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Le Yacht Club de France (YCF) et l’Union Nationale pour la Course au Large (UNCL) se sont rapprochés de la Société Nautique de la Trinité sur Mer (SNT) pour créer le Trophée IRC des Clubs au sein du Spi Ouest-France Destination Morbihan, la première régate en classe habitable en France.

Règlement

  1. Ce Trophée concerne uniquement les bateaux des 5 classes IRC (IRC1, IRC2, IRC3, IRC4, IRC Double) inscrits au Spi-Ouest France Destination Morbihan.
  2. Il sera remis en jeu chaque année et décerné par le Président du YCF et le Président de l’UNCL.
  3. Il a pour objet de classer les clubs en retenant pour chacun d’eux leurs trois meilleurs bateaux au classement aux points. C’est le Club ayant le nombre de points le plus faible qui gagne le Trophée.
  4. Ce sont les Clubs de délivrance des licences des skippers qui sont pris en considération pour le Trophée des Clubs.

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Challenge de Printemps SNT: Un samedi sportif

Samedi fut une journée sportive pour la soixantaine d’équipages inscrits au troisième week-end du Challenge de Printemps de la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer. Dans un vent entre 18 et 25 nœuds, avec des pointes allant jusqu’à 35 nœuds, le Comité de Course a lancé un parcours côtier pour les sept séries présentes.
Gilles Bricout, président du Comité de Course, a mis en place un parcours d’une vingtaine de milles pour le plus grand plaisir des régatiers. Après un vent très léger il y a deux semaines, les équipages ont pu s’entraîner dans des conditions bien différentes et ainsi être prêts pour toutes les situations qui pourraient se présenter lors du Spi Ouest-France Destination Morbihan qui se tiendra dans un peu plus d’un mois. Dimanche, le vent ayant nettement forci, les courses ont été annulées pour la journée.

En IRC 1, Alain Foulquier et son équipage sur Saga, un Nelson Marek 471, ont mené la flotte de bout en bout du parcours et ont franchi la ligne d’arrivée avec dix bonnes minutes d’avance sur leurs concurrents. Derrière eux, Codiam de Jean-Claude Nicoleau a résisté à ses poursuivants une bonne partie de la course mais s’est finalement fait doubler par le Grand Soleil 44 Eleuthera, skippé par Yoann Richomme. L’équipage mené par le vainqueur de la Solitaire du Figaro 2016 a fait une remontée spectaculaire sur Codiam pendant le bord de spi, avec des pointes à 15 nœuds dans un vent très soutenu. N’ayant malheureusement pas reçu le certificat de jauge, il se retrouve en fin de classement. En temps compensé, Jean-Claude Nicoleau (Codiam) dame le pion à Alain Foulquier sur Saga. En troisième position, on retrouve Jacques Pelletier sur son Ange de Milon – Qualiconsult.

Dans la catégorie IRC 2, Antoine Croyère (Hey Joe) l’emporte sur Philippe Baetz (Musix), après une lutte acharnée dans une baie de Quiberon remontée. En IRC 3, JP Concept, le Sun Fast 3200 de Jean-Francois de Prémorel barré par Laurent Tilleau et vainqueur du Spi Ouest-France Destination Morbihan 2016 a réalisé une très belle performance. Arrivé avec les IRC 2 et 6 minutes devant Mary, il aurait dominé largement sa catégorie s’il avait présenté son certificat de jauge… Ce sont donc les JPK 10.10 qui ont une nouvelle fois frappé fort au classement. François Moriceau (Mary), quasiment indétrônable depuis le début de ce Challenge, se place devant Benoit Rousselin (Delnic). En troisième position, on retrouve le Sun Fast 3200 de Philippe Hotter (Rainslow). La bataille a été serrée entre les deux premiers IRC 4, et c’est finalement Bernard Fournier Le Ray sur Brittany Drizzle qui termine premier de ce parcours côtier. Viennent ensuite Jean-Claude Malraison sur Belauan et Guillaume Le Barazer sur Frasquita.

On retrouve également deux JPK 10.10 en tête de la catégorie IRC Double : Charline de Patrice Hamon et Blue Dream Too d’Alain Maumy. L’A 35 Didgeri Two de Matthieu Lucet se classe troisième de la catégorie.

R. Vidor (Les Sinagots) et L. Marchais (Jolly Joker) prennent les deux premières places en Osiris Habitable, après un coude à coude des plus relevés. A. Ravel d’Estienne (Bolero) complète le podium.

Les sportboats ont préféré rester au port étant donné les conditions. Seul A. Godart Philippe (Faun Environnement) en Open 7.50 a bravé les éléments.

Prochain rendez-vous les 18 et 19 mars, où le Challenge de Printemps accueillera le deuxième acte des Brittany Moth Series, initié par Julien Villion et Nicolas Andrieu. A bord de leurs engins volants, les meilleurs foilers de la discipline s’affronteront pour décrocher le Trophée Le Carré 56.

