Laudato Si dans les eaux britanniques

Retour sur la dernière édition de la Rolex Fastnet Race à travers le récit de Régis Vian, membre de l’UNCL et qui revient pour nous sur cette édition si particulière et unique à bord de son voilier Laudato Si un A31.

Mon inscription au Fastnet cette année est mon plan B en cas de décalage de la Cap Martinique 2021 à laquelle je suis inscrit en solo. Rétrospectivement, c’est un plan B majuscule!

Cette édition de la Rolex Fastnet Race 2021 s’annonce particulière à plusieurs égards. La quarantaine imposée en Angleterre nous prive de l’ambiance unique qui règne à Cowes avant le départ de cette course mythique. L’arrivée à Cherbourg en lieu et place de Plymouth est une grande première. Enfin, la météo annonce  depuis plusieurs jours un début de course musclé, voire très musclé. Il va y avoir du spectacle quand les 350 bateaux inscrits vont devoir tirer des bords dans le Solent, pour rejoindre la pleine mer.

C’est ainsi que nous nous retrouvons le 8 août, avec mon cousin Thierry, à bord de mon fidèle A31 Laudato Si, à attendre notre coup de canon dans 30 noeuds de vent établis, au milieu de ce qui est sans doute la plus belle flotte de bateaux qu’une course peut réunir. Nous courons en catégorie IRC4 et duo.

Les trimarans Ultimes, les IMOCAS, les Class 40 et les maxi IRC (catégorie IRC ZÉRO) partiront avant nous. Le spectacle garanti est au rendez-vous. Nous en profiterons à peine car le vent prévu est aussi au rendez-vous. C’est chaud!

Nous prenons un très mauvais départ, et coupons la ligne avec 1 minute de retard, suite à un banal problème d’écoutes de génois qui s’emmêlent au mauvais moment. Mais dans ces conditions, il n’y a pas de problème banal. La sortie du Solent (le bras de mer entre la côte Anglaise et l’île de Wight) tient aussi toutes ses promesses. Le courant jusqu’à 5 noeuds qui s’oppose aux 30 à 35 noeuds de vent d’Ouest lève une mer dantesque, à la limite de ce que peut supporter notre A31, léger et bas sur l’eau.

Ces conditions vont se maintenir pendant plus de 24 heures. Nous sommes secoués et trempés en permanence, par la mer ou par la pluie. Eau douce ou eau salée, nous ne faisons plus la différence. Nous tirons péniblement des bords vers l’ouest et faisons le dos rond en attendant des conditions meilleures.

La stratégie du premier jour sera conservatrice: ne pas casser le bateau, ne pas (trop) nous fatiguer. La course est longue. C’est pourquoi nous préférons partir vers le large plutôt que de tenter de profiter des courants autour de la pointe de Portland Bill, lieu peu recommandable par vent fort. Nous ne devons y perdre en théorie que 20 minutes. Nous y perdrons sans doute plus, car le groupe de tête de notre catégorie IRC4, passé par là, aura déjà beaucoup d’avance. Serions-nous passés sans rien casser? Nous ne le saurons jamais. C’est dans ce contexte que nous apprenons l’abandon de nos amis de Tagan, Alain et Marc. Coup dur!

Le soir du deuxième jour, à l’approche du Cap Lizard, le vent s’est calmé (un peu trop?). Nous pointons autour de nous quelques concurrents directs de notre catégorie: Bigfoot, Aldebaran et Oromotco devant nous, et Cavok pas très loin derrière. La nuit est fraîche, étoilée, humide et studieuse. Nous jouons quelques coups gagnants avec les courants du Cap Lizard et de Land’s End et nous retrouvons devant  Bigfoot et Aldebaran au passage des îles Scilly. Nous sommes bien dans la course, dans le tiers de tiers de tête de notre catégorie. Nous avons limité les dégâts, nous n’avons rien cassé et avons pu avaler notre premier repas chaud depuis le départ. Un semblant d’humanité s’installe à bord! Néanmoins, nous arrivons aux Scilly en début de flot, et nous devons naviguer six heures durant dans un courant contraire, là où les premiers sont passés sur un tapis roulant: premier passage à niveau, la barrière se ferme juste devant nous!

 

 

La traversée de la mer d’Irlande ressemble… à une traversée de mer d’Irlande. Vent de travers sud-ouest, beau temps le matin, pluie l’après-midi, grains et vagues pendant la nuit. Nous sommes de nouveaux mouillés et secoués. Nous prenons un front et sa rotation de vent au nord ouest comme prévu, 20 miles avant d’arriver au Fastnet. 20 miles à tirer des bords alors que ce nouveau vent est encore une fois favorable à ceux de devant: deuxième passage à niveau, nous sommes encore du mauvais côté de la barrière.

Nous virons le fameux rocher en milieu de journée, sous un ciel bleu sans nuage. Les côtes irlandaises en toile de fond s’ajoutent à la magie du lieu. C’est un moment intense, à la proportion des efforts qu’il a fallu produire pour arriver là. Pas le temps de rêver. Nous avons Oromocto à rattraper, et Bigfoot, Aldebaran et Cavok qui ne sont pas loin derrière.

