Retour du Round of Ireland

Par Quentin Duforest – Du 12 au 26 juin, j’étais sur le tour d’Irlande avec Patrice Carpentier sur son Sunfast 3200 Groupe 5. Voici un petit résumé de cette magnifique aventure.

Nous sommes partis de la Trinité le 12, direction Wicklow, un petit port de pêche à 20 milles au sud de Dublin.

Un « début de mal de mer » dû probablement à la fatigue après quelques jours intenses, j’ai eu le mal de mer pendant plus de 50h. J’étais en incapacité de descendre dans le bateau sans vomir. Je vous laisse imaginer mon état après 50h sans manger et sans boire, j’étais extrêmement faible mais lorsque que le mal de mer passe, quel plaisir de pouvoir boire et manger.

Les conditions étaient assez musclées en Manche, avec 25-30 nds au près, le bateau marchait bien. Un convoyage plutôt rapide.

1e6262_1170e2cb6f08464f92e78f5fe7e75f30~mv2On arrive à Wicklow sous un soleil irlandais inhabituel, c’était superbe. L’Irlande est très verte, montagneuse avec des falaises plongeant dans la mer.

Wicklow est situé au sud de la mer d’Irlande. Il n’y a pas de marina mais les gens du club et la population locale ne demandent qu’à rendre service. En fait les plus grands bateaux ou à fort tirant d’eau résident un peu plus haut à la marina de Don Lahogaire (prononcez  « Don Léry ») et rejoignent Wicklow pour franchir la ligne de départ située juste devant le port.

Après la récupération du convoyage et la préparation du bateau, nous sommes prêts à en découdre avec ce tour d’Irlande.

 

Le parcours est simple : Le tour de l’île dans le sens des aiguilles d’une montre en laissant à tribord toutes les roches émergentes (env. 720 milles).

 

 

1e6262_8d173920a6ce4068b72bb9ef557b3e74~mv2La flotte comptait au total 65 bateaux, dont 3 MOD 70 et d’autres multis, le presque 100 pieds Rambler, des Class40 et une majorité d’IRC courant en équipage et en double.

Nous sommes partis au près, louvoyant près de la côte à l’intérieur des bancs de sables visibles de loin car ils sont hérissés d’imposantes éoliennes. Le courant est une constante en mer d’Irlande, notamment à la sortie Sud au passage du phare Tuskar et encore plus au Nord, notamment du côté de Rathlin Island, non loin de l’Écosse, au point que ce passage à niveau peut chambouler l’ordre établi à 150 milles de l’arrivée.

Les conditions étaient parfaites au départ avec 12 nds et une mer plate. Nous tirons des bords très proches de la côte pour bénéficier des contres-courants.

La seconde journée était remplie de surprise. En milieu de matinée, nous étions au près dans 12- 15 nds de vent et d’un coup, le génois se déchire. La têtière reste en haut du mât alors que le reste du génois tombe. On récupère les deux morceaux et on envoie l’ORC qui est une voile d’avant plus petite pour le vent fort. Durant les jours suivants, j’ai improvisé une réparation en collant des adhésifs et renforçant le tout avec des sangles cousues sur la voile. En milieu de journée, seconde surprise mais on l’attendait, le vent forcit pour atteindre 30 – 35 nds avec 4 m de creux.

1e6262_feb9a2e7ac404a608023173620119750~mv2Nous avons louvoyé en sud Irlande dans des conditions musclées au point d’inaugurer une configuration originale : GV 1 ris et tourmentin (petite voile d’avant orange que l’on met lorsqu’il y a beaucoup de vent).

Après un bref répit au rocher du Fastnet, le vent a repris une belle vigueur sur la côte Ouest, on l’a avalée à grande vitesse sous spi de brise et 1 ris dans la GV. Le speedo de notre SF 3200 Groupe 5 n’avait jamais dépassé les 20 nds. C’est désormais chose faite avec un surf à 23.2 nds !

Quand on est aussi Nord (55° Nord) , la nuit n’est jamais complètement obscure, et de courte durée : ce qui rend moins pénible les longs quarts à la barre. Au Nord de l’île le vent s’est apaisé.

 

Le but était d’atteindre Rathlin Island avant la renverse car il y a de très fort courants dans cette zone, (jusqu’à 6,5 nds). Il s’en est fallu d’une quinzaine de minutes pour accomplir la mission. À raser la côte Nord de l’île, on a bien cru avoir partie gagnée mais au moment d’atteindre la pointe, à 300 m de là, on a été pris par un jus puissant nous empêchant de passer.

