Gascogne 45/5 ET Cap 45/11 2021 : Des régatiers HEUREUX !

Le départ de la Gascogne 45/5 et de la première édition de la Cap 45/11 a été donné le 3 juin dernier en baie de La Rochelle.

Deux courses, une même ligne de départ et deux parcours hauturiers simples dessinés pour les IRC Duos et Solos.

Avec le report à 2022 de la Cap Martinique, la SRR, la SNT et l’UNCL se sont associés pour organiser ensemble cette nouvelle course au large, la Cap 45/11 qui s’élançait en même temps que la traditionnelle Gascogne 45/5.

Un retour aux affaires qui a fait mouche puisque 85 bateaux étaient au départ, toutes voiles dehors, créant une belle animation dans la baie Rochelaise.

Il a fallu jouer avec Eole en prenant des options audacieuses, réussies ou perdantes, comme on le constate sur les classements de ces deux courses.


750 milles pour la Cap 45/11

La première édition de la Cap 45/11 vient de s’achever à la Trinité-sur-Mer. Les premiers concurrents ont donc mis un peu moins de 6 jours à boucler ce parcours inédit.

Les premiers à s’élancer de La Rochelle étaient les 7 duos et 10 solos IRC de la Cap 45/11 pour un long parcours de 750 milles qui leur demandaient d’aller virer la bouée météo située par 45°N de latitude et 5°W de longitude, puis de couper la longitude 11W, là où ils le souhaitaient avant de remonter vers la ligne d’arrivée à la Trinité-sur Mer.

La principale marque de parcours était la 11è longitude, c’est à dire que les coureurs devaient prendre une droite et non un point comme c’est le cas habituellement. Cette innovation a ouvert le champ des possibles avec une foule d’options déployée par les 21 concurrents.

 « C’est génial, il y a eu tout un tas de choix en matière de stratégies car il y a quand même eu 230 milles d’écart Nord Sud au moment de chercher la longitude. Le concept fait l’unanimité » se réjouissent Thibaut Derville et Jean Philippe Cau.

Les faibles conditions météo ont très vite créé de grands écarts entre les premiers et les derniers. Le suspens était intense entre le groupe des sudistes qui ont plutôt privilégié une navigation le long du Cap Finistère et 3 bateaux (Ad Hoc, Project Rescue Ocean et Oceanvox) qui avaient opté pour une route plus nord. Une option audacieuse.

En temps réel, ce sont David Alonso et Thomas Salisbury qui franchissent la ligne en premiers à bord d’un Sun Fast 3300 en un peu moins de 6 jours de course après près de 1000 Milles parcourus, mais le grand vainqueur est Pierrick Penven qui s’impose en temps compensé sur son Sun Fast 3200. Le Brestois, habitué à naviguer en solo, est allé chercher le vent au plus près de la Gascogne et cette option a payé :

« C’était une super course, super intense » explique le skipper de Zephyrin qui a prévu de participer à la prochaine Transquadra. « C’est une excellente préparation, cela permet de valider pas mal de choses avant la transat. Le fait d’aller chercher une longitude a ouvert le jeu. On pouvait faire ce qu’on voulait, ce qui a demandé beaucoup de réflexion » explique -t-il.

Du côté des Duos, le JPK 10.10 Adeosys de L. Menahes et D. Le Goff montent sur la première marche du podium après plus de cinq jours en mer. Ils sont suivis au classement par Blue Oscar, le Sun Fast 3300 de David ALONSO et Tomas CUNAT SALISBURY. Ces derniers ont franchis la ligne d’arrivée premiers en temps réel dans le groupe des duos avec deux heures d’avance seulement sur Adeosys qui a mené en temps réel la course pendant 5 jours et perdu sa place dans la dernière nuit ! L’autre JPK 10.10 ROGER PRADIER OUTDOOR LIGHTING – SEC, mené par Tristan DE WITTE et Marcel DUTREUX clôture le podium à la troisième place.

 

Une belle, longue et fatigante épreuve qui a malheureusement mis les marins en face d’une fâcheuse réalité, comme nous le relatent Brice et Jacques sur Nambas :

« Il y a des objets que l’on n’aimerait jamais rencontrer en mer, et pourtant la mer est une décharge où l’on trouve de tout à la dérive. Le skipper de Zéphirin a du plonger pour dégager du matériel de pêche pris dans sa quille. Nous sommes passée à quelques mètres d’un embrouillamini de filets pris dans de vieilles aussières, de flotteurs et j’en passe ! Des objets en tout genre, un fût dont on pouvait voir dur le couvercle le sigle « produit dangereux », une latte en plastique, un madrier en bois…

Et au milieu de tout ça, les dauphins, permanents compagnons de voyage qui continuent à nous ravir.Dernière nuit en mer, devant nous Belle Isle est à 13h. Quelle belle navigation, même si la pétole de la nuit dernière nous a un peu fatigués, tant nous devions en permanence surveiller les réglages et les caprices d’elle. Notre JPK va bien. Nous n’avons qu’une vague idée de notre classement, mais nous savons que nous marchons pas trop mal. Merci aux organisateurs d’avoir eu l’idée de cette course. Les conditions très douces l’ont rendue plus facile … Le 11ème méridien c’est loin ! »

Pierrick Penven : vainqueur en solo sur la Cap 45/11

« C’était une super course, super intense avec beaucoup d’options. La météo nous a mis plusieurs dorsales sur la route, des grosses, des petites, … Il y a eu des choses très contrastées. Cette course est une excellente préparation avant d’attaquer une transat. Le fait de devoir aller chercher une longitude (et non une marque) change beaucoup de choses. Ça demande beaucoup de réflexion car on peut faire ce que l’on veut. »

La Cap 45/11 a démontré le bien-fondé de son concept et va vite trouver sa place dans le calendrier des Championnats UNCL Manche – Atlantique 2021.

Informations et résultats complets : http://srr-sailing.com/s/11972/45.5

 

 

Gascogne 45/5: 350 milles dans le Golf de Gascogne

Conçue essentiellement pour les Duos, la flotte la plus représentée (23 IRC1, 15 IRC2) et les Solos, l’épreuve était aussi ouverte aux équipages.

Ces derniers se sont élancés avec les 16 solos, suivis de la flotte des duos IRC1, puis des duos IRC2 en quatrième départ, pour un parcours de 350 milles qui leur demandait d’aller virer la même bouée météo dans le Golf de Gascogne avant de revenir vers La Rochelle.

