Le RORC honore la SNT

Forte du succès des deux premières éditions, La Trinité-Cowes by Actual 2020  est dorénavant inscrite au calendrier du RORC ainsi qu’à son Championnat 2020. Parions que les anglais participeront en nombre à cette course de 350 milles au parcours magnifique et courue sous la jauge IRC. Cette course est également inscrite au Championnat Manche – Atlantique UNCL 2020.

Départ de La Trinité-Cowes by Actual le dimanche 12 juillet 2020.

Société Nautique de La Trinité sur Mer
www.snt-voile.org

Crédit photo : @Jacques-Vapillon

L’UNCL dévoile le programme des Championnats 2020

Retrouvez l’intégralité des épreuves inscrites aux Championnats UNCL 2020 Manche – Atlantique et Méditerranée. Ce sont plus de 30 clubs français qui donnent vie et prennent part aux Championnats à travers l’ensemble des façades maritimes française. Les coureurs pourront s’affronter parmi les 43 épreuves proposées à travers nos Championnats UNCL 2020.

Manche – Atlantique 2020 : Un Championnat tourné vers l’offshore qui a fait ses preuves.

Crédit photo : @Ready Prod

L’année 2019 sous son nouveau format était une première. Plutôt de bon augure pour 2020. La mise en place du nouveau Championnat, qui fonctionne sur le même principe que celui du RORC, propose enfin un calendrier commun aux régatiers de la Manche et de l’Atlantique. Il était important de retrouver une dynamique sur ces deux bassins et éviter un cantonnement aux compétitions locales. D’autant plus qu’on assiste aujourd’hui à une vraie demande pour l’Offshore et le Double de la part des régatiers. L’UNCL a alors institué un dialogue avec tous les clubs concernés de la façade Atlantique et de la Manche pour bâtir un programme à long terme.

Le Championnat s’est appuyé sur de belles épreuves existantes tels que le Spi Ouest France, la Gascogne 45/5 ou encore La Trinité Cowes. Il existe une quinzaine d’épreuves, réparties entre les trois bassins : La Rochelle où l’offshore s’est bien développée, la Bretagne sud, et la Manche avec ses propres évènements mais aussi la proximité des courses anglaises et irlandaises. Le nouveau programme prend en compte toutes ces épreuves. Le Championnat Overall compte 12 épreuves et le Championnat Duo en compte 16. A l’exception du Spi Ouest France, où il subsistait encore cette année des parcours bananes, toutes les épreuves du Championnat Manche-Atlantique sont des courses côtières et offshores.

L’année 2020 sera tout aussi passionnante et riche avec notamment de nouvelles épreuves inscrites à nos Championnats. Pas moins de trois nouvelles épreuves seront au programme des coureurs cette année. A commencer par la Round Ireland Race organisée par le Wicklow Sailing Club et l’Ile de Ouessant Race organisée par Le RORC. D’autres reviennent au calendrier cette année comme Le Tour du Finistère à la Voile, la première étape la Transquadra 2020 Lorient – Madère ou encore la Drheam Cup Cherbourg – La Trinité.

Le règlement va évoluer en 2020, même si ce sont toujours les cinq meilleurs résultats qui seront comptabiliser dans le classement final. La prise en compte du Spi Ouest et du Télégramme ou il n’est pas possible d’avoir les mêmes parcours pour tout le monde, seront pris en compte différemment dans le classement. L’éligibilité d’un classement va passer de 10 à 12 bateaux inscrits pour accentuer le caractère nationale de ce championnat. Critère d’ailleurs quasiment rempli pour toutes ces belles épreuves.

Méditerranée 2020 : D’est en Ouest, de nouvelles régates.

Le programme des Championnats IRC 2020 s’illustre par la création de nouvelles régates à l’Est, au Centre et à l’Ouest du bassin, preuve encore une fois du dynamisme et de l’attractivité des régates IRC en Méditerranée.

Ainsi l’UNCL est fière d’accueillir la SR Antibes, le COYCHyères, la SN Sanary et le SORAC Cap d’Agde, rejoignant ainsi les nombreux Clubs méditerranéens qui organisent déjà des épreuves en IRC au titre des Championnats afin d’offrir à des coureurs de plus en plus nombreux des régates de très bon niveau.

Par ailleurs l’accent est mis dans le Championnat Equipages pour favoriser l’arrivée au sein de nos bateaux de jeunes licencié(e)s de moins de 26 ans et de féminines, en proposant aux Clubs de réduire dans ce cas les coûts d’inscription et en limitant l’impact d’un équipier supplémentaire sur le rating du bateau.

Afin d’accompagner la création d’une épreuve de course au large aux Jeux Olympiques 2024 à Marseille et permettre d’encourager l’émergence d’équipages mixtes, le Championnat Duo verra cette année la création d’un classement Duo Mixte doté d’un prix spécial.

L’UNCL espère ainsi dynamiser encore plus les différents Championnats IRC en Méditerranée et répondre au mieux aux attentes des coureurs.

Rétrospective des Championnats UNCL 2019

Sur l’ensemble des Championnats, bateaux classés et fréquentation sont en hausse. En Equipage, en double ou en solo, l’UNCL et tous les clubs qui lui sont associés élaborent des programmes équilibrés, accessibles à toutes les pratiques et tous les coureurs. En 2020 encore, nos Championnats innovent et de nouveaux clubs viennent travailler à nos côtés pour rendre l’IRC encore plus accessible. Cette saine émulation se traduit par des lignes de départ bien garnies, et par une augmentation du nombre de certificats de jauge IRC.

Pour 2019, quatre compétitions de course au large en Méditerranée et quatre autres en Manche-Atlantique ont été choisies pour créer un prix UNCL by RALF TECH. C’est ainsi que 8 coureurs participants aux Championnats UNCL Méditerranée et Manche – Atlantique 2019 se sont vu remettre un prix unique. La WRX « Pirates Shadow » célèbre de façon décalée son attachement pour l’univers de la voile en général et pour la course au large en particulier. Résistante aux chocs et aux climats les plus rudes, étanche bien au-delà des normes en vigueur, d’une précision et d’une autonomie record la WRX « Pirate Shadow » est l’outil professionnel incontournable pour les skippers.

Le partenariat avec l’UNCL renforce les objectifs de notre Club ; promouvoir, encourager et développer les courses à la voile ce qui permet à RALF TECH de réaffirmer ses valeurs et atouts maitres : précision, lisibilité, étanchéité.