1e6262_421b2beb882145f8a42c4f7dc940b96b~mv2La comédie a duré une bonne heure et demie jusqu’à ce que la brise revienne et nous permette d’abandonner nos camarades remontés à nos basques. La suite consista pour beaucoup à jongler avec les courants et à s’armer de patience car notre génois rendu hors d’état au jour n°2, nous fit cruellement défaut de Belfast à Dublin dans des vents bien trop modérés au goût de notre foc ORC.

Plus de 5 jours de mer après le départ, après avoir navigué dans du vent fort, de la mer, mais aussi du vent très léger, nous franchîmes la ligne d’arrivée en première position dans notre catégorie, et une superbe 7ème place au général.

C’était une superbe expérience de naviguer autour de cette superbe île qu’est l’Irlande et avec mon ami Patrice. J’ai beaucoup appris à ses côtés.

L’image qui me restera est un de nos surf à plus de 20 nds, dans la mer formée, le bateau accélérait jusqu’à rattraper la vague suivante, un moment magique !

 

Quentin Duforest

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Comme l’UNCL

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Volvo Round the Ireland Race : Il faut y aller

 

C’est à l’arrivée de la Rolex Fastnet Race l’an dernier où circulait un prospectus sur la course que j’ai pris la décision de faire le tour d’Irlande en 2016. Une conversation avec Bernard Gouy qui connaît fort bien le pays et la course qu’il a remportée sur son Inis Mor ont conforté cette décision. La Round Ireland Yacht Race désormais parrainée par Volvo est organisée par le Wicklow Sailing Club avec le concours du RORC. Le parcours est simple : faire le tour de l’île dans le sens des aiguilles d’une montre en laissant à tribord toutes les roches émergentes (env. 700 milles).

Wicklow est un petit port de pêche situé au sud de la mer d’Irlande. Il n’y a pas de ponton ni les équipements y attenant mais les gens du club et la population locale ne demandent qu’à vous rendre service. En fait les grands bateaux  ou a fort tirant d’eau résident un peu plus haut à la marina de Don Lahogaire (prononcez  « Don Léry ») et rejoignent Wicklow pour franchir la ligne de départ disposée juste devant le port. La flotte comptait dans sa globalité 65 bateaux, dont 3 MOD 70 et d’autres multis, le presque 100 pieds Rambler, des Class40 et une majorité d’IRC courant en équipage et en double. Nous sommes partis à tirer des bords près de la côte à l’intérieur des bancs de sables visibles de loin car ils sont hérissés d’imposantes éoliennes. Le courant est une constante en mer d’Irlande, notamment à la sortie sud au passage du phare Tuskar et encore plus au nord, notamment du côté de Rathlin Island, non loin de l’Ecosse, au point que ce passage à niveau peut chambouler l’ordre établi à 150 milles de l’arrivée.

2016.06.20 tour d'Ilande Groupe 5 (1)

Le vent soufflant principalement de secteur ouest au sud puis à l’ouest de l’Irlande subit de fortes déviations au nord de l’île là où commence la mer d’Irlande, puis ensuite à l’est. Bref le parcours est intense et passionnant tout du long, plus que celui du Fastnet. Avec mon compagnon Quentin Duforest, nous avons louvoyé en sud Irlande dans des conditions musclées au point d’inaugurer une configuration originale : GV 1 ris et tourmentin. Après un bref répit au rocher du Fastnet, le vent a repris une belle vigueur sur la côte ouest avalée à grande vitesse sous spi de brise et 1 ris dans la GV. Le speedo de notre SF 3200 Groupe 5 n’avait jamais dépassé les 20 nds. C’est désormais chose faite ! Loin là haut, la nuit n’est pas complètement obscure et de courte durée : ce qui rend moins pénible les longues stations à la barre. Au nord de l’île le vent s’est apaisé.

