GASCOGNE 45 5 2022 : LA formidable devenue classique de la Rochelle

Idée, née du team Transquadra de la rochelle, avec son coach Marc Reine, organisée par la Rochelle Nautique sous l’égide de la FFV, la 45 5 ambitionne d’emmener les coureurs à 170 miles à l’ouest dans le golfe de Gascogne, au nord de l’Espagne en aller-retour vers la fameuse bouée météo, 45 5.

Les organisateurs ont réussi à attirer 39 bateaux, malgré une année Transquadra puis Cap Martinique qui se déroule en même temps. L’organisation est à la hauteur de l’épreuve pilotée par la Rochelle Nautique : Etienne Chabry à l’organisation, Dominique Flayac aux contrôles sécurité, François Seruzier, Directeur de course, Patrick Maurin, Président du Comité de Course et Bernard Bonneau, Président du Jury.

Le départ donné le jeudi 5 mai à 16h, près des Minimes s’est réalisé dans des conditions météo parfaites, vent de 12 à 18 nœuds d’ouest, avec une rotation de 25° à droite, a permis la sortie du pertuis rochelais de tous les coureurs précédés par Kriter VIII, bateau amiral de la flotte. Après passage d’Antioche, au sud de Chassiron, Fripouille, l’excellent 3300 est le 1er à plonger sous code alors que l’ensemble de la flotte continue au près débridé tribord amure.

La plupart des bateaux passent progressivement sous code ou A3 pendant la nuit et font route directe dans un vent variable en direction de la bouée à virer, 45 5.

Le retour s’effectue au près babord amure, avec un vent très variable en force et en direction, permettant de naviguer sur un seul bord jusqu’à proximité d’Oléron permettant la reprise de service des voiles asymétriques grâce à une rotation gauche du vent à 5 – 10 miles du phare d’Antioche permettant à nouveau de naviguer vite à plus de 8 nœuds.

Pour finir une traversée du pertuis d’Antioche sous spi asymétrique et symétrique pour certains jusqu’à la ligne d’arrivée malgré un gros refus à ½ mile de la ligne d’arrivée située à la bouée des Minimes. Les premiers bateaux arrivent à 15h30, les suivant s’échelonnant jusqu’à dimanche matin.

Très belles performances de Juzzy, Thomas Bonnier, en double, suivi d’Eric Poyet sur Faribole. La suite du classement s’avère serrée. Mispik 7 de Benoit Fagart l’emporte en équipage. Vari, barré par Yann Jestin arrive à 16h 28mn et l’emporte en solo.

A noter la présence remarquée de Wilfrid Clerton qui passe la ligne d’arrivée en tête sur Kriter VIII à 15h24.

La sécurité était un des points clés, bien préparée, avec visites de sécurité et conformité de tous les bateaux avant le départ sous l’égide de Dominique Flayac, mise à disposition de balises de tracking par François Seruzier. Le port de la brassière avec longe obligatoire pendant toute l’épreuve, la veille permanente AIS et VHF, l’Iridium Go, conseillé. L’organisation a été rigoureuse et précise.

A terre, une prestation exceptionnelle, qui réalise un sans-faute depuis l’accueil des concurrents jusqu’à la remise des prix, le dimanche 8 mai à midi.

En effet, la convivialité est le maitre mot de cette régate originale avec un accueil des plus sympathiques avec des repas d’équipages très réussis. L’accueil avant et après la course par l’équipe de choc, était réalisé par Brigitte Apolda, Marie Flayac, Anne Phelipon Viviane Maurin et Jean-Claude Barré, tous bénévoles, qui proposaient, jour et nuit en continu, huîtres fraîches, entrecôtes frites pour les équipages au fil de leur arrivée dans une ambiance très conviviale très réussie.

Pour Brigitte Apolda, double casquette avec les contrôles sécurité et l’accueil au club « Les contrôles ça m’apprend plein de choses et notamment les contacts avec les coureurs et favorisent les rencontres, retrouver et reconnaître les coureurs dans le club a l’occasion des repas ».

Jean Claude Barré, à l’origine de cet accueil maintenant bien reconnu comportant huitres – qu’il a ouvertes toute la soirée – entrecôtes frites à toute heure au fil des arrivées des coureurs, organisation véritablement unique !

Viviane Maurin, Marie Flayac et Anne Phelippon avec Brigitte et Jean-Claude, assurent avec chaleur, gentillesse et disponibilité l’accueil et la prise en charge de tous les concurrents.

Paroles de concurrents :

Jérôme Apolda et Yan Sibé, sur Fastlane Élan 350 soulignent :

« un nombre de dauphins joueurs incroyables ! L’un d’entre eux faisait un flap dans l’eau avec sa nageoire à proximité du barreur.

Très beau temps, avec un vent de mer agréable dans un golfe de Gascogne peu agité.

La fin de course en cuillère pour rentrer dans le pertuis d’Antioche sous génois puis A3 » aura été un bon moment pour Philippe Triem sur Phu Cam.

A noter la présence d’équipages familiaux dont Alix Lefevre sur le Sun 3200 Kiralamur était l’une des trois femmes à participer à cette 45 5 avec son père, Pierre. Elle a aimé le départ « Tu sais pas trop où tu vas, ni ce qui va se passer… c’est très sympa. »

Partenaire de la 45 5 et de là Duo Cat Amania, Grassi bateaux est présent, pour Olivier « l’arrivée et l’accueil des femmes avec les huîtres, course chouette 100% La Rochelle. Cette course ouvre la saison avant l’Ar Men et la Duo. »

A venir également la prochaine course en solo : la fameuse course des Iles.

Clin d’œil à Henri Laurent qui a mis à disposition son Sun Fast 3200, Cœur de Chauffe, qui faisait hôtel pour Etienne Chabry et a permis d’accueillir tout le matériel de con voyage de concurrents !

