GASCOGNE 45 5 2022 : LA formidable devenue classique de la Rochelle

Idée, née du team Transquadra de la rochelle, avec son coach Marc Reine, organisée par la Rochelle Nautique sous l’égide de la FFV, la 45 5 ambitionne d’emmener les coureurs à 170 miles à l’ouest dans le golfe de Gascogne, au nord de l’Espagne en aller-retour vers la fameuse bouée météo, 45 5.

Les organisateurs ont réussi à attirer 39 bateaux, malgré une année Transquadra puis Cap Martinique qui se déroule en même temps. L’organisation est à la hauteur de l’épreuve pilotée par la Rochelle Nautique : Etienne Chabry à l’organisation, Dominique Flayac aux contrôles sécurité, François Seruzier, Directeur de course, Patrick Maurin, Président du Comité de Course et Bernard Bonneau, Président du Jury.

Le départ donné le jeudi 5 mai à 16h, près des Minimes s’est réalisé dans des conditions météo parfaites, vent de 12 à 18 nœuds d’ouest, avec une rotation de 25° à droite, a permis la sortie du pertuis rochelais de tous les coureurs précédés par Kriter VIII, bateau amiral de la flotte. Après passage d’Antioche, au sud de Chassiron, Fripouille, l’excellent 3300 est le 1er à plonger sous code alors que l’ensemble de la flotte continue au près débridé tribord amure.

La plupart des bateaux passent progressivement sous code ou A3 pendant la nuit et font route directe dans un vent variable en direction de la bouée à virer, 45 5.

Le retour s’effectue au près babord amure, avec un vent très variable en force et en direction, permettant de naviguer sur un seul bord jusqu’à proximité d’Oléron permettant la reprise de service des voiles asymétriques grâce à une rotation gauche du vent à 5 – 10 miles du phare d’Antioche permettant à nouveau de naviguer vite à plus de 8 nœuds.

Pour finir une traversée du pertuis d’Antioche sous spi asymétrique et symétrique pour certains jusqu’à la ligne d’arrivée malgré un gros refus à ½ mile de la ligne d’arrivée située à la bouée des Minimes. Les premiers bateaux arrivent à 15h30, les suivant s’échelonnant jusqu’à dimanche matin.

Très belles performances de Juzzy, Thomas Bonnier, en double, suivi d’Eric Poyet sur Faribole. La suite du classement s’avère serrée. Mispik 7 de Benoit Fagart l’emporte en équipage. Vari, barré par Yann Jestin arrive à 16h 28mn et l’emporte en solo.

A noter la présence remarquée de Wilfrid Clerton qui passe la ligne d’arrivée en tête sur Kriter VIII à 15h24.

La sécurité était un des points clés, bien préparée, avec visites de sécurité et conformité de tous les bateaux avant le départ sous l’égide de Dominique Flayac, mise à disposition de balises de tracking par François Seruzier. Le port de la brassière avec longe obligatoire pendant toute l’épreuve, la veille permanente AIS et VHF, l’Iridium Go, conseillé. L’organisation a été rigoureuse et précise.

A terre, une prestation exceptionnelle, qui réalise un sans-faute depuis l’accueil des concurrents jusqu’à la remise des prix, le dimanche 8 mai à midi.

En effet, la convivialité est le maitre mot de cette régate originale avec un accueil des plus sympathiques avec des repas d’équipages très réussis. L’accueil avant et après la course par l’équipe de choc, était réalisé par Brigitte Apolda, Marie Flayac, Anne Phelipon Viviane Maurin et Jean-Claude Barré, tous bénévoles, qui proposaient, jour et nuit en continu, huîtres fraîches, entrecôtes frites pour les équipages au fil de leur arrivée dans une ambiance très conviviale très réussie.

Pour Brigitte Apolda, double casquette avec les contrôles sécurité et l’accueil au club « Les contrôles ça m’apprend plein de choses et notamment les contacts avec les coureurs et favorisent les rencontres, retrouver et reconnaître les coureurs dans le club a l’occasion des repas ».

Jean Claude Barré, à l’origine de cet accueil maintenant bien reconnu comportant huitres – qu’il a ouvertes toute la soirée – entrecôtes frites à toute heure au fil des arrivées des coureurs, organisation véritablement unique !

Viviane Maurin, Marie Flayac et Anne Phelippon avec Brigitte et Jean-Claude, assurent avec chaleur, gentillesse et disponibilité l’accueil et la prise en charge de tous les concurrents.

Paroles de concurrents :

Jérôme Apolda et Yan Sibé, sur Fastlane Élan 350 soulignent :

« un nombre de dauphins joueurs incroyables ! L’un d’entre eux faisait un flap dans l’eau avec sa nageoire à proximité du barreur.

Très beau temps, avec un vent de mer agréable dans un golfe de Gascogne peu agité.

La fin de course en cuillère pour rentrer dans le pertuis d’Antioche sous génois puis A3 » aura été un bon moment pour Philippe Triem sur Phu Cam.

A noter la présence d’équipages familiaux dont Alix Lefevre sur le Sun 3200 Kiralamur était l’une des trois femmes à participer à cette 45 5 avec son père, Pierre. Elle a aimé le départ « Tu sais pas trop où tu vas, ni ce qui va se passer… c’est très sympa. »

Partenaire de la 45 5 et de là Duo Cat Amania, Grassi bateaux est présent, pour Olivier « l’arrivée et l’accueil des femmes avec les huîtres, course chouette 100% La Rochelle. Cette course ouvre la saison avant l’Ar Men et la Duo. »

A venir également la prochaine course en solo : la fameuse course des Iles.

Clin d’œil à Henri Laurent qui a mis à disposition son Sun Fast 3200, Cœur de Chauffe, qui faisait hôtel pour Etienne Chabry et a permis d’accueillir tout le matériel de con voyage de concurrents !

Au total une course très réussie, organisée par la Rochelle Nautique avec Etienne Chabry omniprésent, en amont et tout au long de l’épreuve. Une réussite cette belle course, à l’année prochaine !

Site internet de l’épreuve : https://www.larochellenautique.com/gascogne_45_5/

Article rédigé par Penny Aubert et Alain Roland

44 ème SPI OUEST France du 14 au 18 avril : Retour à la tradition et aux fondamentaux pour ce Week end Pascal.

Près de 2400 marins seront attendus sur le plan d’eau de la baie de Quiberon au départ de La Trinité sur Mer.

Ce sera aussi l’occasion de retrouver le village et ses animations, de suivre les vidéos des compétitions diffusées en direct ou différées sur grand écran, de profiter de la réouverture du chapiteau, de découvrir les partenaires du spi Ouest France, d’échanger entre coureurs, membres de la SNT club organisateur de la partie sportive et les 200 bénévoles présents sur le site. 

Course majeure de la voile Française connue par le nombre de séries et de participants le Spi Ouest France est devenu une des plus grande régate de voiliers habitables d’Europe mêlant professionnels et amateurs, monocoques et multicoques, bateaux de série IRC et prototypes IRC , croiseurs Osiris.