Le but était d’atteindre Rathlin Island avant la renverse. Il s’en est fallu d’une quinzaine de minutes pour accomplir la mission. A raser la côte nord de l’île, on a bien cru avoir partie gagnée mais au moment d’atteindre la pointe à 300 m de là, on a été pris par un jus puissant nous empêchant de passer. La comédie a duré une bonne heure et demie jusqu’à ce que la brise revienne et nous permette d’abandonner nos camarades remontés à nos basques. La suite consista pour beaucoup à jongler avec les courants et à s’armer de patience car notre génois rendu hors d’état au jour n°2 nous fit cruellement défaut de Belfast à Dublin dans des vents bien trop modérés au goût de notre foc ORC. On rate de peu la victoire en double battus par un Class40 et on s’impose dans notre classe 4. Les trois équipages français en lice font d’ailleurs tous bonne figure : Sydney Gavignet s’impose d’un fil sur les deux autres MOD 70 à l’issue d’une régate menée à 20 nds de moyenne, Teasing Machine fait un carton dans sa classe et Rambler s’adjuge la victoire toutes classes en battant lui aussi le record de l’épreuve.

Ce tour d’Irlande est un must. Prévoyez quand même un bonnet et un bon ciré !

 

Patrice Carpentier – Sun Fast 3200 Groupe 5

L’UNCL a présenté l’Équipe de France pour la Brewin Dolphin Commodores’ Cup 2016

Mardi 14 Juin, plus d’une vingtaine de personnes se sont retrouvées en présence de Henry Bacchini, Vice-Président de la FFVoile, sur la terrasse pour un cocktail au cours duquel la composition des équipes de la Commodores’ Cup a été présentée.

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Le message énigmatique figurant sur l’invitation « En l’honneur du Commandant Lucas » a suscité beaucoup de questions. Didier Dardot nous a révélé le lien entre la Commodores’ Cup et le Commandant Lucas qui joua un rôle important lors de la bataille de Trafalgar en 1805 : Jean-Jacques- Étienne Lucas, commandant du « Redoutable », s’est comporté de façon héroïque en s’élançant bord à bord avec le navire Anglais « Victory ». L’Amiral Nelson fut tué par l’équipage du « Redoutable » avant que celui-ci ne coule sous les coups de canon de l’ennemi.

Le message est clair : l’équipe de la Commodores’ devra défendre valeureusement et courageusement les couleurs de la France face aux Anglais à qui il ne faut rien céder, « en l’honneur de Jacques Étienne Lucas ».

Drheam Cup 2016 – 1ère édition !

Les inscriptions sont ouvertes depuis le 9 mai, sur le site de la course www.drheam-cup.com. Attention : du fait des contraintes des ports de La Trinité-sur-Mer et de Roscoff, en plein mois d’août, et aussi des très forts coefficients de marées, le nombre de bateaux admis est limité.

C’est parti pour la première édition de La Drheam-Cup, nouvelle Course au Large, ouverte à tous, de 400 milles entre La Trinité-sur-mer et Roscoff via Les Scilly et Eddystone, organisée du 13 au 21 août prochains. Deux Ultims, trois IMOCA, cinq Multi 50, six multi 2000, une dizaine de Class40 et de nombreux équipages IRC ont d’ores et déjà annoncé leur participation !

Nouveau souffle dans le monde de la voile, la Drheam-Cup est organisée par Drheam-Promotion et l’UNCL, en partenariat avec la Société Nautique de la Trinité et le Yacht Club de Roscoff. Cette manifestation sportive s’élancera le 15 août de La Trinité sur Mer et rassemblera des équipages amateurs, passionnés et ténors de la course au large. Elle leurs permettra de se confronter et de vivre des moments hors du commun durant une semaine entre La Trinité sur Mer et Roscoff, en passant par l’Angleterre.

Open et exigeante

La Drheam-Cup est une compétition à la fois ouverte et éminemment sportive. Elle permet à des passionnés de s’engager dans une véritable épreuve de course au large aux côtés de professionnels.

Pour les skippers « pro », ce nouveau parcours estival, mais tactique, au large des côtes bretonnes et britanniques est une belle occasion de répéter leurs gammes en mode course : « on apprend toujours plus en compétition qu’à l’entrainement » ont-ils coutume de dire.

Ce format a séduit largement. 400 milles, c’est une nuit en mer pour les plus rapides, deux ou trois pour les plus petits bateaux : cela impose de prendre un véritable rythme de course au large pour être performant. Un exercice rare et plébiscité en IRC comme chez les autres supports de course offshore.

Terre et mer dans le même bateau

Cet évènement sera aussi un moment de partage entre tous : marins et terriens, communes de l’intérieur et communes littorales.