Crédit photo: JakezEntrainement_Printemps_SNT_20170304
Toutes les photos du samedi 4 mars: www.jakez.bzh

 

 

 

Célia Mas Delfault pour la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer

Attachée de presse
md.celia@gmail.com
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Patience, persévérance et délicatesse de rigueur au Challenge de Printemps SNT

Pour ce deuxième week-end du Challenge de Printemps de la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer, la baie de Quiberon a offert du petit temps et un soleil printanier à la cinquantaine d’équipages présents. Samedi, les coureurs se sont armés de patience avant de voir une très légère brise s’installer. Dans trois nœuds de vent, le Comité de Course a lancé un parcours côtier pour les IRC Double tandis que les IRC 1, 2, 3 et 4, les Grand Surprise, les Osiris Habitables, les Open 7.50 et les Mach 6.5 prenaient le départ d’un parcours construit. Dimanche, bis repetita: un vent quasi nul à 9h00 qui ne présageait rien de bon. Suivant son expérience et son expertise du plan d’eau, le président du Comité de Course, Gilles Bricout, a choisi de faire sortir toute la flotte. Choix osé mais payant, puisqu’il a pu valider une manche sur un parcours construit pour toutes les séries. Les conditions ont donc été riches en enseignement pour tous les équipages, qui sauront à quoi s’en tenir si le vent venait à se faire désirer lors du Spi Ouest-France Destination Morbihan 2017.

 

Les résultats : En IRC 1, Alain Foulquier sur Saga remporte ce deuxième Challenge avec un point d’avance sur le Milon 41 de Jacques Pelletier (Qualiconsult). En troisième position, on retrouve Jacques Fily sur son Grand-Soleil 43, Anne et Sébastien 4. Chez les IRC 2, le classement général est à l’image des deux manches courues : Philippe Baetz (Musix) se place devant deux A 35, celui d’Antoine Croyère, Hey Joe, et celui de Jean-Yves Le Goff, Realax.Les JPK 10.10 trustent les premières marches du podium en IRC 3. Comme à son habitude, François Moriceau rafle tout sur Mary, tandis que derrière lui Philippe Sauzières (Crescendo) et Benoît Rousselin (Delnic) bataillent ferme.Les rangs sont serrés chez les IRC 4, où l’on retrouve en tête Erwan Gourdon (Sphénoïde), suivi de Jean-Claude Malraison (Belauan) et de Gildas Le Barazer (Frasquita).
Les IRC Double ont répondu une nouvelle fois présent en nombre. Dans cette catégorie, François Valraud et Daniel Peponnet (vainqueur de la Duo Cat-Amania 2016 avec Gérard Quenot) prennent la première place du classement sur le JPK 10.80 Bouznik’, devant Jérôme Croyère sur son J 92, Ruban Vert, et Alain Maumy (Blue Dream Too).

En Mach 6.5, Yves Le Blevec (Actual) et son équipage ont fait preuve de persévérance et prennent la première place de leur catégorie. Derrière eux, on retrouve Isabelle Joschke (Generali Horizon Mixité) et Manu Guedon (West Paysage – Le Carré 56).

Grande habituée des pontons trinitains, Isabelle Joschke, de retour du Martinique Cata Raid en F16 qu’elle a remporté avec Stéphane Berranger, a repris avec joie les entraînements sur son Mach 6.5, Generali Horizon Mixité. Isabelle rentre ravie de ce week-end de navigation sous le soleil morbihannais: « C’était très sympa, nous étions hyper contents de nous retrouver. Cela faisait quasiment un an que nous n’avions pas navigué en Mach 6.5, depuis le dernier Spi Ouest-France Destination Morbihan. Cette année, mon équipage est encore plus mixte qu’avant, avec trois femmes et deux hommes, et c’est vraiment chouette! Je suis accompagnée d’Isabelle Magois du team MACIF, fidèle parmi les fidèles, et de Pierre Brasseur, avec qui j’ai couru la Transat Québec St-Malo et qui est vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2015 en Class 40 avec Yannick Bestaven. Ils feront tous les deux partie de l’équipage pour le Spi Ouest-France Destination Morbihan 2017. Ce week-end, nous étions accompagnés de Sigrid Longeau, avec qui nous avons beaucoup navigué, et de Denoal Blayo. Denoal est un excellent régatier lorientais qui nous a apporté beaucoup de choses, c’était un vrai luxe de l’avoir à bord. Entre nous, il y a un bon esprit, c’est agréable et calme. Le petit temps a été favorable pour nous, cela nous a permis de reprendre nos marques tranquillement, de retrouver les sensations. C’était aussi une bonne occasion de travailler dans des conditions légères, car dans ces moments-là, c’est la délicatesse qui fait la différence. »

Enfin en Grand-Surprise, H. Famelart (Electron) réalise un très beau week-end devant André Bourles (Sacripant) et Didier Barraux (Garnement). Le petit temps a réussi à R. Vidor (Les Sinagots) qui termine avec trois points d’avance sur M. Minas (Baye) et six points devant Frédéric Guillemot (Miss J) dans la catégorie Osiris Habitable. En Open 7.50, A. Godart Philippe (Faun Environnement) remporte ce deuxième Challenge de Printemps devant D. Poisson (Open Your Eyes) et H. Vincent (Red Bill).

Rendez-vous les 4 et 5 mars pour le troisième Challenge de Printemps de la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer.
Challenge de Printemps SNT

4 et 5 mars

18 et 19 mars: Trophée Le Carré 56

1er et 2 avril
Crédit photo: SNT
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Challenge de Printemps SNT: Des conditions changeantes

Ce fut une reprise en douceur pour les vingt-deux équipages qui ont bravé les conditions hivernales de la baie de Quiberon ce week-end à la Trinité-sur-Mer pour le premier Challenge de Printemps de la saison.

 

Samedi, sous une météo changeante et un vent oscillant entre 7 et 10 nœuds, basculant sur la gauche du plan d’eau dans la journée, les sept séries se sont élancées sur un parcours côtier. A leur côté dans la baie, les IRC Double coachés par Erwan Leroux et les Open 5.70 de l’École de Sport de la SNT, entraînés par Gaël Bouttard, ont enchaîné manœuvres et parcours construits.

