Challenge de Printemps SNT: Des conditions changeantes

Ce fut une reprise en douceur pour les vingt-deux équipages qui ont bravé les conditions hivernales de la baie de Quiberon ce week-end à la Trinité-sur-Mer pour le premier Challenge de Printemps de la saison.

 

Samedi, sous une météo changeante et un vent oscillant entre 7 et 10 nœuds, basculant sur la gauche du plan d’eau dans la journée, les sept séries se sont élancées sur un parcours côtier. A leur côté dans la baie, les IRC Double coachés par Erwan Leroux et les Open 5.70 de l’École de Sport de la SNT, entraînés par Gaël Bouttard, ont enchaîné manœuvres et parcours construits.

Dimanche, la prudence a été de mise. Le Président du Comité de Course, Gilles Bricout, a annulé les courses prévues suite à un BMS émis par Météo France.

En IRC 1, la bataille a été rude entre Jacques Fily (Anne et Sébastien 4) et Jacques Pelletier (Qualiconsult). Au temps compensé, c’est finalement le Grand Soleil 43 de Jacques Fily qui se place devant le Milon 41. En troisième position, on retrouve Jean-Claude Nicoleau (Codiam).

Chez les IRC 2, Philippe Baetz (Musix) a raflé la mise devant les deux A 35 de Jean-Yves Le Goff (Realax) et d’Antoine Croyère (Hey Joe).

En IRC 3, François Moriceau coupe la ligne en tête, loin devant ses concurrents mais au temps compensé, c’est Philippe Hotter (Rainslow) prend la première place sur son SunFast 3200. Suivent François Moriceau (Mary) et Benoit Rousselin (Delnic), deux JPK 10.10.

Seuls deux IRC 4 avaient fait le déplacement, les prévisions étant incertaines jusqu’au dernier moment. Pour ce premier Challenge, Gildas Le Barazer (Frasquita) dame le pion à B. Ravary (Balajo).

En Double, Jérôme Croyère (Ruban Vert) gagne cette première manche haut la main devant Alain Maumy (Blue Dream Too) et Vincent de Kerviler (X-Elles).

Les écarts se sont creusés tout au long du parcours dans la série des Osiris Habitable, et plus de 19 minutes séparaient les deux premiers. La victoire revient à Patrick Roussel (Gauvain) devant M. Minas (Baye) et R. Vidor (Les Sinagots).

Enfin, chez les Grand Surprise, H. Famelart (Boit sans Soif) coupe la ligne d’arrivée en tête devant G. Bremond (Mojito) et G. Planchon (Energumène), tous deux dans un mouchoir de poche.

 

 

 

 

Rendez-vous les 18 et 19 février

pour le deuxième Challenge de Printemps de la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer.

 

 

Dates du Challenge de Printemps – SNT 2017

  • 4 et 5 février
  • 18 et 19 février
  • 4 et 5 mars
  • 18 et 19 mars: Trophée Le Carré 56
  • 1e et 2 avril

 

 

 

Crédit photo: SNT

Toutes les infos: www.snt-voile.org

Facebook: Société Nautique de La Trinité-sur-Mer (SNT)

Twitter: @SNTrinite

Armen Race 2017 : La SNT voit Double !

L’ARMEN, ce sont 48 heures de pur bonheur à régater le long des cotes bretonnes et une ambiance à terre inégalable. ​Cette course est faite pour vous. Ne manquez  pas ce rendez-vous du 25 au 28 Mai 2017 !

L’an dernier, plus de 35 concurrents de l’ARMEN RACE avaient choisi de courir en IRC double​.

Cette année, avec la DUO CATAMANIA en juin et la TRANSQUADRA en ligne de mire en Juillet, vous serez encore plus nombreux à  peaufiner votre monture et la plupart vont bientôt commencer à s’entraîner.

À vous les pros, le parcours de plus de 320 nm vous permettra de prendre le pouls de la concurrence.  D’autres, les amateurs, viendront à deux passer un moment extraordinaire de partage, qui avec un copain, qui avec son conjoint, son fils ou sa fille.

Le parcours de la NUIT de l’ARMEN, de 240 nm, est fait pour ceux à qui une nuit en mer suffit pour les rendre heureux. C’est sur ce parcours que se courra la coupe Monotype du Yacht Club de France.

Vous serez donc à coup sûr nombreux à vous présenter sur la ligne de départ de l’ARMEN RACE le 25 Mai 2017. Un accueil particulier vous sera réservé à la Trinité.

Pendant la course, grâce aux balises que la SNT installe à bord de chaque bateau, vous serez dans les mêmes conditions que pour la TRANSQUADRA pour contrôler vos adversaires et votre famille pourra suivre votre position en temps réel.

 

  • Édition 2016

  

  • Édition 2017Flyer_Armen2017

 

 

 

Pour toute information :

Société Nautique de La Trinité sur Mer

E mail : contact@armenrace.fr

Tél : 02.97.55.73.48.

Site Internet http : www.armenrace.fr

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Image en Introduction : Éric Rousseau

 

Duo Demi-Clé 2017 : La course parfaite !

Un sprint de 100 milles, tactique et âprement disputé, pour s’échauffer en tout début de saison : c’est ce que la Duo Demi-clé propose aux coureurs IRC double ! Cette épreuve, au format et au timing idéals, ne cesse de faire des émules depuis sa création en 2014. Et, en cette année Transquadra, elle devrait fédérer une jolie flotte avec, comme toujours, des ténors de la série et de purs amateurs sur une même ligne, le 29 avril prochain, à Port-Louis, dans le Morbihan. Ouverture des inscriptions le 9 décembre à 15h sur le stand de l’UNCL au Nautic (Hall 1 – J 1).

Toute première course au large du Championnat IRC Double Atlantique, la Duo Demi-clé s’élancera le 29 avril prochain de Port-Louis. Sa première édition, en 2014, avait réuni 9 bateaux. Tandis que 17 duos avaient bataillé ferme, en avril dernier, avec un podium qui s’est joué en une poignée de minutes et un top ten en moins d’une heure.