Nous parvenons à charger un classement. Nous sommes 18èmes. C’est une bonne surprise pour nous. Nous avons honorablement limité les dégâts des premières 24 heures. Nous sommes aussi impressionnés par la course de nos amis Ludovic et David sur Raphael (#Adeosys – course au large), 1er en IRC4, et 2ème duo. Ils font une course incroyable!

La lecture des fichiers météo du jour est implacable: une dosable anticyclonique va ralentir fortement les bateaux de tête. Troisième passage à niveau, cette fois-ci en notre faveur! L’occasion est trop belle de revenir sur les bateaux de tête,  nous ne calculons plus trop nos efforts. Entre le Fastnet et les Scilly, nous sommes sous spi asymétrique. Le vent d’ouest-sud-ouest va refuser de quinze degrés. L’angle de vent est serré, et va se resserrer encore . Nous prenons une route sud qui nous permettra d’accompagner la rotation du vent et tenir le spi le plus longtemps possible.  Nous nous relayons à la barre toutes les heures, jusqu’au cœur de la nuit que nous terminons finalement sous génois. Nous tenons bien notre place, mais nous sentons que Cavok pousse fort derrière.

Changement de cap après les Scilly, direction Cherbourg! Le spi léger est sorti. Nous nous décalons un peu au nord de la route alors que nos camarades de jeu choisissent la route directe. C’est dur de maintenir les écarts, leur angle de vent est meilleur. Mais nous nos rattrapons bien lorsque nous remontons vers le DST des Casquets (dispositif de séparation de trafic pour les cargos). Finalement l’opération aura été bonne. Nous y avons néanmoins laissé quelques heures de sommeil! Cavok et Bigfoot toujours derrière, et Oromocto encore dans le viseur. Nous le dépasserons au sud d’Aurigny, à la faveur d’un petit décalage vers le sud, et nous sommes au coude à coude pour traverser le fameux raz Blanchard à la pointe du Cotentin. Il est fidèle à sa réputation. Sous l’effet des forts courants de marée, la mer est une vraie marmite.

Oromocto  nous a mis la pression jusqu’au bout!  Nous profiterons du paysage une autre fois. Nous coupons finalement la ligne d’arrivée moins de deux minutes avant lui, et quarante minutes avant Cavok. Bigfoot est plus loin derrière.

Quelle course! Elle n’est pas mythique par hasard! Le parcours est extraordinaire, la météo toujours exigeante, des rebondissements et des concurrents qui ne lâchent rien: cocktail parfait!

Nos classements sont au-delà de nos objectifs:

  • Classement IRC4: 10eme sur 70 partants (19 abandons)
  • Duo: 7eme sur 57 partants (21 abandons)
  • Overall (toutes classes IRC): 30eme sur 250 partants (70 abandons)

Résultats 2021 complets

Rolex Fastnet Race 2021 : une édition pas comme les autres !

De Patrice Carpentier

En raison du Covid, d’un nouveau parcours à destination de Cherbourg en Cotentin, et d’un vent musclé au départ, la Rolex Fastnet Race 2021 ne ressemblait pas aux précédentes éditions !

Compte tenu de la réglementation sanitaire britannique, nombreux furent les voiliers français et en provenance d’autres pays européens, à se regrouper dans le port de Cherbourg avant même le départ, de façon à rallier Cowes au dernier moment. Certains, ayant retenu une place dans une marina du Solent, sont partis le samedi matin pour une dernière nuit « tranquille », et d’autres plus tard pour rallier directement la ligne de départ dimanche matin. Le premier groupe fut étonné de découvrir un Cowes étonnamment calme la veille du départ de cet évènement emblématique habituellement marqué par une activité intense et festive !

Dimanche matin, le temps était pluvieux et le vent soutenu. En sortant dans le Solent pour se présenter sous voilure de tempête, tourmentin et voile de cape, à l’une des « gates » obligatoires de contrôle, on comprenait vite que le départ de la course face au vent dans un Solent rempli de plusieurs centaines de voiliers (337 pour être précis), ne serait pas une partie de plaisir. Mieux valait se mettre à l’abri dans la rivière de Cowes pour établir la voilure de circonstance, GV à 1 ris et foc ORC, avant de prendre son départ dans ce qui ressemblait peu ou prou à une fournaise balayée par 30 nds de vent et plus dans les rafales, et un méchant clapot. Le risque de collision était latent et quelques équipages furent contraints à l’abandon avant même le coup de canon. Et d’autres ensuite… Même si le RORC modifia opportunément l’ordre des départs pour éviter la dangereuse concentration des grands bateaux rattrapant les plus petits.

Le louvoyage en Manche fut tonique la première journée puis plus confortable quand le vent diminua. Des voiliers, la majorité des IRC qui représentent le 2/3 de la flotte, ont tricoté avec plus ou moins de bonheur le long des côtes britanniques jusqu’au DST des Scilly (les DST sont autant d’obstacles qui pimentent cette longue épreuve de désormais presque 700 nautiques en ligne droite). Les voiliers plus rapides, multicoques et IMOCA, ont poursuivi le bord tribord beaucoup plus au Sud en Manche, tel Apivia, le grand vainqueur en IMOCA, qui a été jusqu’au plateau des Minquiers avant de virer de bord.