Au total une course très réussie, organisée par la Rochelle Nautique avec Etienne Chabry omniprésent, en amont et tout au long de l’épreuve. Une réussite cette belle course, à l’année prochaine !

Site internet de l’épreuve : https://www.larochellenautique.com/gascogne_45_5/

Article rédigé par Penny Aubert et Alain Roland

44 ème SPI OUEST France du 14 au 18 avril : Retour à la tradition et aux fondamentaux pour ce Week end Pascal.

Près de 2400 marins seront attendus sur le plan d’eau de la baie de Quiberon au départ de La Trinité sur Mer.

Ce sera aussi l’occasion de retrouver le village et ses animations, de suivre les vidéos des compétitions diffusées en direct ou différées sur grand écran, de profiter de la réouverture du chapiteau, de découvrir les partenaires du spi Ouest France, d’échanger entre coureurs, membres de la SNT club organisateur de la partie sportive et les 200 bénévoles présents sur le site. 

Course majeure de la voile Française connue par le nombre de séries et de participants le Spi Ouest France est devenu une des plus grande régate de voiliers habitables d’Europe mêlant professionnels et amateurs, monocoques et multicoques, bateaux de série IRC et prototypes IRC , croiseurs Osiris.

Le spi Ouest France première épreuve de la saison du bassin Atlantique reste un rendez-vous incontournable pour la construction navale. Les chantiers présenteront leurs dernières nouveautés.

Bien qu’en plein préparatif de Transat IRC Cap Martinique qui partira le 1er mai de La Trinité, les Duos seront présents.  

Les fidèles du Spi Ouest France aiment revenir chaque année sur des bateaux historiques ce qui justifie la création d’un classement spécifique UNCL Vintage pour les Half Tonner.

Majoritaire en nombre les flottes monotypes habitables et sports boat animent particulièrement le plan d’eau. Les jeunes aux dents longues se mesurent aux expérimentés leader de classes. La relève pour les années à venir est bien là.

Rond spécifique et voile spectacle pour les Foiler Easy to Fly. Ambiance Coupe de l’America sur ce support spécifique qui amène des régatiers de renommée internationale.

Au total 20 séries seront représentées sur 5 ronds de la baie de Quiberon, 400 bateaux participeront, 120 départs seront donnés, 30 arbitres veilleront au bon déroulement des régates sur le plan d’eau.

Dimanche 17 avril une sortie du port des 400 bateaux sous voile est organisée sous forme de grande parade avec comme invitée d’honneur la flotte des Pen Duick. Tout est fait pour rassembler les marins d’exception. En plus d’une régate reconnue, le Spi Ouest France devient un évènement culturel maritime, une grande fête de la voile accessible au public.

Crédit Photo : @SNT

A un mois de l’ouverture du village de la Cap-Martinique à La Trinité sur Mer : 40 élus !

Petit retour en arrière ; Depuis l’ouverture des inscriptions lors du Nautic 2019, 83 équipages se sont identifiés sérieusement en franchissant la première étape des inscriptions pour la première édition de la Cap-Martinique. 

30 mois plus tard, ils sont 40 sur le pied de guerre, bien décidés à se réaliser dans l’accomplissement de cette première transat directe, en course et engagée.

Premier constat, une Cap-Martinique, cela se mérite et l’investissement est important. Il faut arriver à concilier vie personnelle et professionnelle avec ce défi sportif très chronophage… On le sait tous, la vie n’est pas un long fleuve tranquille et la Cap-Martinique est quand même un Océan à traverser en course.

Unique et engagée, on vous le dit et c’est marqué sur l’affiche !

Chapeau bas à tous ces compétiteurs qui sont à la hauteur des causes soutenues.

Les Duos :

KUTTEL Adrien, HEGIE Gerry (JPK 10.30 / Sentinel Ocean Alliance)
CARPENTIER Patrice, HOAHER Frédéric (JPK 9.60 / Planète Urgence)
DELEMAZURE Alexandre, WEIL Emmanuel (Figaro 2 / Project Rescue Ocean)
DERVILLE Victor, FIGEAC Gauthier (Ofcet 32 / Énergie Jeunes)
MONTECOT Jacques, LAFITE Samuel (Figaro 2 / Loire Odyssée)
AMEDEO Jacques, TAILLIANDIER Brice (JPK 110 / Te Mana o te Moana)
BURGAUD Olivier, PONTU Sylvain (JPK 10.80 / Contre Vents et Cancers)
GERARD Ludovic, BROSSAY Nicolas (JPK 10.80 / Pure Ocean)
TROUSSEL Olivier, BAUCHER Benoit (JOD 35 / Nidcap)
PAUL Patrick, PAUL Maxime (JPK 10.10 / Association Sainte Bernadette)
GACH Philippe, D’ALLARD Thierry (Pogo 30 / Association Fegaye)
PERON Alain, CHAVIGNY Jean-Marc (JPK 10.10 / Un papillon contre l’eczéma)
MENAHES Ludovic, LE GOFF David (JPK 10.10 / Karrgreen)
CADIOU Loeiz, DELAMARRE Hervé (JPK 10.10)
DE WITTE Tristan, DUTREUX Marcel (JPK 10.10 / Entreprise du Patrimoine Vivant)
SAUZIERES Philippe, VALRAUX François (JPK 10.80 / A Tree for You)
CHERIAUX Jean-François, CHEVALIER Patrick (JPK 10.10 / Les Apprentis d’Auteuil)
FROMENT Quentin, FROMENT Vianney (Figaro 2 / Le Rocher, Oasis des Cités)
WATINE Nicolas, ROCHARD Rémy (A 35 / Choisir l’Espoir)
JACOBSON Robert Rosen, HENDRICKX Gijs (Sun Fast 3300)
D’ABOVILLE Éric, DE LAMINAT Sébastien (JPK 9.60 / Parrains Marins)
AMALRIC Séverine, AMALRIC Pierre-Henri (Figaro 2 / L’Envol)
BARSOTTI Pierre, BOUTHORS Etienne (JPK 9.60 / La Ligue contre le cancer)
FISH Deb, DAVIES Rob (Sun Fast 3600 / Disasters Emergency Committee) 