Cette année, sur le même plan d’eau que celui du départ Atlantique de la Transquadra-Martinique, la Duo Demi-clé devrait fédérer au moins 30 équipages.

 

duodemicle1-mdLa reprise idéale

Le timing, juste avant l’Armen Race, et le format court, 15 à 20h de course avec une nuit en mer, constituent une reprise idéale et accessible à tous après la trêve hivernale. Ces 100 milles semi-hauturiers ouvrent de belles opportunités stratégiques sans pour autant créer de gros écarts. La flotte bataille au contact, de jour comme de nuit, le jeu est intense, sans être physiquement et techniquement trop exigeant.

Bref, la Duo Demi-Clé permet de se mettre à 100% en condition de course sans pour autant nécessiter une préparation trop lourde.

 

Des champions, des bizuths et des nouveautés

Depuis sa création en 2014, la Duo Demi-Clé a toujours su associer un heureux mix de régatiers de très haut niveau, habitués des podiums des grandes courses IRC, et d’amateurs éclairés. Elle accueille aussi chaque année des bizuths, pour un baptême de double au large.

Cette édition sera également une première en course pour le tout nouveau Offcet 32 …

 

Donner envie

Autrefois réservée aux Mini, la Demi-clé a toujours été un rendez-vous convivial et ce n’est pas avec les IRC que ça va changer ! Cérémonie à la capitainerie de Port-Louis, soirée des équipages, buffet permanent pour accueillir tous les concurrents au fur et à mesure de leurs arrivées… L’objectif affiché des organisateurs est bel et bien de créer un évènement ouvert et convivial, pour donner envie à tous les régatiers de venir s’essayer à la course en double.

affiche_duodemicle2017

 

Ouverture des inscriptions à la Duo Demi-Clé

 

Vendredi 9 décembre à 15h00

 

sur le stand de l’UNCL au Nautic Hall 1 – J 1.

 

La course en chiffres

 

  • 3ème édition
  • 1ère course au large du Championnat Double Atlantique IRC-UNCL 2017
  • 100 milles en double
  • 30 duos attendus
  • 1 podium 2016 en 16 minutes de temps
  • 1 Top Ten 2016 en moins d’une heure.

 

Des partenaires historiques

La Duo Demi-Clé est organisée par l’Association « Atlantic Course au Large » qui sera affiliée à la FFVoile en 2017 avec l’appui logistique du Club Nautique de Port-Louis (organisation terre).

ACL bénéficie du soutien de la ville de Port-Louis et de la Sellor (gestionnaire du port) ainsi que de ses partenaires historiques : le shipchandler Demi-clé qui donne son nom à la course, le Leclerc Riantec, la Société Bertrand Gueganno, Uship et la voilerie Delta-Voiles Port-Louis.

 

Crédit photo : Piwisy

Contact presse : Catherine Ecarlat – 06 79 54 22 83 – catherine@ecarlat.fr

Contact course : Atlantique Course au Large – duodemicle@gmail.com

 

 

 

De nouvelles formations IRC Double et Mini 6.50 à la Trinité-sur-Mer

La Société Nautique de la Trinité-sur-Mer, en partenariat avec la mairie de la Trinité-sur-Mer et la Compagnie des Ports du Morbihan, a mis en place depuis plusieurs années un Pôle Compétition afin de faciliter l’entraînement des jeunes voileux trinitains et d’encourager leur participation aux compétitions. Suite à des demandes de coureurs et de professionnels du nautisme, tels que Alternative Sailing (également partenaire logistique du projet), le Pôle Compétition se pare aujourd’hui d’un coordinateur, Vincent Barnaud, et met en place un coaching pour tous les compétiteurs désireux de parfaire leurs connaissances en régate.

L’objectif étant d’être au plus près des attentes des coureurs en IRC Double, ces sessions d’entraînement ont été pensées afin d’être adaptées aux demandes de chacun. Plusieurs week-ends sont prévus (15-16 octobre, 29-30 octobre, 12-13 novembre, 26-27 novembre) et prendront appui sur l’organisation du Challenge d’Automne. Un aperçu du week-end : participation aux régates mais aussi parcours et entraînements spécifiques avec exercices thématiques (manœuvres, réglages, conduite sous pilote…) accompagnés du coach sur semi-rigide et débriefing en salle avec vidéos et photos en support. Des formations à terre seront aussi au programme avec l’intervention de spécialistes dans des domaines tels que la météo, la préparation physique, l’informatique embarquée…

Des stages de deux ou cinq jours adaptés aux coureurs en Mini 6.50 sont également organisés (1-2 octobre, 8-9 octobre, 19-20 novembre, du 10 au 14 octobre et du 21 au 25 novembre). En mer et à terre, le Pôle Compétition souhaite répondre aux demandes spécifiques des Ministes avec pour eux aussi l’intervention de professionnels du nautisme. En mer, les moyens mis en œuvre seront les mêmes que pour les IRC double. A terre, des thèmes plus spécifiques à la préparation d’une Mini Transat seront abordés: la navigation et le choix de route sans informatique embarquée, la gestion de l’énergie en course, les réglages du pilote automatique, mais aussi le rythme de vie à bord, la gestion du sommeil et la nutrition.
Des compléments de formation ou entraînements supplémentaires pourront être formulés à la demande des coureurs.

L’expérience et les compétences reconnues de la SNT, les facilités mises en place par la CPM et le soutien de la mairie sont des gages de qualité et de professionnalisme pour ces formations qui se veulent efficaces et conviviales. Vincent Barnaud, professionnel du nautisme depuis plusieurs années et fort de ses expériences en Mini 6.50, IRC, Class 40 et Imoca, apportera ses connaissances techniques et humaines.

Les places sont limitées, alors plus aucune hésitation, inscrivez-vous aux entraînements du Pôle Compétition de la Mecque de la course au large!