Là aussi, le manque de vent a vite créé des écarts. Les options sud ou nord se sont vites dessinées et des petits groupes se sont créés. Après une première nuit difficile, selon les témoignages de certains coureurs, la flotte de la 45/5 se dirigeait lentement vers La Rochelle. Sur l’ensemble du plan d’eau les conditions sont calmes et les vitesses affichées de 5 à 6 nds. Seul Akela reste rapide avec une moyenne de 7 nds. Derrière, la pétole s’installe. Ils seront plusieurs à en faire les frais et abandonner.

Et le premier, toutes classes confondues en temps réel est Akela, l’Akela 50 d’Hervé D’Arexy et son équipage, qui a franchi la ligne à 12H01 le 5 juin, dans quelques petits noeuds de vent. A 40 nautiques derrière, ses poursuivants les plus proches ont mis de longues heures pour achever leur course.

Un coup de chapeau au solo Alexandre Ozon sur son Sun Fast 3300 Sapristi qui s’impose dans sa catégorie, devant Festa 2 un autre Sun Fast 3300 mené par Jean François Hamon et devant le JPK 10.30 Wasabi de Stéphane Bodin.

Chez les double IRC1, Sna-Numerobis mené par Jean Passini et Dominique Dubeau, l’emporte devant Pour Aster Bretagne (Pascal Bernede et Eric Chalaux), Patrice Carpentier et Jaekel Alix sur le JPK 9.60 Group 5 sont eux en troisième position.

Le duo composé d’Eric Guigne et Tanguy Caron sur leur Sun Fast 3600 Ose Ladybug prend la tête de la flotte des IRC2, suivis du JPK 10.80 Timeline (Jérome Huillard d’Aignaux /Jean Baptiste Vezin) suivi d’un autre Sun Fast 3600 Spritz mené par Bertrand Le Marec et Yann Dube.

Treize bateaux répartis dans les différentes catégories ont abandonné. Tous sont arrivés à bon port.

Le club Rochelais a de nouveau résonné des retrouvailles des régatiers. Et une fois la course refaite, on commençait à parler de la suite de la saison et des projets 2022.

Les organisateurs étaient heureux d’avoir pu mettre en commun, dans le contexte actuel, leurs forces et leurs moyens pour offrir aux passionnés de course offshore une opportunité de naviguer au large dans les meilleures conditions.

Une belle montée en puissance et un entraînement parfait pour les doubles et les solos qui partiront fin août sur la Transquadra ou au printemps prochain sur la Cap-Martinique.

La Cap 45/11 a démontré le bien-fondé de son concept et va vite trouver sa place dans le calendrier des courses IRC.

Informations et résultats complets : http://srr-sailing.com/s/11982/45.11

45/5 et Cap 45/11, un même départ, deux parcours

Ce concept inédit de course au large fait mouche, avec 80 IRC Duos et Solos inscrits à ce jour.

En raison du report de la Cap-Martinique au 1er mai 2022, la SRR, l’UNCL et la SNT ont décidé de faire cause commune et d’organiser ensemble une nouvelle course au large dénommée CAP 45/11.

Le 3 juin prochain, cette nouvelle épreuve s’élancera de La Rochelle sur la même ligne et en même temps que la traditionnelle 45/5.

Article UNCL: https://www.uncl.com/2021/03/22/actualites-courses/gascogne-45-5-et-cap-45-11-les-inscriptions-sont-ouvertes/

Un même départ à La Rochelle et deux parcours simples dessinés pour les IRC Duo-Solo.

Le défi de celui de la Gascogne 45/5, déjà réputé et très apprécié des régatiers, est d’aller virer la bouée météo située par 45°13N de latitude et 5°W de longitude. Une navigation de près de 350 Milles dans le Golfe de Gascogne et retour sur La Rochelle pour la ligne d’arrivée.

Le parcours Cap 45/11, qui se courra sur environ 750 milles, est innovant puisque les coureurs après avoir viré la même bouée météo devront couper la longitude 11°W, là où ils le souhaitent et rentrer à La Trinité-sur-Mer, berceau de la Cap Martinique.

Si les autorisations sont données et à ce jour c’est bien parti, et même si les courses devront se courir avec des protocoles particuliers, ces deux Courses au large, qualificatives pour le Fastnet 2021, la Transquadra 2021 et la Cap Martinique 2022, auront une saveur toute particulière après un début de saison quelque peu bousculé, et permettront enfin aux concurrents de se mesurer et de capitaliser sur toute leur préparation déjà engrangée.

A ce jour 80 bateaux sont inscrits, preuve de l’engouement des régatiers pour ces courses au large et de l’énorme travail fourni par les deux clubs organisateurs et l’UNCL. Ils seront 58, 18 solos, 36 duos et 4 équipages, au départ de la 45/5, et 22 sur la Cap 45/11 dont 10 solos et 12 Duos.

Cette forte mobilisation promet de belles images et de belles luttes dans la baie de La Rochelle puis dans le Golfe de Gascogne et jusqu’aux abords de La Trinité.

Site internet : http://www.srr-sailing.com/s/11972/45.5

PROGRAMME MODIFIE : du 2 au 6 juin 2021

Attention : Majoration des droits d’inscription après le 16 avril !

Les festivités ne sont pas programmées, en l’attente des dispositions réglementaires.

Du 29 mai au Mercredi 2 juin

  • 9h00 / 18h00 sur rendez-vous – Jauge et contrôles

         Présence des bateaux obligatoire à partir du 2 juin 9h.

Mercredi 2 juin

  • 18h00 – Briefing Sécurité, Distribution des balises en sortie

Jeudi 3 juin

  • 13h30 – Briefing météo
  • 16h00 – Signal d’attention

Dimanche 6 juin

  • Entre 12h00 et 14h00 – Proclamation des Résultats

 

 

Contacts :

  • SRR : Etienne CHABRY, Vice-Président chargé de l’habitable, Société des Régates Rochelaises,

Mail : etienne.chabry@srr-saling.com, tél : 06 83 87 66 92

  • UNCL et Cap-Martinique : Jean-Philippe CAU, Thibaut DERVILLE

Mail : transatirc@gmail.com, tél JPC : 06 80 11 43 84, tél TD 06 11 37 86 15

 

 

 

 

Cap Martinique 2022 : Préparez le départ !

Comme annoncé en février dernier, c’est bien en 2022, et non cette année que sera lancé le départ de la première édition de la Cap Martinique.

Cette course dédiée aux amateurs Duos et Solos ne peut en effet pas se dérouler comme prévu en raison de la situation sanitaire et dans un souci de protection de la population.