Le spi Ouest France première épreuve de la saison du bassin Atlantique reste un rendez-vous incontournable pour la construction navale. Les chantiers présenteront leurs dernières nouveautés.

Bien qu’en plein préparatif de Transat IRC Cap Martinique qui partira le 1er mai de La Trinité, les Duos seront présents.  

Les fidèles du Spi Ouest France aiment revenir chaque année sur des bateaux historiques ce qui justifie la création d’un classement spécifique UNCL Vintage pour les Half Tonner.

Majoritaire en nombre les flottes monotypes habitables et sports boat animent particulièrement le plan d’eau. Les jeunes aux dents longues se mesurent aux expérimentés leader de classes. La relève pour les années à venir est bien là.

Rond spécifique et voile spectacle pour les Foiler Easy to Fly. Ambiance Coupe de l’America sur ce support spécifique qui amène des régatiers de renommée internationale.

Au total 20 séries seront représentées sur 5 ronds de la baie de Quiberon, 400 bateaux participeront, 120 départs seront donnés, 30 arbitres veilleront au bon déroulement des régates sur le plan d’eau.

Dimanche 17 avril une sortie du port des 400 bateaux sous voile est organisée sous forme de grande parade avec comme invitée d’honneur la flotte des Pen Duick. Tout est fait pour rassembler les marins d’exception. En plus d’une régate reconnue, le Spi Ouest France devient un évènement culturel maritime, une grande fête de la voile accessible au public.

Crédit Photo : @SNT

La Société Nautique de la Trinité sur Mer (SNT), une référence pour nos régates en habitables

La SNT qui est l’un des clubs de voile les plus dynamiques en France, organise quatre belles épreuves inscrites aux Championnats UNCL 2022 Manche – Atlantique Equipages et Duo.

Le Spi Ouest-France BPGO : l’incontournable de début de saison !

Première épreuve de la saison en IRC, organisée par la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer et Ouest-France avec le renfort de BPGO, le Spi Ouest-France BPGO est devenu au fil des ans la plus grande régate de voiliers habitables d’Europe au printemps, mêlant amateurs et professionnels, monocoques et multicoques, monotypes et voiliers de série IRC et Osiris Habitable.

En 2022, le Spi renoue avec le traditionnel week-end de Pâques et la SNT espère y retrouver les 350 voiliers qui avaient émargé en 2019 ainsi que de nouveaux équipages avant que la crise sanitaire ne remette tout en cause. La baie de Quiberon les attend. Le Spi Ouest-France se déroulera du 14 au 18 avril 2022 à La Trinité-sur-Mer. Cette épreuve est inscrite aux Championnats UNCL 2022 Manche – Atlantique Equipages et Duo.

A noter, cette année, en partenariat avec l’UNCL, la SNT ouvre le Spi Ouest France à la Classe IRC Vintage. Cette nouvelle classe IRC rassemble les anciens bateaux dont un modèle a été jaugé en IOR – donc pré 1994.

A lire aussi : Le Grand Prix du Crouesty invite la classe IRC Vintage
Règles d’éligibilité – IRC VINTAGE
Avis de course



ArMen Race Uship 2022 : La référence

Sixième épreuve des Championnats UNCL Manche – Atlantique Equipages et Duo, qui aura lieu du 26 au 29 mai 2022, cette course est une invitation au large.

Le parcours de 320 milles nautiques en équipage ou en double et sans escale, vous emmènera le temps d’un weekend, celui de l’Ascension, en direction de l’Archipel des Glénans et au-delà de la pointe de Penmarc’h pour aller contourner ensuite la pointe des corbeaux à l’Ile d’Yeu.

Le départ et l’arrivée se feront au port de la Trinité sur Mer, facilitant ainsi l’organisation pour les participants IRC, Osiris, Ultim, Imoca, Class 40 et Multi de toutes classes sont attendus. Le parcours sera le même pour toutes les classes IRC, double et équipages ce qui permettra d’avoir un classement OVERALL.

Avis de course



La Trinité – Cowes by Actual : une belle histoire franco-anglaise

La Trinité-Cowes by Actual peut être le préambule de la fameuse course du RORC « Cowes-Dinard- BSM ».

Comme avant le COVID les concurrents de Bretagne Nord et d’outre-manche sont attendus en nombre. Elle est ouverte à toutes les classes admises par le RORC pour courir « Cowes Dinard », en particulier les IRC (Coef.1 point au calendrier du RORC 2022), les Class40, les Multi…

En double ou en équipage, cette épreuve prestigieuse de 350 milles aura pour directeur de Course Yves Le Blévec. Tous les concurrents adorent ce parcours très tactique, tout en étant d’une simplicité biblique. Une ligne de départ avec le passage de La Teignouse, une ligne d’arrivée Full stop !

Accueil chaleureux de nos amis du RORC à Cowes en prime et l’ile de Wight et sa magie so British…



Nuit des Iles du Ponant : Superbe !

Pour renouer avec une belle épreuve après les vacances la SNT vous propose la troisième édition de La Nuit des Iles du Ponant en vous offrant un beau parcours de 131 milles « en huit » autour de Belle Ile et Groix, un parcours technique et des paysages de toutes beautés. Une Nuit mémorable…



Trophée SNT IRC de la course au large 2022

Annulé ces deux dernières années, la SNT reformate son trophée SNT- IRC de la Course au Large. Les trois plus beaux parcours sont retenus cette année : L’ArMen Race Uship, La Trinité Cowes by actual et La Nuit des Iles du Ponant. Depuis 2019, ce trophée est aux mains de nos amis de CODIAM…pour qui en 2022 ?

Le trophée sera remis lors du Nautic de Paris en 2022.

SOCIETE NAUTIQUE DE LA TRINITE-SUR-MER

Association Loi 1901, éligible au mécénat
Môle Éric Tabarly – 56470 LA TRINITE-SUR-MER –
Tél : 02 97 55 73 48
E-mail : accueil@snt-voile.org

La Cap Martinique s’élance dans moins de deux mois

Communiqué de presse, le 7 mars 2022

Dans moins de deux mois, le 1er mai, sera donné le coup d’envoi de la première édition de la Cap-Martinique. Cette transatlantique inédite qui relie d’une traite La-Trinité-sur-Mer (Morbihan) à Fort-de-France (Martinique) rassemble 40 bateaux menés en double ou en solitaire par des marins 100 % amateurs.

« On ne se rend souvent pas compte du défi que cela représente de traverser l’Atlantique en course. C’est une petite Route du Rhum pour les engagés  » rappelle Jean-Philippe Cau, co-organisateur aux côtés de Thibaut Derville. Car c’est en effet la première fois qu’une course aussi longue et aussi exigeante est proposée à des marins non professionnels. La Transquadra, course mythique, permet en effet une escale à Madère.