Dimanche, la prudence a été de mise. Le Président du Comité de Course, Gilles Bricout, a annulé les courses prévues suite à un BMS émis par Météo France.

En IRC 1, la bataille a été rude entre Jacques Fily (Anne et Sébastien 4) et Jacques Pelletier (Qualiconsult). Au temps compensé, c’est finalement le Grand Soleil 43 de Jacques Fily qui se place devant le Milon 41. En troisième position, on retrouve Jean-Claude Nicoleau (Codiam).

Chez les IRC 2, Philippe Baetz (Musix) a raflé la mise devant les deux A 35 de Jean-Yves Le Goff (Realax) et d’Antoine Croyère (Hey Joe).

En IRC 3, François Moriceau coupe la ligne en tête, loin devant ses concurrents mais au temps compensé, c’est Philippe Hotter (Rainslow) prend la première place sur son SunFast 3200. Suivent François Moriceau (Mary) et Benoit Rousselin (Delnic), deux JPK 10.10.

Seuls deux IRC 4 avaient fait le déplacement, les prévisions étant incertaines jusqu’au dernier moment. Pour ce premier Challenge, Gildas Le Barazer (Frasquita) dame le pion à B. Ravary (Balajo).

En Double, Jérôme Croyère (Ruban Vert) gagne cette première manche haut la main devant Alain Maumy (Blue Dream Too) et Vincent de Kerviler (X-Elles).

Les écarts se sont creusés tout au long du parcours dans la série des Osiris Habitable, et plus de 19 minutes séparaient les deux premiers. La victoire revient à Patrick Roussel (Gauvain) devant M. Minas (Baye) et R. Vidor (Les Sinagots).

Enfin, chez les Grand Surprise, H. Famelart (Boit sans Soif) coupe la ligne d’arrivée en tête devant G. Bremond (Mojito) et G. Planchon (Energumène), tous deux dans un mouchoir de poche.

 

 

 

 

Rendez-vous les 18 et 19 février

pour le deuxième Challenge de Printemps de la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer.

 

 

Dates du Challenge de Printemps – SNT 2017

  • 4 et 5 février
  • 18 et 19 février
  • 4 et 5 mars
  • 18 et 19 mars: Trophée Le Carré 56
  • 1e et 2 avril

 

 

 

Crédit photo: SNT

Toutes les infos: www.snt-voile.org

Facebook: Société Nautique de La Trinité-sur-Mer (SNT)

Twitter: @SNTrinite

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Armen Race 2017 : La SNT voit Double !

L’ARMEN, ce sont 48 heures de pur bonheur à régater le long des cotes bretonnes et une ambiance à terre inégalable. ​Cette course est faite pour vous. Ne manquez  pas ce rendez-vous du 25 au 28 Mai 2017 !

L’an dernier, plus de 35 concurrents de l’ARMEN RACE avaient choisi de courir en IRC double​.

Cette année, avec la DUO CATAMANIA en juin et la TRANSQUADRA en ligne de mire en Juillet, vous serez encore plus nombreux à  peaufiner votre monture et la plupart vont bientôt commencer à s’entraîner.

À vous les pros, le parcours de plus de 320 nm vous permettra de prendre le pouls de la concurrence.  D’autres, les amateurs, viendront à deux passer un moment extraordinaire de partage, qui avec un copain, qui avec son conjoint, son fils ou sa fille.

Le parcours de la NUIT de l’ARMEN, de 240 nm, est fait pour ceux à qui une nuit en mer suffit pour les rendre heureux. C’est sur ce parcours que se courra la coupe Monotype du Yacht Club de France.

Vous serez donc à coup sûr nombreux à vous présenter sur la ligne de départ de l’ARMEN RACE le 25 Mai 2017. Un accueil particulier vous sera réservé à la Trinité.

Pendant la course, grâce aux balises que la SNT installe à bord de chaque bateau, vous serez dans les mêmes conditions que pour la TRANSQUADRA pour contrôler vos adversaires et votre famille pourra suivre votre position en temps réel.

 

  • Édition 2016

  

  • Édition 2017Flyer_Armen2017

 

 

 

Pour toute information :

Société Nautique de La Trinité sur Mer

E mail : contact@armenrace.fr

Tél : 02.97.55.73.48.

Site Internet http : www.armenrace.fr

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Image en Introduction : Éric Rousseau

 

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Duo Demi-Clé 2017 : La course parfaite !

Un sprint de 100 milles, tactique et âprement disputé, pour s’échauffer en tout début de saison : c’est ce que la Duo Demi-clé propose aux coureurs IRC double ! Cette épreuve, au format et au timing idéals, ne cesse de faire des émules depuis sa création en 2014. Et, en cette année Transquadra, elle devrait fédérer une jolie flotte avec, comme toujours, des ténors de la série et de purs amateurs sur une même ligne, le 29 avril prochain, à Port-Louis, dans le Morbihan. Ouverture des inscriptions le 9 décembre à 15h sur le stand de l’UNCL au Nautic (Hall 1 – J 1).

Toute première course au large du Championnat IRC Double Atlantique, la Duo Demi-clé s’élancera le 29 avril prochain de Port-Louis. Sa première édition, en 2014, avait réuni 9 bateaux. Tandis que 17 duos avaient bataillé ferme, en avril dernier, avec un podium qui s’est joué en une poignée de minutes et un top ten en moins d’une heure.

