AR WECH ALL en Duo et TIP en Solo sont les grands vainqueurs de cette 17 ème édition de la QuadraSolo 2018 !

Le 24 août, 52 quadragénaires répartis sur 28 voiliers se sont lancés dans une régate IRC à étapes au départ de Marseille, organisée par la Société Nautique de Marseille. Un parcours invitant les concurrents à laisser dans leur sillage Martigues, Porquerolles et Bandol.

Cette 17e édition de la QuadraSolo Méditerranée aura été « musclée » souligne Pierre Sathal, Président de la Société Nautique de Marseille. Une édition soutenue par l’association des Vieux Safrans.

En effet, le mistral s’est invité lors de la première journée obligeant le comité de course représenté par Georges Korhel à annuler la première étape pour rallier le port de Martigues.

C’est donc dimanche en fin d’après midi que la première étape fut lancée en rade sud de Marseille entre Canoubier Soudaras, Pomègues et la Pointe Rouge. Les JPK étant bien représentés lors de cette édition, Guy Claeys et Romain Bricier à bord de EXPRESSO SEATEX (JPK 1010) remportent celle-ci en DUO alors qu’un autre JPK 1010, TELEMAQUE 2 skippé par Eric Merlier, coiffe ses concurrents en SOLO devant Franck Paillet et son Sun Fast 3200 HOKUA deuxième, TIP le Sun Fast 3600 de Bernard Mallaret termine troisième.

La suite de la compétition verra de belles batailles en haut du classement que ce soit en DUO ou en SOLO.  L’étape de nuit tant attendue, qui se déroula le lendemain dans peu d’air, vit arriver à 02h18 dans la nuit du lundi au mardi, le premier voilier, il s’agit de Give Me Five 998. Il gagne en temps réel mais cède sa place de vainqueur en temps compensé à Hathor 5 qui remporte cette 2e course. En SOLO Bernard Mallaret confirme son bon départ et termine premier de cette étape devant WASABI (First 31.7) de Nicolas Mourard.

Paul VAN GAVER, skipper de Hathor 5, partage son expérience de cette course de nuit :
« Nous avons réussi à avoir toujours du vent, ce qui n’a pas été le cas pour tout le monde ! Le bateau a très bien fonctionné et nous avons choisi  depuis le départ de bonnes options. Jacques CHAMAILLARD, remplace mon frère avec qui je cours d’habitude. C’est la première fois que nous régatons ensemble. Nous avons fait deux sorties d’entraînement avant la Quadra Solo, mais nous nous connaissons depuis longtemps grâce à la Nautique. En effet nous sommes tous les deux sur la même panne. Jacques apporte un plus dans la performance du bateau et nous sommes en phase et d’accord sur les options stratégiques »

Le reste de la compétition sera accompagné par Eole qui permettra au JPK 1010 AR WECH ALL skippé par Christophe Petetot et Gérard Navarin de tirer leur épingle du jeu et de remporter cette édition 2018 en DUO. C’est la première fois qu’ils régatent sur ce voilier et forment ce duo explosif. Leur objectif de la QuadraSolo : « se faire plaisir sur cette épreuve unique où l’ambiance et l’entraide entre concurrents donnent cette convivialité si particulière. Il y a des personnes de différents niveaux mais tout se passe très bien sur l’eau et à terre nous partageons nos expériences dans une ambiance festive ! ».

Bernard Mallaret remporte lui cette édition en SOLO devant Eric Merlier deuxième et Franck Paillet troisième.

Cette 17e édition vient accompagnée d’une heureuse nouvelle : la Société Nautique de Marseille sera le port d’accueil en 2020 du départ Méditerranée de la régate Transquadra. Plusieurs concurrents de la QuadraSolo participeront à cette régate, c’est donc un bon moyen de se rencontrer, s’entrainer et de se préparer pour une traversée de l’Atlantique.

La présence du président de la Transquadra, Frank Lang, accompagné du directeur de course et concepteur, Mico Bolo et du président d’honneur Jean Chapel, nous laissent présager une belle réussite pour le départ méditerranéen de cette épreuve en juillet 2020 depuis Marseille. Les organisateurs nous confient : « nous avons fait des belles rencontres, plusieurs des participants sont des habitués de la Transquadra, d’autres nous ont manifesté leur intérêt. Nous espérons qu’ils seront une belle vingtaine à participer avec la même motivation qu’ils ont pour la Quadrasolo ».