En mer celtique, il a fallu encore tirer des bords avant de choquer les écoutes en direction du rocher du Fastnet avec là encore un DST à respecter, plus pour éviter que les descendants ne croisent les montants, que pour ne pas perturber un trafic commercial inexistant. Le vent avait tourné au NW pour le gros de la flotte IRC et c’est à bonne allure que les bateaux cinglaient de retour vers les Scilly. Un passage rendu compliqué par la présence d’une zone de calme à traverser – fallait-il passer au nord ou au sud du DST principal ? –. Selon l’heure de passage, la « bonne » option pouvait singulièrement changer. Globalement, il fallait mieux attaquer la Manche du côté des côtes britanniques plus et mieux ventées.

Ensuite ce fut un tout droit ou presque sous spi vent arrière, en direction de la pointe du Cotentin et un nouvel obstacle de taille : comment se positionner au niveau du DST des Casquets pour négocier au mieux Aurigny et dans la foulée le Raz Blanchard en fonction du (fort) courant à l’instant T ? Là encore, il y avait à gagner et à perdre ! L’arrivée à Cherbourg en Cotentin ajoute une nouvelle difficulté, et non des moindres, à ce Fastnet au format « saut d’obstacles ».

Les équipages Français s’imposent en IRC 3 et 4 (et en Double-Handed) et sont sur le podium en IRC 2. Saluons pour commencer la nouvelle victoire du JPK 10.30 Léon. C’était sans conteste le grand favori en IRC 3 et le duo normand, Alexis Loison/Guillaume Pirouelle, a une fois encore mené ce bateau à la victoire dans une catégorie particulièrement nombreuse et de haut niveau. Rappelons que Loison est rentré dans l’histoire de la course en remportant le classement toutes classes en 2013. S’il est respecté en France, Alexis est admiré en Angleterre pour cette incroyable victoire. C’était en effet la première fois qu’un équipage double (il était avec son père) remportait le Fastnet. Avec ce nouveau triomphe, Loison porte à cinq le nombre de ses titres sur la Rolex Fastnet Race… En IRC 3, il devance le duo mixte Henry Bomby (ancien de la Volvo) et Shirley Robertson (double championne olympique) à bord du Sun Fast 3300 Swell et un autre régional de l’étape, Raging-bee², le JPK 10.80 de Louis-Marie Dussère conduit en équipage.

En classe Double-Handed, on trouve Olivier Burgaud et Sylvain Pontu à la 3ème place sur leur JPK 10.80, derrière Léon et Swell. Au-delà du podium, il faut citer Ludovic Menahes et David Le Goff qui ont fait une super course sur leur JPK 10.10 Raphaël, mais ont joué de malchance sur la dernière portion en Manche. En IRC 4, on trouve aussi un équipage tricolore en tête d’affiche. Il s’agit du X 332 Trading Advice.com d’Alain Guelonnec. Depuis 4 éditions, ce sont toujours des Français qui ont remporté cette catégorie, mais c’est la première fois qu’un bateau de cette génération s’impose. Le X 332 a en effet été mis à l’eau en 2003 et son dessin date de 1990. Le skipper résume : « C’est dur à expliquer, nous sommes sur un vieux bateau. Les JPK étaient les favoris bien sûr mais avec ces conditions nous étions très rapides. Quand le vent est faible, ce bateau est fantastique ». François Charles, accoutumé aux places d’honneur sur le Fastnet se classe 3ème sur son Dehler 33 Sun Hill 3 (un voilier qui a lui aussi du mille sous l’étrave).

En IRC 2, le podium se compose de deux JPK 11.80 entre lesquels s’intercale un Oyster 48. Le premier des JPK est celui du britannique Thomas Keen qui s’adjuge la victoire au classement général IRC à l’issue d’une course quasi parfaite. L’autre 11.80 est Leclerc/Hennebont, celui de Richard Fromentin. Que ceux qui songent régater un jour sur un IRC Scow, notent que Palanad, premier Class40, aurait signé le deuxième temps compensé IRC toutes classes derrière le JPK de Thomas Keen à l’issue d’un parcours relativement équilibré entre le louvoyage, le reaching et le portant…

Un dernier mot pour féliciter l’organisation et l’accueil réservé par Cherbourg en Cotentin aux participants. Pour la première fois en 49 éditions (soit presque 100 ans !) que la course arrivait en France, les Normands ont mis le paquet. Bravo et merci à eux !

Site internet : https://www.rolexfastnetrace.com/fr/

Crédit photo : @ Paul Wyeth

De Patrice Carpentier, Membre de l’UNCL

La CAP 45/11 : un format qui fait mouche

Les régatiers qui ont participé à cette épreuve inscrite aux Championnats UNCL 2021 Manche – Atlantique sont heureux. Le format proposé avec un passage de ligne plutôt que de bouée ou WP ouvre bien le jeu et rend la régate encore plus intéressante. Le parcours loin des côtes de 750 milles, pour les novices, est plus rassurant et permet donc plus facilement de se lancer.

Retour sur cette première édition à travers le récit du duo vainqueur, Ludovic Menahes et David Le Goff, qui monte sur la première marche du podium après plus de cinq jours en mer avec leur JPK 10.10 Adeosys.

« Parti, jeudi 16h de la Rochelle, pour une course au large de 750 miles, on va en faire 950 !