Cette année, sur le même plan d’eau que celui du départ Atlantique de la Transquadra-Martinique, la Duo Demi-clé devrait fédérer au moins 30 équipages.

 

duodemicle1-mdLa reprise idéale

Le timing, juste avant l’Armen Race, et le format court, 15 à 20h de course avec une nuit en mer, constituent une reprise idéale et accessible à tous après la trêve hivernale. Ces 100 milles semi-hauturiers ouvrent de belles opportunités stratégiques sans pour autant créer de gros écarts. La flotte bataille au contact, de jour comme de nuit, le jeu est intense, sans être physiquement et techniquement trop exigeant.

Bref, la Duo Demi-Clé permet de se mettre à 100% en condition de course sans pour autant nécessiter une préparation trop lourde.

 

Des champions, des bizuths et des nouveautés

Depuis sa création en 2014, la Duo Demi-Clé a toujours su associer un heureux mix de régatiers de très haut niveau, habitués des podiums des grandes courses IRC, et d’amateurs éclairés. Elle accueille aussi chaque année des bizuths, pour un baptême de double au large.

Cette édition sera également une première en course pour le tout nouveau Offcet 32 …

 

Donner envie

Autrefois réservée aux Mini, la Demi-clé a toujours été un rendez-vous convivial et ce n’est pas avec les IRC que ça va changer ! Cérémonie à la capitainerie de Port-Louis, soirée des équipages, buffet permanent pour accueillir tous les concurrents au fur et à mesure de leurs arrivées… L’objectif affiché des organisateurs est bel et bien de créer un évènement ouvert et convivial, pour donner envie à tous les régatiers de venir s’essayer à la course en double.

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Ouverture des inscriptions à la Duo Demi-Clé

 

Vendredi 9 décembre à 15h00

 

sur le stand de l’UNCL au Nautic Hall 1 – J 1.

 

La course en chiffres

 

  • 3ème édition
  • 1ère course au large du Championnat Double Atlantique IRC-UNCL 2017
  • 100 milles en double
  • 30 duos attendus
  • 1 podium 2016 en 16 minutes de temps
  • 1 Top Ten 2016 en moins d’une heure.

 

Des partenaires historiques

La Duo Demi-Clé est organisée par l’Association « Atlantic Course au Large » qui sera affiliée à la FFVoile en 2017 avec l’appui logistique du Club Nautique de Port-Louis (organisation terre).

ACL bénéficie du soutien de la ville de Port-Louis et de la Sellor (gestionnaire du port) ainsi que de ses partenaires historiques : le shipchandler Demi-clé qui donne son nom à la course, le Leclerc Riantec, la Société Bertrand Gueganno, Uship et la voilerie Delta-Voiles Port-Louis.

 

Crédit photo : Piwisy

Contact presse : Catherine Ecarlat – 06 79 54 22 83 – catherine@ecarlat.fr

Contact course : Atlantique Course au Large – duodemicle@gmail.com

 

 

 

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De nouvelles formations IRC Double et Mini 6.50 à la Trinité-sur-Mer

La Société Nautique de la Trinité-sur-Mer, en partenariat avec la mairie de la Trinité-sur-Mer et la Compagnie des Ports du Morbihan, a mis en place depuis plusieurs années un Pôle Compétition afin de faciliter l’entraînement des jeunes voileux trinitains et d’encourager leur participation aux compétitions. Suite à des demandes de coureurs et de professionnels du nautisme, tels que Alternative Sailing (également partenaire logistique du projet), le Pôle Compétition se pare aujourd’hui d’un coordinateur, Vincent Barnaud, et met en place un coaching pour tous les compétiteurs désireux de parfaire leurs connaissances en régate.

L’objectif étant d’être au plus près des attentes des coureurs en IRC Double, ces sessions d’entraînement ont été pensées afin d’être adaptées aux demandes de chacun. Plusieurs week-ends sont prévus (15-16 octobre, 29-30 octobre, 12-13 novembre, 26-27 novembre) et prendront appui sur l’organisation du Challenge d’Automne. Un aperçu du week-end : participation aux régates mais aussi parcours et entraînements spécifiques avec exercices thématiques (manœuvres, réglages, conduite sous pilote…) accompagnés du coach sur semi-rigide et débriefing en salle avec vidéos et photos en support. Des formations à terre seront aussi au programme avec l’intervention de spécialistes dans des domaines tels que la météo, la préparation physique, l’informatique embarquée…

Des stages de deux ou cinq jours adaptés aux coureurs en Mini 6.50 sont également organisés (1-2 octobre, 8-9 octobre, 19-20 novembre, du 10 au 14 octobre et du 21 au 25 novembre). En mer et à terre, le Pôle Compétition souhaite répondre aux demandes spécifiques des Ministes avec pour eux aussi l’intervention de professionnels du nautisme. En mer, les moyens mis en œuvre seront les mêmes que pour les IRC double. A terre, des thèmes plus spécifiques à la préparation d’une Mini Transat seront abordés: la navigation et le choix de route sans informatique embarquée, la gestion de l’énergie en course, les réglages du pilote automatique, mais aussi le rythme de vie à bord, la gestion du sommeil et la nutrition.
Des compléments de formation ou entraînements supplémentaires pourront être formulés à la demande des coureurs.

L’expérience et les compétences reconnues de la SNT, les facilités mises en place par la CPM et le soutien de la mairie sont des gages de qualité et de professionnalisme pour ces formations qui se veulent efficaces et conviviales. Vincent Barnaud, professionnel du nautisme depuis plusieurs années et fort de ses expériences en Mini 6.50, IRC, Class 40 et Imoca, apportera ses connaissances techniques et humaines.