Niveau relevé

« Nous avons placé haut le niveau d’exigence sportive avec les qualifications, avec le contrôle des bateaux, et le plateau correspond à cette exigence » poursuit Jean-Philippe Cau. « On a des coureurs aguerris, que l’on connaît bien, et c’est un gage de sérénité avant le départ. » La course est ouverte aux équipages doubles ainsi qu’aux skippers solitaires qui sont réunis au sein d’un même classement. Car la récente Transquadra, disputée en février a démontré qu’un solitaire pouvait très bien s’imposer au « scratch ». Après 14 jours de course, les vainqueurs – en double – ne se sont imposés qu’avec 30 minutes d’avance sur Alexandre Ozon, seul à bord de son Sun Fast 3 300. Car l’autre distinction au sein de la flotte est le choix du chantier. Il n’existe pas de « classement constructeur » mais la course se joue aussi entre les types de bateaux. Les grands favoris naviguent à bord de JPK 10.30 ou de Sun Fast 3300 (Jeanneau), deux machines dernier cri, capables de surfs sauvages à plus de 20 nœuds.

Têtes d’affiche

En solitaire, le match le plus attendu oppose Jean-Pierre Kelbert, patron du chantier JPK à Alexandre Ozon (Les Voiles de l’Espoir), qui court sous les couleurs de Jeanneau. Le premier connaît par cœur sa monture, fabriquée dans son propre chantier, alors que le second – électronicien de profession – est un marin chevronné, qui a passé des années en mer. Également candidat au podium, Stéphane Bodin, est engagé à bord d’un JPK 10.30. En duo, Ludovic Menahes et David Le Goff (Karrgreen) ont dominé la dernière saison de la tête et des épaules. Ils surveilleront Olivier Burgaud et Sylvain Pontu (Contre Vents et Cancers). Les deux hommes ont un beau pédigrée mais s’engagent à bord d’un bateau – le Sun Fast 3 300 – qu’ils ne connaissent pas encore sur le bout des doigts. En double, la surprise peut venir d’Adrien Kuttel et Gerry Hegie (Sentinel Ocean Alliance). Les deux Sud-Africains ont de solides palmarès mais ils sont inconnus dans l’hémisphère nord. Une seule chose est sûre, ils affichent une détermination hors norme puisqu’ils ont amené leur bateau en Afrique du Sud afin de profiter de l’été austral pour s’entraîner.

Un village ouvert à tous

A moins de deux mois du départ, le village de départ prend forme à La Trinité-Sur-Mer (Morbihan). « Nous disposons de 600 m2 couverts, avec un grand chapiteau, pour accueillir toutes les animations, bars, commerces de la course » détaille Thibaut Derville. Le grand public pourra profiter des animations et spécialités aux couleurs de la Martinique et du Morbihan.

« L’Envol » prend la mer

Tous les concurrents de la Cap-Martinique courent sous les couleurs d’une association qu’ils soutiennent. Ainsi, Séverine et Pierre-Henri Almaric portent les couleurs de « l’Envol ». Cette association accompagne les enfants et leur famille pour « que les enfants malades restent des enfants ». A l’occasion de la Cap-Martinique, de nombreux échanges seront mis en place entre les enfants hospitalisés et l’équipage. Ces moments de partage seront mis en place avant le départ, mais aussi pendant la course et même à l’arrivée en Martinique. Ce sera d’ailleurs la première action de l’Envol en Martinique.

ENGAGES
DUO :
KUTTEL Adrien, HEGIE Gerry (JPK 10.30 / Sentinel Ocean Alliance)
CARPENTIER Patrice, HOAHER Frédéric (JPK 9.60 / Planète Urgence)
DELEMAZURE Alexandre, WEIL Emmanuel (Figaro 2 / Project Rescue Ocean)
DERVILLE Victor, FIGEAC Gauthier (Ofcet 32 / Énergie Jeunes)
MONTECOT Jacques, LAFITE Samuel (Figaro 2 / Loire Odyssée)
AMEDEO Jacques, TAILLIANDIER Brice (JPK 110 / Te Mana o te Moana)
BURGAUD Olivier, PONTU Sylvain (JPK 10.80 / Contre Vents et Cancers)
GERARD Ludovic, BROSSAY Nicolas (JPK 10.80 / Pure Ocean)
TROUSSEL Olivier, BAUCHER Benoit (JOD 35 / Nidcap)
PAUL Patrick, PAUL Maxime (JPK 10.10 / Association Sainte Bernadette)
GACH Philippe, D’ALLARD Thierry (Pogo 30 / Association Fegaye)
PERON Alain, CHAVIGNY Jean-Marc (JPK 10.10 / Un papillon contre l’eczéma)
MENAHES Ludovic, LE GOFF David (JPK 10.10 / Karrgreen)
CADIOU Loeiz, DELAMARRE Hervé (JPK 10.10)
DE WITTE Tristan, DUTREUX Marcel (JPK 10.10 / Entreprise du Patrimoine Vivant)
SAUZIERES Philippe, VALRAUX François (JPK 10.80 / A Tree for You)
CHERIAUX Jean-François, CHEVALIER Patrick (JPK 10.10 / Les Apprentis d’Auteuil)
FROMENT Quentin, FROMENT Vianney (Figaro 2 / Le Rocher, Oasis des Cités)
WATINE Nicolas, ROCHARD Rémy (A 35 / Choisir l’Espoir)
JACOBSON Robert Rosen, HENDRICKX Gijs (Sun Fast 3300)
D’ABOVILLE Eric, DE LAMINAT Sébastien (JPK 9.60 / Parrains Marins)
AMALRIC Séverine, AMALRIC Pierre-Henri (Figaro 2 / L’Envol)
BARSOTTI Pierre, BOUTHORS Etienne (JPK 9.60 / La Ligue contre le cancer)
FISH Deb, DAVIES Rob (Sun Fast 3600 / Disasters Emergency Committee)

SOLO :  JOB Even (Figaro 2 / Oc&aïa)
VIAN Régis (A 31 / Espérance Banlieues)
HENRARD Stéphane (Opium 39 / Kick Cancer)
ISOARD Patrick (Sun Fast 3200 / Enfants du Mékong)
TOUGERON Frédéric (First 36.7 / Radis)
BEHAGHEL Marc (JPK 10.30)
BODIN Stephane (JPK 10.30 / Les Blairoudeurs)
KELBERT Jean-Pierre (JPK 10.30)
THOMAS Eric (Pogo 30 / Imagine for Margo)
OZON Alexandre (Sun Fast 3300 / Les voiles de l’espoir)
HAMON Jean-François (Sun Fast 3300 / Architectes sans Territoire)
DOMENECH-CABAUD Laurent (Figaro 2 / AVF – Végécantines)
CHATAIGNER Hervé (JPK 10.30 / Scolioses et Partage)
CORET Pascal (Pogo 30 / CDC Développement)
LEFORT Etienne (A 35)
FOLLIN Adrien (Sun Fast 3300)
 

La Cap Martinique en chiffres :

0 bouteille plastique autorisée à bord
1 plan de gestion des déchets
1 ou 2 : le nombre d’équipiers à bord
9 : le nombre de jours d’ouverture du village départ à la Trinité sur Mer
1er mai : la date de départ pour tous
19 mai : la date probable d’arrivée des premiers
19 à 22 : le nombre de jours de mer de la plupart des concurrents
30 à 40 pieds (10 à 12 mètres environ) la longueur des bateaux
3 800 miles (7 000 km) à parcourir non-stop

Presse organisation :
Matthieu Honoré (pour Disobey)
+336 30 54 42 90
matthieu@sillages-communication.com

Crédits photos : D. Ravon – Ready Prod – A. Dujoncquoi – CMT Martinique

Photos HD sur demande à matthieu@sillages-communication.com
@YCCA 2010

Le Grand Prix du Crouesty invite la classe IRC Vintage

En parallèle des 100 Milles du Crouesty les 3 et 6 juin, le YCCA – dans le cadre de son partenariat avec l’UNCL, ouvre aux IRC Vintage le grand prix du Crouesty 2022 du 3 au 6 juin. Cette nouvelle classe IRC rassemble les anciens bateaux dont un modèle a été jaugé en IOR – donc pré 1994.