Même si le départ n’a pas pu être lancé, la Cap Martinique possède déjà les bases solides d’un événement conçu pour s’inscrire dans la durée. Un an pour se préparer, pour s’entraîner, pour optimiser son bateau… Et faire ensemble la plus belle course possible !

De nombreux coureurs étaient soit pré-inscrits, soit inscrits et ont manifesté leur intérêt pour cette première édition dont, maintenant, le départ sera donné le 1er mai 2022.

Le nombre d’inscrits maximum est toujours maintenu à 60 bateaux et les inscriptions sont possibles depuis le lundi 3 mai et seront reçues suivant leur ordre d’arrivée.

Jean-Philippe Cau, co organisateur de l’évènement : « Notre motivation, notre énergie et notre enthousiasme sont intacts et nous mettons tout en oeuvre pour offrir aux marins une course à la hauteur de leurs attentes et de leur amour du large. »

L’avis de course pour la Cap Martinique Mai 2022 est disponible sur le site de l’UNCL : https://www.uncl.com/le-club/transat-sans-escale-2022/Crédit photo : @JacquesVapillonPhotographer Société de médias/d’actualités

Contacts :

Presse organisation :
Agence Disobey
Matthieu Honoré
+336 30 54 42 90
matthieu@sillages-communication.com

Presse Martinique :

Charlotte Petitprez I Interface Tourisme

martinique@interfacetourism.com

Gascogne 45/5 et Cap 45/11 : Les inscriptions sont ouvertes !

En raison du report de la Cap-Martinique, la SRR s’associe à l’UNCL et la SNT pour créer un événement majeur et inédit  : La CAP-45/11, une deuxième course au large pour encore plus de défi et de plaisir.

Les deux clubs ont choisi de faire cause commune et d’organiser ensemble et simultanément, avec un même départ le 3 juin prochain de La Rochelle, une épreuve avec deux parcours différents. La CAP-45/11 partira en même temps sur la même ligne que la 45/5, mais en RSO 2 pour un parcours de 750 nautiques et une arrivée à La Trinité.

La Gascogne 45/5 évolue et est reportée au 3 juin

La 45/5 est née du souhait de partir résolument au large, coupé du téléphone et d’Internet, en pleine mer, suffisamment longtemps pour se confronter au grand large hauturier, ses rythmes, ses contraintes et ses émerveillements. L’idée est de se préparer, en configuration de course, aux classiques comme la Transquadra.

La Société des Régates Rochelaises a préparé un programme simple, avec un seul port de départ et d’arrivée (et la gratuité du port avant et après le départ grâce à notre partenaire le Port de Plaisance de La Rochelle !), une immobilisation minimum des bateaux avant la course, une intendance à terre simplifiée avec de la place pour stationner devant les pontons courses.

Le parcours, après les deux premières éditions, a montré qu’il recelait de nombreux pièges, et a donné lieu à des luttes au couteau.

L’édition 2021 permettra aux équipages prenant le départ de la Transquadra de faire un dernier galop en configuration course au large pour valider les choix de l’hiver, bien se défaire du confinement, puis avoir le temps de souffler avant le grand départ le 19 août prochain.

Documents de course

Site internet : http://www.srr-sailing.com/s/11972/45.5

 

La Cap 45/11 : Nouvelle épreuve au large

Un parcours dénommé « Cap 45/11 », qui se courra sur environ 750 miles, innovant, puisque les concurrents devront passer une fois la latitude 45° N et une fois la longitude 11° W, dans l’ordre qu’ils veulent, et rentrer à La Trinité-sur-Mer, berceau de la Cap-Martinique. Ce parcours permettra aux inscrits à la Cap-Martinique et à la Transquadra de patienter et de capitaliser sur toute la préparation déjà engrangée.

Les deux clubs souhaitaient offrir une course aux large aux navigateurs. Avec la SRR comme partenaire, c’est un beau programme qui est proposé. Avec le Fastnet en Août, les skippers pourront garder la forme au large !

Les organisateurs sont heureux d’avoir pu mettre en commun, dans le contexte actuel, leurs forces et leurs moyens pour offrir aux passionnés de course offshore une opportunité de naviguer au large dans les meilleures conditions, bien sûr dans le respect des normes sanitaires qui seront en vigueur.

Une belle montée en puissance et un entraînement parfait pour les doubles et les solos qui partiront fin août sur la Transquadra ou au printemps prochain sur la Cap-Martinique.

Documents de course

Site internet : http://www.srr-sailing.com/s/11982/45.11

PROGRAMME MODIFIE : du 2 au 6 juin 2021

Attention : Majoration des droits d’inscription après le 16 avril !

Les festivités ne sont pas programmées, en l’attente des dispositions réglementaires.

Du 29 mai au Mercredi 2 juin

  • 9h00 / 18h00 sur rendez-vous – Jauge et contrôles

         Présence des bateaux obligatoire à partir du 2 juin 9h.

Mercredi 2 juin

  • 18h00 – Briefing Sécurité, Distribution des balises en sortie

Jeudi 3 juin

  • 13h30 – Briefing météo
  • 16h00 – Signal d’attention

Dimanche 6 juin

  • Entre 12h00 et 14h00 – Proclamation des Résultats

 

Contacts :

  • SRR : Etienne CHABRY, Vice-Président chargé de l’habitable, Société des Régates Rochelaises,

Mail : etienne.chabry@srr-saling.com, tél : 06 83 87 66 92

  • UNCL et Cap-Martinique : Jean-Philippe CAU, Thibaut DERVILLE

Mail : transatirc@gmail.com, tél JPC : 06 80 11 43 84, tél TD 06 11 37 86 15

Unique et engagée, la nouvelle transat Cap-Martinique affiche complet

Carton plein pour la Cap-Martinique ! Pour sa première édition, cette nouvelle transatlantique affiche déjà complet avec 55 bateaux au départ de la Trinité sur Mer le 18 avril prochain.

Transat d’ouverture de l’année 2021, la Cap-Martinique est ouverte aux amateurs et se dispute en solitaire ou en double. L’arrivée sera jugée à Fort-de-France, en Martinique, à partir du 6 mai 2021. Elle constitue un trait d’union entre la Bretagne et la Martinique, réputée pour sa forte culture maritime, sa richesse naturelle préservée et son accueil chaleureux.

