Sydney-Hobart : consécration pour l’IRC

« Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ». Belle citation de Blaise Pascal mais je proposerai volontiers d’inverser la proposition concernant l’IRC depuis Sydney-Hobart.

L’automne a été très occupé à réfléchir sur la jauge, à la fois pour attirer plus de bateaux sur les plans d’eau et aussi pour répondre aux interrogations des uns et des autres. Mais voilà que la fin d’année apporte des réponses tout à fait probantes lors de Sydney-Hobart qui d’une certaine façon closent le débat.

Pour ceux qui n’ont pas suivi la course sur le site, ils ont raté quelque chose et le récit d’Alexis Loison leur offrira une session de rattrapage (voir autre article). À bord de Courrier Léon, Alex n’a pas pu voir le départ d’anthologie des super maxis , notamment celui de Wild Oats : en bout de ligne, bâbord amure, du grand art ! … et des coronès grandès … Voir la vidéo !

Mais là n’est pas l’objet de cet article et revenons à l’IRC. Cette course se présentait dans une configuration idéale : Une large flotte de 34 à 100’, une météo offrant à tous les bateaux tous les types de temps de 5 à 35 Knts et plus, à des moments différents ; parfait pour … jauger la jauge.

Et que croyez-vous qu’il advint ? Que le podium overall est partagé entre un TP52 vainqueur, un JPK 10.80 sur la seconde marche et un SS34 de 1976 sur la troisième. Parfait panachage entre une luge dite « super taxée », un cruiser-racer moderne et un vieux grèm’ ou presque « sous taxé ».

Comment interpréter cela ?

D’abord, notons qu’Alexis Loison dans son papier désigne le SS34 comme un concurrent avéré, avec perspicacité et respect. Au lieu de dire que c’est un « bateau avantagé par la jauge », comme on l’entend trop souvent. Dans son rôle de navigateur-tacticien, il a repéré sans état d’âme qu’il était de ceux qui potentiellement étaient des concurrents. Dans un tel équipage, on a une approche rationnelle sans chercher d’excuse anticipée à une potentielle mauvaise performance…

Rendons à César – Jean Sans est bien le César de l’IRC non ? – ce qui lui appartient et de fait, il n’y a rien à ajouter à son commentaire quand il dit :

« Les conditions de la réussite  sont simples :

  • réunir un très bon équipage à tous les postes,
  • avoir un bateau bien construit ou bien « refité »,
  • avoir un bateau bien dessiné,
  • avoir de bonnes voiles,

Et cela quel que soit l’âge du bateau ou du capitaine. »

Lorsque ces paramètres ne sont pas réunis, les performances ne suivent pas, les propriétaires sont déçus et mettent leurs insuccès sur le compte de l’IRC. La phrase la plus répandue est : « ça ne sert à rien que je prenne le départ, je suis massacré par la jauge !! ».

Bien sûr, c’est frustrant de se faire battre systématiquement par Géry Trentesaux mais c’est aussi le cas des clubs de D1 quand ils rencontrent le PSG ou ceux de Top 14, quand ils rencontrent le RCT ! Mais moi qui ai eu la chance de naviguer une fois avec Géry et François Lamiot, j’ai pu apprécier leur concentration, leur implication de tous les instants dans la recherche de la vitesse et leur capacité à mettre l’équipage sur le même tempo. Il n’y a donc aucun mystère : de la préparation, du travail et également du talent et de l’expérience bien sûr.

Donc, en ce début d’année propice aux résolutions, n’en prenez pas 36 mais seulement 4 :

  • Non seulement j’arrête de m’interroger sur l’équité de l’IRC mais comme membre de l’UNCL, je m’appuie sur cet exemple – que je partage largement auprès des éventuels sceptiques – pour renforcer ma confiance dans la jauge,
  • Je prépare mon bateau du sol au plafond – de la quille à la pomme de mat – le guide IRC à la main et si j’ai des doutes, j’en discute avec le Centre de Calcul,
  • Je monte un équipage fait de gens avec qui j’aime naviguer, conscient du niveau de chacun, qui s’entraine pour atteindre un niveau de performance collective optimal, visant un niveau de classement réaliste qui ne nous décevra pas,
  • Je monte un programme de courses pour attirer les meilleurs à bord, pour partager le plaisir de régater et je participe à un championnat de plusieurs épreuves, la régularité finissant toujours par payer !

Bonnes navigations IRC en 2016 et meilleurs vœux de plaisir et de performances !