Pour Marc Eymond, président du YCCA : «Conjuguer le plaisir de naviguer en régate et équité sportive est dans l’ADN même de notre club. Nombre de bateau de cette époque ont un passé de fervent régatiers ; mais la confrontation avec bateaux de régate actuels n’a que peu d’intérêt tant les polaires sont différentes. La création de cette classe IRC vintage au grand prix du Crouesty sera l’occasion de faire revivre ces unités  qui font partie du patrimoine de la régate.  

Nous attendons un spectacle magnifique, avec le retour des grand triangles avant et la patte des architectes de ces années comme Stephens, Frers, Carter, Mauric, Joubert, Berret, Holland et tant d’autres.

Les parcours seront sélectionnés avec les participants pour mieux coller à leurs envies et l’ambiance chaleureuse des régates de cette époque de mise- comme toujours au Crouesty.

Et les classements seront multiples, afin de reconnaitre le résultat sur l’eau mais aussi les critères plus spécifiques à ces bateaux de légende.

Nous fixons à 12 le nombre minimum d’inscrits dans cette classe pour organiser cet événement, tout en en attendant beaucoup plus. Contactez nous vite pour nous dire si vous êtes partants. »

Pour savoir si votre bateau est éligible à cette classe IRC vintage ou mettre à jour votre certificat de jauge IRC vintage, vous pouvez télécharger la règle de classe et/ou contacter le Centre de Calcul IRC France : irc@uncl.com

Le YCCA, la Mairie d’Arzon, en partenariat avec les professionnels du port du Crouesty continuent à investir dans le développement d’un écosystème de régate intense, convivial et solidaire.  En 2022 le YCCA a lancé avec succès un pôle Mini 6,50- Le Crouesty recevra du 02 au 09 avril 2022 les 180 bateaux de la course de l Edhec – S’en suivra le national Muscadet puis le Grand Prix du Crouesty pour équipage et les 100 Miles du Crouesty pour les duo. Ce pour la première partie de saison.

Par ailleurs le YCCA  participe à l’organisation du Spi Ouest France en soutient de la SNT. Ce programme dense repose largement sur un club particulièrement bien géré, un espace club de réception chaleureux et sur un grand nombre de bénévoles ultra investis. Pour que Régater au Crouesty soit  toujours une expérience intense et conviviale.

Les 100 milles du Grand Prix du Crouesty est ouverte aux IRC doubles, cette épreuve comptant pour le Championnat UNCL 2022 Manche – Atlantique Double.


Accueil des concurrents en toute convivialité et sportivité , ambiance garantie dans le cadre du grand Prix du Crouesty.

Rendez vous les 3 et 6 juin au Crouesty.

Pour mémoire, le grand parcours serait :

  • Départ en baie de Kerjouanno
  • Passage de la Teignouse
  • Groix à laisser à bâbord
  • La jaune de Glénan à bâbord
  • Belle ile à bâbord
  • Les Grands Cardinaux à bâbord
  • Arrivée à Sud Méaban

CHAMPIONNAT MANCHE-ATLANTIQUE 2021 – ADEOSYS GAGNE EN DOUBLE ET OVERALL !

Par Patrice CARPENTIER

C’est une première du championnat Manche-Atlantique, le même bateau gagne dans les deux classements, sans avoir couru une seule fois en équipage… Il s’agit du JPK 10.10 Adéosys, le dernier exemplaire produit en 2019 par le chantier de Larmor Plage pour Ludovic Menahes.

Originaire de Brest, installé sur Vannes depuis 2004, sociétaire du club de La Trinité-sur-Mer et de l’UNCL, Ludovic a démarré la régate en dériveur avec David, puis a quitté la scène vélique pour se consacrer au management de sa société informatique. Il est revenu à sa passion en 2015 à bord de son First 31.7. Voyant que ce n’était pas incompatible avec ses obligations, à la fois professionnelles et familiales, il a acheté un JPK 10.10 pour participer à la Transquadra 2020, toujours en compagnie de son fidèle comparse David, lui-même propriétaire d’un J 92 sur lequel Ludovic a maintes fois posé son ciré entre 2007 et 2010.

En raison du Covid, les deux compères optent pour la Transat Cap Martinique, qui fut elle-même repoussée d’un an. Ils profitent de ce report pour effectuer des améliorations sur le bateau, parfaire leur préparation – Ludovic participe activement à la mise en place d’un groupe d’entraînement à La Trinité-sur-Mer – et courir en 2021 un maximum de régates inscrites au Championnat. Cette assiduité, couronnée par de belles performances réalisées tour à tour avec David, Jérôme Croyère et François Moriceau, vaut au JPK 10.10 d’achever la saison en grand vainqueur avec 7 courses à son actif et un total de 400 points en cumulant ses cinq meilleurs résultats, comme le veut le règlement.

@Paul Wyeth/RORC

Ludovic retiendra de cette belle saison beaucoup de plaisir, de joie, mais aussi un peu de frustration, car cela n’a pas été simple. « On dit souvent que ça se sauve par devant. Et bien non! Nous retiendrons qu’à chaque fois que nous avons été en tête, le vent nous a bloqué la route », retient ce sympathique skipper fort apprécié de ses pairs. Les agapes démarrent par la Gascogne 45/11. Toute nouvelle course au format inédit, disputée par une météo clémente exigeant une solide stratégie pour négocier des  anticyclones à travers le golfe de Gascogne à l’aller et au retour :

« On va faire la course en tête quasiment dès le départ en négociant bien toute notre descente ».

Adéosys est le premier à prendre l’option Sud vers l’Espagne et à couper la longitude 11°pour prendre le chemin du retour. La victoire en temps réel lui tendait les bras, mais une dernière bulle sur la route de l’arrivée à La Trinité-sur-Mer lui fut fatale. Le programme se poursuit avec La Trinité-Cherbourg (en remplacement de Cowes), une course de vitesse s’achevant comme d’habitude en tricotant avec de forts courants. Adéosys termine second battu par le JPK  10.80 d’Olivier Burgaud. Sa participation à Cowes-Dinard se solde par un « Pas la peine de s’étaler, on n’aura pas été bons… ».