 

Vincent Barnaud, entraîneur Pôle Compétition La Trinité-sur-Mer: « J’ai 40 ans, je suis ingénieur de formation et depuis 2010, je travaille dans le domaine de la course au large en tant que navigateur et préparateur. Originaire d’Auray, j’ai toujours fait de la voile avec pour débuter la planche à voile en compétition. J’ai ensuite participé à une Mini Transat et en tant que coureur, j’ai trouvé les entraînements à cette course prenants et très intéressants. Ce sont des moments de découverte et d’échanges avec les gens. Je suis très enthousiasmé par ce projet et je souhaite faire profiter les coureurs de mon expérience et me nourrir de leur envie d’apprendre. Avec en plus pour cadre La Trinité-sur-Mer, berceau de la course au large, participer à cette nouvelle aventure était une évidence. »

Crédit photo: Air Vide et Eau Productions

Société Nautique de la Trinité : +33 (0)2 97 55 73 48 / accueil@snt-voile.org

Pornic Baiona 2016, elle a tenu ses promesses ! par Jean-Louis Goblet

     13 doubles et 9 solitaires en IRC et 4 équipages en Osiris sur les deux manches de 460 milles de la Pornic-Baiona 2016.

     Avec notre A35 Galatée, nous courions dans la flotte double où s’alignaient nombre d’équipages très affûtés, majoritairement sur Sun Fast 3200.

     Le départ de la première manche est donné à 11h le 11 juillet.

     Le vent est d’Ouest au sud d’une dépression qui se déplace vers le nord-est des îles britanniques alors que dans la deuxième nuit du 12 au 13 juillet s’établit une dorsale anticyclonique avec rotation au NE par le nord.

     Après un petit parcours banane constitué d’une bouée au vent avec dog leg et d’une porte sous le vent devant le port de Pornic, suit un louvoyage d’une dizaine de milles vers le chenal de la Grise au Nord de Noirmoutier dans des courants favorables de marée descendante. Les bateaux sont groupés, avec en tête les doubles Galatée et Georgia, l’un des trois 3200 à mât carbone en lice avec JP Concept et Tikocco. Avec la prévision de la rotation à droite en fin de traversée, les routages indiquent de faire de la vitesse et de laisser porter sous la route, la question étant de combien et de mesurer le risque d’une rotation tardive et de vents souvent plus faibles à l’approche du cap Ortegal. Tout le monde est sous la route, mais avec un écart transversal qui atteint les 15 milles. Les bateaux les plus proches de la route directe, perdent du terrain, d’autant que les vagues de la mer croisée ralentissent facilement les bateaux. Avec notre A35, nous sommes ainsi à deux milles derrière Georgia et à égalité avec JP Concept. Mais en milieu de la deuxième nuit, nous pouvons lancer plus tôt le code 0 et au matin le spi de tête. Nous sommes en tête le 13 juillet à midi avec une avance de 3,5 milles sur Georgia au passage d’une porte entre le cap Prior au Nord de La Corogne et une bouée virtuelle à 10 milles dans son Nord-Ouest. Cette porte est un point de passage obligé où la direction de course peut interrompre la course si les conditions de passage des caps deviennent trop dures.

     Après la porte du cap Prior, deux questions se posent : subira-t-on les 30 nœuds prévus ? C’est une situation fréquente en été avec la dorsale anticyclonique et la dépression thermique sur l’Espagne. Et quand empanner de tribord en bâbord pour arrondir les caps et ce avant que le vent ne soit trop fort, mais pas trop tôt non plus pour ne pas risquer une molle près de la côte ?

     Autour des caps, des Iles Sisargas à l’Ouest de La Corogne, au Cap Finisterre le vent tourne avec la côte, d’abord au 40°, il passe ensuite Nord, si bien que ce contournement des caps sur 40 milles s’effectue en tribord puis bâbord amure, proche du vent arrière.

     Les options divergent, Galatée et l’équipage de SailGrib (SF 3200 équipage) choisissent une route près de la côte, JP Concepts assez loin de la côte empanne assez tôt ce qui lui permet de passer devant Georgia à bord duquel Jean-Paul Mouren, échaudé par des expériences antérieures de molles sous les caps, s’écarte de plus de 7 milles de la route directe.

     Le vent forcit à l’approche du cap Finisterre, jusqu’à 22 nœuds réels, avec pour conséquence de jolis surfs dans une mer formée. Se pose alors une nouvelle question tactique pour les 50 milles restant jusqu’à l’arrivée : faut il poursuivre direction sud vers le large pour garder le vent fort, au risque de devoir affaler le spi si le vent revient à droite à l’embouchure des rias ou la route directe au 160° avec le risque d’un vent qui s’effondre en approchant la côte ? Galatée s’engage sur la route directe, les poursuivants se placent un peu plus au large avec Georgia toujours plus loin. Le vent tient, en direction à 10° et en force jusqu’au sud des îles Cies à cinq milles de l’arrivée. Il refuse ensuite puis tombe rapidement à l’approche du promontoire du Monterreal qui protège à l’ouest le port de Baiona. Le final se dispute en début de nuit au louvoyage dans des vents très faibles et variables. Les cinq bateaux de tête sont alors très proches en temps compensé. Galatée franchit le premier la ligne d’arrivée de la jetée du port à 1h04 le 14 juillet après 2 jours et 14 heures de mer, suivi par le JP Concept de Jean-François de Prémorel qui a le mieux négocié la délicate fin de parcours et arrive avec près de 30 minutes d’avance en temps compensé sur les quatre suivants dans un mouchoir de poche. Dans l’ordre : les Sun Fast 32000 Georgia, Groupe 5, Tikocco puis Galatée.

          Loin devant

     Le départ de la seconde manche était programmée le mardi matin du 19 juillet, mais les prévisions météo étudiées le dimanche et le lundi donnent des vents très faibles et une arrivée aléatoire le samedi pour les plus rapides. Une majorité des concurrents demande à partir dès le lundi. La direction de course fixe le départ à 22h le lundi 18 après la remise des prix, avec divers plans de repli en fonction de la force du vent et de la visibilité sur la zone de départ. En soirée du lundi, le vent devient très faible et une brume épaisse s’installe. Le plan de repli est retenu : il consiste à faire route au moteur dans la nuit pour un départ au matin le 11 au sud du cap Finisterre lorsque les conditions de vent et de visibilité seront correctes.