Jeudi 3 juin :
Le départ se passe très bien, on sort bien devant. On sait qu’il faut aller vite pour ne pas se faire marcher dessus par les gros ratings. Passage de la pointe d’Oléron sous génois en tête de la flotte. Puis on envoie le Code 0 pour aller au plus vite vers le bas de l’anticyclone qui est installé dans le milieu du Golfe de Gascogne.

Le début de soirée se passe bien, on tient les Figaro 2 et le 3300, mais le vent monte et sans ballast, on ne peut rivaliser.

Vendredi 4 juin :
Toujours sous code 0, la descente va au mieux (190 miles parcouru en 24h). Vers 15h, le vent commence franchement à disparaître. Il va falloir encore plus plonger vers le Sud. Envoi du spi… et vers 19h, alors que l’on commence à buter contre le 1er système météo, on aperçoit les gros ratings (on comprend qu’on est 1er en réel), en train de chercher à descendre péniblement, on plonge encore plus. Mais freinés par la molle devant, les autres, nous reviennent dessus. Patrick ISOARD « Santosha pour Uship », nous passera un petit appel « Salut, les gars, je vous passe le bonjour, tout se passe bien… je commence à voir votre bateau, on arrive » (car ils sont tous un peu regroupé derrière ». Ce ne sera pas son seul appel !

1h après, c’est reparti, on se sauve à nouveau et on part pour une grande descente sous spi vers le Cap Ortegal.

Samedi 5 juin :
Toujours sous spi, on va parcourir en 24h plus de 200 miles, avec au passage 4h de surf à 12 nœuds. On a ce qu’on était venu chercher. Mais on va à nouveau ralentir car en fin d’après-midi, on a fait un peu trop de nord dans notre route. On voit à nouveau les bateaux derrière. Et Patrick, nous passe son petit appel !

Dimanche 6 juin :
A 7h, toujours 1er des 2 flottes, on coupe la longitude des 11° au point 44°28.275N – 10°59.978. Et c’est parti pour une remontée qui va se faire au près…sur 400 miles… ! 

Toute la journée, on va prendre de l’avance, le bateau marche tout seul au près, toujours dans nos polaires (100%), c’est top. Mais… une nouvelle bulle va nous arrêter vers 18h. Et quelques heures après… Patrick à nouveau la VHF !
On ressort le code 0, on accepte de replonger plus Sud pour s’extraire des basses pressions et on repart.

Lundi 7 juin :
On est encore reparti. Mais la météo est compliquée. Aucun fichier Grib n’est en phase avec la réalité, on comprend que l’anticyclone devant a été coupé en 2 et a formé une longue dorsale, on ne sait plus par où on va vraiment pouvoir passer.  Plus les heures avancent plus le bateau ralenti, mais on a peu de solutions, à moins de faire du sud. Option non retenue, on rentre à la Trinité, on ne retourne pas en Espagne.

Les heures qui passent dans la molle sont pénibles. (Nouvel appel de Patrick !)

Mardi 8 juin :
On n’arrive pas à aller dans l’Est, impossible, et là, on voit Pierrick « ZEPHYRIN », qui 10 miles plus au sud, arrive, lui, à faire de l’Est. On vient de perdre notre 1ère place en réel après 5 jours en tête.

Il va falloir attendre le milieu de journée pour repartir et plus on monte plus le vent forcit, c’est parti pour une remontée au près débridé de 130 miles. 

Pierrick prend l’extérieur de Belle-Ile, il peut se retrouver sans vent, on passera donc par l’intérieur surtout que l’on doit arriver à la bonne heure pour avoir le courant avec nous. 

Il finira finalement 49 minutes devant nous. Et arrivés au ponton, on apprendra que Blue Oscar est arrivé, il y a 2 heures. Problème d’émission de sa position… donc avons-nous été 1er réel pendant 5 jours sur 6 ?!

Au final, super transat, surtout que c’était notre première. On a pu valider pleins de points et surtout découvert que l’on pouvait passer beaucoup de temps à la table à carte à analyser notre routage et que lorsque tout va tout seul, le pilote sait faire le boulot… il va falloir amener des films et des livres pour les prochaines.

On finira 1er des doubles, 2ème au scratch et 3ème réel. 

Merci aux organisateurs d’avoir proposé ce format original. C’est un succès.
Merci à Patrick, d’avoir sans cesse mis la pression 😉

Grand Bravo à Pierrick PENVEN en solo – doublé Brestois, quoi… 😉

Petit clin d’œil à TECHNIQUE VOLIES et son code 0 sans câbles (#Herewesail)

Dommage que le suivi de course à terre n’ait pas fonctionné pour les personnes qui acceptent nos absences ! »

ADEOSYS, Ludo & David

Crédit Photo : Christophe Breschi

christophe@breschi-photo-video.com

100 Milles et une Nuit : l’incontournable des courses en double organisées en Manche est reportée

Initialement prévue les 22 et 23 mai au calendrier des Championnats UNCL Manche-Atlantique, la régate des 100 Milles et une Nuit est reportée au week end du 17 et 18 juillet.

Dinard – Les Anglos Normandes Aller-Retour.100 milles à travers les Anglo Normandes.  Une course en double pour monocoques et ouverte depuis peu aux multis, qui permet aux équipages de révéler tout leur potentiel de navigateur, de tacticien, de marin, sur un parcours reconnu techniquement !