Arrive le gros morceau de la saison avec un plateau de choix : la Rolex Fastnet. Ludovic et David font une excellente montée vers le « Rock » qu’ils contournent en tête de leur classe. Le retour est moins tonitruant (lire ses commentaires parus sur notre site). Le bel Adéosys mettra quand même un point d’honneur à finir 1er en réel du groupe IRC 4 et empochera au passage 99.6 pts. Retour dans le Morbihan pour la Nuit des Iles du Ponant (cette fois avec Francois Moriceau) : peu de vent, voire pas du tout. « Le début de la course est sympa, 5 – 8 nœuds de vent (c’est toujours bon quand on est collé aux bateaux avec un rating bien au-dessus), mais quand la nuit tombe, on ne voit plus le plan d’eau, bien trop calme à notre goût… Ce n’est plus du plaisir et on a hâte de terminer. (16h pour parcourir 40 milles…) ».

Au Télégramme à Lorient, il fait beau, le vent est modéré, variable et parfois ponctué de calmes comme lors de la manche 2 où Ludovic accompagné de Jérôme Croyère, alors en tête, se retrouve scotché et fort contrit de voir ses poursuivants le dépasser à gauche et à droite.  L’épisode final se nomme le Spi Ouest-France que l’armateur et skipper du JPK 10.10 résume par ces mots : « La 1ère journée, top, on ne pouvait pas faire mieux. Mais le samedi, comment dire… On a dû montrer tout ce qu’il ne fallait pas faire (bref, une journée à oublier). Le dimanche, dernier jour, il faut bien finir la saison. On va s’appliquer pour finir 2ème, juste derrière Papillon (le JPK 10.10 d’Alain et Jean-Marc) avec qui nous nous sommes entrainés tout l’hiver ». En guise de conclusion, il retient que pour faire « tout ça », il faut :

« Une femme et des enfants très conciliants qui acceptent toutes ces absences, des collaborateurs qui assurent chez Adeosys, une voilerie (Technique Voile) qui est à l’écoute et qui vous accompagne, et un groupe d’entraînement qui partage tout. Merci à vous tous ».

Article rédigé par Patrice CARPENTIER

Crédit photo : @Paul Wyeth/RORC

 

Laudato Si dans les eaux britanniques

Retour sur la dernière édition de la Rolex Fastnet Race à travers le récit de Régis Vian, membre de l’UNCL et qui revient pour nous sur cette édition si particulière et unique à bord de son voilier Laudato Si un A31.

Mon inscription au Fastnet cette année est mon plan B en cas de décalage de la Cap Martinique 2021 à laquelle je suis inscrit en solo. Rétrospectivement, c’est un plan B majuscule!

Cette édition de la Rolex Fastnet Race 2021 s’annonce particulière à plusieurs égards. La quarantaine imposée en Angleterre nous prive de l’ambiance unique qui règne à Cowes avant le départ de cette course mythique. L’arrivée à Cherbourg en lieu et place de Plymouth est une grande première. Enfin, la météo annonce  depuis plusieurs jours un début de course musclé, voire très musclé. Il va y avoir du spectacle quand les 350 bateaux inscrits vont devoir tirer des bords dans le Solent, pour rejoindre la pleine mer.

C’est ainsi que nous nous retrouvons le 8 août, avec mon cousin Thierry, à bord de mon fidèle A31 Laudato Si, à attendre notre coup de canon dans 30 noeuds de vent établis, au milieu de ce qui est sans doute la plus belle flotte de bateaux qu’une course peut réunir. Nous courons en catégorie IRC4 et duo.

Les trimarans Ultimes, les IMOCAS, les Class 40 et les maxi IRC (catégorie IRC ZÉRO) partiront avant nous. Le spectacle garanti est au rendez-vous. Nous en profiterons à peine car le vent prévu est aussi au rendez-vous. C’est chaud!

Nous prenons un très mauvais départ, et coupons la ligne avec 1 minute de retard, suite à un banal problème d’écoutes de génois qui s’emmêlent au mauvais moment. Mais dans ces conditions, il n’y a pas de problème banal. La sortie du Solent (le bras de mer entre la côte Anglaise et l’île de Wight) tient aussi toutes ses promesses. Le courant jusqu’à 5 noeuds qui s’oppose aux 30 à 35 noeuds de vent d’Ouest lève une mer dantesque, à la limite de ce que peut supporter notre A31, léger et bas sur l’eau.

Ces conditions vont se maintenir pendant plus de 24 heures. Nous sommes secoués et trempés en permanence, par la mer ou par la pluie. Eau douce ou eau salée, nous ne faisons plus la différence. Nous tirons péniblement des bords vers l’ouest et faisons le dos rond en attendant des conditions meilleures.

La stratégie du premier jour sera conservatrice: ne pas casser le bateau, ne pas (trop) nous fatiguer. La course est longue. C’est pourquoi nous préférons partir vers le large plutôt que de tenter de profiter des courants autour de la pointe de Portland Bill, lieu peu recommandable par vent fort. Nous ne devons y perdre en théorie que 20 minutes. Nous y perdrons sans doute plus, car le groupe de tête de notre catégorie IRC4, passé par là, aura déjà beaucoup d’avance. Serions-nous passés sans rien casser? Nous ne le saurons jamais. C’est dans ce contexte que nous apprenons l’abandon de nos amis de Tagan, Alain et Marc. Coup dur!

Le soir du deuxième jour, à l’approche du Cap Lizard, le vent s’est calmé (un peu trop?). Nous pointons autour de nous quelques concurrents directs de notre catégorie: Bigfoot, Aldebaran et Oromotco devant nous, et Cavok pas très loin derrière. La nuit est fraîche, étoilée, humide et studieuse. Nous jouons quelques coups gagnants avec les courants du Cap Lizard et de Land’s End et nous retrouvons devant  Bigfoot et Aldebaran au passage des îles Scilly. Nous sommes bien dans la course, dans le tiers de tiers de tête de notre catégorie. Nous avons limité les dégâts, nous n’avons rien cassé et avons pu avaler notre premier repas chaud depuis le départ. Un semblant d’humanité s’installe à bord! Néanmoins, nous arrivons aux Scilly en début de flot, et nous devons naviguer six heures durant dans un courant contraire, là où les premiers sont passés sur un tapis roulant: premier passage à niveau, la barrière se ferme juste devant nous!

 

 

La traversée de la mer d’Irlande ressemble… à une traversée de mer d’Irlande. Vent de travers sud-ouest, beau temps le matin, pluie l’après-midi, grains et vagues pendant la nuit. Nous sommes de nouveaux mouillés et secoués. Nous prenons un front et sa rotation de vent au nord ouest comme prévu, 20 miles avant d’arriver au Fastnet. 20 miles à tirer des bords alors que ce nouveau vent est encore une fois favorable à ceux de devant: deuxième passage à niveau, nous sommes encore du mauvais côté de la barrière.

Nous virons le fameux rocher en milieu de journée, sous un ciel bleu sans nuage. Les côtes irlandaises en toile de fond s’ajoutent à la magie du lieu. C’est un moment intense, à la proportion des efforts qu’il a fallu produire pour arriver là. Pas le temps de rêver. Nous avons Oromocto à rattraper, et Bigfoot, Aldebaran et Cavok qui ne sont pas loin derrière.