Le nouveau format du championnat Manche-Atlantique est satisfaisant

 

2019 inaugurait le nouveau format du Championnat Manche-Atlantique UNCL. Basé principalement sur des courses côtières et offshore, ce championnat compte une quinzaine d’épreuves organisées de Baiona à Cowes et comprenant les courses du RORC qui arrivent dans un port français ainsi que l’incontournable Fastnet des années impaires. Deux classements, comme pour les courses du RORC, « DH », ou Duos en français, et Overall intègrent tous les bateaux qui courent l’épreuve. Les cinq meilleurs résultats comptent dès lors que 10 bateaux au moins courent dans la classe. Cela a permis à chacun de participer à son programme sachant que la répartition géographique de nos compétiteurs est bien trop vaste entre la Manche, la Bretagne Sud et le pôle de La Rochelle pour imaginer un programme commun à tout le monde. Il y en a eu pour tous les goûts, et le nombre de milles parcourus augmente d’année en année. La traversée du Golfe de Gascogne en juillet fut laborieuse mais l’ambiance est au rendez-vous et la mayonnaise prend petit à petit en se concentrant sur les plus belles manches de ce Championnat.

Un premier bilan fait apparaître la prééminence des courses au large. Seul le Spi Ouest France, épreuve avec des parcours construits, résiste bien. La régate en duos n’est plus une tendance mais véritablement une pratique forte et s’ancre dans le paysage de la course à handicap. Le classement général fait apparaître un nombre considérable de participants : 536 bateaux en Overall (cumule des bateaux à équipage et en double) et 231 en catégorie Double.

Au-delà d’une participation record, on note que les voiliers courent un nombre grandissant de courses et que les résultats sont étonnamment serrés. En Double, tous les ténors sont recensés et un point seulement sépare le premier, le JPK 10.10 Mary de François Moriceau et Christophe Waubant du second : le JPK 10.80 Aileau du tandem Olivier Burgaud/Louis Lagadec. Les deux équipages sont licenciés à la SNT (François est aussi à l’UNCL) ainsi d’ailleurs que le troisième, Jean-Pierre Kelbert qui étrennait avec une grande réussite son dernier Léon, le nouveau JPK 10.30. Tous sont des anciens de la Transquadra et tous en redemandent !

Courrier Recommandé – Vainqueur Overall

Au classement général Overall, ce n’est pas un point, mais un point et demi qui séparent les deux premiers (sur un total avoisinant les 400 points !). Dans l’ordre, le célébrissime Courrier Recommandé de Gery Trentesaux, devant Raging Bee de Louis Marie Dusserre et l’incontourbale Foogy Dew du Havrais Noël Racine. Trois JPK, 11.80, 10.80 et 10.10… On note au passage que Mary figure au pied du podium. A quand la victoire d’un même bateau au classement double et Overall ?

 

Les nouveaux 10 M lancés dans le grand bain (extrait de l’article qui paraitra dans le Guide IRC 2020)

Comme préambule il faut souligner que ces trois nouveaux voiliers de course croisière sont tous produits par des chantiers français. Bien qu’orientés vers la course en équipage réduit, ces trois nouveaux 10 M ont un mot d’ordre, la polyvalence.

J 99

Le J99 a été dessiné pour être le voilier le plus polyvalent possible dans sa catégorie. En termes d’utilisation en double ou en équipage mais surtout en termes de performance dans toutes les conditions proposées. Avec ce nouveau-né, le chantier J Composites allie parfaitement la régate et la croisière avec son grand cockpit et un intérieur soigné.

JPK 10.30

Un voilier adaptable au programme des régatiers avec plusieurs configurations de voilures qui n’impacteront pas énormément le rating du bateau. Ce nouveau-né du chantier JPK, dessiné par Jacques Valer, bénéficie d’une carène puissante et polyvalente qui répondra efficacement aux différentes conditions de navigation et allures.

Sun Fast 3300

Un voilier pensé et dessiné pour la Transquadra qui bénéficie d’une certaine raideur à la toile le rendant très à l’aise au large. Avec sa carène à double concavité avant – arrière et son étrave inversée, les deux architectes de renom Guillaume Verdier et Daniel Andrieux assument une modernité sans équivoque avec un bateau pensé pour la navigation en équipage réduit.

 

Bleu est l’horizon de l’IRC en Méditerranée

 

Durant la saison 2019, les Championnats Equipages UNCL Méditerranée ont vu 292 bateaux inscrire des points, 83 en Duos et 28 en Solos, preuve une fois de plus de la bonne santé de l’IRC sur la Grande Bleue. Si les grandes épreuves ont une participation relativement constante et poursuivent leur développement en intégrant notamment les Duos à leur programme, les courses au large voient leur succès grandir. Celles-ci battent d’ailleurs des records de participation, comme la Rolex Giraglia, ou hors Championnats la Rolex Middle Sea Race, en attirant des équipages venus parfois de très loin (AUS, USA, SWE, GBR, ….) pour profiter d’excellentes conditions météo leur permettant de découvrir des parcours magnifiques sous un beau soleil.

Pour ce qui est des Championnats Equipage, à tout seigneur tout honneur, avec la classe IRC 0 dominée depuis quelque temps par un trio de 52 pieds bien connus. Mais cette année l’ordre de classement est différent avec la victoire de Arobas 2 l’IRC 52 de Gérard Logel qui a progressé tout au long de la saison pour s’imposer devant Alizée de Laurent Camprubi et Team Vision Future de Jean-Jacques Chaubard, concentré cette saison sur sa participation aux 52 Super Series.

Une nouvelle fois Confluence Sopra DPMF, le GP 42 de Jean-Pierre Joly domine la classe 1 devant Imagine, le Sydney 43GTS de Gilles Argelies et Tonnerre de Glen, le Ker46 de Dominique TIAN qui s’est également illustré en Manche durant l’été. Vito 2, l’A40RC de Gian Marco MAGRINI a largement dominé avec son jeune équipage l’IRC 2 devant Jivaro, le J133 de Yves Grosjean et Groupe Lombardo, le Grand Soleil 46 mené par Christophe Barrue.

En IRC 3, Absolutely II de Yves Ginoux a remporté plusieurs épreuves de début de saison pour s’imposer devant Chenapan 3, l’A35R de Gilles Caminade, auteur d’une belle fin de Championnat et Firsty 4, le SF3600 de Pascal Muller. Enfin, en IRC 4 on salue la belle victoire du désormais méditerranéen Raging Bee de Jean Luc Hamon devant Alkaid 3 de Christophe Heurtault, par ailleurs vainqueur en IRC 4 du Championnat d’Europe à San Remo et Almogaver, le X 34 d’Antoine Illes.

 

 

Durant cette année de préparation de Transquadra, dont un des départs se fera de Marseille en Juillet 2020, la flotte des Duos et des Solos s’est bien étoffée avec l’arrivée notamment de plusieurs Figaro 2 reconvertis à l’IRC et de quelques nouveaux bateaux (JPK 10.30, SF 3300) qui animent encore plus les lignes de départ.