PHILIPPE SÉRÉNON

Retour sur la Rolex Sydney-Hobart Race à bord de « COURRIER LÉON », JPK 10.80

Partir un mois à l’autre bout du monde pour 4 jours de régate … drôle d’idée ?? Peut-être, surtout quand on sait qu’il s’agit de la mytique Rolex Sydney-Hobart, surnommée le Fastnet des antipodes, et surtout réputée pour ses conditions très hostiles malgré la saison estivale. Voici comment cela s’est passé :

Équipage :

  • Skipper+Barreur : Géry Trentesaux
  • Propriétaire et Piano : Michel Quintin
  • Régleur de GV+Barreur (et maître-voilier du bateau, Voilerie ALL PURPOSE) : François Lamiot
  • Régleur de voiles d’avant + Barreur (et constructeur du bateau) : Jean-Pierre Kelbert
  • N°2 + Barreur + Régleur (et en charge des nombreuses communications radios avec l’organisation, désormais mondialement célèbre pour son « french accent » ) : Franck Legal
  • Équipier d’avant (acrobate et unique gardien de sa plage avant) : Pierre Ghewi
  • Navigateur+Barreur : moi-même (Alexis Loison)

Mi Octobre, Le skipper des fameux « Courrier … », Géry Trentesaux qui n’est autre que le vainqueur du Fastnet 2015, me propose le poste de navigateur (en charge de la météo, tactique et stratégie à bord) sur cette compétition dans les mers australes. Gros challenge que j’accepte de relever sans hésitation. D’autant plus que le bateau armé pour l’occasion, le Jpk 10.80 de Michel Quintin (star de la planche à voile il y a quelques années) est basé en Nouvelle Calédonie. Il faut donc commencer par délivrer le « colis » à Sydney. Après un convoyage paisible d’une semaine avec mon super pote Jean-Cloooode Fossey que tout le Team remercie pour sa disponibilité, l’équipage prépare le bateau avec soin. On passe une semaine à tout mettre en ordre sans vraiment profiter de Sydney, mais l’objectif est clairement la victoire dans notre catégorie et plus si affinités, donc pas de tourisme !!!

La météo annoncée est claire : on va en ch… !! Du vent portant soutenu au début, une rotation brutale du vent pour être au près serré, vent contre courant dans une mer démontée et des vents qui frôlent les 40 nœuds pendant 36/48 heures, pour ensuite laisser place à du tout petit temps avec un vent faible à nul et qui passe par toutes les directions possibles. Et en plus, les systèmes météo tournent à l’envers de ceux de l’hémisphère nord. Un vrai casse-tête !

Après un dernier briefing météo où l’on discerne dans les regards des skippers et de leurs navigateurs respectifs de l’excitation mais aussi de l’appréhension, le départ est donné le 26 décembre à 13 heures. Quel spectacle !!! Des milliers de bateaux sur l’eau, les rives de la baie sont noires de monde, des hélicoptères survolent le départ pour le retransmettre en direct. Une ambiance sans équivalent !! Pas d’autre mot, c’est magique !! Nous prenons un bon départ et nous sortons très bien de la baie, c’est un vrai bazar !! Nous sortons en tête de notre groupe et malgré la petite taille de Courrier Léon par rapport aux autres concurrents, ça commence très fort ! La première nuit arrive, je surveille l’arrivée du front froid et du changement brutal du vent. En moins de 10 minutes, on passe de Spinnaker Maxi avec 25/28 nœuds de Nord Nord-Est et des surfs à 13/15 nœuds à 40 nœuds de Sud Sud-Ouest et comme voilure, ORC + 2 ris dans la GV, soit presque 70 % de voilure en moins … On gère super bien ce passage, s’en suit alors une longue et pénible période où barreurs et régleurs se relaient dans la « braffougne ». Le Jour se lève, le bateau fait route parfaitement, on apprend être 23ème au scratch en temps réel et potentiellement en tête en temps compensé. Notre plus féroce concurrent, Wild Rose (vainqueur toutes classes en 2014 de Sydney-Hobart quand même !!) est 2 milles derrière, nous sommes plus que dans le match !!

Lors de la deuxième nuit, nous sommes habitués à ce vent et à cette mer démontée mais tout l’équipage est particulièrement ravi quand je lui apprends la nouvelle : demain il y aura 5 nœuds de vent, voire moins !! Bizarre pour des marins d’être contents de ne plus avoir de vent mais cela a permis de se refaire une santé et de réparer les petites casses du bord. Et surtout que nous sommes en plein dans le détroit de Bass, l’un des pires endroits au monde pour naviguer en cas de mauvais temps . On a passé la nuit à remettre progressivement toute la toile, Pierre, Franck et Michel nous font des changements de voile « mieux que dans le manuel » et après s’être fait rattraper par quelques concurrents opportunistes dans le vent absent, on s’applique, concentration/motivation/détermination/extermination sont les seules pensées de la dream-team.