Nous parvenons à charger un classement. Nous sommes 18èmes. C’est une bonne surprise pour nous. Nous avons honorablement limité les dégâts des premières 24 heures. Nous sommes aussi impressionnés par la course de nos amis Ludovic et David sur Raphael (#Adeosys – course au large), 1er en IRC4, et 2ème duo. Ils font une course incroyable!

La lecture des fichiers météo du jour est implacable: une dosable anticyclonique va ralentir fortement les bateaux de tête. Troisième passage à niveau, cette fois-ci en notre faveur! L’occasion est trop belle de revenir sur les bateaux de tête,  nous ne calculons plus trop nos efforts. Entre le Fastnet et les Scilly, nous sommes sous spi asymétrique. Le vent d’ouest-sud-ouest va refuser de quinze degrés. L’angle de vent est serré, et va se resserrer encore . Nous prenons une route sud qui nous permettra d’accompagner la rotation du vent et tenir le spi le plus longtemps possible.  Nous nous relayons à la barre toutes les heures, jusqu’au cœur de la nuit que nous terminons finalement sous génois. Nous tenons bien notre place, mais nous sentons que Cavok pousse fort derrière.

Changement de cap après les Scilly, direction Cherbourg! Le spi léger est sorti. Nous nous décalons un peu au nord de la route alors que nos camarades de jeu choisissent la route directe. C’est dur de maintenir les écarts, leur angle de vent est meilleur. Mais nous nos rattrapons bien lorsque nous remontons vers le DST des Casquets (dispositif de séparation de trafic pour les cargos). Finalement l’opération aura été bonne. Nous y avons néanmoins laissé quelques heures de sommeil! Cavok et Bigfoot toujours derrière, et Oromocto encore dans le viseur. Nous le dépasserons au sud d’Aurigny, à la faveur d’un petit décalage vers le sud, et nous sommes au coude à coude pour traverser le fameux raz Blanchard à la pointe du Cotentin. Il est fidèle à sa réputation. Sous l’effet des forts courants de marée, la mer est une vraie marmite.

Oromocto  nous a mis la pression jusqu’au bout!  Nous profiterons du paysage une autre fois. Nous coupons finalement la ligne d’arrivée moins de deux minutes avant lui, et quarante minutes avant Cavok. Bigfoot est plus loin derrière.

Quelle course! Elle n’est pas mythique par hasard! Le parcours est extraordinaire, la météo toujours exigeante, des rebondissements et des concurrents qui ne lâchent rien: cocktail parfait!

Nos classements sont au-delà de nos objectifs:

  • Classement IRC4: 10eme sur 70 partants (19 abandons)
  • Duo: 7eme sur 57 partants (21 abandons)
  • Overall (toutes classes IRC): 30eme sur 250 partants (70 abandons)

Résultats 2021 complets

Solenn for Pure Océan chez les anglais

Retour sur la dernière édition de la Rolex Fastnet Race à travers le récit de Ludovic Gérard, sociétaire du Pôle Course au Large du CNTL et membre de l’UNCL, il revient pour nous sur cette course mythique.

La Rolex Fastnet Race est une des courses amateurs les plus intéressantes et dures au monde, beaucoup de régatiers rêvent d’y participer une fois dans sa vie. Au même titre qu’une transatlantique ou le passage du Cap Horn, cela fait partie des graals à conquérir pour tout régatier habitué des courses au large.

Inscrit à la Transat Cap Martinique en double, le report de la Transat à mai 2022, m’a laissé sur ma faim pour 2021. Après réflexion, décision est prise d’aller participer au Fastnet cette année, cela tombe bien, elle n’a lieu que les années impaires.

Pourquoi le Fastnet ?  Le démon de la course au large est terrible : c’est addictif. Il n’y a pas d’autre mot pour désigner cette soif de nouveaux horizons, de couchers et levers de soleil sur la mer, sans voir la côte, d’engagement physique et psychique pour tenir bon sur ces centaines de milles à parcourir, quelles que soient les conditions météo…  J’ai beaucoup couru sur les parcours Méditerranéens, évidemment entre Marseille – Porquerolles – Corse – Monaco – Barcelone mais aussi jusqu’à Malte, lors de nos deux participations à la Rolex Middle Sea Race que nous avons d’ailleurs remportée dans notre classe en 2019.
Alors pourquoi le Fastnet, en Manche ? Pourquoi aller dans l’humide et le frais, même en été ? Pourquoi s’imposer une telle logistique ? Pour le plaisir de courir évidemment mais aussi de se confronter à l’élite de la voile amateur et professionnelle européenne. Sortir de la routine des courses locales, de ce que l’on appelle en management « sa zone de confort », voilà qui procure adrénaline et qui est un ressort pour une progression continue, dans la vie professionnelle comme dans le sport amateur.

C’est aussi l’occasion pour porter les couleurs de la Fondation marseillaise Pure Ocean « là haut ». Parler de notre engagement pour la préservation des Oceans, l’éducation du grand public à ces problématiques et le soutien de programmes de recherches ayant trait à la préservation des océans et une meilleure connaissance de leurs richesses extraordinaires.

 

Cela fera deux ans que je soutiens cette Fondation avec mon voilier, notamment avec mes équipiers de double Philippe Mariani et Nicolas Brossay, et nous allons continuer.

Un Fastnet, ça se prépare ! D’abord il ne faut pas rater l’inscription : l’engouement est tel que toutes les places sont réservées dans l’heure qui suit l’ouverture, en février. C’est bon pour nous, première étape validée !
S’en suit la préparation de la logistique : décision est prise d’envoyer (et ramener) le bateau par camion sur Cherbourg.  Ce qui sera fait courant juillet, après vérifications du matériel de sécurité, choix des voiles à emmener pour la course, et  dématage avec Yannick Peduzzi, préparateur du bateau.

William Le Coz me secondera sur cette course, il accueille le bateau à l’arrivée du camion et participera au rematage et mise à l’eau, gérés par Axe Sail à Chebourg.

Nous nous retrouvons le 5 août avec William à Cherbourg, sur le village délocalisé de la course pour confirmation d’inscription, remise en route du bateau, réglages et sortie en mer d’échauffement. Du fait des restrictions sanitaires pour entre en Angleterre, le RORC a très judicieusement organisé une 2ème chaine d’inscription à Cherbourg. Un gros travail de préparation de la navigation est nécessaire, car en Manche et Mer Celtique, nous allons rencontrer des courants de marée pouvant aller jusque 6-8 nœuds !

Nous décidons de traverser la Manche le samedi 7 aout en profitant d’un flux de Sud Ouest et passerons la nuit à couple dans une marina en face de Cowes.  Occasion d’une pinte et un burger dégustés après avoir débarqué clandestinement  pour rejoindre  le pub juste au-dessus de la marina.