Les places sont limitées, alors plus aucune hésitation, inscrivez-vous aux entraînements du Pôle Compétition de la Mecque de la course au large!

 

Vincent Barnaud, entraîneur Pôle Compétition La Trinité-sur-Mer: « J’ai 40 ans, je suis ingénieur de formation et depuis 2010, je travaille dans le domaine de la course au large en tant que navigateur et préparateur. Originaire d’Auray, j’ai toujours fait de la voile avec pour débuter la planche à voile en compétition. J’ai ensuite participé à une Mini Transat et en tant que coureur, j’ai trouvé les entraînements à cette course prenants et très intéressants. Ce sont des moments de découverte et d’échanges avec les gens. Je suis très enthousiasmé par ce projet et je souhaite faire profiter les coureurs de mon expérience et me nourrir de leur envie d’apprendre. Avec en plus pour cadre La Trinité-sur-Mer, berceau de la course au large, participer à cette nouvelle aventure était une évidence. »

Crédit photo: Air Vide et Eau Productions

Société Nautique de la Trinité : +33 (0)2 97 55 73 48 / accueil@snt-voile.org

Catherine Adam à la barre de Galatée

Pornic Baiona 2016, elle a tenu ses promesses ! par Jean-Louis Goblet

     13 doubles et 9 solitaires en IRC et 4 équipages en Osiris sur les deux manches de 460 milles de la Pornic-Baiona 2016.

     Avec notre A35 Galatée, nous courions dans la flotte double où s’alignaient nombre d’équipages très affûtés, majoritairement sur Sun Fast 3200.

     Le départ de la première manche est donné à 11h le 11 juillet.

     Le vent est d’Ouest au sud d’une dépression qui se déplace vers le nord-est des îles britanniques alors que dans la deuxième nuit du 12 au 13 juillet s’établit une dorsale anticyclonique avec rotation au NE par le nord.

     Après un petit parcours banane constitué d’une bouée au vent avec dog leg et d’une porte sous le vent devant le port de Pornic, suit un louvoyage d’une dizaine de milles vers le chenal de la Grise au Nord de Noirmoutier dans des courants favorables de marée descendante. Les bateaux sont groupés, avec en tête les doubles Galatée et Georgia, l’un des trois 3200 à mât carbone en lice avec JP Concept et Tikocco. Avec la prévision de la rotation à droite en fin de traversée, les routages indiquent de faire de la vitesse et de laisser porter sous la route, la question étant de combien et de mesurer le risque d’une rotation tardive et de vents souvent plus faibles à l’approche du cap Ortegal. Tout le monde est sous la route, mais avec un écart transversal qui atteint les 15 milles. Les bateaux les plus proches de la route directe, perdent du terrain, d’autant que les vagues de la mer croisée ralentissent facilement les bateaux. Avec notre A35, nous sommes ainsi à deux milles derrière Georgia et à égalité avec JP Concept. Mais en milieu de la deuxième nuit, nous pouvons lancer plus tôt le code 0 et au matin le spi de tête. Nous sommes en tête le 13 juillet à midi avec une avance de 3,5 milles sur Georgia au passage d’une porte entre le cap Prior au Nord de La Corogne et une bouée virtuelle à 10 milles dans son Nord-Ouest. Cette porte est un point de passage obligé où la direction de course peut interrompre la course si les conditions de passage des caps deviennent trop dures.

     Après la porte du cap Prior, deux questions se posent : subira-t-on les 30 nœuds prévus ? C’est une situation fréquente en été avec la dorsale anticyclonique et la dépression thermique sur l’Espagne. Et quand empanner de tribord en bâbord pour arrondir les caps et ce avant que le vent ne soit trop fort, mais pas trop tôt non plus pour ne pas risquer une molle près de la côte ?

     Autour des caps, des Iles Sisargas à l’Ouest de La Corogne, au Cap Finisterre le vent tourne avec la côte, d’abord au 40°, il passe ensuite Nord, si bien que ce contournement des caps sur 40 milles s’effectue en tribord puis bâbord amure, proche du vent arrière.

     Les options divergent, Galatée et l’équipage de SailGrib (SF 3200 équipage) choisissent une route près de la côte, JP Concepts assez loin de la côte empanne assez tôt ce qui lui permet de passer devant Georgia à bord duquel Jean-Paul Mouren, échaudé par des expériences antérieures de molles sous les caps, s’écarte de plus de 7 milles de la route directe.

     Le vent forcit à l’approche du cap Finisterre, jusqu’à 22 nœuds réels, avec pour conséquence de jolis surfs dans une mer formée. Se pose alors une nouvelle question tactique pour les 50 milles restant jusqu’à l’arrivée : faut il poursuivre direction sud vers le large pour garder le vent fort, au risque de devoir affaler le spi si le vent revient à droite à l’embouchure des rias ou la route directe au 160° avec le risque d’un vent qui s’effondre en approchant la côte ? Galatée s’engage sur la route directe, les poursuivants se placent un peu plus au large avec Georgia toujours plus loin. Le vent tient, en direction à 10° et en force jusqu’au sud des îles Cies à cinq milles de l’arrivée. Il refuse ensuite puis tombe rapidement à l’approche du promontoire du Monterreal qui protège à l’ouest le port de Baiona. Le final se dispute en début de nuit au louvoyage dans des vents très faibles et variables. Les cinq bateaux de tête sont alors très proches en temps compensé. Galatée franchit le premier la ligne d’arrivée de la jetée du port à 1h04 le 14 juillet après 2 jours et 14 heures de mer, suivi par le JP Concept de Jean-François de Prémorel qui a le mieux négocié la délicate fin de parcours et arrive avec près de 30 minutes d’avance en temps compensé sur les quatre suivants dans un mouchoir de poche. Dans l’ordre : les Sun Fast 32000 Georgia, Groupe 5, Tikocco puis Galatée.