BEHAGHEL Marc, PINTA Guillaume (JPK 10.30/Aura France)

Les Solos :

JOB Even (Figaro 2 / Oc&aïa)
VIAN Régis (A 31 / Espérance Banlieues)
GAUDRU Philippe (Sun Fast 3600/El Camino de l’espoir)
ISOARD Patrick (Sun Fast 3200 / Enfants du Mékong)
TOUGERON Frédéric (First 36.7 / Radis)
BODIN Stéphane (JPK 10.30 / Les Blairoudeurs)
KELBERT Jean-Pierre (JPK 10.30)
THOMAS Éric (Pogo 30 / Imagine for Margo)
OZON Alexandre (Sun Fast 3300 / Les Voiles de l’espoir)
HAMON Jean-François (Sun Fast 3300 / Architectes sans Territoire)
DOMENECH-CABAUD Laurent (Figaro 2 / AVF – Végécantines)
CHATAIGNER Hervé (JPK 10.30 / Scolioses et Partage)
CORET Pascal (Pogo 30 / CDC Développement)
LEFORT Etienne (A 35)
FOLLIN Adrien (Sun Fast 3300)

La Cap Martinique en chiffres :

0 bouteille plastique autorisée à bord
1 plan de gestion des déchets
1 ou 2 : le nombre d’équipiers à bord
9 : le nombre de jours d’ouverture du village départ à la Trinité sur Mer
1er mai : la date de départ pour tous
19 mai : la date probable d’arrivée des premiers
19 à 22 : le nombre de jours de mer de la plupart des concurrents
30 à 40 pieds (10 à 12 mètres environ) la longueur des bateaux
3 800 miles (7 000 km) à parcourir non-stop

Presse organisation :
Matthieu Honoré (pour Disobey)
+336 30 54 42 90
matthieu@sillages-communication.com

Crédits photos : D. Ravon – Ready Prod – A. Dujoncquoi – CMT Martinique

Photos HD sur demande à matthieu@sillages-communication.com

La Cap Martinique s’élance dans moins de deux mois

Communiqué de presse, le 7 mars 2022

Dans moins de deux mois, le 1er mai, sera donné le coup d’envoi de la première édition de la Cap-Martinique. Cette transatlantique inédite qui relie d’une traite La-Trinité-sur-Mer (Morbihan) à Fort-de-France (Martinique) rassemble 40 bateaux menés en double ou en solitaire par des marins 100 % amateurs.

« On ne se rend souvent pas compte du défi que cela représente de traverser l’Atlantique en course. C’est une petite Route du Rhum pour les engagés  » rappelle Jean-Philippe Cau, co-organisateur aux côtés de Thibaut Derville. Car c’est en effet la première fois qu’une course aussi longue et aussi exigeante est proposée à des marins non professionnels. La Transquadra, course mythique, permet en effet une escale à Madère.

Niveau relevé

« Nous avons placé haut le niveau d’exigence sportive avec les qualifications, avec le contrôle des bateaux, et le plateau correspond à cette exigence » poursuit Jean-Philippe Cau. « On a des coureurs aguerris, que l’on connaît bien, et c’est un gage de sérénité avant le départ. » La course est ouverte aux équipages doubles ainsi qu’aux skippers solitaires qui sont réunis au sein d’un même classement. Car la récente Transquadra, disputée en février a démontré qu’un solitaire pouvait très bien s’imposer au « scratch ». Après 14 jours de course, les vainqueurs – en double – ne se sont imposés qu’avec 30 minutes d’avance sur Alexandre Ozon, seul à bord de son Sun Fast 3 300. Car l’autre distinction au sein de la flotte est le choix du chantier. Il n’existe pas de « classement constructeur » mais la course se joue aussi entre les types de bateaux. Les grands favoris naviguent à bord de JPK 10.30 ou de Sun Fast 3300 (Jeanneau), deux machines dernier cri, capables de surfs sauvages à plus de 20 nœuds.

Têtes d’affiche

En solitaire, le match le plus attendu oppose Jean-Pierre Kelbert, patron du chantier JPK à Alexandre Ozon (Les Voiles de l’Espoir), qui court sous les couleurs de Jeanneau. Le premier connaît par cœur sa monture, fabriquée dans son propre chantier, alors que le second – électronicien de profession – est un marin chevronné, qui a passé des années en mer. Également candidat au podium, Stéphane Bodin, est engagé à bord d’un JPK 10.30. En duo, Ludovic Menahes et David Le Goff (Karrgreen) ont dominé la dernière saison de la tête et des épaules. Ils surveilleront Olivier Burgaud et Sylvain Pontu (Contre Vents et Cancers). Les deux hommes ont un beau pédigrée mais s’engagent à bord d’un bateau – le Sun Fast 3 300 – qu’ils ne connaissent pas encore sur le bout des doigts. En double, la surprise peut venir d’Adrien Kuttel et Gerry Hegie (Sentinel Ocean Alliance). Les deux Sud-Africains ont de solides palmarès mais ils sont inconnus dans l’hémisphère nord. Une seule chose est sûre, ils affichent une détermination hors norme puisqu’ils ont amené leur bateau en Afrique du Sud afin de profiter de l’été austral pour s’entraîner.

