L’UNCL dévoile les calendriers des Championnats 2022

Retrouvez dès à présent les calendriers des Championnats UNCL 2022 disponibles sur notre sire internet. Les calendriers des Championnats s’étoffent pour proposer un programme toujours plus attractifs aux coureurs en adéquation avec leurs attentes.

MANCHE-ATLANTIQUE 2022 : 19 ÉPREUVES EN DOUBLE, DONT 2 TRANSAT, ET 12 EN OVERALL

Le calendrier 2022 s’étoffe avec 19 épreuves en double et 12 en équipage. La saison démarre avec l’étape transatlantique de la Transquadra, se poursuit avec le Spi Ouest-France qui retrouve son week-end pascal. La Cap Martinique, course non stop entre La Trinité (départ le 1er mai) et la Martinique est dotée du plus gros coefficient, 1.4. Deux nouvelles courses apparaissent au mois de juin : les 100 milles du Grand Prix du Crouesty et La A2 à Lorient. A même époque, le mois de juin est décidément propice à la navigation à voile, s’ajoute une autre épreuve au long cours : la SSE Renewables Round Ireland Race.

Juillet n’est pas en reste avec la nouvelle offshore de nos amis rochelais entre la cité charentaise et les Açores, aller et retour, ainsi que la Dhream Cup-GPFCL disputée les années paires entre Cherbourg et La Trinité-sur-Mer. Une épreuve du championnat ne pourra être comptabilisée que si au moins 12 bateaux sont classés ensemble. Le classement général reste établi au meilleur de 5 épreuves pour les Double, et de 4 épreuves pour l’Overall. Pour ce dernier classement introduit voici trois ans afin de rassembler des flottes et des classements suffisamment fournis, il s’agissait de tenir compte du classement Double ET Equipage. Ce qui n’est possible que si tous les bateaux effectuent le même parcours (même avec des départs décalés de quelques minutes).

Dans les régates Inshore, style Ouest France ou Télégramme, les flottes Equipage sont souvent scindées en plusieurs catégories et ne font pas les mêmes parcours que les Double. Ces deux dernières années, nous avions appliqué un mode de calcul identique à celui du Championnat d’Europe mais où personne ne s’y retrouve dans notre championnat UNCL. En conséquence, il a été décidé que lorsque les parcours ne peuvent être les mêmes entre les deux catégories, seuls les classements Equipage sont pris en compte. Pour les épreuves en Double, seuls les classements Double sont retenus même si l’épreuve est ouverte aux Solos. Une catégorie qui monte et devrait avoir son championnat bientôt !

L’addition des milles que comportent toutes ces courses inscrites au calendrier 2022 laisse rêveur et conforte une fois encore votre volonté de naviguer au large. Vous conviendrez qu’il y a de quoi s’éclater après deux années perturbées !

Par Jean-Philippe Cau

 

 

MÉDITERRANÉE 2022 : La Middle Sea Race et les IRC Vintage rejoignent les Championnats UNCL 2022.

Après la crise sanitaire et une saison 2021 en demi-teinte, la course au large IRC continue son développement en Méditerranée en attirant de plus en plus d’équipages nationaux sudistes mais également quelques bateaux venus de l’Atlantique ou de la Manche, une preuve supplémentaire de la compétitivité des régates organisées par les Clubs méditerranéens avec l’aide et le support de l’UNCL. Pour 2022 la Rolex Middle Sea Race, organisée par le Royal Malta Yacht Club (RMYC), sera inscrite au calendrier des Championnats Equipages et Duos 2022, venant ainsi s’ajouter aux 7 autres épreuves Offshore des Championnats avec notamment Au Large de St Tropez, la Rolex Giraglia, la Corsica Med, Palerme Monaco ou la Coupe Napoléon.

Autre nouveauté en 2022, la création de la Classe IRC Vintage qui a pour but d’encourager les courses et régates sous la jauge IRC pour les voiliers représentatifs de la flotte IOR et l’organisation de compétitions conviviales dédiées à ces bateaux souvent restaurés magnifiquement. Cette classe est ouverte aux bateaux dont un premier exemplaire a été construit entre 1967 et 1994 et dont la carène est inspirée de l’architecture IOR en vigueur durant cette époque.

Hors championnats, mais preuve supplémentaire de l’attractivité des courses au large méditerranéennes, l’année 2022 verra le lancement du Trophée Class 40 Méditerranée avec 8 épreuves au large dont 3 au départ de Marseille (CNTL) et de Saint-Tropez (SNST). Les différentes épreuves des Championnats sont désormais bien implantées, proposant un calendrier équilibré entre l’Est et l’Ouest du bassin, durant près de 10 mois de régates ouvertes aux équipages, duos et solos afin de satisfaire le plus grand nombre de skippers et leurs équipages.

Par Yves Ginoux

 

 

Photo ©Jeannoutot Piérick

CHAMPIONNAT MANCHE-ATLANTIQUE 2021 – ADEOSYS GAGNE EN DOUBLE ET OVERALL !

Par Patrice CARPENTIER

C’est une première du championnat Manche-Atlantique, le même bateau gagne dans les deux classements, sans avoir couru une seule fois en équipage… Il s’agit du JPK 10.10 Adéosys, le dernier exemplaire produit en 2019 par le chantier de Larmor Plage pour Ludovic Menahes.

Originaire de Brest, installé sur Vannes depuis 2004, sociétaire du club de La Trinité-sur-Mer et de l’UNCL, Ludovic a démarré la régate en dériveur avec David, puis a quitté la scène vélique pour se consacrer au management de sa société informatique. Il est revenu à sa passion en 2015 à bord de son First 31.7. Voyant que ce n’était pas incompatible avec ses obligations, à la fois professionnelles et familiales, il a acheté un JPK 10.10 pour participer à la Transquadra 2020, toujours en compagnie de son fidèle comparse David, lui-même propriétaire d’un J 92 sur lequel Ludovic a maintes fois posé son ciré entre 2007 et 2010.