     A 7h le départ est donné à 8 milles du cap. La visibilité reste médiocre, inférieure à deux milles, le vent est de 10 nœuds de Sud/Sud est. Une petite bouée est mouillée, le bateau suiveur Phil’s fait office de bateau comité en se maintenant au moteur en position pour une ligne de départ sous spi « à l’anglaise » orientée Est /Ouest. Les équipages un peu endormis par la nuit de veille au moteur franchissent la ligne qui n’est pas facile à identifier sans précipitation.

     Les prévisions météo du mardi 19 au matin sont très différentes de celles des jours précédents. La dépression à peine esquissée la veille au centre du golfe de Gascogne s’est précisée et donne un vent assez fort d’Ouest/ Nord Ouest jusqu’à 30 nœuds au large du cap Ortegal puis rotation au Nord en faiblissant avec le développement de l’anticyclone. Le premier routage donne une arrivée le jeudi 21 au matin. Sur les 25 milles qui mènent jusqu’au cap Villano, c’est une course à vue avec parfois plus de vent au large et parfois plus à la côte. Les deux Archambault, le A31 Hagat et le A35 Galatée, sont à l’aise au portant sous spi et prennent la tête.

 

Le duo Jean-Louis Goblet / Catherine Adam vainqueur de la course à bord du A 35 Galatée.

     Comme lors de la première manche, le vent contourne les caps, passant du Sud-Est au Sud-Ouest avec du vent arrière principalement tribord amure. Passé le cap Villano, la question tactique est celle du moment de l’empannage pour une route de traversée bâbord amure, puisque le vent va tourner Ouest et que la route est au 50°. Éventuellement difficile à tenir sous spi si le vent est au Nord Ouest à plus de 25 nœuds. Le routage indique logiquement de se décaler vers le Nord avec un vent un peu plus soutenu le lendemain et une anticipation du refus en fin de parcours. Il faut donc empanner tôt avant la rotation Ouest, et ne pas longer la côte avec ses risques de molles vers les îles Sisargas et donc viser un point de route calé à 15 ou 20 milles au Nord-Ouest de la route vers la mi- parcours. Les concurrents tardent à empanner comme JP Concept et Be Happy, qui perdent rapidement un mille. En fin de journée du premier jour de course alors que l’on perd de vue la côte espagnole, toute la flotte s’est recalée au Nord ouest de la route. Le vent reste plus Ouest que prévu entre 15 et 20 nœuds. Dans la nuit l’écart se creuse à 10 milles entre Galatée et Hagat, puis reste stable toute la journée du 20. On y voit le système nuageux de la dépression se déployer du nord et le vent passer rapidement du 270° au 310°, vers 15h puis 330° en mollissant en milieu de nuit du 20 au 21. Code 0 puis génois donc.

     Au début de la journée du jeudi 21, le vent faiblit et s’oriente Nord-Est dans l’axe de la route sous l’effet de la dorsale anticyclonique qui se développe. Le fichier grib donne des zones sans vent sur la route, la question est donc de contourner la bulle soit par le nord d’où viendra le nouveau vent mais avec beaucoup de route, soit par le sud. Galatée qui a, à ce moment 30 milles d’avance sur le A31 Hagat, subit une molle moins prononcée et se cale sur un bord bâbord vers l’Est tablant sur l’avantage à se rapprocher de la côte pour bénéficier de thermique et sur la prévision d’une rotation Nord-Ouest au développement de la dorsale suffisante pour atteindre le nord de l’île de Noirmoutier sans tirer de bords. Effectivement dans l’après midi, le vent bascule progressivement Nord en remontant 10 à 15 noeuds à l’entrée en baie de Bourgneuf avec une fin de parcours rapide au largue sous spi.

     Les poursuivants, Hagat et Groupe 5 en double et Darling en solitaire, prennent aussi l’option Sud qui leur permettra de contourner la zone sans vent et d’arriver plus de 9 heures avant le reste de la flotte.

     La Pornic-Baiona a tenu ses promesses de course au large, bonne préparation pour la Transquadra pour le passage toujours délicat des caps entre Ortegal et Finisterre, choix tactiques ouverts, déterminants et à actualiser en permanence dans des vents de 0 à 25 nœuds, soleil presque toujours et température clémente… Le tout agrémenté par une grande convivialité à terre et du niveau sur l’eau.

          Jean-Louis Goblet, Galatée


Les Sun Fast étaient massivement représentés dans la course. Ils gagnent dans tous les compartiments du jeu au général, sauf en double où le SF 3200 Groupe 5 finit à égalité de points avec le vainqueur Galatée, mais second…

 

 

Pornic-Baiona-Pornic, vu depuis Hakuna de Jean-François Nouel

1ère expérience en double sur Hakuna Matata pour l’équipage JF Nouel & Pierre Bogenschutz. Une petite sortie le dimanche, histoire d’envoyer spi & code 5 une fois avant la traversée, et lundi 11 juillet c’est parti.

Départ en tête à la bouée sous le vent, vite rattrapés par les plus gros ratings, on sort de la baie de Bourgneuf dans le paquet de tête. C’est parti pour 48h de près tribord amure dans un vent d’ouest de 15 nœuds environ.

Tout matossé au vent, pas grand-chose à faire, nos 2 marins un peu barbouillés se relaient entre le pont et la couchette. Pas de problème majeur de vitesse, on reste avec nos copains autour, Groupe 5 de Patrice Carpentier et Antoine Gilles, le JPK10.10 (Eric Poyet – Jean-Luc Girard) dans nos fesses.

Arrivés à la côte espagnole, le vent adonne enfin, le spi monte. On se retrouve 3 Sun Fast 3200 (avec Groupe 5 et Tikocco d’Alain Roland et Bernard Avril) côte à côte, mais ils s’enfuient inexorablement, les traitres!