A l’occasion du Prologue, le Trophée « La Trinitaine », chaque équipage pourra embarquer un jeune de l’une des communes du département du Morbihan. C’est l’opération  « Rêves de Large »… De quoi susciter des vocations peut-être, des rêves sûrement.

Trophées pour tous

Les équipages féminins seront récompensés via le Trophée « Marie France », d’autres Trophées* récompenseront les jeunes, les étudiants, l’IRC et le bateau « vintage » les plus rapides, etc.

Plus qu’une course à la voile, cet événement se veut être un moment de partage entre les équipages, mais également entre le monde rural et le monde de la mer.

Enfin, il donnera aussi la possibilité aux équipages et au grand public de participer à la fête des projets, et des rêves, à La Trinité sur Mer avec « LA SEMAINE des RÊVES », grâce à la mise en place d’un « Village des Rêves ».

Ce village permettra de contribuer à la promotion du développement touristique et de l’attractivité du Territoire.

La Genèse

Cette première édition ne se fait pas par hasard. Il s’agit de l’aboutissement du rêve d’un homme passionné par la voile : Jacques CIVILISE. Homme de la mer depuis son plus jeune âge (né en Guadeloupe), régatier depuis plus de 50 ans, membre de la SNT depuis près de 30 ans, et de l’UNCL depuis 35 ans, il a concrétisé le projet de toute une vie : créer une course différente qui allierait le sport et le social, qui développerait des liens entre la terre et la mer.

Le Parcours : 2 étapes, 2 parcours et 7 jours de course

Concocté par Yves LE BLEVEC, Directeur de Course de la DRHEAM CUP, le parcours se décline en deux étapes, la première en baie de Quiberon, le « Trophée La Trinitaine », suivi d’une grande course au large de 400 milles nautiques environ, le Trophée « La Drheam Cup », entre la Trinité-sur-Mer, les îles SCILLY et les côtes anglaises (Wolf Rock et Eddystone), et une arrivée finale à Roscoff.

100 équipages sont attendus pour régater, les meilleurs seront ceux qui auront su conjuguer leur connaissance de ces côtes parmi les plus belles de France, leur maîtrise des courants et de la navigation au plus près des cailloux…

Dès l’annonce officielle de la création de cette course d’un nouveau genre, au Nautic, en décembre dernier, plusieurs teams professionnels et des assidus du circuit IRC avaient immédiatement été séduits par le concept de cette épreuve à la fois « open », exigeante, et festive.

Les préinscrits

Plusieurs grands noms de la course au large les ont rejoints depuis et, aujourd’hui, la liste des préinscrits à cette première prouve son bien-fondé :

  •  le trimaran « Prince de Bretagne » de Lionel Lemonchois et l’Ultime Actual,
  •  les IMOCA  de Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord), Bertrand de Broc (MACSF) , d’Arnaud Boissière (La Mie Câline), et de Bertrand de Broc ( MACSF)
  •  les Multi 50 d’Erwan Le Roux (FenêtréA Cardinal Edifice) s’il a le temps d’être remis sur flotteurs, et le tandem Gille Lamiré/Yvan Bourgnon (France-Tech Rennes-Saint-Malo),
  •  le Multi 2000 de Charlie Capelle (Acapella),
  •  une dizaine de Class40, classe qui apportera son envergure internationale notamment avec l’équipage du Vénitien Massimo Juris (Colombre XL), et celui de Ben KORNER  (MASAÏ) des Pays-bas
  •  et bien sûr les bateaux à handicap avec notamment des « ténors » tels que Patrice Carpentier, Jacques Pelletier, Antoine Croyère, Gérard Quénot, Nicolas Groleau sur son Mach 45 Bretagne Telecom (notre photo en introduction) …

Enfin, c’est inédit, la SNSM accompagnera la flotte de la Drheam Cup à des moments-clés de ses 400 milles de parcours et un bâtiment de la Marine Nationale accueillera les bateaux à l’arrivée à Roscoff.

Les inscriptions : c’est maintenant

Organisée deux mois avant le Vendée Globe pour les IMOCA60, au retour de la Québec-St Malo pour les Multi50 et les Class40, au cœur des vacances d’été pour les IRC et les Multi 2000, cette première édition de La Drheam-Cup suscite un réel engouement, mais les places sont limitées à une centaine d’équipages, dont une quarantaine en IRC et une vingtaine en OSIRIS.