Malgré l’arrivée en cours d’année de ces nouvelles unités, la victoire revient au très régulier JPK 10.10 Rostanbar 2 de Philippe Mazoyer devant le JPK 10.80 Solenn de Ludovic Gerard en préparation de la Transquadra et l’Offcet 32 On Line de Jean-Yves LE GALL. Du côté des Solos, le toujours victorieux Expresso le JPK 10.10 de Guy Claeys a nettement dominé Jubilations le JPK 10.10 d’Arnaud Vuillemin et le SF 3200 Hokua de Franck Paillet.

Fin juin, le Yacht Club de San Remo a superbement accueilli le Championnat d’Europe IRC qui, malgré des conditions légères, a permis aux 46 équipages présents d’en découdre durant 7 manches. Le titre de Champion d’Europe revient au final à l’équipage marseillais D’Absolutely II.

 

Remise des prix de la saison 2019 en Méditerranée

L’UNCL tient à remercier la Société Nautique de Marseille pour l’organisation de la Remise des Prix des Championnats et Trophées IRC UNCL 2019 MEDITERRANEE le samedi 23 Novembre à 18H à la suite de la première journée du Challenge Florence Arthaud que le club organise.

Encore une preuve de la relation forte qui lie la Société Nautique de Marseille et l’Union Nationale pour la Course au Large dans la promotion des régates en IRC et notamment lors de la célébration des vainqueurs des Championnats Equipage, Duos et Solos du bassin méditerranéen.

Rien ne serait possible sans le concours des clubs français car ce sont eux qui organisent les épreuves, auxquelles les coureurs participent avec plaisir, et qui composent le championnat UNCL et lui donnent sa force et son prestige. L’année 2020 sera tout aussi riche avec un programme de course toujours aussi tourné vers le large. Le programme des Championnats UNCL 2020 sera dévoilé à l’occasion du Salon Nautique de Paris.

Nuit de la Course au Large 2019

S’il est des rendez-vous et des régates incontournables, la remise des prix UNCL en est un ! C’est l’occasion de récompenser les Champions de l’année lors d’un diner au cours duquel nous reviendrons sur la magnifique saison écoulée. Rendez-vous le 14 décembre à l’occasion de la Nuit de la Course au Large pour célébrer de nouveaux vainqueurs !

Pour toute demande ou question, merci de nous contacter sur uncl@uncl.com, nous nous ferons un plaisir de vous renseigner.

Venez nombreux pour célébrer avec nous cet événement !

 

 

ROLEX FASTNET RACE 2019 : LES FRANÇAIS ÉTAIENT AU RENDEZ VOUS

Le départ de la 48ème édition de la fameuse Rolex Fastnet Race a été́ donné le 3 aout dernier. Près de 400 bateaux se sont élancés depuis Cowes, port de l’ile de Wight, pour un parcours théorique de 608 milles. Les concurrents longent la côte sud de l’Angleterre et de la Cornouailles pour aller enrouler Fastnet Rock, phare du sud ouest de l’Irlande, puis rejoindre Plymouth, point d’arrivée, en laissant Bishop Rock et les Scilly à bâbord.

L’épreuve est réputée pour ses difficultés. Les dépressions sont fréquentes et la mer imprévisible. Elle exige de bons choix stratégiques en fonction des prévisions météo. Il faut jouer avec les vents dominants, les courants et les forts coefficients de marée.

Créée en 1925 et organisée par le Royal Ocean Racing Club (RORC), cette mythique course anglo-saxonne, en équipage et sans escale, est ouverte aux professionnels comme aux amateurs et se dispute tous les deux ans. Elle aligne des bateaux de toutes classes, répartis en plusieurs catégories. Cette année on y retrouvait 4 Ultim, 20 Imoca ainsi que 22 Class40.

Les IRC étaient 333 à s’aligner ce samedi 3 août. Une participation record ! La lutte était âpre dans toutes les classes représentées. Les membres de l’UNCL qui ont arborés fièrement les couleurs du club étaient 33 à prendre le départ pour rallier le phare emblématique du Fastnet, point le plus au Sud de l’Irlande.

Les prévisions météo du RORC étaient justes. Le départ s’est effectué́ par une brise inhabituelle de sud-est permettant aux concurrents une sortie express du Solent avec courant portant tout en gérant le dévent de l’Ile de Wight. Cependant, dès la première nuit, il a fallu gérer et bien sortir d’une transition, qui vu le vent faiblir puis tourner au sud-ouest avant de forcir progressivement jusqu’à plus de 30 nœuds en mer d’Irlande.

C’est ce que nous raconte Jacques Pelletier, victorieux en IRC1 sur son L’Ange de Milon et 7ème Overall :

« comme prévu le vent mollit à la fin de la journée. Les fichiers météo nous avaient montré que le vent de secteur Est, qui nous avait fait sortir facilement du Solent allait passer Ouest Sud-Ouest et entre les deux une zone de calme à traverser. Nos routages donnaient une alternative: le nord près de la côte et le sud presque au milieu de la Manche. Il était évident que passer au mieux cette zone de transition était essentiel pour le restant du parcours. Décision prise, nous resterions sur une trajectoire un peu au sud de la médiane entre les deux options.

La nuit tombe, et sur une mer plate le bateau glisse tantôt sous code 0, tantôt sous spi. Jean Luc en profite pour nous préparer un bœuf carottes du meilleur goût!

Au lever du jour, je n’ai plus que 14 cibles AIS sur mon écran et généralement des bateaux de dimensions supérieures aux nôtres. Soit nous sommes devant, soit nous sommes derrière, mais la présence de « gros » bateaux me fait pencher pour la première hypothèse. L’hypothèse « de devant » se vérifie au Lizard lorsque je peux voir notre position sur le tracker du RORC: premier IRC1, et de voir aussi que nous avons une dizaine de mille d’avance sur Lann Ael 2, champion en titre et notre concurrent direct.

Un grain bien mouillé au passage des Scilly puis route directe au près bon plein sur la pointe nord-est du DST du Fastnet. 150 milles avec un vent soutenu d’Ouest 25 à 30 nœuds. C’est humide et secouant.

Nous doublons le Fastnet le lundi 5 août à 12h17mn57s, en tête de notre flotte. Lann Ael 2, le bateau de Didier Gaudoux, est 1h10 derrière nous. Nous repartons sud avec un vent bien établi ouest Sud-ouest, un ris dans la GV, le code 0 et le J2 en place. Notre barreur, Fred, s’organise avec talent pour enchaîner les surfs. Or à partir de 13, 14 nœuds, l’eau s’élève le long du bordé avant tribord, passe au-dessus du pont et est poussée par le vent, façon karcher, directement à la face des équipiers. Et puis, pour faire bon poids, une partie des vagues se glisse malicieusement le long du J1, fait cuillère pour vous renvoyer le flux à la figure. Donc, si vous avez raté le karcher tribord vous aurez la douche bâbord !

