allons rejoindre Baïona, certains faisant une escale fuel. Pour faire bonne figure vis-à-vis de leurs hôtes espagnols, le comité concocte néanmoins un classement établi bien amont de la course à un moment où les Figaro 2 caracolaient en tête. Le Voilerie HSD d’Hervé Aubry gagne ainsi en double et votre serviteur en solitaire devant le Niac Niac Niac d’Even Job. Ce  classement surprenant puisque la course a été annulée n’a pas de valeur sportive officielle. On retiendra simplement que nos bons vieux monotypes peuvent sauver la mise IRC dans leurs conditions de prédilection.

L’escale en Espagne est brève car le comité doit de nouveau gérer une zone de calme dans le Golfe de Gascogne. Grâce à la coopération et à l’efficacité de Jean De Montaville, l’homme sans qui cette course n’existerait pas, et à son équipe, une autre grand-voile (merci aussi à Hervé) et un autre spi médium me sont acheminés de France me permettant de concourir dans l’étape retour ayant au menu un long louvoyage le long de l’Espagne puis des vents folâtres ou inexistants. Cette fois le comité a anticipé en aménageant deux portes virtuelles dans le Golfe. C’est à la première, équidistante de Gijon et de La Rochelle qu’est jugée l’arrivée après quasiment 3 jours de course. Au près serré un Figaro 2 va à la vitesse des IRC de taille équivalente. Il n’y a donc rien de fameux à espérer en temps compensé (Groupe 5 finit 2 en TR et 9 en compensé). J’ai partagé mon temps à la table à cartes pour visualiser la progression de mes camarades via l’AIS  et dans le cockpit pour les réglages sinon à la barre tout en restant à l’écoute de la VHF bien utile en termes de sécurité quand un copain vous sort et haut et fort de votre torpeur pour vous indiquer que la terre est proche… ou qu’il y a un danger de collision avec un navire à proximité pas forcément équipé d’un AIS. Sans oublier des échanges de circonstance qui me rappelaient les Figaro d’antan. Philippe Coupeau et Stéphane Ayrault, judicieux dans leur choix de route, s’imposent avec brio dans l’étape 2 à bord de leur JPK 9.60 Wahoo devant le SF 3200 Uship de Patrick Isoard et Tatyana Shyshkanova. Alain Duvivier, 3ème du classement mixte solo/duo se classe premier solitaire sur son A 31 Hagat.

Gallerie photos

Je retiens de cette virée en Espagne, décidément capricieuse sur le plan météo, de la belle régate de bon niveau,  une super ambiance, une organisation prévenante et l’occasion de frayer avec d’autres marins que ceux habituellement rencontrés en Bretagne sud. J’ai aussi noté que l’exercice solitaire pratiqué dans ma 70ème année demande une gestion attentive du sommeil… Je regrette avec d’autres concurrents que l’étape 2 ne se soit pas achevée à La Rochelle avec le retour du vent mais le comité a joué la carte de la prudence car il leur fallait absolument établir un classement après l’annulation de l’étape 1.

Patrice Carpentier

Figaro 2 Groupe 5

Site internet Pornic Le Blog : http://pornic-leblog.fr/course-nautique-pornic-baiona-la-rochelle-1ere-edition-informations-et-inscription/