L’ensemble des modalités d’inscription se fait en ligne, sur le site de la course : www.drheam-cup.com

Programme de La Drheam-Cup 2016

  • Samedi 13 et dimanche 14 août : accueil des concurrents à la Trinité-sur-Mer
  • Lundi 15 : Prologue « Rêves de Large » / Trophée La Trinitaine, de 40 milles, remise des prix, feu d’artifice, fête nocturne
  • Mardi 16 : matin « off », après-midi contrôles sécurité des bateaux
  • Mercredi 17 : parcours de 400 milles vers Roscoff via les îles Scilly et le phare d’Eddystone
  • Jeudi 18 : premières arrivées prévues
  • Samedi 20 : début de la « Fête de l’Oignon » à Roscoff
  • Dimanche 21 : remise des prix à Roscoff

Eärendil vainqueur en Class40 aux Voiles de Saint Barth 2016 !

St Barth

60 bateaux (dont 48 de 40 à 100 pieds) rassemblés à Saint Barth, île française du Nord de l’Arc Antillais, idéale pour la régate avec ses nombreux petits ilots autour de la somptueuse île principale, ont participé en Avril 2016 à cette 7ème édition des Voiles dans des petits airs inhabituels à cette saison.

Eaux turquoise, soleil tropical (évidemment cela change des températures bretonnes !), bateaux magnifiques avec la présence de 11 maxis yachts (3 Wally de 82 à 100 pieds, 2 Maxis 72,  3 Volvos et Comanche le 100 pieds conçu par Guillaume Verdier), de 4 TP 52 et 2 Ker de design extrêmement différent (Tonnerre le Ker 52 de Piet Vroon et Varuna Ker 56) qui vous passent au contact sur des parcours de 25 à 30 milles: un régal !

L’accueil à terre n’est pas en reste avec un village très accueillant, des festivités bien organisées, une journée de pause pour profiter des nombreuses plages ou criques de l’île, des remises de prix chaque jour et des prix sympathiques comme une semaine gratuite de location de villa à St Barth pour chaque vainqueur de classe, tout cela dans une ambiance bon enfant très conviviale. Ils font (très) bien les choses ! Merci à Luc Poupon grand organisateur de l’évènement ! A revivre sans modération !

Merci à l’équipage d’Eärendil pour cette belle victoire : Ségolène Balland, Antoine Carpentier, Emmanuel Jacquemin et Thomas Rousseau !

 

Catherine Pourre

La vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=0RQTjHsbo-w&feature=youtu.be

Commodores’Cup 2016 : entrainement à La Trinité

Sous l’impulsion de l’UNCL et de la FFVoile, nous avons participé à un weekend d’entraînement à la Trinité-sur-Mer encadré par Christophe LINO de l’ENVSN, soutenu par le bien connu François LAMIOT (All Purpose), secrétaire général de la SNT. Deux zodiacs sur l’eau, quelques bouées, du matériel de vidéo, et l’œil des experts qui nous encadraient, dont Greg Evrard (North Sails) ou Jean-Luc Bale… Un grand merci à la FFVoile et à la SNT pour avoir mis à disposition ces moyens humains et matériels.

 

Ces entraînements, organisés dans la perspective de la Commodores’Cup, étaient ouverts à tous les bateaux IRC à partir de 1,000; après le Spi Ouest-France et avant Armen Race, à la Trinité-sur-Mer, la logistique est facile ! Ainsi, nous avons répondu présent avec Saga, le magnifique Nelson Marek 47 dont j’avais la responsabilité, Alain Foulquier étant malheureusement indisponible ce weekend . Le reste de la flotte était composé par GOA (Ker 39), Lann Aël 2 (JND 39), Realax (A35) et Musi’x (GS 37). Le 12 M JI France s’est greffé au programme en cours de route, ajoutant encore au spectacle.

 A quelques degrés près, les conditions pour ces deux journées sont idéales : mer plate, vent de secteur Nord variant entre 9 et 16 nœuds coefficient de 85 (dans le Solent, le courant sera un élément à prendre en compte!).

Samedi, 11 heures, nous nous retrouvons à la Trinitaine pour le briefing, avec une 1ère journée plutôt consacrée aux speed tests. Vers midi, les bateaux se retrouvent au Trého pour un départ sous spi (procédure en 3 minutes), avec une longue descente vers Quiberon, rythmée par des empannages déclenchés par Christophe Lino à la VHF. Ensuite, une remontée au près avec plusieurs départs au lièvre. Les entraîneurs nous font part de leurs commentaires avisés depuis les zodiacs qui suivent et filment les bateaux. Nous terminons par 3 phases de départ en 3 minutes avec petit parcours banane sur la dernière procédure. Ce dernier exercice est répété 2 fois, pour un retour au quai vers 17 heures. Équipages et experts échangent au Carré, dans une ambiance particulièrement conviviale.