On repart alors de plus belle le troisième jour sous Spi asymétrique au largue serré dans du vent bien établi, « sur les portières » comme on dit.  Et avec toute modestie, on leur colle cette fois un caramel !! Il n’y aura plus qu’à les contrôler à distance (sachant que ce n’est pas simple avec les « ratings » qui sont les coefficients attribués au temps réel d’arrivée de chaque bateau et qui permettent ainsi d’avoir un classement « en temps compensé » afin d’égaliser les chances des bateaux de taille, de poids et de surface de voilure différents). Ça, c’est la théorie bien sûr ! Car du coup, les bateaux ne rencontrent pas forcément les mêmes conditions météo quand la régate dure plusieurs jours. Et nous craignons dans notre classe le retour d’Azzuro, un « vieux » Sparkman & Stephens 34 refait à neuf, mené par des furieux, plus petit bateau de la flotte mais qui a du vent très favorable depuis le début !

Le quatrième jour, la Tasmanie est en vue. Les conditions sont superbes et après une quatrième nuit dure pour les nerfs dans un vent très changeant, nous déboulons sous spi max et sous le soleil ! Chapeaux, crème solaire, lunettes de soleil, dauphins, c’est parfois cool en fait les 40èmes rugissants ! Maintenant, on y voit plus clair sur notre ETA et c’est chaud !! Azzuro est toujours dans nos pattes ! En revanche, la bonne nouvelle c’est que notre position pour le classement overall a de l’allure. Les gros ratings sont restés coincés dans la baie d’Hobart toute la nuit et on peut donc encore rêver !! Surtout que le timing d’arrivée dans la baie est parfait pour nous car le vent thermique y est très bien installé. On déboule à 9/10 nœuds de vitesse vers l’arrivée, pile-poil pour l’heure de l’apéro (encore une histoire de timing, pas pour rien que la régate est sponsorisée par Rolex !). Comme chaque bateau, nous sommes accueillis en héros par tout Hobart ! C’est vraiment quelque chose de fort pour l’Australie cette régate !

En arrivant, nous sommes alors pour le moment classés second de l’overall derrière Un TP52 Australien nommé Balance, ce qui est donc une superbe perf pour nous mais nous ne sommes pas encore totalement à la fête, car ce foutu Azzuro est annoncé arriver dans quelques heures seulement et est en passe de gagner la Sydney-Hobart en overall et donc dans notre classe !!! Mais y aura-t-il du vent dans la baie cette nuit ?

Après une bonne nuit réparatrice, les nombreux sms nous réveillent. C’est l’euphorie pour tout l’équipage !! Courrier Léon est annoncé vainqueur de la Rolex Sydney-Hobart en IRC 4 pour seulement 6 minutes et quelques secondes sur plus de 4 jours de course et second toutes classes confondues … On l’a fait !!!

Quelle chance pour moi d’avoir pu naviguer là-bas, sur un bateau magique réalisé par mon ami Jean-Pierre Kelbert et en compagnie d’excellents marins menés par un très grand Géry Trentesaux que je ne remercierai jamais assez de m’avoir fait confiance pour ce poste de navigateur !

ALEXIS LOISON

 

 

Max de Montgolfier, vainqueur de la Rolex Sydney Hobart 2015 sur « Balance »

Max de Montgolfier (27ans). Vit à Sydney depuis 5 ans. Équipier d’avant sur le TP52 Balance :

« Je participais cette année à ma cinquième Sydney Hobart.

J’ai la chance d’être équipier d’avant depuis mi 2014 sur un magnifique TP52, Balance. Son propriétaire, Paul Clitheroe a racheté ce bateau après de nombreuses saisons à bord de son First 45 (l’ancien Lady Courrier), il s’appelait alors Quest et avait déjà gagné la Sydney Hobart overall en 2008.

Nous faisons une belle première saison à bord du bateau en finissant la Sydney Hobart en tant que premier TP52, 12ème bateau sur la ligne mais sommes hors course pour la victoire finale car les conditions cette année là étaient plus favorables aux « petits bateaux ».

En 2015, l’ancien sailing master de Quest, Mike Green (37 Sydney Hobart au compteur) nous rejoint. Il sera notre tacticien pour toute la saison et aussi barreur sur les Offshore avec Adam Brown (qui avait aussi gagné la Hobart en 2008, 27 « Hobart » au compteur). Les courses de préparations (série de 6 courses Offshore) confirment que nous sommes compétitifs car avant la Hobart, nous sommes seconds de la série derrière le superbe JV62 Chinese Whisper (ex Jethou).

Nous sommes un équipage 100% amateur, mais nous naviguons depuis des années ensemble. Le bateau est méticuleusement préparé. Nous voulions être le premier TP52 (9 partants) et espérions si c’était le cas de pouvoir faire un bon résultat dans notre division (IRC 1 – 15 partants).

Au briefing de l’équipage juste avant le départ, Milke Green nous dit que la course (dans notre catégorie) se jouera la première nuit. Le bateau qui sera en bonne posture le second jour aura une grande partie du travail fait, il ne s’est pas trompé. Il nous rappelle aussi que le TP52 étant un « all rounder », un bon résultat overall n’est pas inespéré.