Après le passage de Bishop Rock, nous abattons pour la dernière séquence de 90 milles. A bord, la tension monte d’un cran. Nous savons que Lann Ael est plus rapide. Il nous a repris 7 milles environ depuis le Fastnet. Va t il passer ?

Plymouth approche, il reste une heure de course, Lann Ael nous a doublé. Il est 0,5 milles devant mais on a encore 30mn d’avance en compensé. Lann Ael coupe la ligne et 3mn et 11s après nous la coupons à notre tour. Nous avons 29mn et 46s d’avance en compensé ! Parcours effectué en 2 jours et 21h30 en temps réel et 3 jours et 5h18 en compensé.

Séquence émotion: on a gagné !! Enfin L’Ange de Milon sur la première marche du podium du Fastnet. Il m’en aura fallu du temps depuis ma première inscription en 1971! »

Les conditions difficiles en mer d’Irlande ont mis les nerfs des équipages à rude épreuve. Sur 333 voiliers IRC engagés, 59 ont dû abandonner suite aux conditions météos.

Régis Vian, l’équipier d’Alain Duvivier, skipper et propriétaire de l’A31 TAGAN IV, réalise une très belle course, terminant 9ème en IRC 4 sur 84 voiliers et 16ème en double sur 64 duos, un très beau plateau ! Il revient pour nous sur les conditions météos rencontrées en mer d’Irlande :

« L’entrée de la mer d’Irlande en bonne position. Les conditions ont été très bonnes pour nous jusqu’à présent. Et là, ça va être une autre histoire. Au fur et à mesure que le temps et les miles défilent, le vent monte et se resserre. Le passage de la pointe sud-ouest anglaise est assez sportif. Les conditions grimpent, et seront dynamiques. La mer d’Irlande est rugueuse et elle le fait bien. Nous commençons à croiser un nombre non négligeable de concurrents qui font demi-tour (il y en aura 35 au total). A bord de l’A31, c’est rapidement très inconfortable. La mer n’est pas énorme, mais nous avançons vite dans les paquets de mer qui se chargent bien de nous rincer copieusement. Il nous apparaît rapidement nécessaire d’adopter rapidement une stratégie pour garder des vêtements secs, car ce traitement de lessiveuse va durer pendant 48 heures : à la montée vers le Fastnet et à la descente vers l’Angleterre. Nous n’y parviendrons pas (à garder les vêtements secs). Nous prenons paquets de mers sur paquets de mer. Tout est trempé. Évidemment, au milieu de tout ça, nous devons nous reposer et alterner les quarts. Conserver un duvet sec, seul moyen de se réchauffer est tout un art dans un environnement où chaque geste est compliqué. Se déshabiller pour s’allonger est une épreuve compliquée. D’autant plus qu’une fois ceci fait, la perspective de devoir renfiler des vêtements mouillés après un repos relatif, ne participe pas franchement à la popularisation des sports nautiques… Aucun de nous deux ne se plaint de ça. Nous courons la Fastnet Race et sommes contents d’être là. »

D’autres ont dû renoncer devant ces conditions extrêmes. Ce fut le cas du J112 E MUSIX et de son propriétaire Philippe Baetz, qui dut faire demi-tour avant l’arrivée aux Scilly :

« Dimanche en fin d’après-midi, le vent dépasse les 20 nœuds et il faut décider si nous y allons ou pas. Nous sommes encore « dans le paquet », 9 ou 10 en réel.  Si nous continuons, nous acceptons 48h de « galère » à laquelle je ne suis pas préparé personnellement, ni physiquement et ni mentalement. Vers 19h30, Musix fait demi-tour. Trop peu d’expérience dans ces mers agitées et ces vents soutenus. Au-delà de ma propre fatigue, je ne me sentais pas en mesure de faire subir à mes amis ces heures de douches froides, même si ils auraient été d’accord pour cela. Et je redoutais une aggravation des conditions, genre 1979. »

Vitesse et tactique auront pimenté cette 48ème édition jusqu’au final dans la baie de Plymouth, et ce quelle que soit la catégorie. En multicoques, en IMOCA, en Class40 ou chez les IRC, les Français ont dominé la Rolex Fastnet Race 2019. Seuls la classe Zéro (et le classement IRC Overall) échappent aux équipages tricolores. Les vainqueurs sont : Cammas-Caudrelier (Ultim), Jérémie Beyou (IMOCA), Luke Berry (Class40), Jacques Pelletier (IRC-1), Géry Trentesaux (IRC-2), Jean-Pierre Kelbert (IRC-3) et Noël Racine (IRC-4).

Le retour en Ultim du Maxi Edmond de Rothschild, magnifiquement mené́ par le duo Cammas/Caudrelier, a grillé la vedette à Macif et établissant aussi le nouveau record de l’épreuve (1jour 4h 2mn 26s).

PRB en IMOCA, vole la deuxième place à Banque Populaire sur la ligne d’arrivée derrière Charal.

Ça a bien bataillé aussi en IRC. C’est finalement le bateau américain Wizard (l’ex VOR 70 Groupama) qui l’emporte en overall et IRCZ devant le français Nicolas Groleau sur Bretagne Télécom, second sur les deux classements. Six des 10 premiers en IRC sont des IRC Z.

Les JPK ont fait parler la poudre avec la très belle place de Géry Trentesaux sur Courrier Recommandé, 5ème overall et 1er IRC2. Saluons aussi la prestation de Jean Pierre Kelbert avec son tout nouveau Léon, le JPK 10.30 qu’il menait en double avec le figariste Alexis Loison. Le binôme s’impose en Duo mais aussi en IRC3 et prend la 6ème place au classement Overall.

Leon, JPK 10.30

Les français étaient en nombre sur cette épreuve et donnés favoris. Ils ont confirmé leur domination dans le top 10 toutes catégories confondues. Innovations technologiques, tactiques de navigation, sens de la mer, esprit d’équipe… Certaines clés de la performance qu’ils auront réussis à maîtriser. Course mythique et fabuleuse qui attire toujours en nombre les équipages professionnels et amateurs. Les français auront marqué de leur empreinte cette 48 édition. Bravo à eux et rendez-vous dans deux ans !

Toutes les informations et résultats ici : https://www.rolexfastnetrace.com/

Pornic – Baïona – La Rochelle : grande classique particulièrement appréciée des solitaires et des doubles

Patrice Carpentier revient pour nous sur cette nouvelle édition de la course au large Pornic – Baïona – La Rochelle co-organisée par la Ville de Pornic et la Société des Régates Rochelaise. Ces évènements sont inscrits au calendrier de l’UNCL pour les Championnats MANCHE/ATLANTIQUE OVERALL et MANCHE/ATLANTIQUE DOUBLE 2019 mais aussi au calendrier des courses au large de la FFV.