Le vent monte doucement, pour finalement taper un bon 30 nœuds, ça surfe. Mais il reste le virage à gauche pour tourner le coin de l’Espagne, ce qui veut dire qu’il va falloir empanner. On s’y reprend à 2 fois, avec un petit cocotier vite démêlé par Pierre. Pas si simple pour nos nouveaux amis Faribole le JPK 10.10 et TPC Ouest des 2 Coville juste derrière, on en profite lâchement pour reprendre un peu d’avance. S’ensuivra toute la nuit une bataille avec TPC Ouest jusqu’à l’arrivée, on gardera le spi un peu plus longtemps (on râle qu’il manque 5 mètres carrés au vent arrière, mais quand ça refuse, finalement….), pour finir un peu devant à 2h15 du matin. Résultat final, 6e en double, on ne se plaint pas.

Chez les doubles, victoire de JF De Prémorel et Roland ‘Nuisette’ Fardeau devant Georgia (Guy Delcroix – Jean-Paul Mouren) et Groupe 5, tous des SF3200.

En équipage Coeur de Chauffe/ Sail Grib (Henri Laurent-Olivier Burgaud-Louis Lagadec-Guillaume Perez) règne sans partage (SF 3200), et en solo arrivée serrée entre Darling (Jean-Luc Encinas) et Jokari (Philippe Gaudru) à l’avantage du premier (2 SF 3200 encore).
Suivent 4 jours à Baiona, sous le soleil, au royal ‘Monte Réal Club de Yata’, avec des nuits lus ou moins (plutôt plus!) agitées dans la ‘rue de la soif’ locale, une ballade en car organisée par Henri Laurent à St Jacques de Compostelle pour nous laver de nos péchés, et une journée pique-nique dans les iles Cies.

Mais bon, c’est pas tout ça, va bien falloir rentrer à la maison. Et les prévisions ne sont pas folichonnes….Un bel anticyclone s’étend sur le golfe de Gascogne, pas de vent. Le comité avance donc le départ au lundi soir, et là, cerise sur le gâteau, le brouillard tombe, 50m de visibilité.

Décision est prise de partir pour la nuit au moteur, pour un départ sur la route le lendemain matin. Ce qui sera fait sans problème, les bateaux en équipage surveillant les solos quand ils roupillent.

Départ sous spi donc le mardi matin, Hakuna dans les premiers, mais ça dure pas, 5 mètres carrés blah blah blah (je tourne un peu parano, ça se voit?)

Au début tout va bien, 15/20 nœuds de sud-ouest, ça avance, mais ça ne va pas durer. Comme prévu le vent tombe, nos potes les Vikings (Antoine Huchet & Vincent Gautier) et l’habituel TPC Ouest en profitent lâchement pour nous doubler. On refera la même chose aux Vikings un peu après, non mais alors.

Et nous voilà partis dans des tout tout petits airs, à lutter pour essayer d’avancer (on reculera même avec le courant à un moment, mais mouiller par 4500 m de fond, bof). Pendant longtemps on sera dernier, au désespoir de notre multitude (?) de fans à terre. Heureusement, pas d’Irridium, pas de news, on n’en saura rien 🙂

Les Vikings seront les premiers à nous lâcher en abattant plus, on s’accroche aux fesses de TPC jusqu’à qu’eux aussi ils choisissent une route plus abattue. Enfin seuls? Pensez-vous! Notre nouvel ami sera Jokari, qu’on surnommera vite la bernique.

Philippe est en solo, on se dit que ça devrait être facile.

Pffffff… A chaque fois qu’on pensera l’avoir décroché, hop, le revoilà.

Une vraie bernique on vous dit.

Petit à petit on se rapproche de l’arrivée dans des vents erratiques.

Le dernier matin, nous nous retrouvons un peu derrière Faribole et Georgia.

Et là coup de bol, le hold-up! On voit les 2 bateaux devant ralentir à la cote dans la baie de Bourgneuf, on décide de rester plus au large, ça paye!

Pierre me dit, tiens regarde il y a des bateaux sous spi le long de la cote, mais non dis-je, n’importe quoi, surement des J80 du club.

Sauf que non, les pauvres JP Concept, Tikocco, Be Happy étaient scotchés sans vent depuis un long moment contre le courant quand nous arrivons avec le thermique naissant.
Du coup on finit à leurs fesses, mais devant en compensé.

Un hold-up!

2 bateaux avaient pris le large sur cette étape, Galatée le A35 et Hagat le A31 (Alain Duvivier – Rémi Rabbe), ce qui nous mettra à la 5e place sur l’étape, de même qu’au général.

En double, Galatée (Jean-Louis Goblet – Catherine Adam) gagne grâce à sa brillante 2e étape, devant Groupe 5 et JP Concept.

En équipage, pas de changement, victoire sans partage de Sail Grib

Et en solo, on prend les mêmes avec Darling devant Jokari.

Belle régate, plein de nouveaux amis, un résultat pas ridicule, vivement la prochaine.

Jean-François NOUEL

L’ARMEN RACE 2016 en IRC et en Double par Gérard Quenot

Après un Spi Ouest France amputé pour cause de mauvais temps et avec une participation en berne, on avait hâte de renfiler les cirés pour prendre du plaisir sur l’eau. Côté double, la demi-clé avait donné le signal départ d’une saison IRC dont l’ArMen Race promettait d’être l’une des courses les plus intéressantes.

Et elle a tenu ses promesses :

  • Un plateau à faire pâlir d’envie le Spi : 48 bateaux en catégorie double,
  • Un Parcours qui a été adapté aux conditions météo du moment et qui nous a permis d’aller taquiner les cailloux du phare de L’Ar Men, soit 235 Nm,
  • Du courant,
  • Des passages à niveaux,
  • Une météo complexe le premier jour,
  • Une flotte homogène et de très haut niveau qui a permis à tous de régater au contact pendant deux jours non-stop,
  • Et cerise sur le gâteau, une convivialité à terre bien agréable.