Le départ est donné dans un vent de secteur Nord Est de 20-25nds. Nous prenons un bon départ mais c’est extrêmement tendu car nous nous retrouvons pris en sandwich entre Rambler (88 pieds) et Comanche (100 pieds). Bien qu’il y ait deux zones d’exclusions pour les bateaux spectateurs ainsi que trois lignes de départ, sortir de la baie sans dommage est l’objectif principal pour tous. Rien que sur notre ligne de départ, il y a une collision entre un TP 52 et un RP78 ainsi qu’une autre collision entre deux TP52. Á la sortie de la baie seuls 5 TP52 sont encore en course …

Ensuite, c’est parti pour 7 heures de surfs à 20-25 nœuds de vitesse. Á 20h, comme annoncé, nous voyons une énorme masse noire nous arriver dessus, nous avons le temps de prendre deux ris dans la GV, hisser le foc ORC et en moins de 3 minutes nous passons d’un vent de 25 nœuds de Nord Est à 40 nœuds de Sud ! Nous choisissons de passer à la côte ce qui s’avérera déterminant pour la suite. La suite de la nuit se passe dans du vent de 30-40 nœuds (plus grosse rafale enregistrée à 46 nœuds), ambiance humide et fraiche avec 100% de l’équipage au rappel pour la nuit.

Au matin du second jour nous réalisons que la GV est déchirée sous le premier ris. Cela ne nous a pas handicapés plus que cela en cette deuxième journée car le vent soufflait toujours entre 25 et 30 noeuds – de Sud Ouest cette fois – ce qui nous favorise grandement car étant près des côtes, nous pouvons glisser en route directe vers la Tasmanie alors que nos concurrents offshore avaient certes plus de courant positif mais une route rallongée et un moins bon angle que nous. Nous sommes idéalement placés pour la suite.

Le reste de la seconde journée n’est pas une sinécure en revanche avec certes moins de vent dans le Détroit de Bass mais une mer terrible. Le bateau faisait des bons et retombait 4 mètres plus bas sur la prochaine vague. Paul Clitheroe se blesse au dos à ce moment et sera amoindri pour le reste de la course. Beaucoup d’autres bateaux abandonnent sur délaminage, étais cassés ou GV déchirées. Nous avons de petites avaries en plus de notre GV mais rien nous empêchant de poursuivre notre route. En revanche, un jerricane de diesel se perse et se vide dans le bateau le second jour, l’odeur causant de nombreux maux de ventre à l’équipage.. en plus de la mer toujours chaotique.

Au début du troisième jour le vent tombe enfin et nous attaquons une zone de transition (nous en profitons pour réparer la GV, ouvrir les vestes de quart et évacuer tant bien que mal les litres de diesel qui se trouvent au fond du bateau!) avant de débouler la nuit suivante le long de la Tasmanie dans du vent medium de secteur Nord Ouest.

Á midi le quatrième jour de course, nous passons Tasman Island (pointe sud de la Tasmanie) dans une jolie brise de 15 noeuds de secteur Sud Ouest. Nous remontons la fameuse « Derwent River » à 10 noeuds de moyenne et passons la ligne d’arrivée à 16h50 avec un temps de course de 3 jours 4 heures et 50 minutes. Nous sommes le 7ème bateau à Hobart.

L’ambiance à l’arrivée de la course est fantastique, avec des milliers de personnes félicitant les équipages depuis le « Wine and Cheese Festival » qui se tient au bord des quais à ce moment de l’année.

Pour nous, le contrat est rempli car le second TP52 arrive 2 heures plus tard. Nous remportons par là même la victoire dans notre classe.

Après avoir « rangé » et surtout désodorisé tant que possible le bateau, nous découvrons que nous sommes second overall derrière le A13 français Teasing Machine. Á cette heure-là, ils sont à 60 milles de l’arrivée, avancent à 8 noeuds et doivent finir la course dans les 11 heures pour gagner overall. Malheureusement, les 40 derniers milles de course sont souvent intraitables, surtout quand ils se font de nuit, la rivière passant en mode « repos » pendant une bonne partie de la nuit, sans vent. Après une magnifique course, Teasing Machine reste bloqué par la rivière et termine la course à 9h20 le cinquième jour, nous donnant donc le « lead » overall.

La beauté de ce sport et surtout du système de Handicap IRC tient dans le fait qu’un bateau moderne en carbone de 52 pieds peut se trouver en contention pour la victoire finale contre le plus petit bateau de la flotte, un SS34 datant de plus de 30 ans. Nous attendons encore 24h sans sommeil avant de réaliser que nous venons de remporter la victoire dans la Hobart toutes classes – la rivière qui fut aussi intraitable pour « Quickpoint Azzurro ». Un rêve de gosse se réalise pour moi.