La nouveauté de cette grande classique particulièrement appréciée des solitaires et des doubles est que l’étape retour prenait fin non pas à Pornic, comme à l’accoutumée, mais à La Rochelle. Ou plus exactement aurait dû, car l’autre nouveauté de cette « PBLR » est qu’elle a été perturbée par des sautes de vent à répétition dans les deux étapes. Voici comment j’ai vécu la course.

Au départ de Pornic le mercredi 3 juillet, le départ est retardé à la fin de l’après-midi en raison d’une masse orageuse stationnée sur la côte NW espagnole et qui a conduit le comité de course à nous en éloigner en contournant par l’extérieur le DST de Finisterre. La course démarre bon train sous spi et je suis ravi de ce come back au solo à bord de mon dernier Groupe 5, l’ancien Figaro 2 de Yann Eliès. Avec les deux autres Figaro 2 en lice, on crée un écart substantiel sur le reste de la flotte (36 voiliers au total dont une vingtaine de solitaires et une douzaine de double). J’attends le lever du jour pour empanner (à 2 tangons c’est plus prudent) histoire de se recaler sur la route. La brise se calme dans l’après midi au point de s’évanouir en début de nuit comme l’avait prévu la météo. Le ciel est plombé, un lointain éclair dans la nuit vient à nous rappeler une situation orageuse. Une pluie fine et brève suffit à la toilette du pont. Après une progression erratique, le vent revient de NE. Chouette, je renvoie le grand spi. C’est mou, puis modéré, puis énergique et carrément fort. A 30 nds, le Figaro 2 file comme un dard. Je me dis que c’est une survente et que ça ne va pas durer car rien n’indique du « très méchant » dans le ciel noir. Pourtant l’anémo grimpe encore, 35, 40 nds. En solitaire dans ces conditions, je ne peux rien faire d’autre que de piloter le bolide en priant que cesse ce long grain sec. Que nenni ! J’ai à peine le temps d’apercevoir le cadran flirter dépasser les 45 nds que l’étrave du bateau s’enfonce dans la mer. L’eau envahit le pont et aussi l’intérieur du bateau car je n’ai même pas eu le temps de fermer le panneau. Arrêt buffet, le Figaro 2 se vautre sur le flanc. Les voiles faseyent furieusement. Je lâche la barre pour larguer la drisse et le bras de spi. J’ai bon espoir de ramener le chalut à bord intact mais alors que le plus gros est fait le Nylon s’accroche dans l’arrière du balcon et se répand en morceaux. Pendant tout ce temps la GV a souffert elle aussi. Un coup de projecteur montre 2 morceaux retenus par le guindant et le nerf de chute et plusieurs déchirures locales. La messe est dite.

Au lever du jour, j’essaye en vain de recoller les deux morceaux à coups de Grey tape. Dans la matinée, l’autre Figaro 2 solitaire Nica Niac Niac me dépasse dans une brise devenue évanescente. Plus tard le comité de course va nous indiquer l’annulation de la course et c’est au moteur durant une centaine de milles que nous allons rejoindre Baïona, certains faisant une escale fuel. Pour faire bonne figure vis-à-vis de leurs hôtes espagnols, le comité concocte néanmoins un classement établi bien amont de la course à un moment où les Figaro 2 caracolaient en tête. Le Voilerie HSD d’Hervé Aubry gagne ainsi en double et votre serviteur en solitaire devant le Niac Niac Niac d’Even Job. Ce  classement surprenant puisque la course a été annulée n’a pas de valeur sportive officielle. On retiendra simplement que nos bons vieux monotypes peuvent sauver la mise IRC dans leurs conditions de prédilection.

L’escale en Espagne est brève car le comité doit de nouveau gérer une zone de calme dans le Golfe de Gascogne. Grâce à la coopération et à l’efficacité de Jean De Montaville, l’homme sans qui cette course n’existerait pas, et à son équipe, une autre grand-voile (merci aussi à Hervé) et un autre spi médium me sont acheminés de France me permettant de concourir dans l’étape retour ayant au menu un long louvoyage le long de l’Espagne puis des vents folâtres ou inexistants. Cette fois le comité a anticipé en aménageant deux portes virtuelles dans le Golfe. C’est à la première, équidistante de Gijon et de La Rochelle qu’est jugée l’arrivée après quasiment 3 jours de course. Au près serré un Figaro 2 va à la vitesse des IRC de taille équivalente. Il n’y a donc rien de fameux à espérer en temps compensé (Groupe 5 finit 2 en TR et 9 en compensé). J’ai partagé mon temps à la table à cartes pour visualiser la progression de mes camarades via l’AIS  et dans le cockpit pour les réglages sinon à la barre tout en restant à l’écoute de la VHF bien utile en termes de sécurité quand un copain vous sort et haut et fort de votre torpeur pour vous indiquer que la terre est proche… ou qu’il y a un danger de collision avec un navire à proximité pas forcément équipé d’un AIS. Sans oublier des échanges de circonstance qui me rappelaient les Figaro d’antan. Philippe Coupeau et Stéphane Ayrault, judicieux dans leur choix de route, s’imposent avec brio dans l’étape 2 à bord de leur JPK 9.60 Wahoo devant le SF 3200 Uship de Patrick Isoard et Tatyana Shyshkanova. Alain Duvivier, 3ème du classement mixte solo/duo se classe premier solitaire sur son A 31 Hagat.

Gallerie photos

Je retiens de cette virée en Espagne, décidément capricieuse sur le plan météo, de la belle régate de bon niveau,  une super ambiance, une organisation prévenante et l’occasion de frayer avec d’autres marins que ceux habituellement rencontrés en Bretagne sud. J’ai aussi noté que l’exercice solitaire pratiqué dans ma 70ème année demande une gestion attentive du sommeil… Je regrette avec d’autres concurrents que l’étape 2 ne se soit pas achevée à La Rochelle avec le retour du vent mais le comité a joué la carte de la prudence car il leur fallait absolument établir un classement après l’annulation de l’étape 1.

Patrice Carpentier

Figaro 2 Groupe 5

Site internet Pornic Le Blog : http://pornic-leblog.fr/course-nautique-pornic-baiona-la-rochelle-1ere-edition-informations-et-inscription/

La Trinité-Cowes by Actual : Victoire de Lady First III

Clap de fin sur la deuxième édition de La Trinité-Cowes by Actual inscrite au Championnat UNCL 2019 Manche – Atlantique. Malgré onze abandons majoritairement dus à un vent léger, la course a conquis les équipages grâce à son parcours très ouvert, ses splendides paysages et son organisation impeccable. Les coureurs reconnaissent et apprécient le professionnalisme des équipes de la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer (SNT), ainsi que la bienveillance et la vigilance du directeur de course Yves le Blevec. Cette course hauturière est d’ores et déjà inscrite parmi les événements incontournables de la saison en Atlantique.