En raison du Covid, les deux compères optent pour la Transat Cap Martinique, qui fut elle-même repoussée d’un an. Ils profitent de ce report pour effectuer des améliorations sur le bateau, parfaire leur préparation – Ludovic participe activement à la mise en place d’un groupe d’entraînement à La Trinité-sur-Mer – et courir en 2021 un maximum de régates inscrites au Championnat. Cette assiduité, couronnée par de belles performances réalisées tour à tour avec David, Jérôme Croyère et François Moriceau, vaut au JPK 10.10 d’achever la saison en grand vainqueur avec 7 courses à son actif et un total de 400 points en cumulant ses cinq meilleurs résultats, comme le veut le règlement.

@Paul Wyeth/RORC

Ludovic retiendra de cette belle saison beaucoup de plaisir, de joie, mais aussi un peu de frustration, car cela n’a pas été simple. « On dit souvent que ça se sauve par devant. Et bien non! Nous retiendrons qu’à chaque fois que nous avons été en tête, le vent nous a bloqué la route », retient ce sympathique skipper fort apprécié de ses pairs. Les agapes démarrent par la Gascogne 45/11. Toute nouvelle course au format inédit, disputée par une météo clémente exigeant une solide stratégie pour négocier des  anticyclones à travers le golfe de Gascogne à l’aller et au retour :

« On va faire la course en tête quasiment dès le départ en négociant bien toute notre descente ».

Adéosys est le premier à prendre l’option Sud vers l’Espagne et à couper la longitude 11°pour prendre le chemin du retour. La victoire en temps réel lui tendait les bras, mais une dernière bulle sur la route de l’arrivée à La Trinité-sur-Mer lui fut fatale. Le programme se poursuit avec La Trinité-Cherbourg (en remplacement de Cowes), une course de vitesse s’achevant comme d’habitude en tricotant avec de forts courants. Adéosys termine second battu par le JPK  10.80 d’Olivier Burgaud. Sa participation à Cowes-Dinard se solde par un « Pas la peine de s’étaler, on n’aura pas été bons… ».

Arrive le gros morceau de la saison avec un plateau de choix : la Rolex Fastnet. Ludovic et David font une excellente montée vers le « Rock » qu’ils contournent en tête de leur classe. Le retour est moins tonitruant (lire ses commentaires parus sur notre site). Le bel Adéosys mettra quand même un point d’honneur à finir 1er en réel du groupe IRC 4 et empochera au passage 99.6 pts. Retour dans le Morbihan pour la Nuit des Iles du Ponant (cette fois avec Francois Moriceau) : peu de vent, voire pas du tout. « Le début de la course est sympa, 5 – 8 nœuds de vent (c’est toujours bon quand on est collé aux bateaux avec un rating bien au-dessus), mais quand la nuit tombe, on ne voit plus le plan d’eau, bien trop calme à notre goût… Ce n’est plus du plaisir et on a hâte de terminer. (16h pour parcourir 40 milles…) ».

Au Télégramme à Lorient, il fait beau, le vent est modéré, variable et parfois ponctué de calmes comme lors de la manche 2 où Ludovic accompagné de Jérôme Croyère, alors en tête, se retrouve scotché et fort contrit de voir ses poursuivants le dépasser à gauche et à droite.  L’épisode final se nomme le Spi Ouest-France que l’armateur et skipper du JPK 10.10 résume par ces mots : « La 1ère journée, top, on ne pouvait pas faire mieux. Mais le samedi, comment dire… On a dû montrer tout ce qu’il ne fallait pas faire (bref, une journée à oublier). Le dimanche, dernier jour, il faut bien finir la saison. On va s’appliquer pour finir 2ème, juste derrière Papillon (le JPK 10.10 d’Alain et Jean-Marc) avec qui nous nous sommes entrainés tout l’hiver ». En guise de conclusion, il retient que pour faire « tout ça », il faut :

« Une femme et des enfants très conciliants qui acceptent toutes ces absences, des collaborateurs qui assurent chez Adeosys, une voilerie (Technique Voile) qui est à l’écoute et qui vous accompagne, et un groupe d’entraînement qui partage tout. Merci à vous tous ».

Article rédigé par Patrice CARPENTIER

Crédit photo : @Paul Wyeth/RORC

 

Solenn for Pure Océan chez les anglais

Retour sur la dernière édition de la Rolex Fastnet Race à travers le récit de Ludovic Gérard, sociétaire du Pôle Course au Large du CNTL et membre de l’UNCL, il revient pour nous sur cette course mythique.

La Rolex Fastnet Race est une des courses amateurs les plus intéressantes et dures au monde, beaucoup de régatiers rêvent d’y participer une fois dans sa vie. Au même titre qu’une transatlantique ou le passage du Cap Horn, cela fait partie des graals à conquérir pour tout régatier habitué des courses au large.

Inscrit à la Transat Cap Martinique en double, le report de la Transat à mai 2022, m’a laissé sur ma faim pour 2021. Après réflexion, décision est prise d’aller participer au Fastnet cette année, cela tombe bien, elle n’a lieu que les années impaires.

Pourquoi le Fastnet ?  Le démon de la course au large est terrible : c’est addictif. Il n’y a pas d’autre mot pour désigner cette soif de nouveaux horizons, de couchers et levers de soleil sur la mer, sans voir la côte, d’engagement physique et psychique pour tenir bon sur ces centaines de milles à parcourir, quelles que soient les conditions météo…  J’ai beaucoup couru sur les parcours Méditerranéens, évidemment entre Marseille – Porquerolles – Corse – Monaco – Barcelone mais aussi jusqu’à Malte, lors de nos deux participations à la Rolex Middle Sea Race que nous avons d’ailleurs remportée dans notre classe en 2019.
Alors pourquoi le Fastnet, en Manche ? Pourquoi aller dans l’humide et le frais, même en été ? Pourquoi s’imposer une telle logistique ? Pour le plaisir de courir évidemment mais aussi de se confronter à l’élite de la voile amateur et professionnelle européenne. Sortir de la routine des courses locales, de ce que l’on appelle en management « sa zone de confort », voilà qui procure adrénaline et qui est un ressort pour une progression continue, dans la vie professionnelle comme dans le sport amateur.