 Dimanche, rendez-vous à 9 heures à la SNT pour le briefing et les principales observations de la veille. La journée est axée sur les départs, la conduite et les virements. De nouveau, des exercices avec 3 départs puis parcours 0.8 Nq (1 tour), avec un nombre imposé de virements à effectuer sur le louvoyage (6, puis 8). Le 12 M JI France met un peu de piment dans tout cela ! Nous terminons la journée par un côtier présentant un louvoyage, un bord de reaching (afin d’envoyer les codes zéro) et un portant. Retour au port vers 14h30.

 Skippers et équipiers ont largement apprécié ce weekend d’entrainement fort instructif, qui a permis de se poser de bonnes questions, et a donné le temps de trouver de bons éléments de réponse. De toucher également du doigt les marges de progression réalisables par nos équipages amateurs. 

L’entrainement se poursuivra sur les écrans d’ordinateurs pour chacun des bateaux avec l’accès à l’ensemble des vidéo réalisées lors des séquences de réglages, de départs et de manœuvres.

Une expérience à renouveler absolument ! 

Matthieu Fournier Le Ray

 

Brewin Dolphin Commodores’ Cup 2016 : Deux weekends d’entrainements à la Trinité sur Mer

Dans le cadre de la préparation des équipes françaises à La Brewin Dolphin Commodores’ Cup 2016 qui se courra à Cowes à partir du 23 juillet, deux weekends d’entrainements spécifiques, les 9-10 avril et 23-24 avril, sont organisés par la SNT et la FFVoile à La Trinité sur Mer.

 

François Lamiot et Pierre-Alexis Ponsot encadreront et seront sur l’eau pour coacher les équipages.

Ces entrainements sont ouverts aux bateaux IRC dont le TCC est compris entre 1,000 et 1,230.

Tous ces bateaux sont les bienvenus.

Une participation financière limitée sera demandée car une partie des prestations sont mises à disposition gratuitement par les entités organisatrices. Le port de La Trinité offre une franchise gratuite de 5 jours pour les places de port chaque WE des entrainements.

Les correspondants sont :

Prenez contact avec eux pour vous inscrire.

1er briefing le samedi à 12:00 précises au 1er étage de La Trinitaine.

 

 

Image : Brewin Dolphin Commodores’ Cup 2014 – ©Rick Tomlison-RORC

Brewin Dolphin Commodores’ Cup 2016 : Mobilisation générale !

L’appel est lancé pour la Commodores’Cup 2016, organisée par le RORC du 23 au 30 juillet à Cowes (Isle of Wight). Les travaux préparatoires menés conjointement par la FFVoile, l’UNCL et l’association PROPIRC, ont permis d’aboutir au règlement figurant en pièce jointe. L’Équipe de France a connu plusieurs succès dans cette compétition passionnante, et les résultats récents (razzia française aux courses du RORC et notamment lors du dernier Fastnet) sont la preuve que nous pouvons ramener la Cup cet été!

3 ou 4 équipes françaises de 3 bateaux chacune sont attendues, soit une douzaine de bateaux sur les rangs, généralement entre 33 et 44 pieds.

Chaque équipe pourra compter un maximum de 6 marins professionnels (« Group 3 sailors » – Classification ISAF) pour l’ensemble des 3 bateaux. Les candidats doivent se manifester rapidement !

Les candidats doivent se manifester rapidement auprès de Samuel PRIETZ : samuel.prietz@hotmail.fr ou +33 6 30 49 08 30.

Les équipes seront constituées au printemps, en fonction du potentiel de chaque bateau. Le programme d’entraînement ci-dessous doit permettre à chaque équipage de progresser, c’est évidemment l’objectif des 2 week-ends prévus en avril. Enfin, un météorologue nous conseillera lors des régates à Cowes.