L’Atlantique non-stop

Pour beaucoup cette traversée en course représente l’aventure d’une vie, surtout sur ce format sans escale si rarement offert. Plus de 40 ans après la première Route du Rhum, l’engouement des passionnés pour les grandes chevauchées océaniques est intact. Cette Cap-Martinique l’entretient à sa manière en ouvrant les portes de l’océan à un public de marins confirmés, impatients de déjouer les systèmes météo qui jalonneront ce parcours sans escale entre les côtes bretonnes et « l’île aux fleurs ». Ils sont ainsi 25 solitaires et 30 duos de redoutables régatiers pouvant prétendre à la victoire. En solitaire ou en double, cette transat inédite se courra aussi “en solidaire”; chaque bateau doit, selon l’avis de course, faire la promotion d’une cause. Ainsi, 55 associations caritatives ou engagées dans la défense des océans, le social, l’enfance ou l’environnement apporteront un supplément d’âme à cette épreuve XXLarge.

L’UNCL à la manœuvre

Côté organisation, le duo formé par Thibaut Derville et Jean-Philippe Cau, deux membres actifs de l’UNCL est une garantie de solidité. Voilà deux ans que ces deux complices, régatiers de premier ordre, mettent leur expérience et leur énergie dans la création de l’épreuve dont ils rêvent. La Cap-Martinique se déroule ainsi selon la jauge IRC qui permet de faire courir ensemble des bateaux de taille et de conception différente


SAVE THE DATE

Une conférence de presse de présentation de l’événement sera organisée le 8 février, dans l’après midi, à Paris en présence des principaux acteurs de la Cap Martinique. Une  invitation vous sera communiquée prochainement.


Crédits photos : D. Ravon – Ready Prod – A. Dujoncquoi – CMT Martinique

Photos HD sur demande à matthieu@sillages-communication.com

Communiqué de presse, le 19 janvier 2021

L’UNCL dévoile le programme des Championnats 2021

Après une saison 2020 largement amputée de ses régates majeures, le programme des Championnats UNCL 2021 a été adapté et accueil de nouvelles épreuves en Manche-Atlantique et Méditerranée.

MANCHE-ATLANTIQUE 2021 : Le Championnat dynamise les courses au large

L’année 2021 sera passionnante et riche, avec un Championnat tourné essentiellement vers les courses au large et particulièrement adapté aux Duos. Pas moins de 13 épreuves sont au programme de cette classe, 9 pour les Overall, toutes offshores, à l’exception du Spi Ouest France et de l’Atlantique Le Télégramme.

Une nouvelle course, initiée par l’UNCL, s’inscrit cette année au calendrier des duos et solos, La Cap Martinique 2021. Une transat qui partira mi-avril de la Trinité-sur-Mer pour Fort de France.

D’autres reviennent au calendrier cette année comme Le Tour du Finistère à la Voile, la Transquadra 2021, la mythique Fastnet Race ainsi que la Cherbourg Race organisées par le RORC.

Le règlement va évoluer en 2021, en prenant en compte des coefficients en fonction des épreuves, même si ce sont toujours les cinq meilleurs résultats qui seront comptabilisés dans le classement final. Les classements Overall du Spi Ouest et du Télégramme seront pris en compte sur les résultats d’au moins deux manches où les doubles et équipages pourront être classés ensemble en ayant effectués les mêmes parcours. L’éligibilité du classement d’une épreuve va passer de 10 à 12 bateaux inscrits pour accentuer le caractère national de ce Championnat. Critère d’ailleurs quasiment rempli pour toutes ces belles épreuves en 2020.

Championnats UNCL Méditerranée 2021 : Dans l’espoir de belles régates

Après une saison 2020 largement amputée de ses régates majeures, le programme des Championnats UNCL Méditerranée 2021 a été adapté pour limiter le nombre d’épreuves en début d’année qui pourraient être impactées par la poursuite de la crise sanitaire et les reporter plus tard dans la saison. Cependant les Clubs méditerranéens sont toujours aussi motivés pour maintenir voire développer leurs régates en IRC tant en équipages, qu’en duos ou en solos, ce qui va permettre de proposer un calendrier resserré de courses passionnantes tout au long de la saison 2021.

Le point d’orgue de ce programme sera sûrement le Championnat d’Europe IRC organisé par le COYC Hyères durant la 2ème quinzaine de juin qui devrait attirer les meilleurs équipages, juste une semaine après l’arrivée de la Rolex Giraglia.

Forte de l’expérience accumulée sur le plan des procédures sanitaires, avec par exemple le développement d’applications de gestion des courses, des réclamations et des concurrents entièrement dématérialisées, l’UNCL accompagnera encore plus les Clubs en 2021 dans l’organisation des régates IRC, en poursuivant notamment le développement des courses à l’Est du bassin, avec la SR Antibes et à l’Ouest avec le SORAC au Cap d’Agde ou le CN Palavas.

Ainsi nous invitons tous les régatiers méditerranéens à prendre soin d’eux et de leurs équipages et leur donnons rendez-vous pour l’année 2021 pour venir se mesurer en IRC sur nos magnifiques plans d’eau.

Toutes les informations et règlements seront bientôt disponibles sur notre site internet : www.uncl.com

Atlantique Le Télégramme, une édition réussie

Toutes les équipes du CNL étaient sur le pont pour organiser l’Atlantique Le Télégramme 2020. Un beau programme de 3 jours, sportif et festif, qui s’est joué du 11 au 13 septembre, à Lorient La Base.

Une organisation parfaite qui a su rassembler de nombreuses séries (120 bateaux inscrits, sans compter les 19 Imoca du Défi Azimut), et d’agréables festivités à terre, à la plus grande joie des spectateurs venus nombreux admirer le spectacle dans la Rade de Lorient. Les règles sanitaires ont toutes été bien respectées et n’ont pas gâché la fête.

Cette épreuve phare de Lorient inscrite aux Championnats UNCL 2020 Manche-Atlantique pour les IRC duo et overall, a rassemblé de nombreux coureurs qui ont répondu à l’appel. La série reine toujours bien représentée avec 25 Duos : Des 3300 des JPK 10.30, des 3200, 3600, figaro 2, JPK 10.10, X34, pogo30 etc… Bref, super plateau pour de belles batailles sur l’eau.

La confrontation s’annonce riche d’enseignements sur un plan d’eau pas toujours des plus simples.

Trois jours pour en découdre, et où les manches bien tracées se sont enchaînées sous le soleil et dans un vent assez léger (4 à 16 nds). Les parcours construits pour les IRC équipages demandaient beaucoup de manœuvres, ce qui favorisait les petites unités. Parcours côtiers pas très variés mais bien tordus où rien n’est simple. Il fallait savoir jouer avec ces vents variables, et de la tactique dans le dévent de Groix. Confrontations riches d’enseignements.