Donc tout pour faire de cette édition une très belle course qui devrait marquer les concurrents, les organisateurs et partenaires.

Après une excellente saison 2015 en équipage, nous avions décidé de mêler courses en équipage et en double pour cette année. Et comme notre liste d’équipiers s’est agrandie l’année dernière, chaque course en double de cette année sera courue avec un co-skipper différent. Pour la demi-clé, c’était Frédéric Augendre, avec qui j’avais déjà gagné Pornic/Gijon/Pornic l’année dernière. Pour l’ArMen Race, c’était au tour de Cédric, mon fils ainé.

Notre course

La météo et les routages faits avant le départ et juste après le passage de la Teignouse nous ont donné mal aux cheveux, car le routage nous proposait de faire un long bord bâbord pour aller raser les poulains. Pas vraiment sur la route !

Après examen plus approfondi du fichier Grib d’Arôme, il annonçait bien une grosse molle près de Quiberon à cause du thermique qui venait contrer le synoptique de SE.  Donc OK pour mettre de l’ouest dans notre cap, mais avec modération quand même pour limiter le risque. C’est cette route ouest modérée qui nous a permis de nous échapper dès la fin de l’après-midi.

Le  premier passage à niveau à l’occidentale de Sein nous a coûté cher, car on n’est pas arrivé assez haut et on a dû tirer un contre-bord qui a permis à Vaïmiti et Mary de s’échapper et à Crews Control de nous doubler. La descente au près où il a fallu bien anticiper les bascules et jouer avec le courant a été tout aussi intéressante.

Le deuxième passage à niveau à Sud Guérande et le vent faiblissant dans la dernière partie du parcours nous privent malheureusement de la 3ème place en compensé. Mais le match race avec Leclerc Hennebont dans cette dernière partie nous a vite consolé.

De cette très belle course, je retiens plusieurs choses qui pourraient alimenter nos réflexions sur le type de courses et les organisations :

Les courses inshore en équipage ont de plus en plus de mal à faire recette. Même Le Spi Ouest France qui est « la » grande régate de l’année et pour laquelle les chantiers viennent faire briller leurs dernières nouveautés, a de plus en plus de mal à attirer les équipages. Le manque de convivialité y est manifeste et cela nuit sans doute à ce grand évènement. La concurrence des jauges avec l’Osiris Habitable est tout aussi néfaste, car elle divise les flottes au lieu de les regrouper.

Mais au milieu de ce tableau un peu sombre brille une nouvelle étoile, c’est la course en IRC en double et au large. En double on a plus besoin de constituer un équipage pléthorique pour arriver à boucler une saison. La course au large mêle à la fois la tactique, la stratégie, les performances du bateau et celles des deux co-skippers. Dès lors, rien d’étonnant à ce que la course en double soit la pratique qui monte.

Quand en prime on a un parcours qui n’est pas une simple traversée du golfe de Gascogne et qui mêle du côtier, du courant, voire du large sur plusieurs jours, on a à coup sûr une recette gagnante. L’exemple le plus célèbre est sans doute le Fastnet qui réunit à merveille tous ces ingrédients.

L’ArMen Race est du bois dont on la fait et je ne doute pas que cette belle édition va concourir à augmenter encore sa notoriété et le niveau de participation.

Dans le même esprit, la toute nouvelle Drheam Cup promet également d’être intéressante, avec un parcours plus long comportant une partie côtière en Bretagne Sud, et une double traversée de la Manche.

Gérard Quenot – Jpk 10.10 ATLANTIC LOISIRS

 

Championnat Atlantique en Double IRC-UNCL 2016 – Classement après deux épreuves

Armen Race 2016 : Un vrai succès !

177 bateaux dont une majorité d’IRC et parmi eux, 48 bateaux en double. Un vrai succès… !

 

L’édition 2016 de l’Armen Race s’est clôturée, dans la bonne humeur et la satisfaction de tous.

La course envoyait les concurrents de La Trinité à la bouée occidentale de Sein située à l’extrémité de la Chaussée de Sein, à un jet de pierre du fameux phare d’Armen… Les bateaux redescendaient faire l’intérieur de Belle-Ile puis devaient virer la bouée Sud du Banc de Guérande, non loin du chenal d’entrée de Loire, avant de s’en retourner sur La Trinité.

Un beau parcours très technique, avec un coefficient de marée de 100, pour les presque mille marins sur l’eau.

Pour la plus grande joie du président du Comité de Course, Gilles Bricout, « tous les concurrents sont arrivés à bon port avant la fermeture de la ligne ce matin dimanche à 9h00, malgré des conditions qui n’ont pas toujours été faciles ». La nuit de samedi à dimanche a vu les derniers concurrents franchir la ligne d’arrivée, fatigués mais heureux d’avoir bouclé le parcours qui avait été raccourci à 258 milles pour cause de vent faible.

Ils étaient 4 Imoca à s’affronter sur le parcours et les honneurs de la ligne sont revenus à Souffle du Nord skippé par Thomas Ruyant.

Un point sur les IRC courant l’Armen Race :

En IRC1, le Mach45 à quille pendulaire de Nicolas Groleau a été impressionnant de vitesse, se permettant de passer l’Occidentale de Sein avec les premiers Imoca…! Bretagne Télécom finit 1er toutes classes IRC. Toujours en IRC1, notons la belle prestation de l’élégant Saga toujours très rapide dans le médium. Qualiconsult, le nouveau bateau de Jacques Pelletier, un Valer 41 remarquablement construit par Charlie Capelle, ferme le podium et devance les deux nouveaux Nivelt 39 à déplacement léger, celui de Michel Pérétie Stamina 2 et celui de Didier Gaudoux Lann Aël 2.