C’est aussi l’occasion pour porter les couleurs de la Fondation marseillaise Pure Ocean « là haut ». Parler de notre engagement pour la préservation des Oceans, l’éducation du grand public à ces problématiques et le soutien de programmes de recherches ayant trait à la préservation des océans et une meilleure connaissance de leurs richesses extraordinaires.

 

Cela fera deux ans que je soutiens cette Fondation avec mon voilier, notamment avec mes équipiers de double Philippe Mariani et Nicolas Brossay, et nous allons continuer.

Un Fastnet, ça se prépare ! D’abord il ne faut pas rater l’inscription : l’engouement est tel que toutes les places sont réservées dans l’heure qui suit l’ouverture, en février. C’est bon pour nous, première étape validée !
S’en suit la préparation de la logistique : décision est prise d’envoyer (et ramener) le bateau par camion sur Cherbourg.  Ce qui sera fait courant juillet, après vérifications du matériel de sécurité, choix des voiles à emmener pour la course, et  dématage avec Yannick Peduzzi, préparateur du bateau.

William Le Coz me secondera sur cette course, il accueille le bateau à l’arrivée du camion et participera au rematage et mise à l’eau, gérés par Axe Sail à Chebourg.

Nous nous retrouvons le 5 août avec William à Cherbourg, sur le village délocalisé de la course pour confirmation d’inscription, remise en route du bateau, réglages et sortie en mer d’échauffement. Du fait des restrictions sanitaires pour entre en Angleterre, le RORC a très judicieusement organisé une 2ème chaine d’inscription à Cherbourg. Un gros travail de préparation de la navigation est nécessaire, car en Manche et Mer Celtique, nous allons rencontrer des courants de marée pouvant aller jusque 6-8 nœuds !

Nous décidons de traverser la Manche le samedi 7 aout en profitant d’un flux de Sud Ouest et passerons la nuit à couple dans une marina en face de Cowes.  Occasion d’une pinte et un burger dégustés après avoir débarqué clandestinement  pour rejoindre  le pub juste au-dessus de la marina.

Dimanche est le jour du départ, et la météo est conforme aux prévisions et à la réputation du Solent : nous voila cueillis par 30 nds de vent d’ouest, contre le courant de marée, avec une mer hachée et très dure. Imaginez la zone de départ avec 330 bateaux, chacun devant passer une « gate » avec voile de cape et tourmentin à poste.  Les départs s’enchainent tous les quarts d’heure, aux coups de canon traditionnels ! Et rajoutez un ferry qui passe de temps en temps au milieu de la flotte, voilà de quoi faire monter l’adrenaline. Nous sommes en IRC3, avec les équipages, le classement double est extrait par la suite.
Un concurrent hélas nous heurte sur l’arrière alors que nous hissions la grand’voile, causant des dommages que nous pensons mineurs au balcon arrière tribord. Pertubés, nous envoyons le solent sans les écoutes et le temps d’etre prêts, c’est déjà notre procédure du départ. Départ que nous prenons très moyennement du coup.

 

Nous nous attachons à appliquer la stratégie prévue et en jouant bien avec le courant, nous sortons du Solent avec un vent qui est encore monté d’un cran, avec le bon peloton, dans les 10 premiers de notre classe, ouf ! La sortie de la Manche se fera en tirant des bords le long de la Cornouaille à l’abri du courant pendant le flot, plus loin des cotes lors du jusant. Les cirés hauturiers et gilets sont de mise depuis le début de la course, et nous vivons et dormons tout habillés, prêts à sortir sur le pont.

Déjà 36 heures de mer et nous attaquons les Scilly et le contournement des Dispositifs de Séparation de Trafic dans la nuit de lundi à mardi, par un vent plus faible, avons depuis un moment laché le ris dans la Grand’Voile et remis le génois. C’est alors que le pilote automatique se met en grève. Il s’avère que les pieds du balcon arrière tordu laissent entrer l’eau et nous avons 3 seaux d’eau environ dans le coffre arrière, le pilote a été noyé. Les tentatives de réparation le mardi ne donneront rien et nous décidons de continuer et nous organiser pour nous relayer à la barre.
Nous rentrons dans un mode un peu dégradé de course puisque nous ne pouvons plus rien faire ensemble : manœuvres, analyses météo et routes, etc. Même les repas sont désormais pris à tour de rôle. Cela parait pas grand-chose, mais ces moments de vie « ensemble » en course au large sont importants et rythment les journées.

La mer Celtique jusqu’au Fastnet sera traversée quasiment d’un seul bord au près, et nous passons le Fastnet Rock du mardi au mercredi, en pleine nuit noire, sous la pluie. Ambiance de science fiction avec ce phare dont les faisceaux lumineux tournoient au-dessus des mats dans la nuit ! sans oublier les concurrents un peu partout, les zones de DST à éviter et nous voilà repartis cap au Sud Est.

Le passage d’un front nous apporte un peu de pluie mais surtout un bon vent de Nord Ouest, et c’est sous spi à 10 nds de moyenne que nous filons vers les Scilly, sous un grand soleil finalement.
Nous arrivons aux Scilly pour slalomer entre les rochers, les iles et les DST dans la nuit de mercredi à jeudi, et là , nous nous trouvons plantés dans 4 nœuds de vent, face à un courant de 2-3 nœuds, impossible de passer Bishop Rock !  4 h à batailler dans la nuit pour ne pas perdre avant de pouvoir se dégager et reprendre la route. Cet arrêt nous coutera une bonne dizaine de places en fait , nous voila dans les 20 de notre classe, sur 72.

C’est reparti pour la Manche jusque Cherbourg, nous décidons de passer plutôt coté Angleterre et plonger au dernier moment sur le DST du Raz Blanchard compte tenu du timing marées.
Arrivés à Cherbourg vendredi au petit matin, nous décompressons autour d’une bière bien sûr, contents d’avoir fini cette course !  plus de 70 bateaux ont abandonnés quand même, surtout lors des premières 24h très dures.

