CHAMPIONNAT MANCHE-ATLANTIQUE 2021 – ADEOSYS GAGNE EN DOUBLE ET OVERALL !

Par Patrice CARPENTIER

C’est une première du championnat Manche-Atlantique, le même bateau gagne dans les deux classements, sans avoir couru une seule fois en équipage… Il s’agit du JPK 10.10 Adéosys, le dernier exemplaire produit en 2019 par le chantier de Larmor Plage pour Ludovic Menahes.

Originaire de Brest, installé sur Vannes depuis 2004, sociétaire du club de La Trinité-sur-Mer et de l’UNCL, Ludovic a démarré la régate en dériveur avec David, puis a quitté la scène vélique pour se consacrer au management de sa société informatique. Il est revenu à sa passion en 2015 à bord de son First 31.7. Voyant que ce n’était pas incompatible avec ses obligations, à la fois professionnelles et familiales, il a acheté un JPK 10.10 pour participer à la Transquadra 2020, toujours en compagnie de son fidèle comparse David, lui-même propriétaire d’un J 92 sur lequel Ludovic a maintes fois posé son ciré entre 2007 et 2010.

En raison du Covid, les deux compères optent pour la Transat Cap Martinique, qui fut elle-même repoussée d’un an. Ils profitent de ce report pour effectuer des améliorations sur le bateau, parfaire leur préparation – Ludovic participe activement à la mise en place d’un groupe d’entraînement à La Trinité-sur-Mer – et courir en 2021 un maximum de régates inscrites au Championnat. Cette assiduité, couronnée par de belles performances réalisées tour à tour avec David, Jérôme Croyère et François Moriceau, vaut au JPK 10.10 d’achever la saison en grand vainqueur avec 7 courses à son actif et un total de 400 points en cumulant ses cinq meilleurs résultats, comme le veut le règlement.

@Paul Wyeth/RORC

Ludovic retiendra de cette belle saison beaucoup de plaisir, de joie, mais aussi un peu de frustration, car cela n’a pas été simple. « On dit souvent que ça se sauve par devant. Et bien non! Nous retiendrons qu’à chaque fois que nous avons été en tête, le vent nous a bloqué la route », retient ce sympathique skipper fort apprécié de ses pairs. Les agapes démarrent par la Gascogne 45/11. Toute nouvelle course au format inédit, disputée par une météo clémente exigeant une solide stratégie pour négocier des  anticyclones à travers le golfe de Gascogne à l’aller et au retour :

« On va faire la course en tête quasiment dès le départ en négociant bien toute notre descente ».

Adéosys est le premier à prendre l’option Sud vers l’Espagne et à couper la longitude 11°pour prendre le chemin du retour. La victoire en temps réel lui tendait les bras, mais une dernière bulle sur la route de l’arrivée à La Trinité-sur-Mer lui fut fatale. Le programme se poursuit avec La Trinité-Cherbourg (en remplacement de Cowes), une course de vitesse s’achevant comme d’habitude en tricotant avec de forts courants. Adéosys termine second battu par le JPK  10.80 d’Olivier Burgaud. Sa participation à Cowes-Dinard se solde par un « Pas la peine de s’étaler, on n’aura pas été bons… ».

Arrive le gros morceau de la saison avec un plateau de choix : la Rolex Fastnet. Ludovic et David font une excellente montée vers le « Rock » qu’ils contournent en tête de leur classe. Le retour est moins tonitruant (lire ses commentaires parus sur notre site). Le bel Adéosys mettra quand même un point d’honneur à finir 1er en réel du groupe IRC 4 et empochera au passage 99.6 pts. Retour dans le Morbihan pour la Nuit des Iles du Ponant (cette fois avec Francois Moriceau) : peu de vent, voire pas du tout. « Le début de la course est sympa, 5 – 8 nœuds de vent (c’est toujours bon quand on est collé aux bateaux avec un rating bien au-dessus), mais quand la nuit tombe, on ne voit plus le plan d’eau, bien trop calme à notre goût… Ce n’est plus du plaisir et on a hâte de terminer. (16h pour parcourir 40 milles…) ».

Au Télégramme à Lorient, il fait beau, le vent est modéré, variable et parfois ponctué de calmes comme lors de la manche 2 où Ludovic accompagné de Jérôme Croyère, alors en tête, se retrouve scotché et fort contrit de voir ses poursuivants le dépasser à gauche et à droite.  L’épisode final se nomme le Spi Ouest-France que l’armateur et skipper du JPK 10.10 résume par ces mots : « La 1ère journée, top, on ne pouvait pas faire mieux. Mais le samedi, comment dire… On a dû montrer tout ce qu’il ne fallait pas faire (bref, une journée à oublier). Le dimanche, dernier jour, il faut bien finir la saison. On va s’appliquer pour finir 2ème, juste derrière Papillon (le JPK 10.10 d’Alain et Jean-Marc) avec qui nous nous sommes entrainés tout l’hiver ». En guise de conclusion, il retient que pour faire « tout ça », il faut :

« Une femme et des enfants très conciliants qui acceptent toutes ces absences, des collaborateurs qui assurent chez Adeosys, une voilerie (Technique Voile) qui est à l’écoute et qui vous accompagne, et un groupe d’entraînement qui partage tout. Merci à vous tous ».

Article rédigé par Patrice CARPENTIER

Crédit photo : @Paul Wyeth/RORC

 

Rolex Fastnet Race 2021: La Lady marseillaise brille sur la mythique course anglaise

Retour sur la dernière édition de la Rolex Fastnet Race à travers le récit de l’équipage marseillais du voilier Lady First III, mené par Jean-Pierre Dréau, membre de l’UNCL et qui revient pour nous sur cette édition si particulière et unique.

C’est un été 2021 so British qui a occupé Lady First III et son équipage. En effet, la sublime Lady marseillaise a quitté ses quartiers méditerranéens pour rejoindre la Manche et ses régates estivales pour la seconde fois consécutive.

En 2019, si la première campagne anglaise avait offert de célébrer une victoire sur La Trinité — Cowes, la Fastnet Race avait laissé à l’équipage un goût d’inachevé. Ce dernier avait nourri depuis deux ans une très forte envie de revenir pour démontrer ses mérites ! C’est ainsi que le 8 août dernier, le Mylius 60 armé par Jean-Pierre Dréau, membre de l’UNCL, prenait le départ de la mythique Rolex Fastnet Race pour la seconde fois.

En deux ans, ce bateau racé designé par l’architecte italien Alberto Simeone a bien progressé. L’évolution de ses appendices pensés par le célèbre Juan K a parachevé un navire déjà bien né. Si la machine a été fort bien préparée pendant la période hivernale, c’est aussi un équipage très entrainé qui s’est aligné au départ de la fameuse course anglaise.

Préparation technique, entrainements intensifs et ambitions affichées : tel est le cocktail de l’équipe de course marseillaise. Le programme hivernal, sous la houlette de Christopher Pratt, emmenant plusieurs fois le bateau à traverser jusqu’en Corse, a donné raison au vieil adage : le travail finit toujours par payer !

Les participations à La Trinité – Cherbourg début juillet, puis à la Channel Race à la fin du même mois, ont permis de valider en conditions réelles la performance du team. L’équipage, stabilisé pour l’occasion, s’est éprouvé directement sur la zone de course en Manche dans des circonstances qui — doit-on le souligner — diffèrent de celle qu’il connait habituellement. Le bateau  de  Jean-Pierre  DREAU  a  ainsi  parcouru  350 milles  entre  La  Trinité-sur-Mer  et Cherbourg via le phare d’Eddystone au large des côtes anglaises pour s’illustrer par une troisième place méritée.