          Loin devant

     Le départ de la seconde manche était programmée le mardi matin du 19 juillet, mais les prévisions météo étudiées le dimanche et le lundi donnent des vents très faibles et une arrivée aléatoire le samedi pour les plus rapides. Une majorité des concurrents demande à partir dès le lundi. La direction de course fixe le départ à 22h le lundi 18 après la remise des prix, avec divers plans de repli en fonction de la force du vent et de la visibilité sur la zone de départ. En soirée du lundi, le vent devient très faible et une brume épaisse s’installe. Le plan de repli est retenu : il consiste à faire route au moteur dans la nuit pour un départ au matin le 11 au sud du cap Finisterre lorsque les conditions de vent et de visibilité seront correctes.

     A 7h le départ est donné à 8 milles du cap. La visibilité reste médiocre, inférieure à deux milles, le vent est de 10 nœuds de Sud/Sud est. Une petite bouée est mouillée, le bateau suiveur Phil’s fait office de bateau comité en se maintenant au moteur en position pour une ligne de départ sous spi « à l’anglaise » orientée Est /Ouest. Les équipages un peu endormis par la nuit de veille au moteur franchissent la ligne qui n’est pas facile à identifier sans précipitation.

     Les prévisions météo du mardi 19 au matin sont très différentes de celles des jours précédents. La dépression à peine esquissée la veille au centre du golfe de Gascogne s’est précisée et donne un vent assez fort d’Ouest/ Nord Ouest jusqu’à 30 nœuds au large du cap Ortegal puis rotation au Nord en faiblissant avec le développement de l’anticyclone. Le premier routage donne une arrivée le jeudi 21 au matin. Sur les 25 milles qui mènent jusqu’au cap Villano, c’est une course à vue avec parfois plus de vent au large et parfois plus à la côte. Les deux Archambault, le A31 Hagat et le A35 Galatée, sont à l’aise au portant sous spi et prennent la tête.

 

Le duo Jean-Louis Goblet / Catherine Adam vainqueur de la course à bord du A 35 Galatée.

     Comme lors de la première manche, le vent contourne les caps, passant du Sud-Est au Sud-Ouest avec du vent arrière principalement tribord amure. Passé le cap Villano, la question tactique est celle du moment de l’empannage pour une route de traversée bâbord amure, puisque le vent va tourner Ouest et que la route est au 50°. Éventuellement difficile à tenir sous spi si le vent est au Nord Ouest à plus de 25 nœuds. Le routage indique logiquement de se décaler vers le Nord avec un vent un peu plus soutenu le lendemain et une anticipation du refus en fin de parcours. Il faut donc empanner tôt avant la rotation Ouest, et ne pas longer la côte avec ses risques de molles vers les îles Sisargas et donc viser un point de route calé à 15 ou 20 milles au Nord-Ouest de la route vers la mi- parcours. Les concurrents tardent à empanner comme JP Concept et Be Happy, qui perdent rapidement un mille. En fin de journée du premier jour de course alors que l’on perd de vue la côte espagnole, toute la flotte s’est recalée au Nord ouest de la route. Le vent reste plus Ouest que prévu entre 15 et 20 nœuds. Dans la nuit l’écart se creuse à 10 milles entre Galatée et Hagat, puis reste stable toute la journée du 20. On y voit le système nuageux de la dépression se déployer du nord et le vent passer rapidement du 270° au 310°, vers 15h puis 330° en mollissant en milieu de nuit du 20 au 21. Code 0 puis génois donc.

     Au début de la journée du jeudi 21, le vent faiblit et s’oriente Nord-Est dans l’axe de la route sous l’effet de la dorsale anticyclonique qui se développe. Le fichier grib donne des zones sans vent sur la route, la question est donc de contourner la bulle soit par le nord d’où viendra le nouveau vent mais avec beaucoup de route, soit par le sud. Galatée qui a, à ce moment 30 milles d’avance sur le A31 Hagat, subit une molle moins prononcée et se cale sur un bord bâbord vers l’Est tablant sur l’avantage à se rapprocher de la côte pour bénéficier de thermique et sur la prévision d’une rotation Nord-Ouest au développement de la dorsale suffisante pour atteindre le nord de l’île de Noirmoutier sans tirer de bords. Effectivement dans l’après midi, le vent bascule progressivement Nord en remontant 10 à 15 noeuds à l’entrée en baie de Bourgneuf avec une fin de parcours rapide au largue sous spi.

     Les poursuivants, Hagat et Groupe 5 en double et Darling en solitaire, prennent aussi l’option Sud qui leur permettra de contourner la zone sans vent et d’arriver plus de 9 heures avant le reste de la flotte.

     La Pornic-Baiona a tenu ses promesses de course au large, bonne préparation pour la Transquadra pour le passage toujours délicat des caps entre Ortegal et Finisterre, choix tactiques ouverts, déterminants et à actualiser en permanence dans des vents de 0 à 25 nœuds, soleil presque toujours et température clémente… Le tout agrémenté par une grande convivialité à terre et du niveau sur l’eau.