Dimanche est le jour du départ, et la météo est conforme aux prévisions et à la réputation du Solent : nous voila cueillis par 30 nds de vent d’ouest, contre le courant de marée, avec une mer hachée et très dure. Imaginez la zone de départ avec 330 bateaux, chacun devant passer une « gate » avec voile de cape et tourmentin à poste.  Les départs s’enchainent tous les quarts d’heure, aux coups de canon traditionnels ! Et rajoutez un ferry qui passe de temps en temps au milieu de la flotte, voilà de quoi faire monter l’adrenaline. Nous sommes en IRC3, avec les équipages, le classement double est extrait par la suite.
Un concurrent hélas nous heurte sur l’arrière alors que nous hissions la grand’voile, causant des dommages que nous pensons mineurs au balcon arrière tribord. Pertubés, nous envoyons le solent sans les écoutes et le temps d’etre prêts, c’est déjà notre procédure du départ. Départ que nous prenons très moyennement du coup.

 

Nous nous attachons à appliquer la stratégie prévue et en jouant bien avec le courant, nous sortons du Solent avec un vent qui est encore monté d’un cran, avec le bon peloton, dans les 10 premiers de notre classe, ouf ! La sortie de la Manche se fera en tirant des bords le long de la Cornouaille à l’abri du courant pendant le flot, plus loin des cotes lors du jusant. Les cirés hauturiers et gilets sont de mise depuis le début de la course, et nous vivons et dormons tout habillés, prêts à sortir sur le pont.

Déjà 36 heures de mer et nous attaquons les Scilly et le contournement des Dispositifs de Séparation de Trafic dans la nuit de lundi à mardi, par un vent plus faible, avons depuis un moment laché le ris dans la Grand’Voile et remis le génois. C’est alors que le pilote automatique se met en grève. Il s’avère que les pieds du balcon arrière tordu laissent entrer l’eau et nous avons 3 seaux d’eau environ dans le coffre arrière, le pilote a été noyé. Les tentatives de réparation le mardi ne donneront rien et nous décidons de continuer et nous organiser pour nous relayer à la barre.
Nous rentrons dans un mode un peu dégradé de course puisque nous ne pouvons plus rien faire ensemble : manœuvres, analyses météo et routes, etc. Même les repas sont désormais pris à tour de rôle. Cela parait pas grand-chose, mais ces moments de vie « ensemble » en course au large sont importants et rythment les journées.

La mer Celtique jusqu’au Fastnet sera traversée quasiment d’un seul bord au près, et nous passons le Fastnet Rock du mardi au mercredi, en pleine nuit noire, sous la pluie. Ambiance de science fiction avec ce phare dont les faisceaux lumineux tournoient au-dessus des mats dans la nuit ! sans oublier les concurrents un peu partout, les zones de DST à éviter et nous voilà repartis cap au Sud Est.

Le passage d’un front nous apporte un peu de pluie mais surtout un bon vent de Nord Ouest, et c’est sous spi à 10 nds de moyenne que nous filons vers les Scilly, sous un grand soleil finalement.
Nous arrivons aux Scilly pour slalomer entre les rochers, les iles et les DST dans la nuit de mercredi à jeudi, et là , nous nous trouvons plantés dans 4 nœuds de vent, face à un courant de 2-3 nœuds, impossible de passer Bishop Rock !  4 h à batailler dans la nuit pour ne pas perdre avant de pouvoir se dégager et reprendre la route. Cet arrêt nous coutera une bonne dizaine de places en fait , nous voila dans les 20 de notre classe, sur 72.

C’est reparti pour la Manche jusque Cherbourg, nous décidons de passer plutôt coté Angleterre et plonger au dernier moment sur le DST du Raz Blanchard compte tenu du timing marées.
Arrivés à Cherbourg vendredi au petit matin, nous décompressons autour d’une bière bien sûr, contents d’avoir fini cette course !  plus de 70 bateaux ont abandonnés quand même, surtout lors des premières 24h très dures.

Un peu déçu certes du résultat sportif, je reste très content d’avoir mené ce projet à bien de Marseille à Marseille en passant par Cherbourg, Cowes, le Fastnet !  Finir les 700 milles de la course est déjà un beau résultat, et nul doute que l’envie est là d’y retourner en 2023, maintenant que je connais le parcours, et puis il faudra bien revenir pour faire un selfie devant le phare !

Infatigables, notre prochaine grande course sera la Rolex Middle Sea Race fin octobre, un grand tour de la Sicile au départ de Malte, 600 milles environ, avec Nicolas Brossay cette fois.

Petite anecdote pour conclure : il est souvent d’usage de remettre le pavillon de la course et des polos lors des courses à la voile, et bien au Fastnet, cela se mérite : ils sont remis après l’arrivée et non pas avant comme dans les autres courses !

Je vous invite, comme le font déjà nos mécènes que je remercie encore, à soutenir directement la Fondation Pure Ocean via le lien sur notre site web, et à nous suivre nous sur les réseaux sociaux :

 

Crédit photo Rick Tomlinson – RORC

 

Rolex Fastnet Race 2021 : une édition pas comme les autres !

De Patrice Carpentier

En raison du Covid, d’un nouveau parcours à destination de Cherbourg en Cotentin, et d’un vent musclé au départ, la Rolex Fastnet Race 2021 ne ressemblait pas aux précédentes éditions !

Compte tenu de la réglementation sanitaire britannique, nombreux furent les voiliers français et en provenance d’autres pays européens, à se regrouper dans le port de Cherbourg avant même le départ, de façon à rallier Cowes au dernier moment. Certains, ayant retenu une place dans une marina du Solent, sont partis le samedi matin pour une dernière nuit « tranquille », et d’autres plus tard pour rallier directement la ligne de départ dimanche matin. Le premier groupe fut étonné de découvrir un Cowes étonnamment calme la veille du départ de cet évènement emblématique habituellement marqué par une activité intense et festive !

Dimanche matin, le temps était pluvieux et le vent soutenu. En sortant dans le Solent pour se présenter sous voilure de tempête, tourmentin et voile de cape, à l’une des « gates » obligatoires de contrôle, on comprenait vite que le départ de la course face au vent dans un Solent rempli de plusieurs centaines de voiliers (337 pour être précis), ne serait pas une partie de plaisir. Mieux valait se mettre à l’abri dans la rivière de Cowes pour établir la voilure de circonstance, GV à 1 ris et foc ORC, avant de prendre son départ dans ce qui ressemblait peu ou prou à une fournaise balayée par 30 nds de vent et plus dans les rafales, et un méchant clapot. Le risque de collision était latent et quelques équipages furent contraints à l’abandon avant même le coup de canon. Et d’autres ensuite… Même si le RORC modifia opportunément l’ordre des départs pour éviter la dangereuse concentration des grands bateaux rattrapant les plus petits.

Le louvoyage en Manche fut tonique la première journée puis plus confortable quand le vent diminua. Des voiliers, la majorité des IRC qui représentent le 2/3 de la flotte, ont tricoté avec plus ou moins de bonheur le long des côtes britanniques jusqu’au DST des Scilly (les DST sont autant d’obstacles qui pimentent cette longue épreuve de désormais presque 700 nautiques en ligne droite). Les voiliers plus rapides, multicoques et IMOCA, ont poursuivi le bord tribord beaucoup plus au Sud en Manche, tel Apivia, le grand vainqueur en IMOCA, qui a été jusqu’au plateau des Minquiers avant de virer de bord.