Un village ouvert à tous

A moins de deux mois du départ, le village de départ prend forme à La Trinité-Sur-Mer (Morbihan). « Nous disposons de 600 m2 couverts, avec un grand chapiteau, pour accueillir toutes les animations, bars, commerces de la course » détaille Thibaut Derville. Le grand public pourra profiter des animations et spécialités aux couleurs de la Martinique et du Morbihan.

« L’Envol » prend la mer

Tous les concurrents de la Cap-Martinique courent sous les couleurs d’une association qu’ils soutiennent. Ainsi, Séverine et Pierre-Henri Almaric portent les couleurs de « l’Envol ». Cette association accompagne les enfants et leur famille pour « que les enfants malades restent des enfants ». A l’occasion de la Cap-Martinique, de nombreux échanges seront mis en place entre les enfants hospitalisés et l’équipage. Ces moments de partage seront mis en place avant le départ, mais aussi pendant la course et même à l’arrivée en Martinique. Ce sera d’ailleurs la première action de l’Envol en Martinique.

ENGAGES
DUO :
KUTTEL Adrien, HEGIE Gerry (JPK 10.30 / Sentinel Ocean Alliance)
CARPENTIER Patrice, HOAHER Frédéric (JPK 9.60 / Planète Urgence)
DELEMAZURE Alexandre, WEIL Emmanuel (Figaro 2 / Project Rescue Ocean)
DERVILLE Victor, FIGEAC Gauthier (Ofcet 32 / Énergie Jeunes)
MONTECOT Jacques, LAFITE Samuel (Figaro 2 / Loire Odyssée)
AMEDEO Jacques, TAILLIANDIER Brice (JPK 110 / Te Mana o te Moana)
BURGAUD Olivier, PONTU Sylvain (JPK 10.80 / Contre Vents et Cancers)
GERARD Ludovic, BROSSAY Nicolas (JPK 10.80 / Pure Ocean)
TROUSSEL Olivier, BAUCHER Benoit (JOD 35 / Nidcap)
PAUL Patrick, PAUL Maxime (JPK 10.10 / Association Sainte Bernadette)
GACH Philippe, D’ALLARD Thierry (Pogo 30 / Association Fegaye)
PERON Alain, CHAVIGNY Jean-Marc (JPK 10.10 / Un papillon contre l’eczéma)
MENAHES Ludovic, LE GOFF David (JPK 10.10 / Karrgreen)
CADIOU Loeiz, DELAMARRE Hervé (JPK 10.10)
DE WITTE Tristan, DUTREUX Marcel (JPK 10.10 / Entreprise du Patrimoine Vivant)
SAUZIERES Philippe, VALRAUX François (JPK 10.80 / A Tree for You)
CHERIAUX Jean-François, CHEVALIER Patrick (JPK 10.10 / Les Apprentis d’Auteuil)
FROMENT Quentin, FROMENT Vianney (Figaro 2 / Le Rocher, Oasis des Cités)
WATINE Nicolas, ROCHARD Rémy (A 35 / Choisir l’Espoir)
JACOBSON Robert Rosen, HENDRICKX Gijs (Sun Fast 3300)
D’ABOVILLE Eric, DE LAMINAT Sébastien (JPK 9.60 / Parrains Marins)
AMALRIC Séverine, AMALRIC Pierre-Henri (Figaro 2 / L’Envol)
BARSOTTI Pierre, BOUTHORS Etienne (JPK 9.60 / La Ligue contre le cancer)
FISH Deb, DAVIES Rob (Sun Fast 3600 / Disasters Emergency Committee)

SOLO :  JOB Even (Figaro 2 / Oc&aïa)
VIAN Régis (A 31 / Espérance Banlieues)
HENRARD Stéphane (Opium 39 / Kick Cancer)
ISOARD Patrick (Sun Fast 3200 / Enfants du Mékong)
TOUGERON Frédéric (First 36.7 / Radis)
BEHAGHEL Marc (JPK 10.30)
BODIN Stephane (JPK 10.30 / Les Blairoudeurs)
KELBERT Jean-Pierre (JPK 10.30)
THOMAS Eric (Pogo 30 / Imagine for Margo)
OZON Alexandre (Sun Fast 3300 / Les voiles de l’espoir)
HAMON Jean-François (Sun Fast 3300 / Architectes sans Territoire)
DOMENECH-CABAUD Laurent (Figaro 2 / AVF – Végécantines)
CHATAIGNER Hervé (JPK 10.30 / Scolioses et Partage)
CORET Pascal (Pogo 30 / CDC Développement)
LEFORT Etienne (A 35)
FOLLIN Adrien (Sun Fast 3300)
 

La Cap Martinique en chiffres :

0 bouteille plastique autorisée à bord
1 plan de gestion des déchets
1 ou 2 : le nombre d’équipiers à bord
9 : le nombre de jours d’ouverture du village départ à la Trinité sur Mer
1er mai : la date de départ pour tous
19 mai : la date probable d’arrivée des premiers
19 à 22 : le nombre de jours de mer de la plupart des concurrents
30 à 40 pieds (10 à 12 mètres environ) la longueur des bateaux
3 800 miles (7 000 km) à parcourir non-stop

Presse organisation :
Matthieu Honoré (pour Disobey)
+336 30 54 42 90
matthieu@sillages-communication.com

Crédits photos : D. Ravon – Ready Prod – A. Dujoncquoi – CMT Martinique

Photos HD sur demande à matthieu@sillages-communication.com
@YCCA 2010

Le Grand Prix du Crouesty invite la classe IRC Vintage

En parallèle des 100 Milles du Crouesty les 3 et 6 juin, le YCCA – dans le cadre de son partenariat avec l’UNCL, ouvre aux IRC Vintage le grand prix du Crouesty 2022 du 3 au 6 juin. Cette nouvelle classe IRC rassemble les anciens bateaux dont un modèle a été jaugé en IOR – donc pré 1994.