Un peu déçu certes du résultat sportif, je reste très content d’avoir mené ce projet à bien de Marseille à Marseille en passant par Cherbourg, Cowes, le Fastnet !  Finir les 700 milles de la course est déjà un beau résultat, et nul doute que l’envie est là d’y retourner en 2023, maintenant que je connais le parcours, et puis il faudra bien revenir pour faire un selfie devant le phare !

Infatigables, notre prochaine grande course sera la Rolex Middle Sea Race fin octobre, un grand tour de la Sicile au départ de Malte, 600 milles environ, avec Nicolas Brossay cette fois.

Petite anecdote pour conclure : il est souvent d’usage de remettre le pavillon de la course et des polos lors des courses à la voile, et bien au Fastnet, cela se mérite : ils sont remis après l’arrivée et non pas avant comme dans les autres courses !

Je vous invite, comme le font déjà nos mécènes que je remercie encore, à soutenir directement la Fondation Pure Ocean via le lien sur notre site web, et à nous suivre nous sur les réseaux sociaux :

 

Crédit photo Rick Tomlinson – RORC

 

SHAMROCK V – Premier à Funchal !

La 1ère étape de la Transquadra, pour la flotte au départ de Marseille, a été remportée avec une belle avance en temps réel et en temps compensé par le Figaro 2 SHAMROCK V à Bruno MAERTEN, membre du Comité Directeur de l’UNCL, associé à Olivier GUILLEROT. Le bateau est également membre du Pôle Course du CNTL à Marseille.

Equipage et bateau ont su mettre à profit le report de la course pour fiabiliser la préparation de la monture. A l’arrivée à Madère, le seul pépin technique enregistré sur SHAMROCK V concerne… sa cafetière !

Quand à Bruno et Olivier, qui partaient déjà tous deux sur des bases très solides, les entrainements répétés et assidus leurs ont permis d’élever encore le niveau de compétence et la coordination à bord. Leur « plongée » plein sud en Mer d’Alboran était l’option payante. C’est notamment l’avance acquise sur cette partie du parcours, juste avant Gibraltar, qui a permis à SHAMROCK de s’échapper à la sortie du Détroit.

Arriver à Funchal, se faire plaisir et faire une belle place si possible : Bruno et Olivier ont coché toutes les cases ! Victoire bien méritée pour le duo marseillais. Bravo à eux !

L’UNCL

 

Images : ©Transquadra

La Transquadra 2021 courue en IRC : l’ADN de l’UNCL

Comme depuis sa création, il y a 28 ans, la direction de la Transquadra a choisi de faire courir la 10ème édition de l’épreuve qui s’est élancée de Marseille (13 août) et de Lorient (18 août), sous la jauge IRC. Une règle internationale reconnue par World Sailing, adoptée à ce jour dans une quarantaine de pays à travers le monde et qui est devenue le socle de cette course transatlantique réservée aux skippers amateurs, en solitaire ou en double, de plus de 40 ans.

Pour faciliter le travail des organisateurs, le Centre de calcul de l’UNCL dirigé par Ludovic Abollivier, a tout mis en œuvre pour satisfaire les besoins des organisateurs. « Pour chaque bateau engagé, nous avons constitué et transmis au Comité Technique de la Transquadra un dossier précis avec l’ensemble des caractéristiques techniques que les concurrents nous ont transmis, explique Ludovic Abollivier. Puis, j’ai appelé personnellement chaque propriétaire afin de s’assurer que les données transmises et le certificat en résultant étaient corrects. » Imprimé sur le certificat IRC d’un bateau, son « rating » (TCC), appliqué au temps réel pour effectuer le parcours, permettra de calculer un temps compensé, et ainsi établir un classement équitable quel que soit le type de bateau.

La production de certificats de jauge, bien en amont de l’épreuve, a été efficace. Ce travail a été réalisé conjointement avec le Comité Technique de la Transquadra. Pendant de nombreuses semaines, Ludovic Abollivier et Jean-Noël Tourin, trésorier de l’association organisatrice, mais aussi président du Comité Technique de la course, ont travaillé de concert. Il fallait effectivement que tous les certificats soient édités avant la date limite fixée au 30 juin dernier. « Ce fut un vrai travail en commun reconnait Jean-Noël Tourin. Nous avons vérifié ensemble toutes les données des bateaux (mats, gréement, voiles) afin que le jour du départ, il n’y ait pas de soucis. » Résultat lors des deux départs, à Marseille, comme à Lorient, les organisateurs ont pu concentrer leurs efforts sur les vérifications de sécurité.

A bord de ces bateaux, une trentaine de membres de l’UNCL. Avec un seul leitmotiv, se faire plaisir, quel que soit le bateau sur lequel on court, en solitaire et en double. Même si certains comme Alexandre Ozon, vainqueur de la dernière édition, espère bien monter sur le podium. Et avec une surprise, la venue à Lorient de Bernard Mallaret, le sudiste venu se frotter aux fines barres de la côte Atlantique. « On cherche toujours la performance, avoue-t-il. Alors partir de Lorient était logique… » Une envie d’en découdre que tous les membres de l’UNCL partants, comme l’ensemble des concurrents, avaient chevillé au ciré au moment du coup de canon libérateur.

Les membres de l’UNCL engagés dans la Transquadra 2021 selon leur port de départ :

Lorient : Damien JENNER, Hervé CHATAIGNER, Yann JESTIN, Bernard MALLARET, Jérôme LESIEUR, Alain CAUDRELIER, Patrick ISOARD, Alain FEREC, Noël RACINE, Alexandre OZON, Stéphane BODIN, Philippe TRIEM, Julien LEBAS, Frederic PONSENARD, Paolo MANGIONE, Gerard QUENOT, Jérôme APOLDA, Frederic NOUEL, Pascal BERNEDE, Jean-François GOUTEUX, Fabrice TROPRES, Jean PASSINI, Jean-Marc TRIHAN, Bernard GRAFFAN, Bertrand FOURMOND, François HINCKER, Henri LAURENT.