          Jean-Louis Goblet, Galatée


Les Sun Fast étaient massivement représentés dans la course. Ils gagnent dans tous les compartiments du jeu au général, sauf en double où le SF 3200 Groupe 5 finit à égalité de points avec le vainqueur Galatée, mais second…

 

 

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Pornic-Baiona-Pornic, vu depuis Hakuna de Jean-François Nouel

1ère expérience en double sur Hakuna Matata pour l’équipage JF Nouel & Pierre Bogenschutz. Une petite sortie le dimanche, histoire d’envoyer spi & code 5 une fois avant la traversée, et lundi 11 juillet c’est parti.

Départ en tête à la bouée sous le vent, vite rattrapés par les plus gros ratings, on sort de la baie de Bourgneuf dans le paquet de tête. C’est parti pour 48h de près tribord amure dans un vent d’ouest de 15 nœuds environ.

Tout matossé au vent, pas grand-chose à faire, nos 2 marins un peu barbouillés se relaient entre le pont et la couchette. Pas de problème majeur de vitesse, on reste avec nos copains autour, Groupe 5 de Patrice Carpentier et Antoine Gilles, le JPK10.10 (Eric Poyet – Jean-Luc Girard) dans nos fesses.

Arrivés à la côte espagnole, le vent adonne enfin, le spi monte. On se retrouve 3 Sun Fast 3200 (avec Groupe 5 et Tikocco d’Alain Roland et Bernard Avril) côte à côte, mais ils s’enfuient inexorablement, les traitres!

Le vent monte doucement, pour finalement taper un bon 30 nœuds, ça surfe. Mais il reste le virage à gauche pour tourner le coin de l’Espagne, ce qui veut dire qu’il va falloir empanner. On s’y reprend à 2 fois, avec un petit cocotier vite démêlé par Pierre. Pas si simple pour nos nouveaux amis Faribole le JPK 10.10 et TPC Ouest des 2 Coville juste derrière, on en profite lâchement pour reprendre un peu d’avance. S’ensuivra toute la nuit une bataille avec TPC Ouest jusqu’à l’arrivée, on gardera le spi un peu plus longtemps (on râle qu’il manque 5 mètres carrés au vent arrière, mais quand ça refuse, finalement….), pour finir un peu devant à 2h15 du matin. Résultat final, 6e en double, on ne se plaint pas.

Chez les doubles, victoire de JF De Prémorel et Roland ‘Nuisette’ Fardeau devant Georgia (Guy Delcroix – Jean-Paul Mouren) et Groupe 5, tous des SF3200.

En équipage Coeur de Chauffe/ Sail Grib (Henri Laurent-Olivier Burgaud-Louis Lagadec-Guillaume Perez) règne sans partage (SF 3200), et en solo arrivée serrée entre Darling (Jean-Luc Encinas) et Jokari (Philippe Gaudru) à l’avantage du premier (2 SF 3200 encore).
Suivent 4 jours à Baiona, sous le soleil, au royal ‘Monte Réal Club de Yata’, avec des nuits lus ou moins (plutôt plus!) agitées dans la ‘rue de la soif’ locale, une ballade en car organisée par Henri Laurent à St Jacques de Compostelle pour nous laver de nos péchés, et une journée pique-nique dans les iles Cies.

Mais bon, c’est pas tout ça, va bien falloir rentrer à la maison. Et les prévisions ne sont pas folichonnes….Un bel anticyclone s’étend sur le golfe de Gascogne, pas de vent. Le comité avance donc le départ au lundi soir, et là, cerise sur le gâteau, le brouillard tombe, 50m de visibilité.

Décision est prise de partir pour la nuit au moteur, pour un départ sur la route le lendemain matin. Ce qui sera fait sans problème, les bateaux en équipage surveillant les solos quand ils roupillent.

Départ sous spi donc le mardi matin, Hakuna dans les premiers, mais ça dure pas, 5 mètres carrés blah blah blah (je tourne un peu parano, ça se voit?)

Au début tout va bien, 15/20 nœuds de sud-ouest, ça avance, mais ça ne va pas durer. Comme prévu le vent tombe, nos potes les Vikings (Antoine Huchet & Vincent Gautier) et l’habituel TPC Ouest en profitent lâchement pour nous doubler. On refera la même chose aux Vikings un peu après, non mais alors.

Et nous voilà partis dans des tout tout petits airs, à lutter pour essayer d’avancer (on reculera même avec le courant à un moment, mais mouiller par 4500 m de fond, bof). Pendant longtemps on sera dernier, au désespoir de notre multitude (?) de fans à terre. Heureusement, pas d’Irridium, pas de news, on n’en saura rien :-)

Les Vikings seront les premiers à nous lâcher en abattant plus, on s’accroche aux fesses de TPC jusqu’à qu’eux aussi ils choisissent une route plus abattue. Enfin seuls? Pensez-vous! Notre nouvel ami sera Jokari, qu’on surnommera vite la bernique.

Philippe est en solo, on se dit que ça devrait être facile.

Pffffff… A chaque fois qu’on pensera l’avoir décroché, hop, le revoilà.

Une vraie bernique on vous dit.

Petit à petit on se rapproche de l’arrivée dans des vents erratiques.

Le dernier matin, nous nous retrouvons un peu derrière Faribole et Georgia.

Et là coup de bol, le hold-up! On voit les 2 bateaux devant ralentir à la cote dans la baie de Bourgneuf, on décide de rester plus au large, ça paye!

Pierre me dit, tiens regarde il y a des bateaux sous spi le long de la cote, mais non dis-je, n’importe quoi, surement des J80 du club.