Organisée par le Yacht Club de Dinard, elle est l’une des plus appréciée des régatiers amateurs ou professionnels. Par sa difficulté et son parcours exceptionnel et grâce à ses précédents compétiteurs, cette épreuve est devenue une référence incontournable des courses en double organisées en Manche. Ont peut y croiser les voiliers les plus affutés ou de plus petites unités. Chacun y a sa chance.

Rendez-vous donc à Dinard les 17 et 18 juillet prochain.

Site internet : https://yacht-club-dinard.fr/les-100-milles-et-une-nuit/

 

La Cap 45/11, nouvelle course au large !

La Rochelle, le 11 mars 2021

La SRR (Société des Régates Rochelaises) et l’UNCL (Union Nationale de la Course au Large) unissent leurs forces pour proposer un événement inédit.

Pour des raisons sanitaires connues de tous, l’UNCL et les organisateurs de la Cap-Martinique ont annoncé fin février le report de la course, et, hélas, c’est aujourd’hui au tour de la SRR de reporter l’une de ses épreuves phares qu’est le Grand Prix de Gascogne 45/5.

Dans un calendrier qui se restreint forcément un peu, les deux clubs ont choisi de faire cause commune et d’organiser ensemble et simultanément, avec un même départ le 3 juin prochain de La Rochelle, une épreuve avec deux parcours différents :

  • Le parcours « 45/5 », déjà réputé et qui a fait l’unanimité, qui partira comme prévu de la Rochelle pour y revenir après après 2 ou 3 jours de navigation et près de 350 miles dans le golfe de Gascogne. Le défi est d’aller virer la bouée météo située par 45°13 N de latitude et 5° W de longitude, ouverte à tous en IRC comme en Osiris, la course se veut une course d’entrée dans le monde de la course hauturière, qualificative pour les grandes classiques que sont la Transquadra et la Cap-Martinique.

 

  • Un parcours dénommé « Cap 45/11 », qui se courra sur environ 750 miles, innovant, puisque les concurrents devront passer une fois la latitude 45° N et une fois la longitude 11° W, dans l’ordre qu’ils veulent, et rentrer à La Trinité-sur-Mer, berceau de la Cap-Martinique. Ce parcours permettra aux inscrits à la Cap-Martinique et à la Transquadra de patienter et de capitaliser sur toute la préparation déjà engrangée.

Les avis de courses sont d’ores et déjà disponibles sur les sites web de la SRR, de l’UNCL et de la Cap-Martinique et les courses sont inscrites au calendrier officiel de la Fédération Française de Voile. Les deux clubs souhaitaient offrir une course aux large aux navigateurs. Avec la SRR comme partenaire, c’est un beau programme qui est proposé. Avec le Fastnet en Août, les skippers pourront garder la forme au large !

Notons que les contrôles des bateaux se feront aussi bien à La Rochelle qu’à la Trinité sur Mer, avec un ralliement entre la Trinité-sur-Mer et la Rochelle prévu le 1er juin, de façon à offrir aux concurrents inscrits à la Cap Martinique un « échauffement convivial », et, à tous, un départ en flotte vers l’ouest le 3 juin.

Les organisateurs sont heureux d’avoir pu mettre en commun, dans le contexte actuel, leurs forces et leurs moyens pour offrir aux passionnés de course offshore une opportunité de naviguer au large dans les meilleures conditions, bien sûr dans le respect des normes sanitaires qui seront en vigueur.

Une belle montée en puissance et un entraînement parfait pour les doubles et les solos qui partiront fin août sur la Transquadra ou au printemps prochain sur la Cap-Martinique.

Contacts :

            SRR : Etienne CHABRY, Vice-Président chargé de l’habitable, Société des Régates Rochelaises,

Mail : etienne.chabry@srr-saling.com, tél : 06 83 87 66 92

               

UNCL et Cap-Martinique : Jean-Philippe CAU, Thibaut DERVILLE

                                    Mail : transatirc@gmail.com, tél JPC : 06 80 11 43 84, tél TD 06 11 37 86 15

 

 

 

Documents de Course et Inscriptions bientôt disponibles :

La Cap-Martinique reportée à 2022

Communiqué de presse, le 26 février 2021

A retenir dans ce communiqué :

  • La première édition de la Cap-Martinique est reportée pour raison sanitaire
  • Le départ sera lancé le dimanche 1er mai 2022

C’est en 2022 – et non cette année – que sera lancé le départ de la première édition de la Cap-Martinique. Cette course inédite, dédiée aux amateurs, ne peut en effet pas se dérouler cette année en raison de la situation sanitaire. Comme ils s’y étaient engagés, les organisateurs annoncent leur décision dès fin février, avant que les coureurs n’engagent des dépenses importantes de la phase finale de la préparation sportive. Les raisons de ce report sont multiples expliquent Thibaut Derville et Jean-Philippe Cau : « Il y a d’une part la situation nationale qui ne permet pas aux autorités de se prononcer sur une éventuelle autorisation et il y a aussi le contexte spécifique de la Martinique avec la probabilité forte d’une arrivée à huis clos. C’est une course dédiée à l’échange, à la convivialité et il est inconcevable à nos yeux de nous priver de ces valeurs fortes. Même si pour nous et pour beaucoup de concurrents qui se préparent depuis longtemps, c’est la décision la plus dure, c’est aussi la plus responsable pour protéger la population. C’est à nos yeux également la plus respectueuse de l’ensemble des parties-prenantes, qu’il s’agisse des coureurs, du public ou des partenaires qui nous accompagnent et que nous remercions. »