Marseille : Bruno MAERTEN, Antoine LACOMBE, Caroline PETIT, Patrick VAN GAVER

 

Antoine Le Séguillon pour l’UNCL

Images: ©Transquadra

ROLEX FASTNET RACE 2021: Les arrivées se succèdent au port de Cherbourg

James Neville, le Commodore du RORC, un régatier averti engagé sur la Fastnet Race est arrivé dans la nuit de mercredi a jeudi premier en IRC 1 à bord d’INO XXX. La présidente de l’UNCL, Anne de Bagneaux Savatier était présente à son arrivée au port de Cherbourg pour féliciter cette belle performance.

Le Commodore est également deuxième du classement overall provisoire, une sacrée performance. INO XXX a franchi la ligne d’arrivée à 23 h34 dans la nuit de mercredi a jeudi avec un temps de course de 3 jours 10 heures 39 minutes et 58 secondes. Cette performance représente un travail de longue haleine, consistant à prendre de l’avance puis à la consolider à chaque occasion. « Nous sommes très heureux d’avoir tenu bon et d’être restés en tête de notre classe jusqu’au rocher », raconte Neville.

James Neville et son équipage s’imposent en IRC 1
(@ Paul Wyeth)

James Neville, le Commodore du RORC, premier de sa classe IRC 1 à bord d’INO XXX. La présidente de l’UNCL, Anne de Bagneaux Savatier était présente à son arrivée

Mais cette année, l’une des batailles les plus intenses était en IRC 3. Ici, le grand favori était sans conteste le JPK 1030 Léon, skippé par Alexis Loison, toujours en double, cette fois ci avec le Havrais Guillaume Pirouelle. Le duo remporte l’édition 2021 après le titre déjà acquis en 2019 avec Jean-Pierre Kelbert, patron du chantier JPK.

Cette année la bataille était bien plus serrée comme l’explique Alexis : « Peut-être parce que la météo était différente, et je pense que toutes les équipes en doubles ont beaucoup travaillés cette année pour être meilleur. Nous avons vu beaucoup de bateaux très bien préparés, surtout en IRC double.  Je suis très heureux de gagner à nouveau et très satisfait de notre performance. Nous avons poussé très fort à bord et c’est bon pour Guillaume et moi. Nous nous sommes bien entraînés ensemble toute l’année avec le Figaro, alors remporter la Rolex Fastnet Race dans notre catégorie est une grande réussite. » conclu Alexis Loison.

Victoire en IRC Double & IRC 3 pour le JPK 1030 Léon d’Alexis Loison, en duo avec Guillaume Pirouelle
@Paul Wyeth/pwpictures.com

Le voilier Winsome, du célèbre Harry Heijst, membre de l UNCL, du RORC et du Royal Yacht Squadron, habitué à truster les places d’honneur, ne devrait pas faillir à la tradition pour la 49ème édition de la Rolex Fastnet Race, qui arrivait pour la 1ère fois en France, à Cherbourg en Cotentin, qui a réussi un très bel accueil pour cette première édition !

Harry Heijst, membre de l UNCL

L’UNCL félicite l’ensemble de ses membres présents pour cette très belle édition de la Rolex Fastnet Race 2021.

Plus d’informations à venir…

Crédit photo : @ Paul Wyeth

La Celtikup Océaniques 2021 dans les mers bretonnes

Spécifiquement conçue pour les Double, cette course semi-hauturière avec escale jettera l’ancre cette année à Saint Quay Portrieux.

Du 31 juillet au 8 août

Traditionnellement le parcours de 450 milles, au départ de Lorient, se déroule selon trois étapes. Avec des escales à Douarnenez, Falmouth en Cornouailles (Grande Bretagne) et un retour direct sur Lorient, faisant un lien à la fois sportif et culturel entre la Cornouaille anglaise, la Bretagne et le Festival Interceltique de Lorient.

Compte tenu des contraintes sanitaires le parcours de cette année se fera dans les mers bretonnes et amènera les coureurs jusqu’à Saint Quay Portrieux.

Créée en 2006, par le C.N.P.Lorient, la CeltiKup Océaniques est conçue pour les doubles et compte au championnat UNCL 2021 Manche Atlantique.

L’épreuve est devenue un grand classique de la course au large en double. Elle est organisée par le Comité Nautique du Pays de Lorient (C.N.P.Lorient) avec le concours de la Société Nautique de Larmor (S.N.L.) du Foyer Laïque de Lanester (F.L.L.) du club de Douarnenez (la S.R.D.) et de l’association  » Sport Nautique de Saint Quay Portrieux ».

Les inscriptions se feront dans l’ordre d’arrivée des dossiers et seront limitées à quarante bateaux.

Site internet : http://www.cnplorient.fr/

PROGRAMME  2021 :

Vendredi 30 Juillet :

  • Confirmation d’inscription.
  • Chaine d’inscription définitive de 8 h30 à 19 h.
  • Pot d’accueil et soirée des équipages offerts par le CNP Lorient.

Samedi 31 juillet :

  • 11 h 00 Briefing de la course.
  • Parcours côtier
  • Départ vers Douarnenez

Dimanche 1 Août :

  • Arrivée à Douarnenez, remise des prix offerts par la municipalité et soirée des équipages offerte par le CNP Lorient.

Lundi 2 Août :

  • Départ vers Saint Quay Portrieux

Mardi 3 Août :

  • Arrivée à Saint Quay

Jeudi 5 Août :

  • Départ vers Lorient

Samedi 7 et Dimanche 8 Août :

  • Arrivée à Lorient
  • Remise des prix, sous forme de lots, dans le cadre du festival Interceltique de Lorient suivi d’un casse-croûte offert par le CNP Lorient.

Duo Cat Amania 2021: Philippe Girardin et Gwen Thomas vainqueurs sur Hey Jude

Cette grande classique autrefois connue sous le nom des « Vieux Safrans » réunit chaque année une cinquantaine de duos d’amateurs éclairés de plus de 40 ans *, sur un joli tracé à escales en Bretagne Sud. 6 parcours côtiers sont disputés en une semaine. Elle s’est jouée cette année du 19 au 25 juin dernier.