En mer celtique, il a fallu encore tirer des bords avant de choquer les écoutes en direction du rocher du Fastnet avec là encore un DST à respecter, plus pour éviter que les descendants ne croisent les montants, que pour ne pas perturber un trafic commercial inexistant. Le vent avait tourné au NW pour le gros de la flotte IRC et c’est à bonne allure que les bateaux cinglaient de retour vers les Scilly. Un passage rendu compliqué par la présence d’une zone de calme à traverser – fallait-il passer au nord ou au sud du DST principal ? –. Selon l’heure de passage, la « bonne » option pouvait singulièrement changer. Globalement, il fallait mieux attaquer la Manche du côté des côtes britanniques plus et mieux ventées.

Ensuite ce fut un tout droit ou presque sous spi vent arrière, en direction de la pointe du Cotentin et un nouvel obstacle de taille : comment se positionner au niveau du DST des Casquets pour négocier au mieux Aurigny et dans la foulée le Raz Blanchard en fonction du (fort) courant à l’instant T ? Là encore, il y avait à gagner et à perdre ! L’arrivée à Cherbourg en Cotentin ajoute une nouvelle difficulté, et non des moindres, à ce Fastnet au format « saut d’obstacles ».

Les équipages Français s’imposent en IRC 3 et 4 (et en Double-Handed) et sont sur le podium en IRC 2. Saluons pour commencer la nouvelle victoire du JPK 10.30 Léon. C’était sans conteste le grand favori en IRC 3 et le duo normand, Alexis Loison/Guillaume Pirouelle, a une fois encore mené ce bateau à la victoire dans une catégorie particulièrement nombreuse et de haut niveau. Rappelons que Loison est rentré dans l’histoire de la course en remportant le classement toutes classes en 2013. S’il est respecté en France, Alexis est admiré en Angleterre pour cette incroyable victoire. C’était en effet la première fois qu’un équipage double (il était avec son père) remportait le Fastnet. Avec ce nouveau triomphe, Loison porte à cinq le nombre de ses titres sur la Rolex Fastnet Race… En IRC 3, il devance le duo mixte Henry Bomby (ancien de la Volvo) et Shirley Robertson (double championne olympique) à bord du Sun Fast 3300 Swell et un autre régional de l’étape, Raging-bee², le JPK 10.80 de Louis-Marie Dussère conduit en équipage.

En classe Double-Handed, on trouve Olivier Burgaud et Sylvain Pontu à la 3ème place sur leur JPK 10.80, derrière Léon et Swell. Au-delà du podium, il faut citer Ludovic Menahes et David Le Goff qui ont fait une super course sur leur JPK 10.10 Raphaël, mais ont joué de malchance sur la dernière portion en Manche. En IRC 4, on trouve aussi un équipage tricolore en tête d’affiche. Il s’agit du X 332 Trading Advice.com d’Alain Guelonnec. Depuis 4 éditions, ce sont toujours des Français qui ont remporté cette catégorie, mais c’est la première fois qu’un bateau de cette génération s’impose. Le X 332 a en effet été mis à l’eau en 2003 et son dessin date de 1990. Le skipper résume : « C’est dur à expliquer, nous sommes sur un vieux bateau. Les JPK étaient les favoris bien sûr mais avec ces conditions nous étions très rapides. Quand le vent est faible, ce bateau est fantastique ». François Charles, accoutumé aux places d’honneur sur le Fastnet se classe 3ème sur son Dehler 33 Sun Hill 3 (un voilier qui a lui aussi du mille sous l’étrave).

En IRC 2, le podium se compose de deux JPK 11.80 entre lesquels s’intercale un Oyster 48. Le premier des JPK est celui du britannique Thomas Keen qui s’adjuge la victoire au classement général IRC à l’issue d’une course quasi parfaite. L’autre 11.80 est Leclerc/Hennebont, celui de Richard Fromentin. Que ceux qui songent régater un jour sur un IRC Scow, notent que Palanad, premier Class40, aurait signé le deuxième temps compensé IRC toutes classes derrière le JPK de Thomas Keen à l’issue d’un parcours relativement équilibré entre le louvoyage, le reaching et le portant…

Un dernier mot pour féliciter l’organisation et l’accueil réservé par Cherbourg en Cotentin aux participants. Pour la première fois en 49 éditions (soit presque 100 ans !) que la course arrivait en France, les Normands ont mis le paquet. Bravo et merci à eux !

Site internet : https://www.rolexfastnetrace.com/fr/

Crédit photo : @ Paul Wyeth

De Patrice Carpentier, Membre de l’UNCL

La Celtikup Océaniques 2021 dans les mers bretonnes

Spécifiquement conçue pour les Double, cette course semi-hauturière avec escale jettera l’ancre cette année à Saint Quay Portrieux.

Du 31 juillet au 8 août

Traditionnellement le parcours de 450 milles, au départ de Lorient, se déroule selon trois étapes. Avec des escales à Douarnenez, Falmouth en Cornouailles (Grande Bretagne) et un retour direct sur Lorient, faisant un lien à la fois sportif et culturel entre la Cornouaille anglaise, la Bretagne et le Festival Interceltique de Lorient.

Compte tenu des contraintes sanitaires le parcours de cette année se fera dans les mers bretonnes et amènera les coureurs jusqu’à Saint Quay Portrieux.

Créée en 2006, par le C.N.P.Lorient, la CeltiKup Océaniques est conçue pour les doubles et compte au championnat UNCL 2021 Manche Atlantique.

L’épreuve est devenue un grand classique de la course au large en double. Elle est organisée par le Comité Nautique du Pays de Lorient (C.N.P.Lorient) avec le concours de la Société Nautique de Larmor (S.N.L.) du Foyer Laïque de Lanester (F.L.L.) du club de Douarnenez (la S.R.D.) et de l’association  » Sport Nautique de Saint Quay Portrieux ».

Les inscriptions se feront dans l’ordre d’arrivée des dossiers et seront limitées à quarante bateaux.

Site internet : http://www.cnplorient.fr/

PROGRAMME  2021 :

Vendredi 30 Juillet :

  • Confirmation d’inscription.
  • Chaine d’inscription définitive de 8 h30 à 19 h.
  • Pot d’accueil et soirée des équipages offerts par le CNP Lorient.

Samedi 31 juillet :

  • 11 h 00 Briefing de la course.
  • Parcours côtier
  • Départ vers Douarnenez

Dimanche 1 Août :

  • Arrivée à Douarnenez, remise des prix offerts par la municipalité et soirée des équipages offerte par le CNP Lorient.

Lundi 2 Août :

  • Départ vers Saint Quay Portrieux

Mardi 3 Août :

  • Arrivée à Saint Quay

Jeudi 5 Août :

  • Départ vers Lorient

Samedi 7 et Dimanche 8 Août :

  • Arrivée à Lorient
  • Remise des prix, sous forme de lots, dans le cadre du festival Interceltique de Lorient suivi d’un casse-croûte offert par le CNP Lorient.