Jackpot pour Lady First III de Jean-Pierre Dreau qui s’adjuge la première place non seulement au scratch mais également en IRC Overall et IRC A. Sébastien Harinkouck (Amanjiwo) maîtrise de mieux en mieux son Frers 44 et prend la deuxième place au scratch devant Charlie Capelle (Acapella Proludic).

Philippe Girardin (Hey Jude) conserve son titre en IRC B, devant Bruno Salle de Chou (Eukem by X-Elles) et Exception 2 skippé par Patrick Ponchelet. Belle performance pour le skipper du J120 Hey Jude qui s’adjuge également la deuxième place en Overall.

Alain Peron (Un papillon contre l’Eczema) remporte la course en IRC Double. Dans cette catégorie, Philippe Baetz (Musix), décidément très en forme dans toutes les configurations cette saison, se place en deuxième position devant le duo mixte emmené par Jean-Louis Goblet (Galatée).

Le vainqueur 2018, Courrier Recommandé skippé par François Lamiot, monte sur le podium à la troisième place du classement Overall et en deuxième position en IRC A. Richard Fromentin (Leclerc Hennebont) complète le podium en IRC A.

Après un début de course très engagé, Charlie Capelle (Acapella Proludic), unique Multi 2000 inscrit, a joué de malchance et est arrivé avec plus de sept heures de retard sur le vainqueur. Le manque de vent et le courant l’ont contraint à mouiller par 50m de fond à quelques milles de l’arrivée, un gros bout de chalut s’est emmêlé dans l’ancre et ils ont perdu un temps précieux à s’en débarrasser.

Christophe Pratt – tacticien, en charge du projet Lady First III : « Nous sommes ravis d’être arrivés et d’avoir remporté cette course. C’était une première en Atlantique et en Manche pour ce troisième Lady First qui est sorti du chantier en août dernier. C’était aussi notre première grande course et nous avons vraiment bien fait de répondre à l’invitation de nos amis trinitains ! Nous étions quatorze à bord, un peu plus nombreux que d’habitude, il faut croire que le format a attiré les équipiers. Nous partons ensuite pour une campagne anglaise avec Cowes-Dinard, la Channel Race et la Fastnet Race et cette course a été un bon échauffement. Nous avons été extraordinairement bien accueillis par la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer, le parcours et les paysages sont splendides, l’organisation est géniale, La Trinité-Cowes by Actual est une course qui a de l’avenir ! »

 

Philippe Girardin – Hey Jude : « C’est une course superbe ! Une vraie course au large avec un parcours technique qui nous amène dans des endroits magnifiques comme le passage du Raz de Sein. Le bateau marche très bien depuis que nous avons un nouveau jeu de voile. Malgré un voilier typé croisière et un équipage purement amateur, en mettant beaucoup d’engagement à bord, on arrive à performer. L’utilisation de l’AIS a été primordiale, nous avions un tacticien en permanence devant l’écran pour anticiper les mouvements de la flotte et donc pouvoir contrôler au maximum. La stratégie adoptée fut prudente, notamment à l’approche du DST et cela a payé. Vivement la prochaine édition ! »

 

Nos membres font parler la poudre :

Ils étaient 9 membres du club à prendre le départ de cette superbe édition pour avaler le plus rapidement possible les 348 milles qui les séparaient de l’arrivée à Cowes. Présents dans toutes les classes IRC, certains ont hissé haut les couleurs du club devant plus de 40 concurrents. Philippe Girardin qui réalise une saison exceptionnelle cette année,termine deuxième Overall devant un autre de nos membres, Courrier Recommandé de Gery Trentesaux qui possède l’un des plus beaux palmarès au monde. Richard Fromentin en IRC A s’adjuge la troisième place et réalise une superbe performance avec son JPK 11.80. En Double, la classe la mieux représentée avec 23 unités, Alain Péron remporte l’épreuve en double avec son JPK 10.10 juste devant Philippe Baetz et son J112 très en forme, qui termine deuxième devant Antoine Croyère sixième. Cela augure de belles choses pour la suite de la saison !

Le Duo composé d’Alain Péron et Jean Marc Chavigny revient pour nous sur leur victoire en IRC Double et cette très belle performance soutenu par leur association  « un papillon contre l’eczéma » avec leur JPK 10.10.

Départ à l’anglaise dimanche 18.00 de la trinité avec 12-15 nds de vent au reaching, direction la Teignouse. Une pensée pour Locmalo, un A35 qui talonnera en rasant trop le phare de la Teignouse et qui devra abandonner. Puis rase cailloux à la pointe de quiberon pour se dégager des courants de montante. 
Remontée au près le long de la côte sauvage en attendant la bascule à droite qui arrivera vers 22.00.
Long bord de spi (A5 puis grand spi) qui nous amènera au raz de sein après être passés au plus près du sud des glenans. Le raz est passé vers 6.00 avec courant favorable, toujours aussi magique. 
Cependant, gare au courant contraire près de l’îlot Tevennec que nous irons chatouiller de trop près, ce qui nous vaut d’être passés par 2 concurrents, Mary et douze étoiles. 

La renverse arrive dans le chenal du four , ce qui nous oblige à louvoyer près de la côte afin de se protéger du courant. Nous naviguons alors longtemps avec mary et musix, quelques miles derrière un groupe composé de Aileau, hey joe, vaimiti. Un peu plus loin devant, Léon talonne les gros rating.
Malheureusement, une brume tenace nous empêchera toute l’après-midi de lundi d’admirer les côtes finistériennes et la mer d’Iroise. La température est même un peu fraîche , malgré seulement une dizaine de nds de vent. La soirée du lundi nous voit nous écarter de la côte pour tenter d’avoir un peu moins de courant contraire, accompagné toujours par Mary. Le gros de la flotte a préféré s’abriter de ce courant en allant faire du rase caillou jusqu’au sept îles où nous recroisons certains d’entre eux.
 
Le début de nuit sera décisif pour la suite. Nous décidons après moults réflexions de continuer tout droit pour passer au sud de Guernesey afin de prendre le tapis roulant du courant qui nous emmènera jusqu’au raz Blanchard, passé vers 15.00 mardi. 
Ce courant qui nous fera passer la barre des 10 nds en vitesse fond, nous permettra de franchir la bulle de pétole qui barrera la route de nombre de nos malheureux concurrents et néanmoins amis qui devront attendre un peu de vent avant de faire de la route nord et passer enfin le DST des casquets. 
La fin de la nuit se passe sous grand spi dans des petits airs de 5 à 8 nds, forcissant légèrement au petit matin à l’approche des needles, sur les talons de SL maintenance, figaro 3, et de musix de Philippe Baetz.