La cuvée 2021 de la Duo Catamania emmenait les coureurs naviguer direction Est, avec un programme au départ de La trinité sur Mer, puis passages par le Crouesty, Lorient la Base, Concarneau, Locmiquelic, Port Haliguen et un final à La Trinité le vendredi 25 juin !

Revivez la 4e journée de la Duo Cat Amania à bord de Chacastal 3 de François Badatcheff et Marc Carre

La semaine aura ravi les coureurs grâce à une organisation toujours impeccable de la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer (SNT), des conditions variées, un niveau relevé sans jamais oublier l’ambiance tant plébiscitée. « C’est une belle semaine de régate qui se termine, » explique Gilles Bricout, le Président du Comité de Course : « Nous avons pu courir six belles étapes malgré des conditions pas si simples. Pendant cette dernière journée, nous avons construit un parcours qui a permis aux concurrents de naviguer sur toutes les allures ».

Ils étaient 55 duos sur la ligne de départ le 20 juin dernier. Pour ce premier jour de course et dans un vent un peu oscillant, les équipages devaient relier La Trinité-sur-Mer au port du Crouesty en réalisant un parcours de 34 milles dans la baie de Quiberon. Après six heures de navigation et un leadership incontesté sur tout le parcours, Philippe Girardin et Gwen Thomas, sur Hey Jude, remportent cette première manche en temps réel et en temps compensé. Ils ont su creuser l’écart dès le départ et s’imposer face à une flotte engagée. Avec l’ouverture de la course à des plus petites unités, les écarts sont assez importants mais la motivation des coureurs reste la même, à l’image de Bertrand Albe et Loïc Ricolleau, sur Alhea un First 31.7, qui ont tenu bon et coupent la ligne avec plus d’1h45 d’écart avec le J120 des premiers.

Jacques Montecot, skipper de Loire Odyssée Pecab : « C’était une belle première journée ! Nous avons pris un bon départ mais surtout, nous avons bien joué au moment de la pétole. Nous avons été sur les réglages tout le temps pour faire avancer quoi qu’il arrive le bateau et le positionner sur la droite d’où le vent devait arriver. Et ça a payé, nous avons été dans les premiers à toucher de l’air. Je participe à la Duo Cat-Amania chaque année et comme toujours le niveau est très bon et l’ambiance est géniale. Nous nous amusons comme des fous, on ne lâche rien et c’est jouissif ! »

Pour la deuxième journée de course, la météo n’a pas gâté les équipages.

Après un début au moteur qui a mené les concurrents du port du Crouesty à la Teignouse, le Comité de Course a lancé une manche vers 13h00. Direction les Birvideaux sous le soleil et dans un vent qui s’est maintenu aux alentours de 10 nœuds et qui a permis un beau départ sous spi. 16 milles à parcourir direction L’île de Groix où le Comité de Course a mis en place l’arrivée. Avec des conditions compliquées, la flotte s’est étendue et les écarts se sont creusés entre les concurrents. Les premiers à avoir coupé la ligne sont Stéphane Bodin et David le Goff sur le JPK 10.30 Wasabii, après 3h de course. Cette belle performance leur permet de remonter au classement général provisoire dont la tête est toujours tenue par Philippe Girardin et Gwen Thomas (Hey Jude) qui ont coupé la ligne en deuxième position.

Stéphane Bodin, skipper de Wasabii : « C’était une chouette journée et nous sommes ravis. Nous avons pris un super départ et ensuite c’était facile, il suffisait de garder une bonne vitesse. Tout le monde dit que le JPK 10.30 ne marche pas dans le petit temps, ce n’est pas vrai !! J’ai déjà participé à la Duo Cat Amania sept ou huit fois mais c’est la première fois avec ce bateau. Je l’ai acheté avec l’objectif de courir la Transquadra et la Cap Martinique en 2022. Avec mon partenaire Davis le Goff, ça fonctionne très bien. Je fais partie du centre d’entraînement de La Rochelle, je voulais venir me mesurer aux Bretons. La Duo Cat Amania rassemble les meilleurs en IRC, c’est donc un super moyen de jauger le bateau avant les transats. »

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas à la Duo Cat Amania 2021. Pour ce troisième jour de course, le vent a été soutenu tout au long du parcours, Gilles Bricout, le Président du Comité de Course en a même profité pour rallonger le parcours prévu. Ce sont donc 46 milles que les 55 duos ont parcouru entre Lorient et Concarneau, en contournant tout d’abord l’île de Groix puis en passant par l’archipel des Glénan. Des conditions musclées avec un vent de 20-25 nœuds allant jusqu’à 30 nœuds à l’arrivée, qui ont ravi les coureurs, très affûtés après une saison hivernale riche en entraînements.

Le match est très ouvert et ce sont Olivier Burgaud et Sylvain Pontu sur le JPK 10.80 Contre Vents et Cancers Gustave Roussy qui remportent la manche du jour et montent ainsi sur la première marche du podium provisoire devant Philippe Girardin et Gwen Thomas (Hey Jude). Ces deux duos sont à couteaux tirés et prennent déjà une confortable avance sur leurs concurrents au général provisoire.

Olivier Burgaud et Sylvain Pontu sur le JPK 10.80 Contre Vents et Cancers Gustave Roussy

Quatrième jour de course pour la Duo Cat Amania 2021, 53 duos ont quitté Concarneau pour Locmiquélic. En effet, deux bateaux étaient non partants ce matin. Les concurrents ont parcouru 40 milles via les Glénan et Men Tréas avant de s’engager dans le chenal de Lorient pour rallier Locmiquélic, le tout dans un vent aux alentours de 10 nœuds le matin et 5 nœuds l’après-midi.