Pour Marc Eymond, président du YCCA : «Conjuguer le plaisir de naviguer en régate et équité sportive est dans l’ADN même de notre club. Nombre de bateau de cette époque ont un passé de fervent régatiers ; mais la confrontation avec bateaux de régate actuels n’a que peu d’intérêt tant les polaires sont différentes. La création de cette classe IRC vintage au grand prix du Crouesty sera l’occasion de faire revivre ces unités  qui font partie du patrimoine de la régate.  

Nous attendons un spectacle magnifique, avec le retour des grand triangles avant et la patte des architectes de ces années comme Stephens, Frers, Carter, Mauric, Joubert, Berret, Holland et tant d’autres.

Les parcours seront sélectionnés avec les participants pour mieux coller à leurs envies et l’ambiance chaleureuse des régates de cette époque de mise- comme toujours au Crouesty.

Et les classements seront multiples, afin de reconnaitre le résultat sur l’eau mais aussi les critères plus spécifiques à ces bateaux de légende.

Nous fixons à 12 le nombre minimum d’inscrits dans cette classe pour organiser cet événement, tout en en attendant beaucoup plus. Contactez nous vite pour nous dire si vous êtes partants. »

Pour savoir si votre bateau est éligible à cette classe IRC vintage ou mettre à jour votre certificat de jauge IRC vintage, vous pouvez télécharger la règle de classe et/ou contacter le Centre de Calcul IRC France : irc@uncl.com

Le YCCA, la Mairie d’Arzon, en partenariat avec les professionnels du port du Crouesty continuent à investir dans le développement d’un écosystème de régate intense, convivial et solidaire.  En 2022 le YCCA a lancé avec succès un pôle Mini 6,50- Le Crouesty recevra du 02 au 09 avril 2022 les 180 bateaux de la course de l Edhec – S’en suivra le national Muscadet puis le Grand Prix du Crouesty pour équipage et les 100 Miles du Crouesty pour les duo. Ce pour la première partie de saison.

Par ailleurs le YCCA  participe à l’organisation du Spi Ouest France en soutient de la SNT. Ce programme dense repose largement sur un club particulièrement bien géré, un espace club de réception chaleureux et sur un grand nombre de bénévoles ultra investis. Pour que Régater au Crouesty soit  toujours une expérience intense et conviviale.

Les 100 milles du Grand Prix du Crouesty est ouverte aux IRC doubles, cette épreuve comptant pour le Championnat UNCL 2022 Manche – Atlantique Double.


Accueil des concurrents en toute convivialité et sportivité , ambiance garantie dans le cadre du grand Prix du Crouesty.

Rendez vous les 3 et 6 juin au Crouesty.

Pour mémoire, le grand parcours serait :

  • Départ en baie de Kerjouanno
  • Passage de la Teignouse
  • Groix à laisser à bâbord
  • La jaune de Glénan à bâbord
  • Belle ile à bâbord
  • Les Grands Cardinaux à bâbord
  • Arrivée à Sud Méaban

L’UNCL dévoile les calendriers des Championnats 2022

Retrouvez dès à présent les calendriers des Championnats UNCL 2022 disponibles sur notre sire internet.

CHAMPIONNAT MANCHE-ATLANTIQUE 2021 – ADEOSYS GAGNE EN DOUBLE ET OVERALL !

Par Patrice CARPENTIER

C’est une première du championnat Manche-Atlantique, le même bateau gagne dans les deux classements, sans avoir couru une seule fois en équipage… Il s’agit du JPK 10.10 Adéosys, le dernier exemplaire produit en 2019 par le chantier de Larmor Plage pour Ludovic Menahes.

Originaire de Brest, installé sur Vannes depuis 2004, sociétaire du club de La Trinité-sur-Mer et de l’UNCL, Ludovic a démarré la régate en dériveur avec David, puis a quitté la scène vélique pour se consacrer au management de sa société informatique. Il est revenu à sa passion en 2015 à bord de son First 31.7. Voyant que ce n’était pas incompatible avec ses obligations, à la fois professionnelles et familiales, il a acheté un JPK 10.10 pour participer à la Transquadra 2020, toujours en compagnie de son fidèle comparse David, lui-même propriétaire d’un J 92 sur lequel Ludovic a maintes fois posé son ciré entre 2007 et 2010.

En raison du Covid, les deux compères optent pour la Transat Cap Martinique, qui fut elle-même repoussée d’un an. Ils profitent de ce report pour effectuer des améliorations sur le bateau, parfaire leur préparation – Ludovic participe activement à la mise en place d’un groupe d’entraînement à La Trinité-sur-Mer – et courir en 2021 un maximum de régates inscrites au Championnat. Cette assiduité, couronnée par de belles performances réalisées tour à tour avec David, Jérôme Croyère et François Moriceau, vaut au JPK 10.10 d’achever la saison en grand vainqueur avec 7 courses à son actif et un total de 400 points en cumulant ses cinq meilleurs résultats, comme le veut le règlement.

@Paul Wyeth/RORC

Ludovic retiendra de cette belle saison beaucoup de plaisir, de joie, mais aussi un peu de frustration, car cela n’a pas été simple. « On dit souvent que ça se sauve par devant. Et bien non! Nous retiendrons qu’à chaque fois que nous avons été en tête, le vent nous a bloqué la route », retient ce sympathique skipper fort apprécié de ses pairs. Les agapes démarrent par la Gascogne 45/11. Toute nouvelle course au format inédit, disputée par une météo clémente exigeant une solide stratégie pour négocier des  anticyclones à travers le golfe de Gascogne à l’aller et au retour :

« On va faire la course en tête quasiment dès le départ en négociant bien toute notre descente ».