Fin juillet, c’est cette fois-ci de Cherbourg que Lady First III s’est élancée à l’assaut de la Manche dans des conditions toniques. Elle bouclera le parcours en seulement treize heures de course et sur la 3e marche du podium !

Après ces brillants résultats d’avant-saison, l’équipage entendait bien signaler sa présence sur cette quarante-neuvième édition de la régate du RORC. Emmené par trois figaristes émérites, Jean-Paul Mouren, Xavier Macaire et Ronan Treussart, il avait rodé ses manœuvres et son organisation. En tout, quatorze personnes, dont Jean-Pierre DREAU, se lancèrent dans la course dans des conditions pour le moins inhabituelles.

Il convient de souligner que cette édition de la Fastnet Race était hors norme à plusieurs égards. Tout d’abord, c’était la première fois que l’arrivée avait lieu en France, à Cherbourg, avec pour conséquence une rallonge de parcours de près de 150 miles. Ensuite, la crise sanitaire a une nouvelle fois perturbé le fonctionnement normal de nos régates préférées. Ainsi, les équipages engagés ont convoyé les bateaux la veille de la course. Ils ont finalement passé une nuit au mouillage à l’entrée d’un Solent déjà bien animé par un vent de sud-ouest et de la pluie.

L’atypie de cette édition trouva alors son paroxysme dans un départ de course dantesque. Quel départ ! Plus de 30 nœuds de vent et de la pluie dans un Solent bondé et chahuté par une mer croisée. Les 400 bateaux au départ s’élancèrent vents contre courant dans un véritable « chantier », encore  plus  impressionnant  que  d’habitude,  mettant  les  équipages  sous  pression  dès  les premières minutes de la régate. Ce début de course musclé n’était pas pour effrayer nos valeureux navigateurs bien préparés qui traversèrent sans difficulté majeure cette première étape.

Lady First III sortit « en un seul morceau » et en bonne position pour attaquer la longue remontée au près vers le phare du Fastnet. L’élégante, mais tempétueuse Lady pût faire parler le potentiel de sa carène et de ses nouveaux appendices sur ce parcours essentiellement au près. Grâce au travail de toute l’équipe, bien amarinée par les compétitions et entrainements d’avant- saison, et à une organisation de quarts efficiente, Lady First III a basculé au phare du Fastnet en très belle place.

Malgré plusieurs avaries à bord toutes surmontées — dont notamment un problème de hook de grand-voile l’obligeant à naviguer avec un ris pendant toute la course — l’équipage conservera son avantage et arrivera à Cherbourg avec les honneurs ! Quelles que soient les conditions à bord du bateau phocéen, on prend le temps de vivre. Concentré sur l’objectif, l’équipage n’en oublie pas pour autant le plaisir et l’heure anglaise ! C’est ainsi que nos courageux équipiers mangèrent tous les matins leurs œufs-bacon au petit-déjeuner. Peut- être bien une source de leur réussite (mais, ne le répétez pas, c’est un secret bien gardé !)

Sur cette édition 2021, Lady First III a réalisé une course pleine, restant aux avant-postes dans sa catégorie tout au long du parcours de 750 milles entre Cowes et Cherbourg. Le Mylius 60 prendra la quatrième place de sa catégorie, tout près du podium, et la onzième place du classement  général  toutes  catégories.  Grâce  à  ces  résultats,  l’équipage  signe la  meilleure performance française de cette année ! De quoi rendre fiers les équipiers et leur capitaine Jean- Pierre en récompense du travail consciencieux mené depuis la mise à l’eau en 2018.

Après cette saison estivale en Manche, la Lady a retrouvé la cité phocéenne pour les régates de rentrée. Elle s’est distinguée dès la mi-septembre par une seconde place remarquée sur la plus grande régate corporative d’Europe : la Juris’cup ! Toutefois, l’équipage ne se contente pas des résultats passés et se projette d’ores et déjà sur la saison 2022 avec un programme bien rempli. En effet, Lady First III s’alignera au départ de la Transat du RORC en janvier 2022 puis participera à la reconnue Caribbean 600 avant de revenir au printemps pour un programme méditerranéen placé comme toujours sous le signe de la performance et de la convivialité.

Par Amandine Deslandes – Directeur associé – MARSAIL

Chloé Terracol

Chargée de communication

MARSAIL | Sport – Évènementiel – Formation

Rolex Fastnet Race 2021 : Une édition particulière pour Sun Hill III et son équipage

Retour sur la dernière édition de la Rolex Fastnet Race à travers le récit de François Charles, membre de l’UNCL et qui revient pour nous sur cette édition si particulière et unique à bord de son voilier Sun Hill III.

Cette édition de la Rolex Fastnet Race était particulière pour Sun Hill III et son équipage. Comme tous les deux ans, l’aventure a commencé par l’inscription en janvier. Désormais habitué aux rouages du RORC (Royal Ocean Racing Club, organisateur de la course), François était devant son ordinateur prêt à cliquer et nous étions inscrits dans les 40 premières secondes, afin d’être sûrs de pouvoir faire cette course, qui se joue à guichets fermés tous les deux ans. Une première victoire.

Comme d’habitude, la saison Fastnet est une saison au programme riche en navigations, rien que pour pouvoir satisfaire aux exigences de qualification.

Pourtant, en 2021, ce fut bien différent. Les premières courses de la saison ont été annulées ou reportées en France. Participer au championnat du RORC était impossible au printemps pour les français, à cause des précautions sanitaires.

Si bien que Sun Hill III a pris son premier départ de régate de la saison en juillet, lors de la Cowes-Dinard. Avec toutes ces contraintes, nous n’avons pas pu, comme à l’accoutumée, tester différentes configurations d’équipage.

C’est donc en formation réduite que nous nous lançons sur cette édition avec à bord François Charles (barre, tactique, navigation), Jean-Gabriel Jourdan (N°1, réglages, barre), Olivier Leroux (barre, réglages navigation) et Jordan Ropars (réglages, intendance, barre, apnée).

Dimanche 8 août, c’est le jour J. L’équipage de Sun Hill III est prêt. Le bateau est rangé prêt à affronter une mer dure et des rafales de vent à plus de 35 nœuds.

À cause du mauvais temps, l’ordre des départs a été modifié. Les bateaux géants de l’IRC 0 et IRC 1 partiront avant les IRC 4 afin d’ éviter les collisions.

Notre départ, celui des IRC 4, est à 12h10, heure locale. Nous partons plutôt milieu de ligne, assez prudemment, avec deux ris dans la Grand-Voile et J3.

François ne juge pas opportun d’aller au contact des autres concurrents dans ces conditions. Après quelques minutes et déjà quelques virements l’équipage se sent plus à l’aise. Notre barreur/tacticien commence à retrouver ses marques et décide d’aller chercher les effets de côte le long de l’île de Wight, tout en conservant les effets du courant. Ça y est notre équipage est dans le match, nous recroisons avec les premiers du groupe. C’est parti pour 20 heures de près dans des conditions soutenues.

Passé les Needles, nous partons pour un long bord de près, tribord amure, avec les vagues de face. Nous faisons quelques sauts qui font dire régulièrement à l’équipage : « le Dehler 33 est vraiment un bon bateau ».

Avec le courant favorable qui faiblit et une grosse partie de la flotte qui est à gauche du plan d’eau, la tactique est de virer pour s’abriter derrière Portland Bill.

Au bout de quelques heures, la mer se calme, le bateau glisse au près sur l’eau. C’est un moment de répit apprécié par l’équipage qui en profite pour manger, un petit peu, toujours au rappel.