Une course bien née

Même si le départ n’a pas encore été lancé, la Cap-Martinique possède déjà les bases solides d’un événement conçu pour s’inscrire dans la durée. Avec 56 équipages inscrits, la Cap-Martinique a su fédérer un large public d’amateurs passionnés, attirés autant par la compétition que par l’aventure du grand large ou le charme d’une destination exceptionnelle : La Martinique. Le premier motif de satisfaction est l’engouement sportif mais les organisateurs saluent également l’engagement des marins pour soutenir une grande diversité de causes solidaires. « Ces deux piliers forment des fondations saines pour l’avenir » soulignent les organisateurs avant d’ajouter : « Notre motivation, notre énergie et notre enthousiasme sont intacts et nous mettons dès aujourd’hui tout en œuvre pour offrir au marins une course à la hauteur de leurs attentes et de leur amour du large. » Du côté de la Martinique, le rendez-vous est déjà pris pour 2022. « Cette transat est une belle vitrine pour la Martinique qui s’affirme comme une « terre de régates ». Nous comprenons bien sûr cette décision et sommes impatients d’accueillir les concurrents dès l’année prochaine » a déclaré François Baltus-Languedoc, Directeur Général du Comité Martiniquais du Tourisme et partenaire majeur de la course.

Contacts :

Presse organisation :
Agence Disobey
Matthieu Honoré
+336 30 54 42 90
matthieu@sillages-communication.com

Presse Martinique :

Charlotte Petitprez I Interface Tourisme

martinique@interfacetourism.com

À vos marques…. Préparez-vous à vous inscrire à la Rolex Fastnet Race 2021

Avec une arrivée inédite à Cherbourg, la Rolex Fastnet Race 2021 sera l’événement phare du Royal Ocean Racing Club (RORC). Elle est cette année inscrite au calendrier des Championnats UNCL 2021 Manche – Atlantique.

À moins d’un mois de l’ouverture de la 48e édition de la Rolex Fastnet Race, le RORC souhaite éviter les difficultés rencontrées lors de l’édition précédente. En 2019, les inscriptions étaient bouclées en moins de 5 minutes.

Afin de garantir une place lors de l’ouverture des inscriptions à 11h00 heure le mardi 12 janvier, il est recommandé d’enregistrer votre bateau à l’avance sur le système de gestion d’entrée de course SailGate du RORC.

  • Évitez les retards – Inscrivez votre bateau sur SailGate dès maintenant
  • Préparez-vous à vous inscrire le 12 janvier 2021
  • Lire le Guide à l’intention des participants
  • Début le 8 août 2021, Cowes

Un guide complet pour les participants est disponible sur le site Web de la Rolex Fastnet Race afin de guider les concurrents – vétérans de la course ou débutants – tout au long du processus d’inscription.

Pour en savoir plus, allez à https://www.rolexfastnetrace.com/fr/enter-race
Contact :
E: racing@rorc.org,
Tel: +44 (0)1983 295144.
Web: www.rorc.org

Droits d’auteur : ©Rolex/Kurt Arrigo

Spi-Ouest-France Destination Morbihan : La flotte IRC est venue en nombre

Ils étaient 105 en baie de Quiberon du 24 au 27 septembre et les résultats aux Championnats UNCL Manche Atlantique 2020 sont maintenant connus.

Traditionnellement courue le week-end de Pâques, la Société Nautique de la Trinité sur Mer et le journal Ouest France, les organisateurs, sous l’égide de la FFV, ont bataillé dur pour maintenir cette 42è édition dans le contexte compliqué de la crise sanitaire. Et ça a marché !  Les comités de course, pilotés par Christophe Gaumont, sont parvenus à multiplier les manches, 88 au total, sur 5 parcours. 330 équipages impatients d’en découdre étaient au rendez-vous de cette incontournable compétition.

Du beau monde mêlant amateurs éclairés et professionnels, monocoques et multicoques, Osiris, monotypes et voiliers de série IRC.

La flotte des IRC était largement la plus représentée avec 47 équipages et 61 Duos. Dernière étape du Championnat UNCL Manche-Atlantique 2020, l’enjeu de cette régate était de taille pour maintenir son bon classement ou grignoter quelques places. Ça a bataillé dur, le niveau était très élevé dans ces deux catégories avec des équipages affutés et des bateaux très bien préparés.

La première journée de régates, un temps retardé pour laisser passer l’orage, s’est déroulée dans des conditions très musclées.

Le coup d’envoi est finalement donné à 14h. Départ à l’anglaise sous spi pour la flotte IRC, direction le rocher de la Vieille à contourner avant un long bord de près jusqu’au large de Quiberon. Le spectacle est magnifique, 20 nds de vent, une mer creusée, et des rafales à 35 nds qui provoquaient de gros coups de gîte. Les régatiers ont été secoués d’entrée. C’était un long parcours sportif qui demandait beaucoup de manœuvres. A ce jeu-là, le redoutable Raging Bee prend vite le dessus et s’impose net et sans bavure dans sa catégorie IRC A, où pourtant le niveau est très élevé.