Léon, JPK 10.30, un de nos principaux concurrents et qui était passé à l’ouest du DST, est finalement 3 miles derrière nous a l’entrée du solent! Excellente surprise pour nous!
Nous embouquons la rivière anglaise avec encore un peu de courant favorable, à côté du figaro 3, que nous passerons dans le solent, le pauvre passant son temps à enlever des algues, assez nombreuses ce matin là, dans ses nombreux appendices !

Nous revenons un peu sur musix et stamina, MMW 40, mais pas assez pour finir 1er en réel des IRC double, cette place revenant à Musix de Philippe Baetz, membre du club lui aussi. Cependant, le faible écart avec lui nous permet de gagner avec une bonne marge le classement général IRC double en compensé! Le podium du classement overall nous échappera de peu à cause de cette renverse de courant trop tôt dans le solent, ce que n’aura pas subi hey Jude de Philippe Girardin, arrivé 3h avant nous et qui prend la 2eme place de ce classement overall, et la première de son groupe IRC B-C.

Une grande et très belle victoire pour nous et notre bateau papillon, soutenu par notre association « un papillon contre l’eczéma, association qui promeut la connaissance et la prise en charge de cette maladie qu’est la dermatite atopique, principalement chez les enfants, que nous emmenons régulièrement découvrir la mer et le bateau à voile lors de sorties pédagogiques très conviviales.

Après une victoire au Spi ouest France en IRC 3 en 2017 et une victoire sur la Transquadra l’année suivante avec nos amis Pascal et Fabrice, c’est un palmarès qui s’étoffe encore pour ce fantastique bateau ! Cette victoire est le résultat de nombreuses années d’entraînement tous les 2, et nous espérons que celle-ci en amènera d’autres !

Merci à la SNT pour cette fabuleuse course, merci à l’UNCL pour cet extraordinaire championnat IRC double, et merci infiniment à tous nos camarades de jeu sans qui ces moments de course seraient moins drôles, excitants et enthousiasmants !

Les équipages vont maintenant profiter de l’accueil qui leur est réservé au Royal Ocean Racing Club (RORC) et se préparer à traverser de nouveau la Manche pendant la Cowes-Dinard dont le départ sera donné le 12 juillet à 08h30. 197 bateaux IRC prendront le départ de cette édition qui s’annonce déjà comme exceptionnelle. Un record de participation depuis plus de 10 ans !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les résultats

La cartographie

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La Trinité-Cowes by Actual: Départ le 7 juillet pour 300 milles

La deuxième édition de la course hauturière La Trinité-Cowes by Actual, épreuve du Championnat UNCL 2019 Manche – Atlantique Overall et Duo, organisée par la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer (SNT), s’élancera dimanche 7 juillet à 18h00. La cinquantaine d’équipages inscrits s’élanceront sur un parcours de 300 milles entre deux ports mythiques, La Trinité-sur-Mer et Cowes sur l’Île de Wight. Yves le Blevec, le directeur de course, a délibérément choisi un parcours très ouvert avec seulement quatre marques de parcours : le Phare de la Teignouse, la Tourelle de la Plate au niveau de la Pointe du Raz, le Phare du Four et enfin le Phare des Needles, à l’extrémité Ouest de l’Île de Wight.

La Trinité-Cowes by Actual est une belle mise en jambe à la Cowes-Dinard, dont le départ sera donné le 12 juillet, et est ouverte à toutes les classes admises à cette course mythique organisée par le Royal Ocean Racing Club (RORC). Ils seront répartis en cinq catégories : IRC A, IRC B, IRC C, IRC Double et Multi 2000.

Parmi les inscrits, on retrouvera les têtes d’affiche 2018 : le JPK 11.80 Courrier Recommandé skippé par François Lamiot, qui avait remporté la course en overall et en IRC 1, ainsi que Hey Joe d’Antoine Croyère et Hey Jude de Philippe Girardin, vainqueurs respectivement en IRC Double et IRC 2-3-4.
Skippé par Jean-Pierre Dréau, Lady First III, un 60 pieds marseillais tout neuf et tout carbone, fera sans aucun doute sensation.

Les incontournables Codiam de Jean-Claude Nicoleau et Nicolas Loday, et Qualiconsult de Jacques Pelletier seront bien évidemment de la partie. A leurs côtés figureront deux Figaro 3 : Oman Sail skippé par Sami Al Shukaili et SL Maintenance du Cherbourgeois Laurent Charmy.
Nouveau venu dans la flotte, Charlie Capelle, accompagné de Paulin Nicol et du franco-britannique Marc Pardailhé, s’élancera sur Acapella – Proludic dans la catégorie Multi 2000.

Les premiers sont attendus mardi 9 juillet.

Yves le Blevec, directeur de course : « Nous avons une cinquantaine d’inscrits, c’est bien. C’est une course en pleine construction et je suis convaincu par le format et la période choisis. Cet événement relie deux foyers de la course au large et permet de faire un lien avec Cowes-Dinard. Elle peut également être un bon point de départ pour une croisière estivale le long des côtes britanniques. Le parcours est très ouvert et techniquement intéressant, avec du côtier, des courants à gérer, une traversée de la Manche… Plusieurs options seront possibles dans la zone DST Casquet, ce qui permettra des stratégies très différentes. Enfin, l’arrivée dans le Solent c’est toujours top. »

La cartographie

Les inscrits

Les infos sur la course

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Communiqué de presse – SNT – 4 juillet 2019

Crédit photo : Jacques Vapillon

Retour sur deux superbes épreuves des Championnats UNCL, la Porquerolle’s Race et l’Armen Race Uship

La première édition de la Porquerolle’s Race s’est terminée de la plus belle des manières ce dimanche avec de superbes conditions. Tout au long des quatre jours de l’épreuve, les 52 équipages en lice ont disputé pas moins de 11 manches. Cette dernière journée, la plus ventée, a permis de déterminer les vainqueurs de chaque classe : Confluence Sopra DPMF (Groupe 1), Vito 2 (Groupe 2), Absolutely II (Groupe 3), Expresso 2 (Groupe 4) et Ikra (12 MJI). Rendez-vous est déjà fixé en mai 2020 pour la 2ème édition de cet événement bien-né. 

Jour 4 – Porquerolle’s Race – ©Photos E.Vally / YC Porquerolles

La dernière journée de la Porquerolle’s Race a été magnifique avec un vent de Sud-Ouest qui s’est levé à plus de 15 nœuds et a parfois frisé les 20 nœuds. Trois nouveaux parcours construits ont pu être lancés dans chacune des classes. Ces conditions plus soutenues, couplées à l’extrême motivation des équipages, ont entraîné quelques faits de course et plusieurs bateaux sont entrés en collision.