En IRC2, belle victoire du A35 Realax à Jean-Yves Le Goff et à Alexandre Korniloff, rapide et toujours remarquablement bien placé. Il bat le J120 Hey Jude de Philippe Girardin qui a longtemps mené la danse dans sa classe. Le A35 Hey Joe, à Antoine Croyère, complète le podium après avoir longtemps couru en vain derrière les deux premiers, et venant à bout de Musi’x à Philippe Baetz après une longue bagarre…

En IRC3, la flotte avait perdu de sa superbe, la plupart des bateaux étant partie jouer en IRC Double. Néanmoins, c’est François Bardacheff avec son First 30R Chacastal qui gagne devant le Sun Fast 3200 Sailgrib à Henri Laurent et le X36S XElles à Bruno Salle de Choux.

En IRC4, seul Belauan, l’Elan 333 à Jean-Claude Malraison, finit la course.

Mais c’est bien les IRC Double qui auront été la classe phare de l’Armen Race 2016 avec 48 partants. Le podium se méritait. Vaïmiti, le A35 aux cousins Level, toujours devant, aura mené la course de main de maître. Non loin derrière, on trouve le Jpk 10.10 Mary de François Moriceau qui aura fait une course remarquable, toujours là où il fallait être… Crew’s Control, le A35 mené par Xavier Cruse et son fils Jean, ferme le podium. Bravo à eux… et quel est le père qui n’a pas rêvé de faire du double avec son fils…? Gérard Quénot, qui lui aussi naviguait avec son fils, restera au pied du podium, ce qui ne lui est pas fréquent…!

 

Par ailleurs, quelques témoignages :

Mathieu Thiercelin, skipper de Pen Duick III, invité d’honneur de l’Armen Race 2016 a beaucoup apprécié cette édition : « C’est une très belle course, nous sommes venus pour le plaisir et nous avons beaucoup apprécié le parcours, les deux nuits en mer et l’ambiance à bord. Nous avions trois jeunes de la Trinité-sur-mer avec nous, et nous avons pris beaucoup de plaisir à les avoir à bord. Nous remercions grandement la SNT pour l’organisation et l’accueil avant et après la course, et un merci tout particulier à Hervé Gautier, le directeur de course, qui a été très attentionné ».

Dans le groupe des IRC 4, Jean-Claude Malraison et son équipage (Mathias Schlund, Yann Genet, Stéphane Roussin, Julie Roussin et Pierre-Yves Roinsard) étaient partis avec une petite appréhension, ils avaient le plus petit rating dans la catégorie IRC, mais qui finalement ne les a pas pénalisés : « Nous sommes très satisfaits de cette place, d’autant plus qu’en temps compensé nous sommes 5e des IRC 3. Pour notre quatrième participation, nous avons pris beaucoup de plaisir. Le dernier bord avec le coucher de soleil, un arc-en-ciel et la nuit, c’était vraiment un beau tableau. Ce qui est formidable à l’Armen Race, c’est l’ambiance. J’ai beaucoup d’admiration pour tous ces bénévoles qui font un travail très pro. L’organisation est parfaite, et en plus tout est fait avec le sourire. On se sent en sécurité, c’est comme la famille! Nous serons bien évidemment présents l’année prochaine! ».

Cédric Faron, accompagné de Thomas Gauthier, sur l’unique Mini 650 inscrit, est arrivé au petit matin : « J’avais besoin de naviguer en course au large pour engranger des milles et de l’expérience sur mon Mini qui sort tout juste du chantier. L’Armen Race a exactement le profil d’une course Mini, j’ai donc bien pu prendre mon bateau en main. L’Armen est fidèle à l’Armen, avec ses conditions, ses passages difficiles… C’était très bien, exactement ce que j’attendais. Le prochain rendez-vous pour moi est la Mini en Mai, organisée par la SNT du 21 au 27 mai ».

Charlie Capelle, fidèle parmi les fidèles, a participé à toutes les éditions de l’Armen Race depuis sa création en 2011. Il est arrivé deuxième de sa catégorie, les Multi 30 : « J’avais un excellent équipage (William Blosse, Renaud Mary et Thomas Cazes), nous n’avons pas fait d’erreur et nous sommes satisfaits de cette belle place. William, Renaud et Thomas sont des jeunes pleins de jus qui n’ont pas hésité à faire ce qu’il fallait. Ma jeune demoiselle de 35 ans qui a derrière elle quatre Route du Rhum, et qui en prépare une cinquième, a une nouvelle fois tenu toutes ses promesses et les conditions ont été idéales pour notre trimaran. Le directeur de course a fait de très bons choix en décidant de réduire le parcours, il ne nous a pas envoyés au casse-pipe et c’est très bien comme ça. La SNT nous a une nouvelle fois gâtés avec une belle organisation ».

Les 1000 coureurs de cette 6ème édition de l’Armen Race sont donc ravis et comptent bien revenir l’année prochaine pour participer à cette course unique sur la façade atlantique qui ravit amateurs et professionnels. En un mot, l’Armen Race 2016 a été un vrai succès!

Les résultats, les photos, les infos: www.armenrace.fr

Facebook: Ar Men Race

Twitter: @ArMenRace #armenrace16

 