Sauf que non, les pauvres JP Concept, Tikocco, Be Happy étaient scotchés sans vent depuis un long moment contre le courant quand nous arrivons avec le thermique naissant.
Du coup on finit à leurs fesses, mais devant en compensé.

Un hold-up!

2 bateaux avaient pris le large sur cette étape, Galatée le A35 et Hagat le A31 (Alain Duvivier – Rémi Rabbe), ce qui nous mettra à la 5e place sur l’étape, de même qu’au général.

En double, Galatée (Jean-Louis Goblet – Catherine Adam) gagne grâce à sa brillante 2e étape, devant Groupe 5 et JP Concept.

En équipage, pas de changement, victoire sans partage de Sail Grib

Et en solo, on prend les mêmes avec Darling devant Jokari.

Belle régate, plein de nouveaux amis, un résultat pas ridicule, vivement la prochaine.

Jean-François NOUEL

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L’ARMEN RACE 2016 en IRC et en Double par Gérard Quenot

Après un Spi Ouest France amputé pour cause de mauvais temps et avec une participation en berne, on avait hâte de renfiler les cirés pour prendre du plaisir sur l’eau. Côté double, la demi-clé avait donné le signal départ d’une saison IRC dont l’ArMen Race promettait d’être l’une des courses les plus intéressantes.

Et elle a tenu ses promesses :

  • Un plateau à faire pâlir d’envie le Spi : 48 bateaux en catégorie double,
  • Un Parcours qui a été adapté aux conditions météo du moment et qui nous a permis d’aller taquiner les cailloux du phare de L’Ar Men, soit 235 Nm,
  • Du courant,
  • Des passages à niveaux,
  • Une météo complexe le premier jour,
  • Une flotte homogène et de très haut niveau qui a permis à tous de régater au contact pendant deux jours non-stop,
  • Et cerise sur le gâteau, une convivialité à terre bien agréable.

Donc tout pour faire de cette édition une très belle course qui devrait marquer les concurrents, les organisateurs et partenaires.

Après une excellente saison 2015 en équipage, nous avions décidé de mêler courses en équipage et en double pour cette année. Et comme notre liste d’équipiers s’est agrandie l’année dernière, chaque course en double de cette année sera courue avec un co-skipper différent. Pour la demi-clé, c’était Frédéric Augendre, avec qui j’avais déjà gagné Pornic/Gijon/Pornic l’année dernière. Pour l’ArMen Race, c’était au tour de Cédric, mon fils ainé.

Notre course

La météo et les routages faits avant le départ et juste après le passage de la Teignouse nous ont donné mal aux cheveux, car le routage nous proposait de faire un long bord bâbord pour aller raser les poulains. Pas vraiment sur la route !

Après examen plus approfondi du fichier Grib d’Arôme, il annonçait bien une grosse molle près de Quiberon à cause du thermique qui venait contrer le synoptique de SE.  Donc OK pour mettre de l’ouest dans notre cap, mais avec modération quand même pour limiter le risque. C’est cette route ouest modérée qui nous a permis de nous échapper dès la fin de l’après-midi.

Le  premier passage à niveau à l’occidentale de Sein nous a coûté cher, car on n’est pas arrivé assez haut et on a dû tirer un contre-bord qui a permis à Vaïmiti et Mary de s’échapper et à Crews Control de nous doubler. La descente au près où il a fallu bien anticiper les bascules et jouer avec le courant a été tout aussi intéressante.

Le deuxième passage à niveau à Sud Guérande et le vent faiblissant dans la dernière partie du parcours nous privent malheureusement de la 3ème place en compensé. Mais le match race avec Leclerc Hennebont dans cette dernière partie nous a vite consolé.

De cette très belle course, je retiens plusieurs choses qui pourraient alimenter nos réflexions sur le type de courses et les organisations :

Les courses inshore en équipage ont de plus en plus de mal à faire recette. Même Le Spi Ouest France qui est « la » grande régate de l’année et pour laquelle les chantiers viennent faire briller leurs dernières nouveautés, a de plus en plus de mal à attirer les équipages. Le manque de convivialité y est manifeste et cela nuit sans doute à ce grand évènement. La concurrence des jauges avec l’Osiris Habitable est tout aussi néfaste, car elle divise les flottes au lieu de les regrouper.

Mais au milieu de ce tableau un peu sombre brille une nouvelle étoile, c’est la course en IRC en double et au large. En double on a plus besoin de constituer un équipage pléthorique pour arriver à boucler une saison. La course au large mêle à la fois la tactique, la stratégie, les performances du bateau et celles des deux co-skippers. Dès lors, rien d’étonnant à ce que la course en double soit la pratique qui monte.

Quand en prime on a un parcours qui n’est pas une simple traversée du golfe de Gascogne et qui mêle du côtier, du courant, voire du large sur plusieurs jours, on a à coup sûr une recette gagnante. L’exemple le plus célèbre est sans doute le Fastnet qui réunit à merveille tous ces ingrédients.

L’ArMen Race est du bois dont on la fait et je ne doute pas que cette belle édition va concourir à augmenter encore sa notoriété et le niveau de participation.

Dans le même esprit, la toute nouvelle Drheam Cup promet également d’être intéressante, avec un parcours plus long comportant une partie côtière en Bretagne Sud, et une double traversée de la Manche.

Gérard Quenot – Jpk 10.10 ATLANTIC LOISIRS

 

Championnat Atlantique en Double IRC-UNCL 2016 – Classement après deux épreuves