Le programme préparatoire suivant a été défini :

  • Challenge de Printemps SNT (entraînement « individuel ») : les 30/31 janvier, 13/14 février, 27/28 février et 12/13 mars
  • Spi Ouest-France Intermarché : 24-28 mars
  • Deux week-ends d’entraînement FFVoile organisés avec un coach à la Trinité sur Mer. Des techniciens des meilleures voileries seront aussi présents sur l’eau et apporteront conseil et expertise :  9/10 avril et 23/24 avril
  • Grand Prix du Crouesty à la Pentecôte, présence très fortement recommandée pour finaliser les équipes avec un maximum d’éléments de comparaison : 14-16 mai
  • National IRC UK  : 24-26 juin

Consultez ou télécharger le « Règlement de qualification des équipes représentant la France à la Commodores’ Cup 2016 » ICI

 

Image : Brewin Dolphin Commodores’ Cup 2014 – ©Rick Tomlison-RORC

Sydney-Hobart : Suivi des positions (IRC) par Bernard Nivelt

 

 

Bernard Nivelt, Architecte de Teasing Machine, analyse la course du Archambault 13m sur la Rolex Sydney Hobart 2015, à travers les positions du bateau tout au long de son parcours vers Hobart.

 

En 1866, 16 clippers s’affrontent sur la Route du Thé entre Londres et la Chine. C’est la première course au large à la voile, inventée par nos amis Anglais. 5 ans plus tard, les mêmes Anglais posent les bases du Rugby pour leur premier match international. Je ne peux m’empêcher de penser qu’ils y ont volontairement associé un ballon ovale afin de pimenter ce jeu par ce facteur aléatoire propre à la voile.

Dans notre société moderne où l’imprévu est de moins en moins accepté, il peut être salutaire de pratiquer un sport qui nous rappelle que dans la vie tout n’est pas joué d’avance.

Pour Sydney Hobart, le rebond défavorable, juste devant la ligne d’en-but, a empêché Teasing Machine de marquer l’essai.

 

  • Positions avant passage du front : les bateaux sont sous spi, vent 25 nds

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  • Les bateaux ont traversé le front au près, vent 30-40 nds. Courrier et Teasing ont parfaitement négocié. Courrier est presqu’à la hauteur du premier IRC 2 et Teasing se rapproche des TP 52 (IRC 1)

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  • Les IRC1 avec Teasing sont dans la bulle anticyclonique

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  • Les IRC 1 avec Teasing ont retouché du vent. Les IRC 4 sont dans la molle

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  • Balance vient de couper la ligne d’arrivée. Courrier est avec les deuxième et troisième IRC 3. Teasing est confortablement en tête toutes classes IRC et a doublé le 47’ INDIAN

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  • Teasing est toujours en tête au général à 12 milles de l’arrivée. Pour battre Balance et gagner il faut qu’il fasse moins de 4 nds de moyenne. Il lui faudra 7h00 pour couvrir ces derniers milles.

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Classement général IRCTCC
1Balance11.36404:07:27:13
2Courrier Leon41.04504:10:02:53
3Quikpoint Azzurro40.92604:10:09:01
4Primitive Cool11.35204:10:36:19
5Chinese Whisper01.48904:11:39:18
6Wild Rose41.04804:11:41:53
7Teasing Machine31.16904:11:54:47

 

  • En temps réel, Teasing termine 11ème de la flotte si l’on ne tient pas compte de la pénalité de 20% de Ragamuffin. Il est au milieu de la flotte IRC1. Rush, premier de la flotte IRC2 est 18 en temps réel. Imagination, second IRC3 est 25 en temps réel.
  • Liste des bateaux présentés sur les copies d’écran
Nom du bateauType
After MidnightFarr 40 Mod
BalanceFarr Tp 52
Black JackVolvo 70
Black SheepBeneteau 45
CelestialTP 52
Chinese WhisperJV 62
ChutzpahCaprice 40 (RP)
Comanche100 Supermaxi
Courrier LeonValer / JPK 10.80
Ichi BanCarkeek 60
ImaginationFirst 47.7
IndianCarkeek 47
MaseratiVolvo 70
Maxi RagamuffinMaxi
MerlinKaiko 52
Midnight RamblerKer 40
Primitive CoolRP51
Quikpoint AzzurroS & S 34
Ragamuffin 100Dovell 100
Ragamuffin 52TP52
RamblerJk 27m Canting Maxi
RushFarr 45
Teasing MachineArchambault 13
The GoatRogers 46
Wild Oats XIRP100
Wild RoseFarr 43

Sydney-Hobart : consécration pour l’IRC

« Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ». Belle citation de Blaise Pascal mais je proposerai volontiers d’inverser la proposition concernant l’IRC depuis Sydney-Hobart.