Cette Hobart fut pour moi marquée non seulement pas des conditions torrides mais aussi par la présence de deux bateaux français au départ, tous deux remportant leur catégorie IRC. Pour un Français, il est toujours super sympa de voir débarquer au moment de Noël des compatriotes passionnés qui viennent aussi participer à cette course magique… »

MAX DE MONTGOLFIER

 

LA DRHEAM-CUP 2016

Une nouvelle course au large organisée par l’UNCL, Union Nationale pour la Course au Large, et DRHEAM-PROMOTION.

 

Du 15 au 21 août prochains se tiendra la toute première édition de la DRHEAM-CUP, une épreuve de course au large en deux étapes entre La Trinité-sur-Mer, les îles Scilly et Roscoff. Cette course “OPEN” est ouverte à tous avec le concours de la SNT – Société Nautique de la Trinité sur Mer et du Yacht-Club de Roscoff / Baie de Morlaix Plaisance. Sont invités à la fête Ultims, Imoca60, Multis 50, Class40 – ces grandes classes de bateaux qui participent à la Transat Jacques VABRE – mais aussi les Mini 6,50 et bien sûr les voiliers jaugés IRC et Osiris Habitable. Chaque équipage est invité à embarquer un jeune issu du monde rural sur au moins la première étape.

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Une course en deux temps :

Côté mer, LA DRHEAM-CUP se jouera en deux étapes : un côtier, le trophée “LA TRINITAINE”, et une grande course au large, le trophée “LA DRHEAM-CUP”. Le 15 août, les concurrents s’échaufferont sur un tracé de 40 milles en baie de Quiberon. Le soir, on “rêve” d’une belle fête, avec pourquoi pas après le feu d’artifice “une nuit des rêves” suivie d’une journée de vérifications des bateaux. Le lendemain, ils s’élanceront vers le large, pour 400 milles : cap sur les îles Scilly, le Cap Lizard, puis le phare d’Eddystone (Sud Cornouailles) avant d’atterrir à Roscoff – Baie de Morlaix.

LA DRHEAM-CUP vous donne rendez-vous au Nautic, le samedi 5 décembre, de 17h30 à 19 h, sur le stand MORBIHAN (Hall 1 , allée J, N° 20).

Programme de course : Cliquez ICI

La Half Ton Classics Cup 2015 (J-5)

Dans 5 jours, du 17 août au 21 août se déroulera à Nieuwpoort en Belgique la “HALF TON CLASSICS CUP 2015”, régates réservées aux Half Tonner (séries et prototypes).

 

Pour rappel, les Half Tonner sont des bateaux qui, pour la plupart, ont été conçus pour participer à la course en solitaire du Figaro. Ils étaient la carte de visite des architectes renommés de l’époque. Ces bateaux ont couru jusqu’au début des années 90 quand la jauge IOR a disparu. Heureusement quelques irréductibles ont su redynamiser la classe et ont recréé cet événement classique en 2003.

 

Cette année, le KYCN et le BRYC organisent conjointement cette manifestation. Durant cette édition, 25 bateaux venant de toute l’Europe sont attendus et 5 pays sont déjà représentés. Tous les bateaux, qu’ils soient dans des configurations d’origine comme “Fantasy” ou ultra-modifiés tel que “Harmony” sont affûtés et prêts à en découdre sur l’eau.

Au programme : Parcours Bananes et parcours côtiers. De quoi satisfaire tous les équipages.

“Swuzzlebubble” le vainqueur de l’édition 2014, absent cette année, ne pourra pas défendre son titre laissant la place à d’autres bateaux et équipages très motivés. “Général Tapioca” de Philippe Pilate, vainqueur de toutes les éditions de Nieuwpoort profitera sans doute de cette opportunité. Il devra néanmoins compter avec des concurrents très bien préparés. Les Finlandais de Superhero et les Irlandais de Checkmate partent aussi favoris.

HTC+2015+Release

Sur le Chantier YACHTING WAVE, réputé pour accompagner les bateaux de régates en Belgique, les Halfs se rassemblent. Ils font leurs derniers préparatifs et les mises à l’eau sont prévues dès ce vendredi 14 août.

La HALF TON CLASSICS CUP est une régate de bon niveau, mais elle a aussi la particularité d’associer, au-delà de la compétition, un esprit de fête, de convivialité et de sportivité. Cette grande fête du HALF c’est aussi un regroupement de passionnés qui depuis de longues années “bichonnent” leurs bateaux. Elle a aussi le privilège de voir de jeunes régatiers tels que “Spip” ou “M’Half Raz” investir le plan d’eau en toute autonomie grâce à son accessibilité.