Le podium du jour est exclusivement composé de Sun Fast 3200 avec en première place Alain Roland et Stéphane Ayrault (Tikocco 6), suivis de Jean-François Nouel et Cédric Huchet (Hakuna Matata) et de Loïc Blons et Stéphane Letertre (Delta Voiles Bretagne) qui réalisent leur plus belle performance de la semaine.

C’est sous un magnifique soleil que les 54 équipages de la Duo Cat Amania 2021 ont abordé cette cinquième et avant-dernière journée de course. 41 milles depuis Locmiquélic avec pour destination Port-Haliguen en passant par les Chats, les Birvideaux, les Galères et le passage du Béniguet, de quoi profiter pleinement des conditions idéales. Mise à part une petite pétole au niveau des Chats, le vent a été de la partie tout au long de la journée, avec un départ sous spi dans 8/10 nœuds et l’arrivée dans 15 à 18 nœuds au niveau de Quiberon.

Ce sont Jean-François Cheriaux et Henri Lefebvre sur le JPK 10.10 Ad Hoc qui remportent la manche du jour. Philippe Girardin et Gwen Thomas (Hey Jude) coupent la ligne en tête mais ne prennent que la deuxième place du classement du jour. Au général provisoire, Philippe Girardin et Gwen Thomas (Hey Jude) ont repris le leadership devant Olivier Burgaud et Sylvain Pontu (Contre Vents et Cancers Gustave Roussy).

Faute de vent, le départ de la sixième et dernière journée a été donné deux heures plus tard que prévu. Un parcours de 25 milles de Port-Haliguen à La Trinité-sur-Mer. Une dernière manche décisive et âprement disputée entre les deux duos de tête au classement général provisoire, Olivier Burgaud et Sylvain Pontu (Contre Vents et Cancers Gustave Roussy) et Philippe Girardin et Gwen Thomas (Hey Jude). Ce sont ces derniers qui l’emportent après une âpre bagarre avec leurs copains tout au long de la semaine. Les très réguliers Loïc Blons et Stéphane Letertre (Delta Voiles Bretagne) maintiennent leur troisième place sur le podium face à des adversaires qui n’auront pas réussi à les faire frémir.

 

Philippe Girardin et Gwen Thomas (Hey Jude)

Philippe Girardin et Gwen ThomasHey Jude : « Notre victoire ne s’est pas jouée à grand-chose. Nous avons essayé de diminuer nos défauts et d’exploiter le bateau à 100% sur ses qualités. Nous naviguons ensemble depuis très longtemps et nous nous connaissons par cœur, nous sommes toujours d’accord. Nous tenons à souligner la qualité exceptionnelle de l’organisation de cette régate ainsi que le travail du Président de Comité de Course Gilles Bricout, qui prend toujours les bonnes décisions. On voit qu’il domine son sujet, c’est un vrai marin. Nous avons eu la chance d’avoir eu comme concurrent Olivier Burgaud, un très bon ami et un excellent coureur. Nous avons joué toute la semaine pour la première place du podium et, même si j’aurais été ravi qu’Olivier gagne, je suis encore plus content de remporter une nouvelle fois la Duo Cat Amania. »

Classement Duo Catamania :

https://www.duocatamania.com/classements-2021.html

Photo : @studioleguillou

Coup d’envoi de la Rolex Fastnet Race 2021

La 49ème édition de la Rolex Fastnet Race, dont le coup d’envoi sera donné de Cowes le 8 août prochain, s’annonce une nouvelle fois très disputée. Et pour la première fois de son histoire, cette course mythique organisée par le RORC (Royal Ocean Racing Club), mettra le cap sur la France avec une arrivée à Cherbourg. Les plus rapides sont attendus dès le 9 août dans le port Normand, après avoir bouclé un parcours de 695 Milles Nautiques.

Un plateau d’exception attendu

Cette édition rassemble des concurrents représentant 25 nations. Des anglais bien présents et des français en nombre.

Plus de 450 bateaux seront sur la ligne de départ, dont 400 IRC Equipages, duos et solos, en lice pour la Fastnet Challenge Cup et défendre leur classement ou leur titre aux Championnats UNCL Manche Atlantique 2021.

Les bateaux français ont gagné trois des quatre dernières éditions et ces anciens vainqueurs seront à nouveau présents : Alexis Loison (2013) à bord du JPK 10.30 Léon, Géry Trentesaux (2015) à bord du Class 40 Courrier Redman d’Antoine Carpentier. Enfin, Didier Gaudoux, vainqueur en 2017 avec son JND Lann Ael 2.

En dix ans, le nombre de duos a doublé sur la Rolex Fastnet Race.

L’année 2020 et le contexte sanitaire ont encore accéléré cette tendance et ce sont les équipages doubles qui ont cumulé le plus d’heures en mer au cours de la saison. Cette nouvelle édition marque un nouveau tournant avec 89 bateaux engagés contre 64 il y a seulement deux ans.

Un certificat de jauge en temps et en heure

L’UNCL attire l’attention des coureurs sur la date limite de présentation du certificat IRC à l’organisation (29/07/2021 -12h00, heure anglaise). Les dernières demandes de certificat IRC (nouveau certificat, revalidation ou modification) devront être adressées au Centre de Calcul IRC ( irc@uncl.com ) au moins 5 jours ouvrés avant cette date, soit avant le jeudi 22/07/2021 – 13h00 heure française. Passée cette date, le Centre de Calcul ne traitera aucune demande.

LIEN VERS L’AVIS DE COURSE :

https://www.rolexfastnetrace.com/downloads/2021_docs/2021_rolex_fastnet_race_notice_of_race.pdf

 

An IRC certificate in due time

The UNCL draws the competitors’ attention to the deadline for submitting the IRC certificate to the organisation (29/07/2021 -12h00, English time). The last requests for an IRC certificate (new certificate, revalidation or amendment) shall be sent to the French IRC Centre de Calcul (irc@uncl.com ) at least 5 working days before this date, this means before Thursday 22/07/2021 – 13:00 French time. After this date, the French IRC Centre de Calcul will not process any requests.