Après une nuit à faire du près, nous approchons de Dartmouth. Le vent est instable en direction et en force, sous le vent de cette côte. Nous essayons de nous approcher au plus de Start Point pour rester à l’abri du courant. Au petit matin, le vent s’est vraiment calmé. Après avoir renvoyé un ris au passage de Portland Bill en début de nuit, puis le second ris au lever du jour, il est maintenant temps de passer sous J2 et de ranger le J3 (voiles d’avant).

Nous effectuons plusieurs virements le long de la côte, en compagnie du X332 vainqueur de la course. Nous ne sommes pas trop préoccupés, ce bateau nous doit du temps.

À la mi-journée, devant Plymouth, une rotation de vent est annoncée, avec un vent plus fort au large. Nous virons donc pour faire route au 200°. Lorsque nous touchons ce nouveau vent, nous reprenons notre route vers l’ouest.

Ce petit décalage nous a permis de bien reprendre l’avantage, et de retrouver, même à distance, le JPK 1010, Raphaël, alors en tête, qui fait une superbe course en double.

Le vent continue de mollir, nous passons sous J1, toujours au près. Nous longeons la côte, chaque bord à terre est un gain sur la concurrence. En début de nuit, nous arrivons au bout de la Cornouaille. Nous avons plutôt bien tiré notre épingle du jeu et sommes toujours dans le trio de tête.

Cependant, l’équipage est fatigué. Olivier barre dans le tout petit temps, en essayant de conserver un maximum de vitesse. Jean-Gabriel et Jordan se relaient pour les manœuvres, tandis que François essaye de trouver la meilleure route pour échapper à la pétole et contourner le DST sans perdre trop de terrain. Nos camarades s’échappent pourtant. Winsome , Gioia, Raphaël ont désormais plusieurs milles d’avance sur nous. Entre les îles Scilly et le phare du Fastnet, Jean-Gabriel, Jordan et Olivier barrent à tour de rôle.

François travaille la tactique et récupère un peu. Dans cette remontée vers le Fastnet, en fin de nuit, le vent s’est de nouveau renforcé et a bien tourné. Nous pouvons envoyer le code 5. Nous naviguons vite pendant deux heures, ce qui nous permet de revenir un peu sur les concurrents de devant.

En temps compensé, Raphaël et Gioia sont les deux premiers bateaux à passer le Fastnet en IRC 4. Nous sommes troisièmes.

Nous sommes ravis de notre place, à 52 minutes de la première place est à 53 secondes de la seconde place.

Nos concurrents d’IRC 4B ont entre 1h30 et deux heures de retard sur nous.

 

Nous attaquons la descente vers les Scilly, plus motivés que jamais, sous spi symétrique.

Le plan pour cette descente est d’aller dans l’Est, pour conserver du vent. Vent qui doit doucement mollir par l’ouest d’après nos fichiers météo. Nous empannons donc, dès le passage du DST. Notre objectif est de passer dans l’Est du DST des Scilly en finissant sous Code 5, puis J1.

La descente est rapide, et tout l’équipage arrive à se reposer. Ça fait du bien de naviguer à plat.

Malheureusement, le début de nuit va être moins paisible et rapide que cette excellente journée.

Une fois tous les spis rangés, le DST contourné à bonne vitesse. Nous apercevons une grande quantité de feux de navigation devant nous. Il s’agit en fait de plusieurs concurrents à la dérive. Il n’y a plus un souffle de vent et il est trop tard pour faire demi-tour.

Nous pénétrons donc, nous aussi, dans cette zone sans vent.

Nous ne savons absolument pas combien de temps cela va durer, le fichier météo annonce entre 8 et 12 nœuds de vent. Jordan et François décident d’aller dormir pour être le plus en forme possible dès le redémarrage du bateau.

Jean-Gabriel et Olivier vont passer entre 2h30 et 3 heures à la recherche du moindre filet d’air tout en voyant une quarantaine de bateaux nous passer devant.

C’est frustrant, au classement de 3h30, nous sommes toujours premier en IRC 4, mais nous savons que ça ne va pas durer. Les autres avancent à 6 nœuds dans le Sud.

Au petit matin un léger souffle de vent, nous permet de relancer le bateau. Nous sommes coincés entre le DST et les ilots des Scilly que nous n’avons pas le droit de traverser. Nous rasons le phare de Bishop Rock pour éviter

un virement supplémentaire et arrivons enfin à reprendre une route similaire à celle de nos concurrents. Il est 9h00, nous sommes neuvièmes au classement IRC 4.

Après longue réflexion, François décide d’aller chercher Aurigny. Nous faisons marcher le bateau sous spi, avec un petit recalage le long des côtes anglaises. Ça va vite, il y a une vingtaine de nœuds, nous arrivons à bien descendre et nous entamons notre remontée au classement général.

Il n’y a pas beaucoup d’options possibles entre les Scilly et l’atterrissage sur le DST des Casquets. Pour la toute fin du parcours, trois possibilités s’offrent à nous :

1)   passer au nord du DST des Casquets (favorable en cas de courant contraire).

2)   passer au nord d’Aurigny juste sous le DST (favorable si le courant est dans le bon sens)

3)   et enfin passer au nord de Guernesey et dans le sud d’Aurigny. C’est cette dernière option que nous choisissons.

En effet, le courant n’aura pas tout à fait renversé au nord d’Aurigny à notre arrivée, alors que dans le sud il sera favorable.

Nous longeons la côte sous spi et arrivons dans le raz Blanchard quasiment à l’étale.

Arrivés au niveau du phare de la Hague, nous profitons d’un courant favorable qui nous fait marcher à 10 nœuds. Nous filons vers la ligne d’arrivée, proches du X-332 brestois et du Sun Fast 37 irlandais.

Nous terminons au final troisième IRC 4 (72 inscrits), à 16 minutes et 55 secondes du premier est à 7 minutes et

12 secondes du second.

Nous sommes heureux d’avoir terminé notre troisième Fastnet sans encombre.

Nous n’aurions pas parié pouvoir revenir sur le podium après cet arrêt de presque trois heures aux Scilly. Bravo à nos concurrents et mention spéciale pour le bateau irlandais qui est venu nous féliciter, s’excusant d’avoir profité de notre arrêt ! Nous espérons les retrouver en 2023 pour rejouer le match 😉 .

Nous avons passé une petite semaine de régate intense et nous conservons le souvenir d’une course exigeante avec la difficulté de son parcours et de la météo.

Nous nous sommes énormément amusés tous les quatre, le quatuor a parfaitement fonctionné. Nous aurions pu partir pour un deuxième tour dans la foulée.

 

Nous sommes prêts pour 2023, et comme en 2019 nous serions partants pour laisser Sun Hill 3 se reposer, pour découvrir de nouvelles sensations et nous compliquer un peu la tâche avec un bateau un peu plus sportif.

*DST : Dispositif de Séparation du Trafic (zone interdite en régate)

Crédit photo : Paul Wyeth/RORC

Rolex Fastnet Race 2021 : une édition pas comme les autres !

De Patrice Carpentier

En raison du Covid, d’un nouveau parcours à destination de Cherbourg en Cotentin, et d’un vent musclé au départ, la Rolex Fastnet Race 2021 ne ressemblait pas aux précédentes éditions !

Compte tenu de la réglementation sanitaire britannique, nombreux furent les voiliers français et en provenance d’autres pays européens, à se regrouper dans le port de Cherbourg avant même le départ, de façon à rallier Cowes au dernier moment. Certains, ayant retenu une place dans une marina du Solent, sont partis le samedi matin pour une dernière nuit « tranquille », et d’autres plus tard pour rallier directement la ligne de départ dimanche matin. Le premier groupe fut étonné de découvrir un Cowes étonnamment calme la veille du départ de cet évènement emblématique habituellement marqué par une activité intense et festive !