L’automne a été très occupé à réfléchir sur la jauge, à la fois pour attirer plus de bateaux sur les plans d’eau et aussi pour répondre aux interrogations des uns et des autres. Mais voilà que la fin d’année apporte des réponses tout à fait probantes lors de Sydney-Hobart qui d’une certaine façon closent le débat.

Pour ceux qui n’ont pas suivi la course sur le site, ils ont raté quelque chose et le récit d’Alexis Loison leur offrira une session de rattrapage (voir autre article). À bord de Courrier Léon, Alex n’a pas pu voir le départ d’anthologie des super maxis , notamment celui de Wild Oats : en bout de ligne, bâbord amure, du grand art ! … et des coronès grandès … Voir la vidéo !

Mais là n’est pas l’objet de cet article et revenons à l’IRC. Cette course se présentait dans une configuration idéale : Une large flotte de 34 à 100’, une météo offrant à tous les bateaux tous les types de temps de 5 à 35 Knts et plus, à des moments différents ; parfait pour … jauger la jauge.

Et que croyez-vous qu’il advint ? Que le podium overall est partagé entre un TP52 vainqueur, un JPK 10.80 sur la seconde marche et un SS34 de 1976 sur la troisième. Parfait panachage entre une luge dite « super taxée », un cruiser-racer moderne et un vieux grèm’ ou presque « sous taxé ».

Comment interpréter cela ?

D’abord, notons qu’Alexis Loison dans son papier désigne le SS34 comme un concurrent avéré, avec perspicacité et respect. Au lieu de dire que c’est un « bateau avantagé par la jauge », comme on l’entend trop souvent. Dans son rôle de navigateur-tacticien, il a repéré sans état d’âme qu’il était de ceux qui potentiellement étaient des concurrents. Dans un tel équipage, on a une approche rationnelle sans chercher d’excuse anticipée à une potentielle mauvaise performance…

Rendons à César – Jean Sans est bien le César de l’IRC non ? – ce qui lui appartient et de fait, il n’y a rien à ajouter à son commentaire quand il dit :

« Les conditions de la réussite  sont simples :

  • réunir un très bon équipage à tous les postes,
  • avoir un bateau bien construit ou bien « refité »,
  • avoir un bateau bien dessiné,
  • avoir de bonnes voiles,

Et cela quel que soit l’âge du bateau ou du capitaine. »

Lorsque ces paramètres ne sont pas réunis, les performances ne suivent pas, les propriétaires sont déçus et mettent leurs insuccès sur le compte de l’IRC. La phrase la plus répandue est : « ça ne sert à rien que je prenne le départ, je suis massacré par la jauge !! ».

Bien sûr, c’est frustrant de se faire battre systématiquement par Géry Trentesaux mais c’est aussi le cas des clubs de D1 quand ils rencontrent le PSG ou ceux de Top 14, quand ils rencontrent le RCT ! Mais moi qui ai eu la chance de naviguer une fois avec Géry et François Lamiot, j’ai pu apprécier leur concentration, leur implication de tous les instants dans la recherche de la vitesse et leur capacité à mettre l’équipage sur le même tempo. Il n’y a donc aucun mystère : de la préparation, du travail et également du talent et de l’expérience bien sûr.

Donc, en ce début d’année propice aux résolutions, n’en prenez pas 36 mais seulement 4 :

  • Non seulement j’arrête de m’interroger sur l’équité de l’IRC mais comme membre de l’UNCL, je m’appuie sur cet exemple – que je partage largement auprès des éventuels sceptiques – pour renforcer ma confiance dans la jauge,
  • Je prépare mon bateau du sol au plafond – de la quille à la pomme de mat – le guide IRC à la main et si j’ai des doutes, j’en discute avec le Centre de Calcul,
  • Je monte un équipage fait de gens avec qui j’aime naviguer, conscient du niveau de chacun, qui s’entraine pour atteindre un niveau de performance collective optimal, visant un niveau de classement réaliste qui ne nous décevra pas,
  • Je monte un programme de courses pour attirer les meilleurs à bord, pour partager le plaisir de régater et je participe à un championnat de plusieurs épreuves, la régularité finissant toujours par payer !

Bonnes navigations IRC en 2016 et meilleurs vœux de plaisir et de performances !

PHILIPPE SÉRÉNON