Classements en temps compensé

IRC Nuit de l’Armen

  1. OceanVox 2 – JF. Guillet
  2. Alliance – R. Gauvin
  3. Enigma – H. Gastinel

Osiris Nuit de l’Armen

  1. Ogic – P. Chombart de Lauwe
  2. AOD LOR – T. Appamon
  3. Lily la Tigresse – G. Touren

IMOCA

  1. Le Souffle du Nord – T. Ruyant
  2. MACSF – B. de Broc
  3. La Mie Câline – A. Boissières

Class 40

  1. Colombre XL – M. Juris
  2. Groupe Setin – M. Cousin
  3. Axar – P. Losq

Multi 50

  1. Nootka – G. Buekenhout

Multi 30

  1. No Limit yacht – Y. Marilley
  2. Acapella-Soreal – C. Capelle
  3. Hissy Fit – S. Baker

IRC1

  1. Bretagne Télécom – N. Groleau
  2. Saga – J. Fournier Le Ray
  3. Qualiconsult – J. Pelletier

IRC 2

  1. Realax – JY Le Goff / A. Korniloff
  2. Hey Jude – P. Girardin
  3. Hey Joe – A. Croyère

IRC 3

  1. Chacastal/MACSF/Voiles des Anges – F. Badatcheff
  2. Sailgrib – H. Laurent
  3. X-ELLES – B. Salle de Chou

IRC 4

  1. Belau’an – JC. Malraison

IRC Double

  1. Vaïmiti – F. et Y. Level
  2. Mary -F. Moriceau / C. Waubant
  3. Crew’s Control / X. et J. Cruse

Grand-Surprise

  1. Filox IV – J. Laborde
  2. US Natixix 1 – F. Laroche Joubert
  3. Groupe ENSTA – H. Lauras

Osiris

  1. Akela – H. d’Arexy
  2. John Doe – G. Dangy
  3. Petit Prince 2 – R. Berson

Pogo 8.50

  1. Cache la Poudre – D. le Doeuff
  2. Fleur de Sel – C. Granger
  3. The Architectes – A. Juhel

Mini 650

  1. Quasar – C.Faron / T. Gauthier

 

Championnat Atlantique Equipages IRC-UNCL 2016 – Classement après deux épreuves

 

Championnat Atlantique en Double IRC-UNCL 2016 – Classement après deux épreuves

 

Image : SNT

La Duo Demi-Clé ouvre les portes du Championnat Double 2016 IRC en Atlantique

Un certain nombre de coureurs des différents ports de l’Atlantique avaient fait le déplacement pour cette première épreuve en double de la saison sportive IRC. Mise en bouche de 80 nautiques pour une belle flotte de 17 bateaux déjà affutés.

Tout s’est bien déroulé à Port Louis lors de cette deuxiéme édition de la Duo Demi Clé qui ouvre la saison du championnat IRC Double Atlantique et les 34 compétiteurs étaient ravis d’avoir fait le déplacement (17 bateaux inscrits et 17 bateaux classés).
La météo était un peu fraiche,mais le vent était suffisamment soutenu (15 nœuds en moyenne) pour lancer un parcours de 80 milles autour de Groix et Belle Ile.
Le départ a été donné à 16h40 samedi 16 avril dans les coureaux de Groix en commençant par un tour de l’Ile de Groix libre (contournement au choix par l’ouest ou par l’est), puis un tour de belle Ile de nuit par l’extérieur.
L’équipage du A35 Galatée qui avait choisi de contourner Groix dans le sens horaire a vite pris les commandes pour mener la flotte de bout en bout. Juste derrière la flotte était très regroupée pendant toute la course.
Galatée a passé la ligne d’arrivée dimanche matin à 5h00 et réalise le parcours en 12h59. Jean Louis Goblet et Catherine Adam s’offrent une belle victoire en réel et en compensé.
L’équipage du Sun Fast 3200 Georgia de Guy Delcroix et Penny Aubert prenne la 2éme place, et le JPK 10.10 Atlantic Loisirs de Gérad Quenot et Frédéric Augendre complète le podium.

Un Brunch très convivial a permis de rassembler concurrents et bénévoles, élus et sponsors et les faire patienter jusqu’à la remise des prix.

Rendez-vous au printemps 2017 pour la troisième édition de la Duo Demi Clé qui ouvrira la saison 2017 avec comme objectifs le départ de la prochaine Transquadra à Lorient (juillet 2017) et la promotion des courses en double auprès d’autres catégories que l’IRC ( Osiris , Classiques …).

Championnat Double Atlantique IRC-UNCL 2016

Association – Atlantic Course Au Large

Armen Race 2016: Save the RIGHT date!

L’annonce de l’Armen Race parue dans le Guide IRC 2016 (page 9) donne une date erronée de la course (du 15 au 20 mai au lieu du 5 au 8 mai). En revanche, les programmes des Championnats Atlantique Double et Équipage, publiés en page 36 du même Guide, se réfèrent à la date exacte.

 

ARMEN_RACE_2016_Annonce

L’Armen Race, la grande course au large IRC de la façade atlantique, se rapproche.

Comme chaque année, elle se courra pendant le long week-end de l’Ascension. Cette année, ce sera assez tôt en saison, du 5 au 8 mai.

Une autre date ayant circulé, nous vous invitons à la vérifiez dans vos agendas.

Et comme les années précédentes, une centaine d’IRC sont attendus sur la ligne de départ et viendront se mêler aux Class40 et autres classes amateurs et professionnelles.

Parcours - ARMEN RACE 2016

Parcours – ARMEN RACE 2016

Parcours de 320 milles, avec  toujours l’Occidentale de Sein à contourner, puis, nouveauté, une bouée fictive à 15 milles dans son Sud-Ouest faisant office de dog-leg, avant de descendre contourner Yeu et de revenir sur La Trinité.

Comme l’an dernier, un parcours réduit est réservé à certaines classes et à ceux qui ne souhaitent passer qu’une nuit en mer : La Nuit de l’Armen.

Parcours - NUIT DE L'ARMEN 2016

Parcours – NUIT DE L’ARMEN 2016

Nuit de l’Armen, à laquelle vient se greffer une nouveauté, la « Coupe Monotype du Yacht Club de France« :

Le concept : Recréer une régate monotype d’équipage, ouverte à tous, amateurs, professionnels et étudiants,  sous forme d’une ancienne étape du Tour de France à la Voile avec une offshore d’une nuit à la mer et une journée de parcours banane en baie de Quiberon.

Le bateau : Grand Surprise. Une flotte monotype de 25 bateaux attendue.

Le programme, pendant le pont de l’Ascension, du jeudi 5 au dimanche 8 mai 2016 :

  • Jeudi et vendredi : La Nuit de l’Armen, course de 120 milles sur un parcours La Trinité – La Jument des Glénan – La Trinité via le large de Belle Ile et d’Hoëdic.
  • Samedi : parcours banane

Toute info sur http://www.armenrace.fr/ et sur http://www.snt-voile.org/

La SNT

Image en introduction : © Pierre Bouras – SNT – Armen Race 2015