Dimanche matin, le temps était pluvieux et le vent soutenu. En sortant dans le Solent pour se présenter sous voilure de tempête, tourmentin et voile de cape, à l’une des « gates » obligatoires de contrôle, on comprenait vite que le départ de la course face au vent dans un Solent rempli de plusieurs centaines de voiliers (337 pour être précis), ne serait pas une partie de plaisir. Mieux valait se mettre à l’abri dans la rivière de Cowes pour établir la voilure de circonstance, GV à 1 ris et foc ORC, avant de prendre son départ dans ce qui ressemblait peu ou prou à une fournaise balayée par 30 nds de vent et plus dans les rafales, et un méchant clapot. Le risque de collision était latent et quelques équipages furent contraints à l’abandon avant même le coup de canon. Et d’autres ensuite… Même si le RORC modifia opportunément l’ordre des départs pour éviter la dangereuse concentration des grands bateaux rattrapant les plus petits.

Le louvoyage en Manche fut tonique la première journée puis plus confortable quand le vent diminua. Des voiliers, la majorité des IRC qui représentent le 2/3 de la flotte, ont tricoté avec plus ou moins de bonheur le long des côtes britanniques jusqu’au DST des Scilly (les DST sont autant d’obstacles qui pimentent cette longue épreuve de désormais presque 700 nautiques en ligne droite). Les voiliers plus rapides, multicoques et IMOCA, ont poursuivi le bord tribord beaucoup plus au Sud en Manche, tel Apivia, le grand vainqueur en IMOCA, qui a été jusqu’au plateau des Minquiers avant de virer de bord.

En mer celtique, il a fallu encore tirer des bords avant de choquer les écoutes en direction du rocher du Fastnet avec là encore un DST à respecter, plus pour éviter que les descendants ne croisent les montants, que pour ne pas perturber un trafic commercial inexistant. Le vent avait tourné au NW pour le gros de la flotte IRC et c’est à bonne allure que les bateaux cinglaient de retour vers les Scilly. Un passage rendu compliqué par la présence d’une zone de calme à traverser – fallait-il passer au nord ou au sud du DST principal ? –. Selon l’heure de passage, la « bonne » option pouvait singulièrement changer. Globalement, il fallait mieux attaquer la Manche du côté des côtes britanniques plus et mieux ventées.

Ensuite ce fut un tout droit ou presque sous spi vent arrière, en direction de la pointe du Cotentin et un nouvel obstacle de taille : comment se positionner au niveau du DST des Casquets pour négocier au mieux Aurigny et dans la foulée le Raz Blanchard en fonction du (fort) courant à l’instant T ? Là encore, il y avait à gagner et à perdre ! L’arrivée à Cherbourg en Cotentin ajoute une nouvelle difficulté, et non des moindres, à ce Fastnet au format « saut d’obstacles ».

Les équipages Français s’imposent en IRC 3 et 4 (et en Double-Handed) et sont sur le podium en IRC 2. Saluons pour commencer la nouvelle victoire du JPK 10.30 Léon. C’était sans conteste le grand favori en IRC 3 et le duo normand, Alexis Loison/Guillaume Pirouelle, a une fois encore mené ce bateau à la victoire dans une catégorie particulièrement nombreuse et de haut niveau. Rappelons que Loison est rentré dans l’histoire de la course en remportant le classement toutes classes en 2013. S’il est respecté en France, Alexis est admiré en Angleterre pour cette incroyable victoire. C’était en effet la première fois qu’un équipage double (il était avec son père) remportait le Fastnet. Avec ce nouveau triomphe, Loison porte à cinq le nombre de ses titres sur la Rolex Fastnet Race… En IRC 3, il devance le duo mixte Henry Bomby (ancien de la Volvo) et Shirley Robertson (double championne olympique) à bord du Sun Fast 3300 Swell et un autre régional de l’étape, Raging-bee², le JPK 10.80 de Louis-Marie Dussère conduit en équipage.

En classe Double-Handed, on trouve Olivier Burgaud et Sylvain Pontu à la 3ème place sur leur JPK 10.80, derrière Léon et Swell. Au-delà du podium, il faut citer Ludovic Menahes et David Le Goff qui ont fait une super course sur leur JPK 10.10 Raphaël, mais ont joué de malchance sur la dernière portion en Manche. En IRC 4, on trouve aussi un équipage tricolore en tête d’affiche. Il s’agit du X 332 Trading Advice.com d’Alain Guelonnec. Depuis 4 éditions, ce sont toujours des Français qui ont remporté cette catégorie, mais c’est la première fois qu’un bateau de cette génération s’impose. Le X 332 a en effet été mis à l’eau en 2003 et son dessin date de 1990. Le skipper résume : « C’est dur à expliquer, nous sommes sur un vieux bateau. Les JPK étaient les favoris bien sûr mais avec ces conditions nous étions très rapides. Quand le vent est faible, ce bateau est fantastique ». François Charles, accoutumé aux places d’honneur sur le Fastnet se classe 3ème sur son Dehler 33 Sun Hill 3 (un voilier qui a lui aussi du mille sous l’étrave).

En IRC 2, le podium se compose de deux JPK 11.80 entre lesquels s’intercale un Oyster 48. Le premier des JPK est celui du britannique Thomas Keen qui s’adjuge la victoire au classement général IRC à l’issue d’une course quasi parfaite. L’autre 11.80 est Leclerc/Hennebont, celui de Richard Fromentin. Que ceux qui songent régater un jour sur un IRC Scow, notent que Palanad, premier Class40, aurait signé le deuxième temps compensé IRC toutes classes derrière le JPK de Thomas Keen à l’issue d’un parcours relativement équilibré entre le louvoyage, le reaching et le portant…

Un dernier mot pour féliciter l’organisation et l’accueil réservé par Cherbourg en Cotentin aux participants. Pour la première fois en 49 éditions (soit presque 100 ans !) que la course arrivait en France, les Normands ont mis le paquet. Bravo et merci à eux !

Site internet : https://www.rolexfastnetrace.com/fr/

Crédit photo : @ Paul Wyeth

De Patrice Carpentier, Membre de l’UNCL

Coup d’envoi de la Rolex Fastnet Race 2021

La 49ème édition de la Rolex Fastnet Race, dont le coup d’envoi sera donné de Cowes le 8 août prochain, s’annonce une nouvelle fois très disputée. Et pour la première fois de son histoire, cette course mythique organisée par le RORC (Royal Ocean Racing Club), mettra le cap sur la France avec une arrivée à Cherbourg. Les plus rapides sont attendus dès le 9 août dans le port Normand, après avoir bouclé un parcours de 695 Milles Nautiques.

Un plateau d’exception attendu

Cette édition rassemble des concurrents représentant 25 nations. Des anglais bien présents et des français en nombre.

Plus de 450 bateaux seront sur la ligne de départ, dont 400 IRC Equipages, duos et solos, en lice pour la Fastnet Challenge Cup et défendre leur classement ou leur titre aux Championnats UNCL Manche Atlantique 2021.

Les bateaux français ont gagné trois des quatre dernières éditions et ces anciens vainqueurs seront à nouveau présents : Alexis Loison (2013) à bord du JPK 10.30 Léon, Géry Trentesaux (2015) à bord du Class 40 Courrier Redman d’Antoine Carpentier. Enfin, Didier Gaudoux, vainqueur en 2017 avec son JND Lann Ael 2.