Adéosys est le premier à prendre l’option Sud vers l’Espagne et à couper la longitude 11°pour prendre le chemin du retour. La victoire en temps réel lui tendait les bras, mais une dernière bulle sur la route de l’arrivée à La Trinité-sur-Mer lui fut fatale. Le programme se poursuit avec La Trinité-Cherbourg (en remplacement de Cowes), une course de vitesse s’achevant comme d’habitude en tricotant avec de forts courants. Adéosys termine second battu par le JPK  10.80 d’Olivier Burgaud. Sa participation à Cowes-Dinard se solde par un « Pas la peine de s’étaler, on n’aura pas été bons… ».

Arrive le gros morceau de la saison avec un plateau de choix : la Rolex Fastnet. Ludovic et David font une excellente montée vers le « Rock » qu’ils contournent en tête de leur classe. Le retour est moins tonitruant (lire ses commentaires parus sur notre site). Le bel Adéosys mettra quand même un point d’honneur à finir 1er en réel du groupe IRC 4 et empochera au passage 99.6 pts. Retour dans le Morbihan pour la Nuit des Iles du Ponant (cette fois avec Francois Moriceau) : peu de vent, voire pas du tout. « Le début de la course est sympa, 5 – 8 nœuds de vent (c’est toujours bon quand on est collé aux bateaux avec un rating bien au-dessus), mais quand la nuit tombe, on ne voit plus le plan d’eau, bien trop calme à notre goût… Ce n’est plus du plaisir et on a hâte de terminer. (16h pour parcourir 40 milles…) ».

Au Télégramme à Lorient, il fait beau, le vent est modéré, variable et parfois ponctué de calmes comme lors de la manche 2 où Ludovic accompagné de Jérôme Croyère, alors en tête, se retrouve scotché et fort contrit de voir ses poursuivants le dépasser à gauche et à droite.  L’épisode final se nomme le Spi Ouest-France que l’armateur et skipper du JPK 10.10 résume par ces mots : « La 1ère journée, top, on ne pouvait pas faire mieux. Mais le samedi, comment dire… On a dû montrer tout ce qu’il ne fallait pas faire (bref, une journée à oublier). Le dimanche, dernier jour, il faut bien finir la saison. On va s’appliquer pour finir 2ème, juste derrière Papillon (le JPK 10.10 d’Alain et Jean-Marc) avec qui nous nous sommes entrainés tout l’hiver ». En guise de conclusion, il retient que pour faire « tout ça », il faut :

« Une femme et des enfants très conciliants qui acceptent toutes ces absences, des collaborateurs qui assurent chez Adeosys, une voilerie (Technique Voile) qui est à l’écoute et qui vous accompagne, et un groupe d’entraînement qui partage tout. Merci à vous tous ».

Article rédigé par Patrice CARPENTIER

Crédit photo : @Paul Wyeth/RORC

 

Solenn for Pure Océan chez les anglais

Retour sur la dernière édition de la Rolex Fastnet Race à travers le récit de Ludovic Gérard, sociétaire du Pôle Course au Large du CNTL et membre de l’UNCL, il revient pour nous sur cette course mythique.

La Rolex Fastnet Race est une des courses amateurs les plus intéressantes et dures au monde, beaucoup de régatiers rêvent d’y participer une fois dans sa vie. Au même titre qu’une transatlantique ou le passage du Cap Horn, cela fait partie des graals à conquérir pour tout régatier habitué des courses au large.

Inscrit à la Transat Cap Martinique en double, le report de la Transat à mai 2022, m’a laissé sur ma faim pour 2021. Après réflexion, décision est prise d’aller participer au Fastnet cette année, cela tombe bien, elle n’a lieu que les années impaires.

Pourquoi le Fastnet ?  Le démon de la course au large est terrible : c’est addictif. Il n’y a pas d’autre mot pour désigner cette soif de nouveaux horizons, de couchers et levers de soleil sur la mer, sans voir la côte, d’engagement physique et psychique pour tenir bon sur ces centaines de milles à parcourir, quelles que soient les conditions météo…  J’ai beaucoup couru sur les parcours Méditerranéens, évidemment entre Marseille – Porquerolles – Corse – Monaco – Barcelone mais aussi jusqu’à Malte, lors de nos deux participations à la Rolex Middle Sea Race que nous avons d’ailleurs remportée dans notre classe en 2019.
Alors pourquoi le Fastnet, en Manche ? Pourquoi aller dans l’humide et le frais, même en été ? Pourquoi s’imposer une telle logistique ? Pour le plaisir de courir évidemment mais aussi de se confronter à l’élite de la voile amateur et professionnelle européenne. Sortir de la routine des courses locales, de ce que l’on appelle en management « sa zone de confort », voilà qui procure adrénaline et qui est un ressort pour une progression continue, dans la vie professionnelle comme dans le sport amateur.

C’est aussi l’occasion pour porter les couleurs de la Fondation marseillaise Pure Ocean « là haut ». Parler de notre engagement pour la préservation des Oceans, l’éducation du grand public à ces problématiques et le soutien de programmes de recherches ayant trait à la préservation des océans et une meilleure connaissance de leurs richesses extraordinaires.

 

Cela fera deux ans que je soutiens cette Fondation avec mon voilier, notamment avec mes équipiers de double Philippe Mariani et Nicolas Brossay, et nous allons continuer.