Rédaction : Half Ton Class Europe

Photos : Half Ton Classics Cup 2013 et 2014

 

Les membres de l’UNCL dans la Transquadra 2014 – 2015

La flotte de la Transquadra a passé la mi-parcours sur la deuxième étape dont la première semaine a été marquée par des conditions météorologiques très soutenues qui n’ont épargné aucun des 87 bateaux en course, en double ou en solo. Même les leaders ont connu leur lot de pépins techniques. Nous retrouvons une nouvelle fois en audio Ludovic Gérard et Laurent Morisseau pour qui les choses vont plutôt bien. Qu’en est-il des autres membres de l’UNCL sur cette seconde étape ? Ici encore, les fortunes sont diverses…

 

Même aux avant-postes, les bateaux et les hommes sont mis à rude épreuve. Vendredi dernier, Jean-Pierre Kelbert et Hervé Perroud, alors en tête sur 3D Développeurs (Jpk 10.80) étaient en plein dans la tourmente :

“ … Ca y est on passe à un autre mode, celui de l’alerte aux grains. Pas simple à repérer la nuit, il faut quand même mettre la toile pour les conditions hors grains (25 knt) mais selon la hauteur des nuages ça peut grimper de 5 à 10 de plus sous leur effet. Affaler juste avant le grain est compliqué car si le grain s’arrête à 30/34 ça va (affaler et renvoyer c’est aussi très risqué et long) mais il peut y en avoir de plus violent et ce n’est pas écrit dessus !

En fin de nuit, je suis avec Hervé en aller te sur le pont car ça monte bien et on stresse pas mal vu la forme noire qui transparait au 3/4 arrière. Bingo, le vent vient de passer de 35 à 45 et là imparable, c’est la toupie. Impossible de remettre le bateau droit. Comme hier on s’en sort en libérant la drisse et en ramenant le chalut par l’arrière. On pourrait se croire en pêche mais non rien dedans à part des tonnes d’eau. Déjà 2 fois qu’on fait ça, la technique est au point ! En attendant nous voilà bien maintenant avec 2 drisses en moins et en plus les 2 de capelage ! Donc pour le spi lourd ça devient compliqué d’autant que le ZIP s’est arraché (trop light)… … Après le p’tit dèj, on décide d’essayer le code 0 qui devrait pouvoir fonctionner avec notre unique drisse de tête. 2 h plus tard le code 0 a explosé, tissu trop raide pour les claques… … à l’heure des bilans matos, ça commence à être lourd et il va falloir lever le pied jusqu’à ce que le vent mollisse vraiment si on veut arriver de l’autre côté… … nous avons récupéré toutes nos drisses et il faudra juste monter dans le mât et repasser les messagers. La brise doit mollir donc on devrait pouvoir régler ça… … Heureusement avec les trajectoires parfaites (tendues) d’Hervé on devrait compenser par un bon angle le déficit de vitesse. La vie reste belle et l’ambiance à bord au TOP.”JP & Hervé de « Léon 3DDI » – vendredi 29 janvier

Qu’ils soient partis de Saint-Nazaire ou de Barcelone, en double ou en solo, les membres de l’UNCL connaissent eux-aussi des moments délicats et n’échappent pas aux avaries :


Duo Saint-Nazaire :

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Patrice Carpentier à Saint-Nazaire © François Van Malleghem/Transquadra

Un homme à la mer sur Groupe 5 ! C’était le 27 janvier. Heureusement, les concurrents de la Transquadra sont fortement sensibilisés à la sécurité en amont de l’épreuve, Dominique Bleichner a parfaitement géré la situation et a récupéré Patrice Carpentier très rapidement : «  j’étais un peu énervé par nos casses de matériels (tangons ) … je suis allé à l’avant sans m’attacher, je me suis fais déséquilibrer par une vague, et suis passé par dessus la filière. Dominique m’entendant crier m’a attrapé la main du cockpit, mais avec la vitesse du bateau, nous n’avons pu tenir. Dominique a eu les bons réflexes, en jetant à l’eau tout ce qui est prévu a cet effet : bouées couronnes, perche, et lifesling. C’est ce qui lui a permis de revenir vers moi, car avec la forte mer, il ne me voyait pas. J’ai pu attraper le bout jaune du lifesling et remonter a bord par l’échelle arrière … Ce faisant Dominique a déclenché sa balise personnelle PLB « … Patrice Carpentier – Groupe 5

Groupe 5 pointait en 19ème position lors de l’incident. Depuis, le duo a patiemment comblé son retard et pointe aujourd’hui à la 22ème place…

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Pour Christian Deffrennes et Pierre Alexandre Jouvençon sur Flor Da Rosa (A 31), la course s’est arrêtée dans la nuit du 26 janvier. La rupture du bas hauban tribord sous spi par 25 nœuds semble être à l’origine du démâtage de l’A 31. Christian et Alexandre ont regagné les Canaries sous gréement de fortune. Ils sont arrivés à Tazacorte le 28 janvier (ci-contre à gauche).