A ce jeu, le niveau était très élevé chez les Duo, avec un trio de tête très expérimenté : Sapristi (Sun Fast 330 – SRR) mené par Alexandre Ozon et Cédric Pouligny, Georgia (Sun Fast 3200) Penny Aubert, Joe Lacey et Festa 2 (Sun Fast 330) Jean François Hamon, Maxime Paul.

Dès la première bouée de dégagement, le combat faisait rage entre Georgia et Sapristi, comme nous le confirme Penny Aubert « Quel WE !  Tous derrière sur les deux 1ères manches…  je garde en tête le passage au vent de la 1ère manche avec Alex Ozon… un grand moment pour notre petit Sun Fast 3200… qui va vite. Alex, qui ne fait pas de quartiers se sort à merveille du vent. Festa qui régate très bien fait 3 au General ! »

BFD pour un départ anticipé sous drapeau noir lors de la 4ème et dernière manche (3 rappels généraux dont deux sous drapeau noir pour faire partir toute la flotte IRC regroupée), Georgia prendra finalement la 2ème place (comme à l’Armen) derrière Sapristi, « le 3200 Georgia  nous a quand même tous impressionné malgré qu’on connaisse bien Penny qui est à coup sûr toujours dans les bons coups et avec une excellente vitesse. Dommage qu’il se soit enflammé sous noir, ce qui le prive d’aller bagarrer jusqu’au bout… » écrit Alex Ozon.

C’est ce dernier qui remportera la victoire. « Tout roule à merveille et nous poursuivront sans aucune erreur jusqu’à arriver devant tous les duos et équipages sauf les 3 gros gros IRC mais devant les gros IRC Jusqu’à « péter » la manche toute classe… Après avoir fait 2 l’an dernier en Sunfast 3600, nous gagnons en Sunfast 3300. C’était la régate des Sunfast avec 4 victoires de  manche, 2 par le 3200 de Penny Aubert tout juste magistral, et 2 par le 3300 Sapristi et le 3300 Festa. Podium Sunfast complet »

Mention spéciale à Adeosys, le JPK 1010 de Ludovic Menahes et David Le Goff, en préparation pour la Cap Martinique 2021 qui réalise deux manches de deux.

Côté IRC Equipage ça a bataillé jusqu’au bout !  Les passages de bouées étaient toujours aussi chauds et les victoires toujours aussi serrées. Le premier jour 4 bananes de 1,2 miles courtes et intenses où les gros IRC sont sous pression pour arriver à creuser suffisament sur des manches très courtes et une rentrée au port à 21:00 ce jour là. Avec le vent de Nord Ouest les deux premières journées, l’option était de partir sur la droite du plan d’eau dès le coup d’envoi. Pen Koent, le First 40.7 du Costarmoricain Emmanuel Le Men (YC Val André) tire son épingle du jeu et remporte un quatrième titre devant Tiger, le MMW33 de Marc Menesguen et Fastwave 6 le tout nouveau JPK 11.80 d’Eric Fries.

« Il a fait super beau on a manqué un peu de vent, samedi, alors que nous, on préfère des conditions un peu plus ventées mais au final, ça s’est plutôt bien passé », lâche Samuel Marsaudon.

Pour sa première course en rade de Lorient, un terrain de jeu qu’il découvre, Raging Bee prend la septième position du classement overall. Plutôt habitué au solo et double, Louis Marie Dussère le skipper du JPK 10.80 apprend à naviguer en équipage : « Notre projet, on l’a appelé « objectif Fastnet 2021 ». On a décidé de faire une année complète d’équipage. C’est une année de transition » Un équipage 100 % cherbourgeois qui mélange l’expérience et la jeunesse. « C’est un mixte d’anciens et de jeunes loups ».

L’ouverture cette année à trois nouvelles classes (Mini, J 80, Belouga et Caravelle) a séduit, avec une cinquantaine d’inscrits et un spectacle à portée de vue dans la rade de Lorient.

Le spectacle était aussi du côté des Imoca

Trois Pen Duick (le II, le III et Le Pen Duick I) ont accueilli samedi sur la ligne de Lorient les trois héroïnes des 48 heures du Défi Azimut. Il fallait au moins ça pour féliciter comme il se doit les trois dauphines de Jérémie Beyou, vainqueur sur Charal. Par ordre d’entrée en scène et toutes trois sur leur Imoca ancienne génération : Samantha Davies (Initiatives Cœur), Isabelle Joschke (MACSF) et Clarisse crémer (Banque Populaire X).

Dimanche soir le Centre Nautique de Lorient avait le sourire. Pari réussi ! L’UNCL et tout le monde de la voile ne peuvent que s’en féliciter.

Les classements provisoires aux Championnats UNCL 2020 Manche-Atlantique s’affinent

Dans le programme Duo, la Société des Voiles Rochelaise ne nous a toujours pas, à ce jour, communiqué ses résultats. Quoi qu’il en soit, On peut d’ores et déjà voir se profiler des leaders dans les différentes séries. En Duo, après 4 épreuves disputées, Adeosys (JPK 1010), Georgia (Sun Fast 3200) et Mécanique Expertises (JPK 1030) prennent les commandes.

Le classement overall, quant à lui, après 5 compétitions met en tête deux JPK 11.80, Fastwave et Leclerc Hennebont, suivis du J 112 Musix. Pour l’AT, le classement overall tient compte des deux parcours côtiers du samedi et dimanche où tous les IRC ont pu régater ensemble.

Informations Atlantique le Télégramme : https://www.cnlorient.org/?mode=evenements&idEvenement=5689&modeEvenement=resultats

Crédit Photo : Antoine Louce Photographie

Rendez-vous du 24 au 27 septembre à la Trinité sur Mer pour la nouvelle édition du Spi Ouest France Destination Morbihan, prochaine manche des Championnats UNCL 2020 Manche Atlantique !

Retrouvez ici les Calendriers des Championnats UNCL 2020

CAP 300 MILLES VOLVO PEMZEC – quelques milles à bord de Laudato Si

Retour sur la CAP 300 MILLES VOLVO PEMZEC, première course en solo de Régis Vian, membre de l’UNCL sur son voilier Laudato Si, un A31.

Par Régis Vian :

Samedi 26 septembre, 10h30 au Crouesty, départ de la CAP 300 VOLVO PEMZEC. C’est ma première course en solo, en préparation de la Cap Martinique qui partira le 18 avril prochain.