En dix ans, le nombre de duos a doublé sur la Rolex Fastnet Race.

L’année 2020 et le contexte sanitaire ont encore accéléré cette tendance et ce sont les équipages doubles qui ont cumulé le plus d’heures en mer au cours de la saison. Cette nouvelle édition marque un nouveau tournant avec 89 bateaux engagés contre 64 il y a seulement deux ans.

Un certificat de jauge en temps et en heure

L’UNCL attire l’attention des coureurs sur la date limite de présentation du certificat IRC à l’organisation (29/07/2021 -12h00, heure anglaise). Les dernières demandes de certificat IRC (nouveau certificat, revalidation ou modification) devront être adressées au Centre de Calcul IRC ( irc@uncl.com ) au moins 5 jours ouvrés avant cette date, soit avant le jeudi 22/07/2021 – 13h00 heure française. Passée cette date, le Centre de Calcul ne traitera aucune demande.

LIEN VERS L’AVIS DE COURSE :

https://www.rolexfastnetrace.com/downloads/2021_docs/2021_rolex_fastnet_race_notice_of_race.pdf

 

An IRC certificate in due time

The UNCL draws the competitors’ attention to the deadline for submitting the IRC certificate to the organisation (29/07/2021 -12h00, English time). The last requests for an IRC certificate (new certificate, revalidation or amendment) shall be sent to the French IRC Centre de Calcul (irc@uncl.com ) at least 5 working days before this date, this means before Thursday 22/07/2021 – 13:00 French time. After this date, the French IRC Centre de Calcul will not process any requests.

Pour la première fois, la Rolex Fastnet Race s’achèvera en France. Cherbourg accueillera l’arrivée de la course en 2021 et 2023.

Bien habitué à accueillir de grands événements nautiques, de la Solitaire du Figaro au Tour de France à la Voile, en passant par – plus récemment, la Drheam Cup – le port historique situé au sommet de la pointe du Cotentin, offrira un spectacle et une ambiance de bord de mer d’une ampleur sans précédent.

Dans un contexte sanitaire toujours compliqué du fait de la pandémie, l’association Arrivée Fastnet Cherbourg met tout en oeuvre pour pouvoir accueillir la course dans les meilleures conditions possibles et travaille d’ores et déjà sur la mise en place de protocoles sanitaires stricts afin de garantir les conditions de sécurité nécessaires à l’arrivée à Cherbourg.

Crédit photos :

© Kurt Arrigo/Rolex

© JM Enault

À vos marques…. Préparez-vous à vous inscrire à la Rolex Fastnet Race 2021

Avec une arrivée inédite à Cherbourg, la Rolex Fastnet Race 2021 sera l’événement phare du Royal Ocean Racing Club (RORC). Elle est cette année inscrite au calendrier des Championnats UNCL 2021 Manche – Atlantique.

À moins d’un mois de l’ouverture de la 48e édition de la Rolex Fastnet Race, le RORC souhaite éviter les difficultés rencontrées lors de l’édition précédente. En 2019, les inscriptions étaient bouclées en moins de 5 minutes.

Afin de garantir une place lors de l’ouverture des inscriptions à 11h00 heure le mardi 12 janvier, il est recommandé d’enregistrer votre bateau à l’avance sur le système de gestion d’entrée de course SailGate du RORC.

  • Évitez les retards – Inscrivez votre bateau sur SailGate dès maintenant
  • Préparez-vous à vous inscrire le 12 janvier 2021
  • Lire le Guide à l’intention des participants
  • Début le 8 août 2021, Cowes

Un guide complet pour les participants est disponible sur le site Web de la Rolex Fastnet Race afin de guider les concurrents – vétérans de la course ou débutants – tout au long du processus d’inscription.

Pour en savoir plus, allez à https://www.rolexfastnetrace.com/fr/enter-race
Contact :
E: racing@rorc.org,
Tel: +44 (0)1983 295144.
Web: www.rorc.org

Droits d’auteur : ©Rolex/Kurt Arrigo

Spi-Ouest-France Destination Morbihan : La flotte IRC est venue en nombre

Ils étaient 105 en baie de Quiberon du 24 au 27 septembre et les résultats aux Championnats UNCL Manche Atlantique 2020 sont maintenant connus.

Traditionnellement courue le week-end de Pâques, la Société Nautique de la Trinité sur Mer et le journal Ouest France, les organisateurs, sous l’égide de la FFV, ont bataillé dur pour maintenir cette 42è édition dans le contexte compliqué de la crise sanitaire. Et ça a marché !  Les comités de course, pilotés par Christophe Gaumont, sont parvenus à multiplier les manches, 88 au total, sur 5 parcours. 330 équipages impatients d’en découdre étaient au rendez-vous de cette incontournable compétition.

Du beau monde mêlant amateurs éclairés et professionnels, monocoques et multicoques, Osiris, monotypes et voiliers de série IRC.

La flotte des IRC était largement la plus représentée avec 47 équipages et 61 Duos. Dernière étape du Championnat UNCL Manche-Atlantique 2020, l’enjeu de cette régate était de taille pour maintenir son bon classement ou grignoter quelques places. Ça a bataillé dur, le niveau était très élevé dans ces deux catégories avec des équipages affutés et des bateaux très bien préparés.

La première journée de régates, un temps retardé pour laisser passer l’orage, s’est déroulée dans des conditions très musclées.

Le coup d’envoi est finalement donné à 14h. Départ à l’anglaise sous spi pour la flotte IRC, direction le rocher de la Vieille à contourner avant un long bord de près jusqu’au large de Quiberon. Le spectacle est magnifique, 20 nds de vent, une mer creusée, et des rafales à 35 nds qui provoquaient de gros coups de gîte. Les régatiers ont été secoués d’entrée. C’était un long parcours sportif qui demandait beaucoup de manœuvres. A ce jeu-là, le redoutable Raging Bee prend vite le dessus et s’impose net et sans bavure dans sa catégorie IRC A, où pourtant le niveau est très élevé.

Toujours très fédérateur, et comme lors de l’Atlantique Le Télégramme, Louis Marie Dussère a combiné à bord de son JPK 1080 un équipage mélangé de jeunes loups du match racing et de copains expérimentés des courses au large. Cocktail gagnant !

En IRC double, la plus grosse flotte en présence, la lutte a été magnifique, surtout dans ces conditions comme en témoigne Alexandre Ozon, vainqueur de l’épreuve sur Sapristi son Sun Fast 3300: « Nous nous sommes bagarrés sur un parcours bien long et manœuvrant où il ne fallait surtout pas rater les transitions….vent moyen de 26 27kts… Et nous finissons 1er en réel et 1er en compensé… Nous sommes contents et kapoute »

Un refus de priorité au passage du Rocher de la Vieille contraint Adeosys, le JPK 10.10 de Ludovic Menahes et David Le Goff, à abandonner, génois déchiré. « Cela va nous coûter plus de 10 places au général car avec l’abandon, on marquera 61 points (c’est plus que pour 3 manches cumulées !!!) »

Grand coup de chapeau à Léon, le JPK 1030 mené par le duo Jean Pierre Kelbert et Fred Duthill, qui très en retard sur la ligne de départ a fait une remontée spectaculaire et pris la 4ème place lors de la première manche. Une vraie « remontada »! Comme nous le raconte Jean-Pierre Kelbert: « Le départ est lancé 4mn 30 avant que nous n’arrivions enfin sur la ligne. La flotte est déjà loin et descend sous spi vers le rocher de la Vieille. A Houat nous sommes déjà revenus en milieu de paquet et le passage du rocher de la Vielle est chaud car les multi croisent aussi en même temps alors que le vent re-grimpe à plus de 25 nds . C’est vraiment limite casse bateaux mais bon on sort du chaudron pour un bord de près assez serré à la bordée vers Méaban à 7 milles de là. Fred règle, je barre et on passe pas mal de monde au vent. On doit être dans les 10 à Méaban et on décide d’envoyer le spi lourd et on reprend encore 3/4 places. A suivre du près costaud jusqu’à sud Quiberon puis Bugalet avec des claques à plus de 30/35 nds. Fred gère les bascules de vent nickel mais le dernier coup à gauche était de trop. Dommage on venait de passer Sapristi le SF 3300 de mon meilleur ennemi Alex Ozon. « wasabi » le JPK 1030 de Stéphane Bodin s’est aussi rapproché et la manche est encore potentiellement jouable. Le dernier bord est court et pas assez ouvert pour spier. Alex va très vite sur ce bord et creuse sur nous. Sur la ligne c’est « Sapristi » qui claque devant « wasabi » quand pour nous c’est quelques secondes qui nous manquent pour faire 3. Nous sommes à la fois contents et très frustrés car les conditions étaient vraiment pour nous ».