 

Laminak au départ de Madère © François Van Malleghem/Transquadra

Le 28 janvier plus de mât non plus sur Laminak, le Jpk 10.10 Frédéric Augendre et Joël Plissonneau. L’espar s’est cassé au niveau de la cloche de tangon, toujours sous spi et par 25 nœuds. Frédéric et Joël envisagent dans un premier temps de regagner Le Marin sous gréement de fortune. Puis analysant les prévisions météo et les réserves à bord, le duo demande son évacuation. Le porte container Hudson River croise la route des infortunés et les embarquent pour Valence. Le bateau est abandonné.

Pour les autres, la course continue avec un changement de météo radical le weekend dernier poussant plusieurs bateaux à reconsidérer leurs choix, notamment ceux ayant pris une option Nord depuis le départ de Quinta do Lorde. Nous n’avons pas malheureusement de nouvelles “fraiches” de tous nos membres engagés dans la Transquadra. Mais Nous les inviterons à débriefer au retour !

LAMINAK_800Position des membres de l’UNCL (temps réel) – Duo Saint-Nazaire (04/02/2015-6h00)
Jacques et Bertrand PELLETIERQUALICONSULTJpk 10.1010ème+136.3 nm
Sylvain PONTU et Christophe RATEAUVALMENA 3115+182.2 nm
Alain ROUGEULLE et Philippe BRILLAUDGO AND SEAX 36 S18+204.8 nm
Patrice CARPENTIER et Dominique BLEICHNERGROUPE 5Sun Fast 320022+230.4 nm
Bertrand GERAUD et Jean-Marc TRIHANPOUR ECOMORESSun Fast 320023+242.0 nm
Jacques AMEDEO et Dominique DUCHEMINELANCOJpk 11 M29+258.2 nm
Jean-François LE GALL et Antoine LE VILLAINMATAFMAT 10.1041+475.7 nm
Jean-François GUEULETTE et Gilles LAMARQUEPHILIAJpk 10.1048+610.2 nm


Solo Saint-Nazaire

Laurent Stoclet et son Jpk 10.10 Oxymore font une course remarquable depuis le départ de Madère. Partisan de l’option Sud dès le départ, laurent est resté au contact en contrôlant ses adversaires. L’évolution de la météo le conforte dans son option. Laurent et Pierrick Penven (Zéphyrin – Sun Fast 3200) jouent au chat et à la souris en tête de course, avantage Zéphyrin au dernier pointage. À une centaine de milles, Jean-François Hamon (Pour Aster – Sun Fast 3200), vainqueur de l’édition précédente, compte sur les 800 milles restants pour recoller aux deux échappés.


Duo Barcelone

Nous avons suivi Ludovic Gérard et Laurent Morisseau depuis le départ de la seconde étape (vacations audio). Actuellement troisième à une centaine de milles du leader, leur dernière vacation révèle un moral toujours au beau fixe sur Solenn :

À SUIVRE ÉGALEMENT SUR A31solenn.blogspot.fr

Sur Immobilier Construction (Jpk 10.10), Daniel Dupont et François Fouret mènent la flotte des duos méditerranéens. Ici encore, l’option Sud, sans rien lâcher pour se maintenir dans le groupe de tête, place le duo en première position depuis 4 jours. Il reste marqué de très près par Jean-Marie et Romain Vidal sur Jason (Sprint 108).

Enfin à environ 180 milles de la tête de course, Yves Dupont et Dominique Barthel pointent en 6ème position sur le Sun Fast 3200 Sedna, immédiatement suivis par Ven Dan Wvel Martinique (Sun Fast 3200) mené par Jean-Luc Bizien Janglin associé au Martiniquais Hervé Hejoaka.

À environ une semaine de l’arrivée, les partisans de l’option Sud ont acquis l’avantage depuis le weekend dernier, et c’est dans ce peloton que se situe la plupart des membres de l’UNCL. Selon les groupes, il reste encore entre 600 et 800 milles pour faire la différence. Dénouement final dans quelques jours au Marin !

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Images (Introduction, Patrice Carpentier et Laminak) : François Van Malleghem / Transquadra

Images Flor Da Rosa : Christian Deffrennes

 

TRANSQUADRA 2014-2015 : Vacation Audio avec Ludovic Gérard et Laurent Morisseau sur Solenn

La deuxième étape de la Transquadra est partie de Quinta Do Lorde le 24 janvier. Le début de course a été rude pour les 90 bateaux qui ont mis le cap sur Le Marin, et cela pourrait se prolonger encore quelques jours. Ludovic Gérard et Laurent Morisseau, partis de Barcelone en juillet dernier, s’offrent leur première traversée de l’Atlantique en course sur Solenn (A31). L’UNCL a recueilli les impressions de Ludovic après le départ de la seconde étape et les premières heures de course.