Pour ce départ au vent arrière en direction du plateau de Rochebonne, je décide d’assurer l’envoi du spi derrière le génois. Il y a entre 15 et 20 noeuds de vent. Et là, surprise ! La magie des écoutes et des drisses qui se coincent toujours dans des endroits improbables me joue encore des tours… J’ai donc passé plus de temps à envoyer le génois que le spi. Un comble ! Une fois tout rentré dans l’ordre, spi en l’air et génois sur le pont, je lève la tête. Pas mal de bateaux sont devant. Il en reste tout de même quelques-uns derrière. L’honneur est sauf !

C’est parti pour une longue descente de 80 milles au vent arrière vers le plateau de Rochebonne ! Le vent devrait forcir dans l’après-midi, notamment sous les grains (près de 30 noeuds prévus dans les rafales). Fidèle à sa réputation, mon A31 glisse bien dans le lit du vent, et réclame un peu d’attention pour rester stable. Je constate rapidement que le pilote automatique a du mal à tenir le cap. Au fur et à mesure que la mer se forme, les écarts de route atteignent rapidement une dizaine de degrés… J’ai d’ailleurs perdu une coupelle d’anémomètre dans un départ au lof suite à l’une de ses embardées, deux heures après le départ. Je suis privé d’indication sur la force du vent pour le reste de la course. Je vais donc devoir barrer au feeling jusqu’à Rochebonne. La journée va être bien remplie ! Dans ces conditions, je vais limiter les empannages, tout en cherchant à passer du bon côté des grains, de plus en plus nombreux à partir de l’île d’Yeu. Je parviens à ne pas me faire piéger sous ces gros nuages bien gris en mode aspirateur. Les conditions sont toniques, et je me régale à la barre de mon A31. Je ne compte plus les surfs à 12 noeuds (15,2 noeuds au maximum), avec toutefois une mer un peu courte pour espérer allonger encore la foulée. Ambiance dériveur à bord, avec un petit arrière goût de vacances à la mer…

En début de soirée, à l’approche du plateau de Rochebonne, l’affalage du spi est un peu chaud dans la mer qui se désorganise, les grains qui se renforcent (entre 25 et 30 noeuds), et le pilote qui a de plus en plus de mal à suivre (+/-20 degrés d’écarts de route). Ça ne se passe malgré tout pas trop mal… Heureusement qu’il ne fait pas encore nuit.

Le contournement du plateau de Rochebonne à la nuit tombée est agité, avec un vent soutenu (plus de 25 noeuds) une bonne mer de travers qui met peu en valeur les qualités de mon petit bateau très bas sur l’eau. Ca mouille! Hagat, l’autre A31 de mon copain Alain (qui gagnera en solo) n’est qu’à un demi-mille devant, et Fantasia n’est pas loin derrière.

A ce moment, je reçois un signal d’une balise AIS « Homme à la mer » proche du voilier Kavok, à environ 2 milles un peu sous mon vent.  Je ne veux pas croire au pire, mais la tension monte d’un cran. Je suis le mieux placé pour y être rapidement. Je me déroute… Ces 2 milles sont très longs. Je tente de joindre Kavok par VHF (je ne suis pas le seul d’ailleurs). Il fait nuit noire. Arrivé sur zone, je balaye la mer avec mon projecteur de recherche, et ne voit rien d’autre que la mer bien agitée. Je laisse un message satellite au comité de course, qui me rappelle, mais la liaison est trop mauvaise. Nous sommes en contact VHF avec Hagat et Fantasia, qui ont reçu aussi l’alerte, et remarqué aussi la trajectoire anormale de Kavok.

Fantasia décide d’aller vers la balise, et m’apprête à faire demi-tour vers Kavok. C’est à ce moment précis que Philippe, du voilier Kavok nous prévient par VHF qu’il s’agit d’une fausse alerte. Son gilet et sa balise ont pris l’eau. Vu l’état de la mer, on peut comprendre ! Ca détend un peu ! Mon estomac participe à la fête et se vide sans retenue. J’attaque dans cet état le long louvoyage de 90 milles. Le pilote automatique tient beaucoup mieux cette allure. Je peux donc me reposer un peu. J’attendrai un retour au calme intérieur pour manger chaud… Demain, il fera jour !

Cette remontée est frustrante.  Je ne parviens pas à avoir une bonne vitesse. Hagat qui avance comme un avion me distance mille après mille. Il comptera 8 milles d’avance à Belle-Ile. Fantasia presque un mille. Un dossier à travailler pour la suite… Je rentre dans la baie de Quiberon par le Beniguet, option payante qui me permet de reprendre un peu sur Fantasia.

En route maintenant pour les Glénans. Les relevés météo et photos satellite (merci Windy!) sont clairs: le gros grain sur Quiberon est stationnaire, je peux le contourner (moins large que Fantasia qui reprendra un peu de terrain). Aucun signe non plus de la bascule de vent prévue (encore merci Windy!). Je ne m’écarte donc pas trop de la route directe, il n’y a pas de vent à terre… J’ai mal pour ceux qui sont coincés là-bas.

Je ne suis toujours pas très rapide à cette allure, mais au moins, j’ai évité les pièges ! Après quelques virements de bord, le vent tourne (enfin) brusquement, et beaucoup plus que prévu. Je peux envoyer le spi ! Je ne vais pas le tenir plus de 20 minutes, le vent revenant dans sa direction prévue. Nouveau changement de voile, problème de drisses, je perds un temps fou dans la manoeuvre. Bye bye Fantasia, je ne le reverrai plus! Finalement, ce bord vers les Glénans se terminera comme prévu, par 15 noeuds de vent sous code zéro. Tout ça pour ça!

J’enroule la bouée Jaune des Glénans au milieu de cette deuxième nuit quelques minutes avant Uship et Les petits Paimpolais, et c’est parti pour le retour vers la baie de Quiberon. Ils sont bien énervés et nous arrivons groupés à l’entrée du chenal de la Teignouse. Ca tricote. Mon petit rating a du mal à suivre le rythme et le seul moyen de m’en sortir est de me concentrer sur la stratégie pour tirer le meilleur parti des vents et des courants. Finalement, au gré des options et des bascules de vent, je parviens à passer la ligne une poignée de secondes avant Uship et les Petits Paimpolais. Ouf!