Seconde journée du Spi Ouest-France dans la Baie de Quiberon plus clémente, mais avec un départ de régates retardé, Les pêcheurs artisanaux de Lorient ayant bloqué le port de La Trinité-sur-Mer. A 13h30 le comité de course donnait les top départs sur chacune des cinq zones réparties dans la baie. Départ toujours sous spi à l’anglaise, dans un tout petit vent paresseux Nord de 6 à 8 nds. Il fallait bien prendre les bascules et trouver les bons couloirs de pression. Le vent va monter et très vite, la flotte se scinde dans le groupe de tête. Les stratégies s’affinent. Les Sun Fast (Sapristi, Festa 2, What Else) prennent l’option gauche, les JPK (Aileau et Léon) celle de droite. Sapristi s’échappe et remporte cette deuxième manche qui le place en tête du classement provisoire IRC duo devant Léon et What Else. Raging Bee2 maintient sa position en IRC A devant Qualiconsult (le Milan 41 de Jacques Pelletier) et Pen Koent, tandis que Leclerc Hennebont, le JPK 1180 de Richard Fromentin prend la tête en IRC B, devant Musix (J122E de Philippe Baetz) et Codiam le Grand Soleil de Jean Claude Nicoleau.

Beaucoup de casse pour cette troisième et dernière journée de course chez les duos. C’était chaud et même très chaud car le bord sous spi étant court, forcément la flotte est groupée pour passer la marque, chacun demandant de l’eau à la bouée. Confusion, panique, des bateaux se percutent fort et restent bloqués pendant que le reste de la flotte défile.

Sapristi en tête très tôt, confirme sa première position au classement général IRC double devant Leon , qui après un départ à l’abattée peu après le départ, réalise encore une formidable remontée suivi par Whatelse.

Au final, en équipage IRC A Raging Bee 2 s’impose devant l’inoxydable Pen Koent et Qualiconsult, le 41 dessiné par Jacques Valer et construit chez Capelle de Jacques Pelletier.

IRC B, C’est Tiger le MMW33 de Quentin Anne avec Fabien Delahaye à la barre suivi du grand Soleil de Gildas Delon Cap Solidaires En Peloton et du trinitain Yves le Goff sur son A35 Realax.

La 42 ème édition du Spi Ouest France Destination Morbihan a été une réussite tant en mer, qu’à terre. L’organisation de la Cap Martinique 2021 était présente et a remis une bouteille de rhum pour les Duos IRC qui terminaient premiers en temps réel à chaque manche. Un avant-goût de la saison prochaine !

 

Les vainqueurs des Championnats UNCL Manche – Atlantique 2020 sont maintenant connus.

Avec le Trophée des Minquiers qui se courait le même week-end pour les équipages, Le Spi clôt la saison 2020 des Championnats UNCL Manche Atlantique. Les jeux sont faits et nous pouvons dès à présent annoncer les vainqueurs.

L’UNCL se félicite de la régularité de participation des bateaux sur ses Championnats malgré un contexte sanitaire compliqué et un programme chamboulé. Les clubs se sont particulièrement investis pour maintenir leur course en s’accordant intelligemment entre eux sur les changements de calendrier.

Les résultats cette année reflètent bien les forces en présence avec un haut niveau dans les Championnats UNCL 2020 Manche – Atlantique.

SAPRISTI - Alexandre Ozon

Alexandre Ozon : En cette année bien particulière, le niveau était très relevé, faire du bateau n’était pas une priorité mais un bel échappatoire…

Au classement Duo, aux trois des meilleures des 6 manches, les Sun Fast raflent les trois premières marches du podium.

  • 1er : Sapristi, le Sun Fast 3300 d’Alexandre Ozon et Cédric Pouligny (Régates de Royan), 279 points.
  • 2ème : Festa 2, le Sun Fast 3300 de Jean François Hamon (YCCA), 270 points
  • 3ème : Georgia Pour le Conservatoire du Littoral, le Sun Fast 3200 de Penny Aubert, 268 points.

Au classement Overall, aux trois des meilleures des 5 manches courues après l’annulation de la Round the Ireland Race et Cherbourg Race, la tendance s’inverse et ce sont les JPK qui prennent la main.

  • 1er: Fastwave 6, le JPK 11.80 d’Eric Fries (UNCL), 264 points
  • 2ème : Raging-Bee 2, le JPK 10.80 de Pierrick Letouze (YCC), 257 points.
  • 3ème : Leclerc-Hennebont, le JPK 11.80 de Richard Fromentin (CNL), 250 points.

Ces deux catégories de bateaux comptent pour plus de la moitié de la flotte des Championnats UNCL Manche Atlantique 2020 Overall, avec 31 Sun Fast et 41 JPK. Voiliers audacieux et puissants, parfaitement adaptés à la course en solo, en double ou en équipage, ils se sont livrés à de véritables duels sur toutes les manches, avec succès !

Félicitations aux coureurs et organisateurs pour avoir permis le maintien des Championnats UNCL 2020 et on à déjà hâte d’être en 2021 !

 

Atlantique Le Télégramme, une édition réussie

Toutes les équipes du CNL étaient sur le pont pour organiser l’Atlantique Le Télégramme 2020. Un beau programme de 3 jours, sportif et festif, qui s’est joué du 11 au 13 septembre, à Lorient La Base.

Une organisation parfaite qui a su rassembler de nombreuses séries (120 bateaux inscrits, sans compter les 19 Imoca du Défi Azimut), et d’agréables festivités à terre, à la plus grande joie des spectateurs venus nombreux admirer le spectacle dans la Rade de Lorient. Les règles sanitaires ont toutes été bien respectées et n’ont pas gâché la fête.

Cette épreuve phare de Lorient inscrite aux Championnats UNCL 2020 Manche-Atlantique pour les IRC duo et overall, a rassemblé de nombreux coureurs qui ont répondu à l’appel. La série reine toujours bien représentée avec 25 Duos : Des 3300 des JPK 10.30, des 3200, 3600, figaro 2, JPK 10.10, X34, pogo30 etc… Bref, super plateau pour de belles batailles sur l’eau.

La confrontation s’annonce riche d’enseignements sur un plan d’eau pas toujours des plus simples.

Trois jours pour en découdre, et où les manches bien tracées se sont enchaînées sous le soleil et dans un vent assez léger (4 à 16 nds). Les parcours construits pour les IRC équipages demandaient beaucoup de manœuvres, ce qui favorisait les petites unités. Parcours côtiers pas très variés mais bien tordus où rien n’est simple. Il fallait savoir jouer avec ces vents variables, et de la tactique dans le dévent de Groix. Confrontations riches d’enseignements.