Un Fastnet, ça se prépare ! D’abord il ne faut pas rater l’inscription : l’engouement est tel que toutes les places sont réservées dans l’heure qui suit l’ouverture, en février. C’est bon pour nous, première étape validée !
S’en suit la préparation de la logistique : décision est prise d’envoyer (et ramener) le bateau par camion sur Cherbourg.  Ce qui sera fait courant juillet, après vérifications du matériel de sécurité, choix des voiles à emmener pour la course, et  dématage avec Yannick Peduzzi, préparateur du bateau.

William Le Coz me secondera sur cette course, il accueille le bateau à l’arrivée du camion et participera au rematage et mise à l’eau, gérés par Axe Sail à Chebourg.

Nous nous retrouvons le 5 août avec William à Cherbourg, sur le village délocalisé de la course pour confirmation d’inscription, remise en route du bateau, réglages et sortie en mer d’échauffement. Du fait des restrictions sanitaires pour entre en Angleterre, le RORC a très judicieusement organisé une 2ème chaine d’inscription à Cherbourg. Un gros travail de préparation de la navigation est nécessaire, car en Manche et Mer Celtique, nous allons rencontrer des courants de marée pouvant aller jusque 6-8 nœuds !

Nous décidons de traverser la Manche le samedi 7 aout en profitant d’un flux de Sud Ouest et passerons la nuit à couple dans une marina en face de Cowes.  Occasion d’une pinte et un burger dégustés après avoir débarqué clandestinement  pour rejoindre  le pub juste au-dessus de la marina.

Dimanche est le jour du départ, et la météo est conforme aux prévisions et à la réputation du Solent : nous voila cueillis par 30 nds de vent d’ouest, contre le courant de marée, avec une mer hachée et très dure. Imaginez la zone de départ avec 330 bateaux, chacun devant passer une « gate » avec voile de cape et tourmentin à poste.  Les départs s’enchainent tous les quarts d’heure, aux coups de canon traditionnels ! Et rajoutez un ferry qui passe de temps en temps au milieu de la flotte, voilà de quoi faire monter l’adrenaline. Nous sommes en IRC3, avec les équipages, le classement double est extrait par la suite.
Un concurrent hélas nous heurte sur l’arrière alors que nous hissions la grand’voile, causant des dommages que nous pensons mineurs au balcon arrière tribord. Pertubés, nous envoyons le solent sans les écoutes et le temps d’etre prêts, c’est déjà notre procédure du départ. Départ que nous prenons très moyennement du coup.

 

Nous nous attachons à appliquer la stratégie prévue et en jouant bien avec le courant, nous sortons du Solent avec un vent qui est encore monté d’un cran, avec le bon peloton, dans les 10 premiers de notre classe, ouf ! La sortie de la Manche se fera en tirant des bords le long de la Cornouaille à l’abri du courant pendant le flot, plus loin des cotes lors du jusant. Les cirés hauturiers et gilets sont de mise depuis le début de la course, et nous vivons et dormons tout habillés, prêts à sortir sur le pont.

Déjà 36 heures de mer et nous attaquons les Scilly et le contournement des Dispositifs de Séparation de Trafic dans la nuit de lundi à mardi, par un vent plus faible, avons depuis un moment laché le ris dans la Grand’Voile et remis le génois. C’est alors que le pilote automatique se met en grève. Il s’avère que les pieds du balcon arrière tordu laissent entrer l’eau et nous avons 3 seaux d’eau environ dans le coffre arrière, le pilote a été noyé. Les tentatives de réparation le mardi ne donneront rien et nous décidons de continuer et nous organiser pour nous relayer à la barre.
Nous rentrons dans un mode un peu dégradé de course puisque nous ne pouvons plus rien faire ensemble : manœuvres, analyses météo et routes, etc. Même les repas sont désormais pris à tour de rôle. Cela parait pas grand-chose, mais ces moments de vie « ensemble » en course au large sont importants et rythment les journées.

La mer Celtique jusqu’au Fastnet sera traversée quasiment d’un seul bord au près, et nous passons le Fastnet Rock du mardi au mercredi, en pleine nuit noire, sous la pluie. Ambiance de science fiction avec ce phare dont les faisceaux lumineux tournoient au-dessus des mats dans la nuit ! sans oublier les concurrents un peu partout, les zones de DST à éviter et nous voilà repartis cap au Sud Est.

Le passage d’un front nous apporte un peu de pluie mais surtout un bon vent de Nord Ouest, et c’est sous spi à 10 nds de moyenne que nous filons vers les Scilly, sous un grand soleil finalement.
Nous arrivons aux Scilly pour slalomer entre les rochers, les iles et les DST dans la nuit de mercredi à jeudi, et là , nous nous trouvons plantés dans 4 nœuds de vent, face à un courant de 2-3 nœuds, impossible de passer Bishop Rock !  4 h à batailler dans la nuit pour ne pas perdre avant de pouvoir se dégager et reprendre la route. Cet arrêt nous coutera une bonne dizaine de places en fait , nous voila dans les 20 de notre classe, sur 72.

C’est reparti pour la Manche jusque Cherbourg, nous décidons de passer plutôt coté Angleterre et plonger au dernier moment sur le DST du Raz Blanchard compte tenu du timing marées.
Arrivés à Cherbourg vendredi au petit matin, nous décompressons autour d’une bière bien sûr, contents d’avoir fini cette course !  plus de 70 bateaux ont abandonnés quand même, surtout lors des premières 24h très dures.

Un peu déçu certes du résultat sportif, je reste très content d’avoir mené ce projet à bien de Marseille à Marseille en passant par Cherbourg, Cowes, le Fastnet !  Finir les 700 milles de la course est déjà un beau résultat, et nul doute que l’envie est là d’y retourner en 2023, maintenant que je connais le parcours, et puis il faudra bien revenir pour faire un selfie devant le phare !