 

VACATION DU JEUDI 29 JANVIER
À SUIVRE ÉGALEMENT SUR A31solenn.blogspot.fr
VACATION DU MARDI 27 JANVIER

Ludovic GÉRARD est un Ingénieur de formation. Ce cadre dirigeant de la CMA-CGM pratique la voile depuis sa plus tendre jeunesse.

crop_281 - GERARD Ludovic

Le régatier a été propriétaire successivement de plusieurs bateaux, toujours avec le goût de la compétition.

C’est donc tout naturellement qu’il s’est inscrit à la Transquadra 2014-2015 et ainsi avoir l’opportunité de courir avec un bateau, le A31 Solenn, qu’il connait maintenant parfaitement, sur l’Atlantique et en course.

Pour l’accompagner, il a fait appel à un ami d’enfance avec qui il a partagé de nombreuses aventures nautiques, Laurent MORISSEAU. Également ingénieur de formation, il a fondé Morisseau Consulting, Coach et formateur Scrum et Kanban, il est un acteur impliqué des communautés agiles/lean.

crop_281 - MORISSEAU Laurent2Laurent va s’élancer, à bord d’un proto Mini 6.50, sur la Mini Transat 2017 ; c’est donc une excellente préparation à la traversée de l’Atlantique en solitaire que de participer à la Transquadra avec Ludovic.

À eux deux, Solenn est entre des mains expertes, et les performances démontrées lors de la première étape entre Barcelone et Madère ne présagent que de bons résultats à l’arrivée en Martinique.


Texte : Nicolas Brossay – Blogmaster Solenn

solenn

Images : Blog Solenn

 

Un Open Mach Trophy sportif

Fin de l’Open Mach Trophy, dimanche 31 aout : les 15 bateaux qui ont bataillé en Baie de Quiberon finissent en beauté avec 3 manches de petit temps. C’est donc 12 manches qui ont été courues sur 3 jours de régates, dans des conditions variables de 8 à 18 nœuds. Pour l’emporter, il fallait être polyvalent, opportuniste au niveau tactique et aussi en bonne forme physique !

 

En Open 7.50, Jean-Pierre Dick et son équipage (ci-contre) ont raflé la mise en remportant 5 manches et surtout en finissant rarement plus loin que la 4e place. Son dauphin, Nicolas Groleau, bien qu’ayant remporté 4 manches, n’a pas réussi à décrocher la timbale. Jean-Pierre – qui n’avait plus navigué sur son Open 7.50 depuis quelques années – a retrouvé rapidement des sensations a l’aide d’un bel équipage composé de Julien Villion, Arnaud Jarlegan, Devan Lebihan et Malo Bessec. La troisième marche du podium s’est jouée sur la fin : Quentin Ponroy et Marc Guillemot ont dû batailler jusqu’à la dernière manche pour se départager, les honneurs revenant au cadet.

OpenMach650_2014_Alternative_ERousseau_2

En Mach 6.5, l’Open Mach Trophy c’est la finale du Championnat Atlantique Sportboat UNCL Mach 6.5 2014. Mathieu Jones et son équipage d’Alternative Sailing (ci-contre) ont survolé les débats et s’adjugent non seulement la régate, mais aussi le championnat. Némo était venu pour défendre son titre ainsi que pour contrer les assauts de Machsimus pour la deuxième place du championnat. Mission réussie pour le Championnat mais pas de doublé pour Némo. Quant à KMA3, Yves Gouron sauve in extremis sa place sur le podium lors de la dernière manche face à un Machsimus en grande forme.

Fin de Championnat ne veut pas dire fin des régates pour l’année 2014 : les Mach et les Open se sont donné rendez-vous au Grand Prix L’Atlantique Le Télégramme TébéSud à Lorient du 26 au 28 septembre et aussi aux entraînements d’automne en Baie de Quiberon.

Résultats Mach 6.50
PlaceSponsorSkipperTotal pts
1ALTERNATIVE SAILINGM. Jones12 pts
2NEMOM. Guedon24 pts
3K.MA3Y. Gouron36 pts
4MACHSIMUSH. Blanchot38 pts
5MACHIAVELIQUEF. Perrin49 pts
Résultats Open 7.50
PlaceSponsorSkipperTotal pts
1VIRBAC-PAPRECJp. Dick23
2ATCHOUMN. Groleau29
3ELECTRAA. Ponroy31
4SAFRANM. Guillemot33
5COOL RUNNINGSJ. Thoukild53
6TOUTANKARBONL. Brelivet60
7OPEN BARS. Thetiot66
8OPEN YOUR EYESG. Poisson82
9TREZ OPEND. Goubault100
10RED BILLH. Vincent103
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Images : Class Mach 6.5 – Eric Rousseau