A ce jeu, le niveau était très élevé chez les Duo, avec un trio de tête très expérimenté : Sapristi (Sun Fast 330 – SRR) mené par Alexandre Ozon et Cédric Pouligny, Georgia (Sun Fast 3200) Penny Aubert, Joe Lacey et Festa 2 (Sun Fast 330) Jean François Hamon, Maxime Paul.

Dès la première bouée de dégagement, le combat faisait rage entre Georgia et Sapristi, comme nous le confirme Penny Aubert « Quel WE !  Tous derrière sur les deux 1ères manches…  je garde en tête le passage au vent de la 1ère manche avec Alex Ozon… un grand moment pour notre petit Sun Fast 3200… qui va vite. Alex, qui ne fait pas de quartiers se sort à merveille du vent. Festa qui régate très bien fait 3 au General ! »

BFD pour un départ anticipé sous drapeau noir lors de la 4ème et dernière manche (3 rappels généraux dont deux sous drapeau noir pour faire partir toute la flotte IRC regroupée), Georgia prendra finalement la 2ème place (comme à l’Armen) derrière Sapristi, « le 3200 Georgia  nous a quand même tous impressionné malgré qu’on connaisse bien Penny qui est à coup sûr toujours dans les bons coups et avec une excellente vitesse. Dommage qu’il se soit enflammé sous noir, ce qui le prive d’aller bagarrer jusqu’au bout… » écrit Alex Ozon.

C’est ce dernier qui remportera la victoire. « Tout roule à merveille et nous poursuivront sans aucune erreur jusqu’à arriver devant tous les duos et équipages sauf les 3 gros gros IRC mais devant les gros IRC Jusqu’à « péter » la manche toute classe… Après avoir fait 2 l’an dernier en Sunfast 3600, nous gagnons en Sunfast 3300. C’était la régate des Sunfast avec 4 victoires de  manche, 2 par le 3200 de Penny Aubert tout juste magistral, et 2 par le 3300 Sapristi et le 3300 Festa. Podium Sunfast complet »

Mention spéciale à Adeosys, le JPK 1010 de Ludovic Menahes et David Le Goff, en préparation pour la Cap Martinique 2021 qui réalise deux manches de deux.

Côté IRC Equipage ça a bataillé jusqu’au bout !  Les passages de bouées étaient toujours aussi chauds et les victoires toujours aussi serrées. Le premier jour 4 bananes de 1,2 miles courtes et intenses où les gros IRC sont sous pression pour arriver à creuser suffisament sur des manches très courtes et une rentrée au port à 21:00 ce jour là. Avec le vent de Nord Ouest les deux premières journées, l’option était de partir sur la droite du plan d’eau dès le coup d’envoi. Pen Koent, le First 40.7 du Costarmoricain Emmanuel Le Men (YC Val André) tire son épingle du jeu et remporte un quatrième titre devant Tiger, le MMW33 de Marc Menesguen et Fastwave 6 le tout nouveau JPK 11.80 d’Eric Fries.

« Il a fait super beau on a manqué un peu de vent, samedi, alors que nous, on préfère des conditions un peu plus ventées mais au final, ça s’est plutôt bien passé », lâche Samuel Marsaudon.

Pour sa première course en rade de Lorient, un terrain de jeu qu’il découvre, Raging Bee prend la septième position du classement overall. Plutôt habitué au solo et double, Louis Marie Dussère le skipper du JPK 10.80 apprend à naviguer en équipage : « Notre projet, on l’a appelé « objectif Fastnet 2021 ». On a décidé de faire une année complète d’équipage. C’est une année de transition » Un équipage 100 % cherbourgeois qui mélange l’expérience et la jeunesse. « C’est un mixte d’anciens et de jeunes loups ».

L’ouverture cette année à trois nouvelles classes (Mini, J 80, Belouga et Caravelle) a séduit, avec une cinquantaine d’inscrits et un spectacle à portée de vue dans la rade de Lorient.

Le spectacle était aussi du côté des Imoca

Trois Pen Duick (le II, le III et Le Pen Duick I) ont accueilli samedi sur la ligne de Lorient les trois héroïnes des 48 heures du Défi Azimut. Il fallait au moins ça pour féliciter comme il se doit les trois dauphines de Jérémie Beyou, vainqueur sur Charal. Par ordre d’entrée en scène et toutes trois sur leur Imoca ancienne génération : Samantha Davies (Initiatives Cœur), Isabelle Joschke (MACSF) et Clarisse crémer (Banque Populaire X).

Dimanche soir le Centre Nautique de Lorient avait le sourire. Pari réussi ! L’UNCL et tout le monde de la voile ne peuvent que s’en féliciter.

Les classements provisoires aux Championnats UNCL 2020 Manche-Atlantique s’affinent

Dans le programme Duo, la Société des Voiles Rochelaise ne nous a toujours pas, à ce jour, communiqué ses résultats. Quoi qu’il en soit, On peut d’ores et déjà voir se profiler des leaders dans les différentes séries. En Duo, après 4 épreuves disputées, Adeosys (JPK 1010), Georgia (Sun Fast 3200) et Mécanique Expertises (JPK 1030) prennent les commandes.

Le classement overall, quant à lui, après 5 compétitions met en tête deux JPK 11.80, Fastwave et Leclerc Hennebont, suivis du J 112 Musix. Pour l’AT, le classement overall tient compte des deux parcours côtiers du samedi et dimanche où tous les IRC ont pu régater ensemble.

Informations Atlantique le Télégramme : https://www.cnlorient.org/?mode=evenements&idEvenement=5689&modeEvenement=resultats

Crédit Photo : Antoine Louce Photographie

Rendez-vous du 24 au 27 septembre à la Trinité sur Mer pour la nouvelle édition du Spi Ouest France Destination Morbihan, prochaine manche des Championnats UNCL 2020 Manche Atlantique !

Retrouvez ici les Calendriers des Championnats UNCL 2020

Nuit de l’Armen Race Uship 2020: Organisation réussie pour la SNT qui a mené son bateau comité Kadarn jusqu’à Lorient

Avec une saison quelle que peu chamboulée, et des dates reportées, 117 bateaux ont pu s’élancer au départ de la Trinité pour une course attendue de tous.

Cette épreuve, organisée par la SNT, s’inscrit dans les Championnats UNCL Manche Atlantique 2020. Elle s’est jouée le week end du 5 et 6 septembre dans des conditions agréables, bien qu’un vent un peu instable en direction ait pu perturber quelques équipages. L’organisation de la SNT fut parfaite malgré les règles sanitaires contraignantes. Toute l’équipe de la SNT fut au rendez-vous avec un accueil des concurrents par Anne-Laure et Monique, une coordination par Françoise, laquelle sera présente dès potron-minet, à 7h au bureau, pour saisir et publier les résultats accessibles dès 9h ! D’excellents parcours avaient été préparés par Gilles, enfin les arrivées étaient pointées par Jean-François et son équipe très présent à la VHF « Tout bien fait ».

Pour l’ensemble des coureurs, un parcours bien dessiné de 115 milles enroulait les îles du Morbihan, Belle Île et Groix, avant l’arrivée officielle à Lorient. Parcours plus rallongé pour les Multi 2000, qui les faisait descendre jusqu’à Sud Guérande et friser les Glénans.

La flotte IRC était bien présente avec 75 bateaux alignés. Cette épreuve rassemblait les équipages et les duos, catégorie reine, celle la plus représentée avec 51 voiliers, tous très affutés.