Infatigables, notre prochaine grande course sera la Rolex Middle Sea Race fin octobre, un grand tour de la Sicile au départ de Malte, 600 milles environ, avec Nicolas Brossay cette fois.

Petite anecdote pour conclure : il est souvent d’usage de remettre le pavillon de la course et des polos lors des courses à la voile, et bien au Fastnet, cela se mérite : ils sont remis après l’arrivée et non pas avant comme dans les autres courses !

Je vous invite, comme le font déjà nos mécènes que je remercie encore, à soutenir directement la Fondation Pure Ocean via le lien sur notre site web, et à nous suivre nous sur les réseaux sociaux :

 

Crédit photo Rick Tomlinson – RORC

 

SHAMROCK V – Premier à Funchal !

La 1ère étape de la Transquadra, pour la flotte au départ de Marseille, a été remportée avec une belle avance en temps réel et en temps compensé par le Figaro 2 SHAMROCK V à Bruno MAERTEN, membre du Comité Directeur de l’UNCL, associé à Olivier GUILLEROT. Le bateau est également membre du Pôle Course du CNTL à Marseille.

Equipage et bateau ont su mettre à profit le report de la course pour fiabiliser la préparation de la monture. A l’arrivée à Madère, le seul pépin technique enregistré sur SHAMROCK V concerne… sa cafetière !

Quand à Bruno et Olivier, qui partaient déjà tous deux sur des bases très solides, les entrainements répétés et assidus leurs ont permis d’élever encore le niveau de compétence et la coordination à bord. Leur « plongée » plein sud en Mer d’Alboran était l’option payante. C’est notamment l’avance acquise sur cette partie du parcours, juste avant Gibraltar, qui a permis à SHAMROCK de s’échapper à la sortie du Détroit.

Arriver à Funchal, se faire plaisir et faire une belle place si possible : Bruno et Olivier ont coché toutes les cases ! Victoire bien méritée pour le duo marseillais. Bravo à eux !

L’UNCL

 

Images : ©Transquadra

La Transquadra 2021 courue en IRC : l’ADN de l’UNCL

Comme depuis sa création, il y a 28 ans, la direction de la Transquadra a choisi de faire courir la 10ème édition de l’épreuve qui s’est élancée de Marseille (13 août) et de Lorient (18 août), sous la jauge IRC. Une règle internationale reconnue par World Sailing, adoptée à ce jour dans une quarantaine de pays à travers le monde et qui est devenue le socle de cette course transatlantique réservée aux skippers amateurs, en solitaire ou en double, de plus de 40 ans.

Pour faciliter le travail des organisateurs, le Centre de calcul de l’UNCL dirigé par Ludovic Abollivier, a tout mis en œuvre pour satisfaire les besoins des organisateurs. « Pour chaque bateau engagé, nous avons constitué et transmis au Comité Technique de la Transquadra un dossier précis avec l’ensemble des caractéristiques techniques que les concurrents nous ont transmis, explique Ludovic Abollivier. Puis, j’ai appelé personnellement chaque propriétaire afin de s’assurer que les données transmises et le certificat en résultant étaient corrects. » Imprimé sur le certificat IRC d’un bateau, son « rating » (TCC), appliqué au temps réel pour effectuer le parcours, permettra de calculer un temps compensé, et ainsi établir un classement équitable quel que soit le type de bateau.

La production de certificats de jauge, bien en amont de l’épreuve, a été efficace. Ce travail a été réalisé conjointement avec le Comité Technique de la Transquadra. Pendant de nombreuses semaines, Ludovic Abollivier et Jean-Noël Tourin, trésorier de l’association organisatrice, mais aussi président du Comité Technique de la course, ont travaillé de concert. Il fallait effectivement que tous les certificats soient édités avant la date limite fixée au 30 juin dernier. « Ce fut un vrai travail en commun reconnait Jean-Noël Tourin. Nous avons vérifié ensemble toutes les données des bateaux (mats, gréement, voiles) afin que le jour du départ, il n’y ait pas de soucis. » Résultat lors des deux départs, à Marseille, comme à Lorient, les organisateurs ont pu concentrer leurs efforts sur les vérifications de sécurité.

A bord de ces bateaux, une trentaine de membres de l’UNCL. Avec un seul leitmotiv, se faire plaisir, quel que soit le bateau sur lequel on court, en solitaire et en double. Même si certains comme Alexandre Ozon, vainqueur de la dernière édition, espère bien monter sur le podium. Et avec une surprise, la venue à Lorient de Bernard Mallaret, le sudiste venu se frotter aux fines barres de la côte Atlantique. « On cherche toujours la performance, avoue-t-il. Alors partir de Lorient était logique… » Une envie d’en découdre que tous les membres de l’UNCL partants, comme l’ensemble des concurrents, avaient chevillé au ciré au moment du coup de canon libérateur.

Les membres de l’UNCL engagés dans la Transquadra 2021 selon leur port de départ :

Lorient : Damien JENNER, Hervé CHATAIGNER, Yann JESTIN, Bernard MALLARET, Jérôme LESIEUR, Alain CAUDRELIER, Patrick ISOARD, Alain FEREC, Noël RACINE, Alexandre OZON, Stéphane BODIN, Philippe TRIEM, Julien LEBAS, Frederic PONSENARD, Paolo MANGIONE, Gerard QUENOT, Jérôme APOLDA, Frederic NOUEL, Pascal BERNEDE, Jean-François GOUTEUX, Fabrice TROPRES, Jean PASSINI, Jean-Marc TRIHAN, Bernard GRAFFAN, Bertrand FOURMOND, François HINCKER, Henri LAURENT.

Marseille : Bruno MAERTEN, Antoine LACOMBE, Caroline PETIT, Patrick VAN GAVER

 

Antoine Le Séguillon pour l’UNCL

Images: ©Transquadra