Je termine 5ème sur 13 en solo (dont 6 abandons), et 15ème sur 35 au scratch solo/duo (dont 10 abandons)

Pour ma première course en solo, c’était vraiment un beau parcours de 280 milles, avec une météo variée. Je me suis quand même bien fait secouer autour de Rochebonne, puis au début de la remontée vers Belle-Ile. Les enseignements sont riches. J’ai des courbatures et des bleus partous, et deux gros sujets à travailler pour la suite : la vitesse au près, et le pilote automatique. Beaucoup de satisfactions, notamment celle de voir Hagat, l’autre A31, gagner le classement solo, car Alain et moi avons une affection particulière pour ce bateau exigeant et généreux. Bravo à lui !

Merci à l’UNCL et au YCCA d’avoir rendu cette course possible. Je me suis régalé !

En lien, le compte-rendu de la course: https://www.uncl.com/2020/09/03/manche-atlantique-double/la-cap-300-miles-volvo-pemzec-une-premiere-edition-reussie/

Nuit de l’Armen Race Uship 2020: Organisation réussie pour la SNT qui a mené son bateau comité Kadarn jusqu’à Lorient

Avec une saison quelle que peu chamboulée, et des dates reportées, 117 bateaux ont pu s’élancer au départ de la Trinité pour une course attendue de tous.

Cette épreuve, organisée par la SNT, s’inscrit dans les Championnats UNCL Manche Atlantique 2020. Elle s’est jouée le week end du 5 et 6 septembre dans des conditions agréables, bien qu’un vent un peu instable en direction ait pu perturber quelques équipages. L’organisation de la SNT fut parfaite malgré les règles sanitaires contraignantes. Toute l’équipe de la SNT fut au rendez-vous avec un accueil des concurrents par Anne-Laure et Monique, une coordination par Françoise, laquelle sera présente dès potron-minet, à 7h au bureau, pour saisir et publier les résultats accessibles dès 9h ! D’excellents parcours avaient été préparés par Gilles, enfin les arrivées étaient pointées par Jean-François et son équipe très présent à la VHF « Tout bien fait ».

Pour l’ensemble des coureurs, un parcours bien dessiné de 115 milles enroulait les îles du Morbihan, Belle Île et Groix, avant l’arrivée officielle à Lorient. Parcours plus rallongé pour les Multi 2000, qui les faisait descendre jusqu’à Sud Guérande et friser les Glénans.

La flotte IRC était bien présente avec 75 bateaux alignés. Cette épreuve rassemblait les équipages et les duos, catégorie reine, celle la plus représentée avec 51 voiliers, tous très affutés.

Le jeu était ouvert avec des conditions de navigation variées et parfois compliquées. Il fallait rester attentif. Entre 8 et 16 nœuds avec parfois des claques à 20 nœuds et une mer assez formée sur l’ensemble de la course.

La ligne de départ était longue et orientée 20° bâbord amure. Dès le départ, la flotte se scinde en deux avec des options plus ou moins payantes.

Un passage de la Teignouse sous spi au largue serré (intéressant pour la configuration des voiles d’avant) avant une descente toujours sous spi vers la bouée des Galères pour ensuite enrouler Belle île sur Tb et basculer sur une allure de près dans la remontée vers Groix : « Notre briefing météo réalisé avec Pierre Le Roy nous a été utile avec l’anticipation des variations de vent. Il fallait bien repérer les heures et amplitudes des bascules liées aux brises thermiques pour aller du bon côté et se positionner correctement par rapport à la flotte. Pierre court par ailleurs en mini et … cherche un sponsor ! » nous confie Penny Aubert.

En tête de flotte, la course se joue sur le bord de près vers l’ile de Groix où la rotation à anticiper va atteindre 20/25°. Une bonne partie de la flotte privilégie la terre ce qui n’était pas la bonne option et prend donc du retard avec ceux qui sont partis à gauche.

A Pen Men, un duel de virements de bord entre Un Papillon contre l’eczéma et Georgia se dessine. Sous Solent, Georgia relance moins bien et Papillon prend l’avantage se faisant repasser ensuite à l’envoi du spi !
Au portant, ensuite, rotation nord, à droite avec le thermique entre Groix et Belle île, bien anticipé par Papillon qui se positionne pour récupérer la pression et prend de l’avance sur ses concurrents directs.

Nouveau passage de la bouée des Galères puis largue avec un duel toujours aussi serré entre le trio de tête : Groupe 5 de Patrice Carpentier, à ce moment encore largement en tête, Papillon puis Georgia au coude à coude avec Ciao-Ciao de Paolo Mangione, vainqueur de l’édition 2018.

Deuxième bord de près entre Groix et Belle île avec un important clapot qui obligeait les barreurs à rester très concentrés pour garder leur cap et une vitesse intéressante. Penny Aubert précise : « Le rôle de l’équipier était important pour garder une bonne vitesse, il devait bien ouvrir les voiles après chaque arrêt buffet pour faire repartir le bateau qui tapait dans les vagues. »

Entre Pen Men et l’arrivée, les écarts se creusent et Papillon prend définitivement le large devant Georgia pour passer la ligne d’arrivée en tête.

Informations insolites durant la course :

D’aucuns ont recherché certains bateaux comme Galatée a l’AIS (obligatoire) et a rappellé aux voiliers l’obligation des gilets pour les doubles et que l’AIS soit en marche en permanence durant la course. Petit moment d’animation très sympa à la VHF de la part de Patrice.
Un MOB qui s’était déclenché de manière intempestive a été l’objet d’échanges attentifs entre les coureurs vigilants sur la sécurité.
Léon et Mécaniques Expertises ont tricoté la ligne d’arrivée une maille à l’envers puis une maille à l’endroit…

Au classement IRC double, la palme revient au tandem Alain Peron-Jean-Marc Chavigny sur leur JPK 1010 Un Papillon contre l’eczéma, également 1er overall.
Il s’impose devant le Sun Fast 3200 Georgia de Penny Aubert avec Joe Lacey et l’A35 Galatée de Jean-Louis Goblet et Fanny Adam.
En IRC équipage, c’est Philippe Baetz sur Musix son J112 qui tire son épingle du jeux et l’emporte après 17:53:25 de course. Il devance ainsi Louis-Marie Dussere (Raging Bee 2) et Yves Loday (Codiam) avec Jean-Claude Nicolleau.

En Multi 2000, R Guillemot l’emporte sur Hallucine suivi de Christian Guyader sur Guyader Mext et H Le Reste sur Quick Silver. En Osiris, Joke de S Blévin est suivi d’Alix de R Prime et de Miss J de F Guillemot. Au scratch toutes catégories, c’est sans surprise que Le Cigare Rouge de Jean-Marie Patier l’emporte. Il était accompagné pour l’occasion de ses anciens tours du Mondistes : Jean Luc Van Den Heede et Catherine Chabaud.