Au total, les équipages ont disputé onze courses durant les quatre jours de compétition, dont un tour de l’île vendredi qui restera dans les mémoires. Avec un gros niveau sportif, des conditions météo parfaites et une belle ambiance à terre, la Porquerolle’s Race est un beau succès. « La réussite de cette première édition est de bon augure pour la suite de cette épreuve que nous souhaitons inscrire dans la durée. Nous vous donnons rendez-vous l’année prochaine », a déclaré Sébastien Le Berre, Président du Yacht Club de Porquerolles.

Groupe 1 (13 inscrits) : Confluence Sopra DPMF remporte la bataille des « gros »

Les régates du Groupe 1, qui regroupait les plus grands voiliers de la flotte, ont été très spectaculaires, et tout particulièrement ce dimanche dans un vent forcissant. Bien inspiré tactiquement, crédité de manœuvres impeccables, l’équipage du GP 42 Confluence Sopra DPMF sort vainqueur de la Porquerolle’s Race. Derrière, l’imposant IRC52 Arobas2 a arraché la 2e place au général. Le Club Swan 52 Raving Swan est 3e.

Groupe 2 (16 inscrits) : Vito 2 a capitalisé sur son avance

Très régulier depuis le début de l’épreuve (avec deux victoires et sept 2e places), l’A 40 RC Vito 2 a vécu une mésaventure aujourd’hui en étant disqualifié de l’avant-dernière manche (suite à une collision) puis en ne terminant pas la dernière. Malgré ces deux courses « perdues », Vito 2 a pu conserver les commandes du Groupe 2, avec 10 points d’avance sur son premier poursuivant, le Grand Soleil 46 Groupe Lombardot Sailing Team. Le J133 Jivaro termine 3e mais cela a été très chaud puisque cet équipage n’a que 2 points d’avance sur Adrenaline, 4e, et 3 points sur Sloughi Rivas Yachting.

Groupe 3 (11 inscrits) : Absolutely II intouchable, Foxy Lady et Flower Power complètent le podium

En remportant neuf des onze courses disputées à Porquerolles ces quatre derniers jours, l’équipage du Mumm 36 Absolutely II, mené par Yves Ginoux, a laissé des miettes à ses adversaires. 3e du Championnat UNCL de Méditerranée avant la Porquerolle’s Race, Absolutely II réalise une très belle opération. Le match pour les deux places restantes sur le podium a été plus indécis et ce sont finalement le X 35 Foxy Lady et le MAT 1010 Flower Power qui s’emparent des 2e et 3e places à Porquerolles.

Groupe 4 (10 inscrits) : Expresso 2 renverse la situation et remporte la Porquerolle’s Race

Le JPK 1010 Expresso 2 accusait un retard de 3 points ce matin sur le leader provisoire, le X34 Almogaver. L’équipage d’Expresso 2 a réalisé la journée parfaite, remportant les trois parcours construits. Dans le même temps, Almogaver a terminé deux fois 2e et une fois 6e. Expresso 2 a donc repris les devants et sort grand vainqueur de la Porquerolle’s Race dans le Groupe 4. La lutte pour la dernière place sur le podium a également été intense : du 3e (Rostanbar 2) au 7e (Havana Glen), il n’y a que 6 points d’écart à l’issue de l’épreuve.

 

Porquerolle’s Race 2019 – Jour 4

 

Site du Yacht Club de Porquerolles : https://yachtclubporquerolles.fr/

Prochaines épreuves au calendrier du  Championnat UNCL 2019 Méditerranée, du 7 – 15 juin La Rolex Giraglia (YCI – SNST) et du 22 – 28 juin se déroulera la Duo Max (CNTL)

ArMen Race Uship 2019 : Champions les amateurs!

L’ArMen Race Uship a pour particularité, depuis sa première édition en 2011, d’être ouverte aux marins professionnels et amateurs sur un même parcours. Ils ont été 175 à répondre présents cette année aux côtés des sept IMOCA, des trois ULTIM et du MULTI50, non seulement pour pouvoir prendre le départ aux côtés de ces géants des mers, mais également pour se confronter à la course au large dans une ambiance conviviale et sportive.

Pour cette 9e édition, les conditions ont été bien calmes niveau vent mais très soutenues au niveau des nerfs. Les concurrents ont du s’armer de patience et de persévérance pour boucler le parcours. 145 bateaux ont franchi la ligne avant sa fermeture, dimanche à 8h00.

Charlie Capelle (Acapella – Proludic) remporte une nouvelle fois l’ArMen Race Uship. Le marin trinitain qui ne rate jamais une édition de la course, était une nouvelle fois accompagné de Lionel Lemonchois. Charlie, qui a toujours pour objectif de transmettre et de partager, avait également embarqué un de ses techniciens, Paulin Nicol, jeune marin aux multiples casquettes.

Nicolas Groleau (Bretagne Télécom), Jean-François Levasseur skipper du Team Jolokia et Sébastien Harinkouck (Amanjiwo) ont coupé la ligne en tête des IRC dans un mouchoir de poche. Mais en temps compensé, c’est Codiam, skippé par Nicolas Loday, qui a une nouvelle fois fait parler de lui en remportant cette 9e édition dans la catégorie IRC A.

Philippe Baetz sur Musix, réalise un doublé en remportant l’épreuve en IRC B en temps réel et en temps compensé, tout comme Alain Guelennoc (Menuiserie-Fenetre.fr) en IRC C. Même constat en IRC Double, avec la victoire de Paolo et Mattéo Mangione (Ciao Ciao). Le duo complice père-fils venu de la Rochelle ont semé les JPK sur leur SunFast 3600. Vaimiti de Fabrice et Yann Level ont décroché la 2ème place suivis par Tip de Bernard Mallaret et de la bretonne Françoise Goyat qui prennent la 3ème place.

Les First 31.7 de la Nuit de l’ArMen ont bataillé ferme et sont arrivés groupés dans la nuit de vendredi à samedi. Gauvain, skippé par Patrick Roussel, sort vainqueur de cette confrontation sur 100 milles le long des côtes morbihannaises.

Cette splendide édition s’est achevée sur la remise des prix où la marraine de la course, Sophie Davant, a remis le trophée UNCL by RALF TECH au vainqueur OVERALL devant 90 bateaux, Codiam, skippé par Nicolas Loday. L’UNCL remercie tous ses partenaires ainsi que les personnes dévouées sans qui les courses ne pourraient avoir lieu.

Site internet de la Société Nautique de la Trinité sur Mer : https://www.snt-voile.org/

Retrouvez toutes les photos de l’Armen Race USHIP realisées par @Antoine Dujoncquoy photographie

Prochaines épreuves au calendrier du  Championnat UNCL 2019 Manche – Atlantique, le 8 – 9 juin 100 Milles et une Nuit (YC Dinard) et le 8 – 10 juin le Grand Prix du Crouesty (YCCA)