Pour la première fois, la Rolex Fastnet Race s’achèvera en France. Cherbourg accueillera l’arrivée de la course en 2021 et 2023.

Bien habitué à accueillir de grands événements nautiques, de la Solitaire du Figaro au Tour de France à la Voile, en passant par – plus récemment, la Drheam Cup – le port historique situé au sommet de la pointe du Cotentin, offrira un spectacle et une ambiance de bord de mer d’une ampleur sans précédent.

Dans un contexte sanitaire toujours compliqué du fait de la pandémie, l’association Arrivée Fastnet Cherbourg met tout en oeuvre pour pouvoir accueillir la course dans les meilleures conditions possibles et travaille d’ores et déjà sur la mise en place de protocoles sanitaires stricts afin de garantir les conditions de sécurité nécessaires à l’arrivée à Cherbourg.

Crédit photos :

© Kurt Arrigo/Rolex

© JM Enault

Gascogne 45/5: 350 milles dans le Golf de Gascogne

Conçue essentiellement pour les Duos, la flotte la plus représentée (23 IRC1, 15 IRC2) et les Solos, l’épreuve était aussi ouverte aux équipages.

Retour sur cette édition à travers le récit du duo inédit (voir plus bas) composé de Patrice Carpentier et Alix, avec le JPK 9.60 Groupe 5 Planète Urgence.

 

MERCI ALIX

« En raison d’une météo incertaine et de mon obligation de rallier La Trinité sur Mer le 9 juin, décision fut prise à La Rochelle d’opter pour la 45/5 au lieu de la 45/11, initialement programmée, et ce faisant de nous mesurer aux nombreux concurrents rochelais. Jeudi, le 3 juin, mon camarade Jérôme Croyère apprend que sa femme doit subir une opération chirurgicale.

Après une rapide analyse météo, il nous apparaît impossible qu’il puisse sereinement effectuer la course. Il me faut rapidement trouver un(e) équipier(e) de substitution car le départ a lieu dans quelques heures. J’en avise immédiatement Xavier Dagault qui possède une voilerie éponyme à La Rochelle. Et tout aussi rapidement, une de ses employées prénommée Alix me dit qu’elle est partante avec non seulement le consentement mais plus encore les encouragements de son employeur. Le temps de rassembler ses vêtements de navigation et de pourvoir sa cambuse en aliments sans Gluten, la jeune Alix qui a une solide expérience de la navigation, moins de la régate hauturière, me rejoint à bord. Quelques mots suffisent à expliquer à cette élégante personne le maniement du bateau et la lecture du piano. Alix pige tout de suite et l’expérience montrera que point n’est besoin de répéter les choses. J’ai vraiment une chance inouïe de me retrouver avec une équipière de cette qualité qui parle volontiers de ses expériences, de sa vie à La Rochelle à bord d’un Romanée, et qui voue une adoration aux mammifères aquatiques, notamment les dauphins croisés dans le golfe de Gascogne et même un cachalot.

 

Dès la sortie du pertuis d’Antioche, le vent forcit comme prévu et c’est du tout droit vers la bouée météo située par 45°12 N et 5°W. Enfin du presque tout droit car chacun a son idée comment concilier une vitesse optimale avec la trajectoire recommandée. La nuit ressemble à un ballet lumineux oscillant entre le blanc, le vert et le rouge au gré des caps suivis avec parfois des situations bord à bord du meilleur effet… Le jour se lève tôt, merci mois de juin. Il fait beau mais le vent mollit et devient variable en direction. D’une position dessous la flotte, on se retrouve plutôt au dessus car je ne tiens pas à tirer un bord pour contourner la bouée météo. Les voiliers croisés à ce point de ralliement me rassurent. Le ciel bleu est de rigueur durant la journée mais le vent devient carrément évanescent en fin d’après midi, perturbé par une houle résiduelle pour le parcours retour. On s’occupe avec de fréquentes manœuvres entre le grand spi bleu lourd, le spi rouge un peu moins grand mais plus léger, notre magnifique Code 0 tout neuf, et le foc (on ne peut plus décemment qualifier de génois cette voile d’avant IRC devenue riquiqui avec le temps). Un bateau que je surveille de près à l’AIS est le J 99 de l’ami Grassi accompagné de sa fille Amélie (un des rares « autres » équipages mixtes de la course !). Il serre le vent de très près avec son spi et il va plus vite que notre JPK 9.60. La nuit n’apporte pas de changement notable sinon que les « grands » voiliers disparaissent de notre AIS comme s’il y avait en permanence un peu plus de pression devant ou tout simplement parce qu’ils vont naturellement plus vite… ?

Le vent forcit enfin dans l’après midi de samedi en prenant de la droite. C’est au reaching serré que la partie s’achève à belle allure nous permettant de couper la ligne d’arrivée en tout début de nuit alors que les voiliers plus loin derrière vont souffrir d’un nouveau ramollissement. Nous finissons 3ème en TR des « doubles » de notre groupe (23 partants) et aussi 3ème en TC car le JPK 10.10 SNA-Numerobis de Jean Passini et Dominique Dubeau a fait une course remarquable et finit loin devant, et le SF 3200 Pour Aster Bretagne de Pascal et Eric Chalaux, crédité d’un TCF de 0.982 alors que notre « mobylette » certes un peu gonflée accuse 0.992, s’adjuge la deuxième place sur le podium.

Voir article : Gascogne 45/5 ET Cap 45/11 2021 : Des régatiers HEUREUX !

A la lecture des résultats, je ne peux m’empêcher de tirer un grand coup de chapeau au solitaire Alex Ozon, une fois encore imbattu toutes catégories confondues à bord de son SF 3300 Sapristi, sinon par le grand Akela 50 mené en équipage (60 voiliers en tout étaient au départ de la 45/5 !).  

J’ai été enchanté par ces deux jours et demi de navigation en compagnie d’Alix et je salue tout le travail accompli par Etienne Chabry et son équipe de la SRR. »

Patrice Carpentier

Groupe 5 Planète Urgence

Crédit Photo : Christophe Breschi

christophe@breschi-photo-video.com