Cinq équipages ont dû abandonner, et un seul est arrivé hors temps.

Une belle course ensoleillée, avec un vrai plaisir de naviguer qui se terminait à Lorient et un retour vers la Trinité ou leur port d’attache pour les autres .
La SNT prévoit la prochaine édition les 13 et 16 mai 2021.

Retrouvez ici les Calendriers des Championnats UNCL 2020

Rendez-vous le 11 septembre à Lorient pour l’Atlantique Télégramme de Lorient, prochaine épreuve inscrite au calendrier des Championnats UNCL Manche Atlantique 2020.

@Crédit Photo : Yvon Bellec

La Cap 300 milles VOLVO PEMZEC : une première édition réussie !

Cette nouvelle course au large organisée par l’YCCA, a été lancée avec le soutien de l’UNCL suite au remaniement du calendrier des Championnats UNCL 2020. En un mois, les deux clubs ont pu mettre sur pied cette nouvelle épreuve inscrite aux Championnats UNCL 2020 Manche-Atlantique Duo et qualificative pour la Transquadra et la Cap-Martinique.

Cette épreuve était ouverte aux Duos et aux Solos, et s’est jouée le week end du 29 au 31 aout dernier au départ du port du Crouesty.

On peut d’ores et déjà dire que c’était une épreuve musclée et engagée. Un peu de casse, 35 bateaux au départ dont 22 en duos et 13 en solos et 10 abandons au total.

Un parcours riche et technique de 300 milles: le Crouesty, Plateau de Rochebonne, retour le Crouesty, passage de la Teignouse, la Jument des Glénan, retour le Crouesty.

Le départ a été donné le samedi 29 aout à 10h30 dans la baie de Kerjouanno pour une descente de 90 miles au portant, avec vent et grains jusqu‘au plateau de Rochebonne.

La flotte, composée essentiellement de JPK, Sunfast et Figaro 2, se scinde assez rapidement en deux groupes. A l’approche de Rochebonne de grosses claques de vent mettent les bateaux à rude épreuve, les spis s’emmêlent, les voiles se déchirent. Un vrai combat !  Le Sun Fast 3300 Festa 2 mené par le duo Jean François Hamon et Alexandre Ozon prend la tête, Aileau juste dans son sillage. Le JPK 1080 d’Olivier Burgaud porte sur cette course les couleurs de Contre Vents et Cancers.

S’en suit une longue remontée au près dans une mer bien formée et un front avec plus de 25 Kts, qui continuera à faire des dégâts parmi les régatiers. La nuit est longue et bataillée. A l’approche de Belle Île, les choix se dessinent. Le passage des sœurs entre les cailloux de Houat et Hoëdic et même par les Béniguets à l’Ouest d’Houat  se sont révélés plutôt payant pour certains. En tête de course, le JPK 1080 a pris les commandes mais Festa s’accroche.

A l’arrière, l’option est gagnante pour Adéosys, le JPK 1010 mené par Ludovic Ménahes et David Legoff, qui recolle aux bateaux du deuxième groupe à l’attaque de la deuxiéme boucle vers les Glénan.

Malheureusement pour eux, la stratégie ensuite de passer entre Groix et Lorient lui sera fatale. Plus de 2 heures de pétrole à attendre le Nord-Est annoncé et à regarder les bateaux ayant pris l’option sud passer. Il ne sera pas le seul à s’être fait piéger !

La longue descente des Glénan vers le Crouesty était plus calme, mais il a fallu gérer avec des refus de vent et de forts courants contraires sur plus de 10 miles. Cela a coûté cher pour ceux qui n’étaient pas rentrés en baie avant 6h du matin !

La bagarre aura été intense entre les 5 bateaux de tête, trois JPK et deux Sun Fast.

Au classement Overall, Festa 2 (Jean-François Hamon) finit à la deuxième place derrière Contre vents et Cancers (Olivier Burgaud) premier, talonné par Mary, le JPK 1030 de Patrice Carpentier, l’autre 1030 de Gérard Quenot Mecanique Expertises termine en 4ème position, et le Sun Fast Wanted de Davy Huguet finit cinquième.

Mention spéciale à Alain Duvivier qui gagne en solo sur un A31 avec une belle 6éme place overall devançant deux JPK, Stéphane Bodin en deuxième position avec son JPK 10.30 Wasabii et Jérôme Lesieur et son JPK 9.60 Fantasia XIII clôturant le podium en troisième position.

Cette régate était qualificative pour la Cap Martinique 2021 et la Transquadra, dont plusieurs ont validé leur ticket. Des conditions de navigation difficiles, de belles stratégies, de belles performances, et de belles batailles sur l’eau pour cette première édition de la Cap 300 milles Vovlo Pemzec!

Article Ouest France : https://www.ouest-france.fr/bretagne/arzon-56640/arzon-un-week-end-sous-le-signe-de-la-voile-6957038#:~:text=Le%20Yacht%2Dclub%20du%20Crouesty,et%20dimanche%2030%20ao%C3%BBt%202020.

Voici quelques récits de certaines mésaventures des régatiers engagés :

  • Pour Jérôme Croyère en solo sur son Figaro 2, au près dans la brise le pilote décrochait et le bateau s’est retrouvé à la cape des dizaines de fois. Après un cocotier dans la descente bien épuisant, les batteries du bonhomme n’étant pas au plus haut, il continue sous GV seul avant de rentrer directement à La Trinité.

 

  • Frédéric Couture sur son Sun Fast 3600 juste au passage de la 1ére bouée de Rochebonne après l’affalage du spi un peu juste dû à un adonnante de dernière minute, en allant reprendre la barre juste déconnectée du pilote, trébuche dans le cockpit, loupe la barre et…le bateau loffe de lui-même, revient sur sa trace et..percute la bouée… Delphiniére cassée et crash box envahie…retour aux Sables.

 

  • Pour Stéphane Bodin sur Wasabii, après Rochebonne, la clavette du pilote saute. Il est dehors avec juste son ciré, il restera à la barre toute la nuit jusqu’au petit matin où il met à la cape, soulève le capot pour aller voir, bricole et repart…Chapeau!

 

  • Pour Christian De Witte et Antoine Ricardou sur leur JPK 10.10 tout rouge, après la première boucle, ils envoient leur code 0 après Meaban, le couteau entre les dents…delphiniére et un bout d’étrave arraché…