Toujours très fédérateur, et comme lors de l’Atlantique Le Télégramme, Louis Marie Dussère a combiné à bord de son JPK 1080 un équipage mélangé de jeunes loups du match racing et de copains expérimentés des courses au large. Cocktail gagnant !

En IRC double, la plus grosse flotte en présence, la lutte a été magnifique, surtout dans ces conditions comme en témoigne Alexandre Ozon, vainqueur de l’épreuve sur Sapristi son Sun Fast 3300: « Nous nous sommes bagarrés sur un parcours bien long et manœuvrant où il ne fallait surtout pas rater les transitions….vent moyen de 26 27kts… Et nous finissons 1er en réel et 1er en compensé… Nous sommes contents et kapoute »

Un refus de priorité au passage du Rocher de la Vieille contraint Adeosys, le JPK 10.10 de Ludovic Menahes et David Le Goff, à abandonner, génois déchiré. « Cela va nous coûter plus de 10 places au général car avec l’abandon, on marquera 61 points (c’est plus que pour 3 manches cumulées !!!) »

Grand coup de chapeau à Léon, le JPK 1030 mené par le duo Jean Pierre Kelbert et Fred Duthill, qui très en retard sur la ligne de départ a fait une remontée spectaculaire et pris la 4ème place lors de la première manche. Une vraie « remontada »! Comme nous le raconte Jean-Pierre Kelbert: « Le départ est lancé 4mn 30 avant que nous n’arrivions enfin sur la ligne. La flotte est déjà loin et descend sous spi vers le rocher de la Vieille. A Houat nous sommes déjà revenus en milieu de paquet et le passage du rocher de la Vielle est chaud car les multi croisent aussi en même temps alors que le vent re-grimpe à plus de 25 nds . C’est vraiment limite casse bateaux mais bon on sort du chaudron pour un bord de près assez serré à la bordée vers Méaban à 7 milles de là. Fred règle, je barre et on passe pas mal de monde au vent. On doit être dans les 10 à Méaban et on décide d’envoyer le spi lourd et on reprend encore 3/4 places. A suivre du près costaud jusqu’à sud Quiberon puis Bugalet avec des claques à plus de 30/35 nds. Fred gère les bascules de vent nickel mais le dernier coup à gauche était de trop. Dommage on venait de passer Sapristi le SF 3300 de mon meilleur ennemi Alex Ozon. « wasabi » le JPK 1030 de Stéphane Bodin s’est aussi rapproché et la manche est encore potentiellement jouable. Le dernier bord est court et pas assez ouvert pour spier. Alex va très vite sur ce bord et creuse sur nous. Sur la ligne c’est « Sapristi » qui claque devant « wasabi » quand pour nous c’est quelques secondes qui nous manquent pour faire 3. Nous sommes à la fois contents et très frustrés car les conditions étaient vraiment pour nous ».

Seconde journée du Spi Ouest-France dans la Baie de Quiberon plus clémente, mais avec un départ de régates retardé, Les pêcheurs artisanaux de Lorient ayant bloqué le port de La Trinité-sur-Mer. A 13h30 le comité de course donnait les top départs sur chacune des cinq zones réparties dans la baie. Départ toujours sous spi à l’anglaise, dans un tout petit vent paresseux Nord de 6 à 8 nds. Il fallait bien prendre les bascules et trouver les bons couloirs de pression. Le vent va monter et très vite, la flotte se scinde dans le groupe de tête. Les stratégies s’affinent. Les Sun Fast (Sapristi, Festa 2, What Else) prennent l’option gauche, les JPK (Aileau et Léon) celle de droite. Sapristi s’échappe et remporte cette deuxième manche qui le place en tête du classement provisoire IRC duo devant Léon et What Else. Raging Bee2 maintient sa position en IRC A devant Qualiconsult (le Milan 41 de Jacques Pelletier) et Pen Koent, tandis que Leclerc Hennebont, le JPK 1180 de Richard Fromentin prend la tête en IRC B, devant Musix (J122E de Philippe Baetz) et Codiam le Grand Soleil de Jean Claude Nicoleau.

Beaucoup de casse pour cette troisième et dernière journée de course chez les duos. C’était chaud et même très chaud car le bord sous spi étant court, forcément la flotte est groupée pour passer la marque, chacun demandant de l’eau à la bouée. Confusion, panique, des bateaux se percutent fort et restent bloqués pendant que le reste de la flotte défile.

Sapristi en tête très tôt, confirme sa première position au classement général IRC double devant Leon , qui après un départ à l’abattée peu après le départ, réalise encore une formidable remontée suivi par Whatelse.

Au final, en équipage IRC A Raging Bee 2 s’impose devant l’inoxydable Pen Koent et Qualiconsult, le 41 dessiné par Jacques Valer et construit chez Capelle de Jacques Pelletier.

IRC B, C’est Tiger le MMW33 de Quentin Anne avec Fabien Delahaye à la barre suivi du grand Soleil de Gildas Delon Cap Solidaires En Peloton et du trinitain Yves le Goff sur son A35 Realax.