Le jeu était ouvert avec des conditions de navigation variées et parfois compliquées. Il fallait rester attentif. Entre 8 et 16 nœuds avec parfois des claques à 20 nœuds et une mer assez formée sur l’ensemble de la course.

La ligne de départ était longue et orientée 20° bâbord amure. Dès le départ, la flotte se scinde en deux avec des options plus ou moins payantes.

Un passage de la Teignouse sous spi au largue serré (intéressant pour la configuration des voiles d’avant) avant une descente toujours sous spi vers la bouée des Galères pour ensuite enrouler Belle île sur Tb et basculer sur une allure de près dans la remontée vers Groix : « Notre briefing météo réalisé avec Pierre Le Roy nous a été utile avec l’anticipation des variations de vent. Il fallait bien repérer les heures et amplitudes des bascules liées aux brises thermiques pour aller du bon côté et se positionner correctement par rapport à la flotte. Pierre court par ailleurs en mini et … cherche un sponsor ! » nous confie Penny Aubert.

En tête de flotte, la course se joue sur le bord de près vers l’ile de Groix où la rotation à anticiper va atteindre 20/25°. Une bonne partie de la flotte privilégie la terre ce qui n’était pas la bonne option et prend donc du retard avec ceux qui sont partis à gauche.

A Pen Men, un duel de virements de bord entre Un Papillon contre l’eczéma et Georgia se dessine. Sous Solent, Georgia relance moins bien et Papillon prend l’avantage se faisant repasser ensuite à l’envoi du spi !
Au portant, ensuite, rotation nord, à droite avec le thermique entre Groix et Belle île, bien anticipé par Papillon qui se positionne pour récupérer la pression et prend de l’avance sur ses concurrents directs.

Nouveau passage de la bouée des Galères puis largue avec un duel toujours aussi serré entre le trio de tête : Groupe 5 de Patrice Carpentier, à ce moment encore largement en tête, Papillon puis Georgia au coude à coude avec Ciao-Ciao de Paolo Mangione, vainqueur de l’édition 2018.

Deuxième bord de près entre Groix et Belle île avec un important clapot qui obligeait les barreurs à rester très concentrés pour garder leur cap et une vitesse intéressante. Penny Aubert précise : « Le rôle de l’équipier était important pour garder une bonne vitesse, il devait bien ouvrir les voiles après chaque arrêt buffet pour faire repartir le bateau qui tapait dans les vagues. »

Entre Pen Men et l’arrivée, les écarts se creusent et Papillon prend définitivement le large devant Georgia pour passer la ligne d’arrivée en tête.

Informations insolites durant la course :

D’aucuns ont recherché certains bateaux comme Galatée a l’AIS (obligatoire) et a rappellé aux voiliers l’obligation des gilets pour les doubles et que l’AIS soit en marche en permanence durant la course. Petit moment d’animation très sympa à la VHF de la part de Patrice.
Un MOB qui s’était déclenché de manière intempestive a été l’objet d’échanges attentifs entre les coureurs vigilants sur la sécurité.
Léon et Mécaniques Expertises ont tricoté la ligne d’arrivée une maille à l’envers puis une maille à l’endroit…

Au classement IRC double, la palme revient au tandem Alain Peron-Jean-Marc Chavigny sur leur JPK 1010 Un Papillon contre l’eczéma, également 1er overall.
Il s’impose devant le Sun Fast 3200 Georgia de Penny Aubert avec Joe Lacey et l’A35 Galatée de Jean-Louis Goblet et Fanny Adam.
En IRC équipage, c’est Philippe Baetz sur Musix son J112 qui tire son épingle du jeux et l’emporte après 17:53:25 de course. Il devance ainsi Louis-Marie Dussere (Raging Bee 2) et Yves Loday (Codiam) avec Jean-Claude Nicolleau.

En Multi 2000, R Guillemot l’emporte sur Hallucine suivi de Christian Guyader sur Guyader Mext et H Le Reste sur Quick Silver. En Osiris, Joke de S Blévin est suivi d’Alix de R Prime et de Miss J de F Guillemot. Au scratch toutes catégories, c’est sans surprise que Le Cigare Rouge de Jean-Marie Patier l’emporte. Il était accompagné pour l’occasion de ses anciens tours du Mondistes : Jean Luc Van Den Heede et Catherine Chabaud.

Cinq équipages ont dû abandonner, et un seul est arrivé hors temps.

Une belle course ensoleillée, avec un vrai plaisir de naviguer qui se terminait à Lorient et un retour vers la Trinité ou leur port d’attache pour les autres .
La SNT prévoit la prochaine édition les 13 et 16 mai 2021.

Retrouvez ici les Calendriers des Championnats UNCL 2020

Rendez-vous le 11 septembre à Lorient pour l’Atlantique Télégramme de Lorient, prochaine épreuve inscrite au calendrier des Championnats UNCL Manche Atlantique 2020.

@Crédit Photo : Yvon Bellec

Le Wicklow Sailing Club annule l’épreuve du Tour d’Irlande

La forte hausse des cas mondiaux de COVID-19 a forcé le Wicklow Sailing Club à annuler la course SSE Renewables Round Ireland Race de cette année, qui devait s’élancer le samedi 22 août.

La quatrième épreuve du Championnat UNCL 2020 Manche – Atlantique Overall est donc annulée. La prochaine édition aura lieu en juin 2022.

Dès le mois de mars de cette année, la 21e édition de la course se dirigeait vers une participation record de plus de 60 voiliers dans ce qui aurait été l’année du 40e anniversaire du tour de l’Irlande.

A la suite d’un premier report au 22 août pour laisser le temps aux mesures de lutte contre le virus de prendre effet, le Wicklow Sailing Club a pris la décision d’annuler la course SSE Renewables Round Ireland Race de cette année dans l’intérêt des participants et des équipes de soutien bénévoles, et en réponse aux préoccupations suscitées par la hausse marquée des cas de COVID-19 dans le monde.

La prochaine édition, en 2022, de la course de 704 milles qui a été surnommée « le Kilimandjaro de la voile » n’est pas remise en cause pour le moment.

« Pendant un certain temps, il semblait que nous étions sur la bonne voie pour organiser une course réussie, mais avec des mesures d’atténuation importantes que les gens comprendraient », a commenté Kyran O ‘Grady, commodore du Wicklow Sailing Club. « Mais la situation mondiale avec le virus est précaire et, bien qu’elle soit sous contrôle en Irlande maintenant, qui sait où nous pourrions être dans quelques semaines. Nous pourrions facilement courir la course autour de l’île d’Irlande en limitant les équipes internationales en visite à terre avant et après la course. Mais cela va à l’encontre de l’esprit de cette course classique et de notre tradition au Wicklow Sailing Club d’accueillir tous les concurrents. Nos concurrents ont besoin de certitude le plus tôt possible et notre première priorité doit toujours être la sécurité des participants et de ceux qui appuient la tenue de cet événement sportif. »

Le sponsor titre SSE Renewables a exprimé son soutien à la décision de Wicklow Sailing Club. Barry Kilcline, directeur du développement chez SSE Renewables, a déclaré : « Nous avons été très impressionnés par le travail considérable investi par le Wicklow Sailing Club et d’autres acteurs nationaux et locaux clés pour répondre à l’impact de la crise sanitaire. »

Contact:
Line Up Sports – Rebecca Evans: +353 87 612 9864 or rebecca@lineupsports.ie

Site internet : https://roundireland.ie/w

Pour accéder aux photos des précédentes éditions, contacter :  Oceansport – David Branigan: +353 86 253 7782 or dave@oceasnsports.ie