La 42 ème édition du Spi Ouest France Destination Morbihan a été une réussite tant en mer, qu’à terre. L’organisation de la Cap Martinique 2021 était présente et a remis une bouteille de rhum pour les Duos IRC qui terminaient premiers en temps réel à chaque manche. Un avant-goût de la saison prochaine !

 

Les vainqueurs des Championnats UNCL Manche – Atlantique 2020 sont maintenant connus.

Avec le Trophée des Minquiers qui se courait le même week-end pour les équipages, Le Spi clôt la saison 2020 des Championnats UNCL Manche Atlantique. Les jeux sont faits et nous pouvons dès à présent annoncer les vainqueurs.

L’UNCL se félicite de la régularité de participation des bateaux sur ses Championnats malgré un contexte sanitaire compliqué et un programme chamboulé. Les clubs se sont particulièrement investis pour maintenir leur course en s’accordant intelligemment entre eux sur les changements de calendrier.

Les résultats cette année reflètent bien les forces en présence avec un haut niveau dans les Championnats UNCL 2020 Manche – Atlantique.

SAPRISTI - Alexandre Ozon

Alexandre Ozon : En cette année bien particulière, le niveau était très relevé, faire du bateau n’était pas une priorité mais un bel échappatoire…

Au classement Duo, aux trois des meilleures des 6 manches, les Sun Fast raflent les trois premières marches du podium.

  • 1er : Sapristi, le Sun Fast 3300 d’Alexandre Ozon et Cédric Pouligny (Régates de Royan), 279 points.
  • 2ème : Festa 2, le Sun Fast 3300 de Jean François Hamon (YCCA), 270 points
  • 3ème : Georgia Pour le Conservatoire du Littoral, le Sun Fast 3200 de Penny Aubert, 268 points.

Au classement Overall, aux trois des meilleures des 5 manches courues après l’annulation de la Round the Ireland Race et Cherbourg Race, la tendance s’inverse et ce sont les JPK qui prennent la main.

  • 1er: Fastwave 6, le JPK 11.80 d’Eric Fries (UNCL), 264 points
  • 2ème : Raging-Bee 2, le JPK 10.80 de Pierrick Letouze (YCC), 257 points.
  • 3ème : Leclerc-Hennebont, le JPK 11.80 de Richard Fromentin (CNL), 250 points.

Ces deux catégories de bateaux comptent pour plus de la moitié de la flotte des Championnats UNCL Manche Atlantique 2020 Overall, avec 31 Sun Fast et 41 JPK. Voiliers audacieux et puissants, parfaitement adaptés à la course en solo, en double ou en équipage, ils se sont livrés à de véritables duels sur toutes les manches, avec succès !

Félicitations aux coureurs et organisateurs pour avoir permis le maintien des Championnats UNCL 2020 et on à déjà hâte d’être en 2021 !

 

La Gascogne 45/5 : Galop d’essai avant la Transquadra

La 45/5 est née du souhait de partir résolument au large, coupé du téléphone et d’Internet, en pleine mer, suffisamment longtemps pour se confronter au grand large hauturier, ses rythmes, ses contraintes et ses émerveillements. L’idée est de se préparer, en configuration de course, aux classiques comme la Transquadra.

Cette épreuve est inscrite au Championnat UNCL 2020 Manche – Atlantique Double.

La Société des Régates Rochelaises a préparé un programme simple, avec un seul port de départ et d’arrivée (et la gratuité du port avant et après le départ grâce à notre partenaire le Port de Plaisance de La Rochelle !),  une immobilisation minimum des bateaux avant la course, une intendance à terre simplifiée avec de la place pour stationner devant les pontons courses (les bateaux se regroupent avec les bateaux de la Team Transquadra La Rochelle, tous ensemble), et une ambiance chaleureuse assurée à terre.

Le parcours a pu paraître trop en ligne, mais les deux premières éditions ont montré qu’il recelait de nombreux pièges, et a donné lieu à des luttes au couteau.

L’édition 2020 a été placée un peu plus tôt pour permettre aux équipages prenant le départ de la Transquadra d’avoir le temps de souffler avant le 19 juillet sans précipitation.

Le mot du Président : Jean-Claude BARRE

La 3ème édition de la 45/5 s’annonce comme une belle édition avec déjà, à 3 mois du départ plus de 40 inscrits. Dernière course hauturière avant le grand départ pour la Transquadra, elle s’adresse aussi bien aux coureurs expérimentés qui viennent retrouver leurs adversaires, ou simplement mettre au point leurs dernières armes (secrètes ?), qu’aux moins expérimentés qui se préparent au grand saut de la Traversée.

Ou simplement qui se préparent à la course La Rochelle-Les Açores -La Rochelle que la SRR vous prépare pour juillet 2021 ?

 

A trois mois du départ de la 45/5, le club de la SRR dénombre 37 inscrits et 9 intentions de participer supplémentaires, l’édition s’annonce comme un succès !

Nous sommes à quelques jours de la fin des tarifs d’inscriptions préférentiels (16 février).

Retrouvez ci-dessous la page dédiée à cet évènement, qui contient l’avis de course, la liste des inscrits et le formulaire d’inscription et de paiement en ligne.