L’UNCL en profite pour féliciter Dominique Tian et son équipage à bord de Tonnerre de Glen pour leur victoire à la Palerme Monte-Carlo en IRC ! BRAVO MESSIEURS

 

 

 

 

 

 

 

Retrouvez toutes les informations sur le site internet de La Société Nautique de Marseille ici : http://www.lanautique.com/regates-infos-societe-nautique-marseille.asp?nomRegate=Quadrasolo%20M%E9diterran%E9e%202018

LA ROLEX GIRAGLIA : Une course de légende

Rappelons tout d’abord que cette course est née après-guerre de la volonté commune entre les deux marines française et italienne de renouer des liens amicaux et que l’UNCL fit partie de son organisation. Cette année encore, chaque Marine avait un bateau engagé et ce furent les italiens qui emportèrent le trophée.

Grande classique pour tous les amateurs de régates, la Rolex Giraglia est née en 1953. Organisée conjointement par la Société nautique de Saint-Tropez et le Yacht club Italiano, elle rassemble désormais plus de 200 bateaux et une vingtaine de nationalités.

Ne nous le cachons pas, cette course est une des plus belles de Méditerranée, à une période de l’année où St Tropez n’est pas encore bondée quoique trop petite pour abriter tous les bateaux dispersés entre Port Grimaud, les Marines de Cogolin ou, pour les plus grands tirants d’eau, au mouillage.

La compétition se fait en plusieurs courses. La première a commencé vendredi avec une régate de nuit partant de Sanremo pour rejoindre Saint-Tropez, et une flotte qui s’est élancée pour la première fois depuis Barcelone.

Dimanche marquait le début des trois journées côtières avant le grand départ de la course au large de 241 milles, pour arriver à Gênes en Italie, via l’ilot de « Giraglia » qui a donné son nom à la compétition.

Pour ceux qui comme nous étaient sur le rond de Pampelonne avec les grands bateaux, difficile de se concentrer et de ne pas être distrait à la vue des 3 Wallycento full speed ou des Maxis 72, sans oublier Mariska, le magnifique 15 MJ.

Quant à la soirée Rolex sur la plage de la Ponche elle fut tout simplement grandiose, à la fois tropézienne dans l’âme mais parfaitement dans le ton du monde de la régate. La remise des prix fut l’occasion de rencontrer le nouveau Président de la Société Nautique de St Tropez ainsi que celui de San Remo, ville qui accueillera le championnat d’Europe IRC l’an prochain juste après la Giraglia.

 

Article : https://www.uncl.com/2018/05/22/irc-european-championship/plus-quun-an-avant-le-4eme-european-irc-championship/

 

La grande course se déroula dans le calme avec des vents qui ne dépassèrent jamais 11 nœuds et furent souvent nul, surtout en fin de parcours. Après quelques gouttes à la bouée de Cavalaire, la flotte s’étira entre l’option route directe et la route Sud qui fut plus payante. Ceux qui arrivèrent avant 9h30 le matin purent bénéficier du thermique de nuit, les autres ramèrent jusqu’à 10 heures pour faire les 20 derniers miles.

Mais l’accueil à Gênes fut à la hauteur et l’accueil du Yacht Club Italiano  avec le soutien de Rolex était juste magnifique. Quant à la pasta, ma yé né vous dit pas : Oune regalo ….

 

Par Philippe Serenon, membre UNCL.

100 milles de Port Grimaud : un vent capricieux

Organisés par le Yacht Club International de Port Grimaud, les 100 Milles de Port-Grimaud est la  seconde étape du Trophée Offshore Méditerranée IRC en équipage et du Championnat Solo et Double Méditerranée IRC.

Tout d’abord, bienvenue dans cette petite Venise, nichée au fond du Golfe de St Tropez, qu’est Port Grimaud à laquelle la patine du temps et ses habitants ont fini par donner un style bien plaisant.

Cette année, les 100 miles se sont transformés en 75 en raison de grève d’Éole prévue pour le Samedi soir avant renverse d’Ouest en Est.

34 bateaux semblaient un bon nombre mais répartis entre solos, duos, IRC et Osiris cela faisait des courses dans la course. En IRC, le TP52 Alizé ne put porter son nom jusqu’au bout, butant dans la molle au Rabiou et peinant plus d’une heure pour rallier la ligne d’arrivée. C’est de l’entrée de la baie de Pampelonne et jusqu’à la Moutte que Jivaro se retrouvait sur un miroir, voyant revenir inexorablement son concurrent Vito2, précédemment dépassé à force d’efforts tactiques et de concentration des barreurs et régleurs dans un vent oscillant de 7 à 10 noeuds pendant la montée vers Port Cros , marque de parcours.

Les IRC 3 et 4, pourtant invisibles à Port Cros revenaient à la faveur de ces vents évanescents, mais le passage à niveau s’ouvrait et ils gardèrent toujours un peu de vent, finissant très près des gros en temps réel, arrivant vers 2 heures du matin, les coiffants en temps compensé bien sûr. Bel exemple où la météo peut réduire à néant une course bien menée et on ne peut pas en accuser la jauge ! Donc un Sunfast 3600 bat un TP52, faisant au passage des heureux, le vainqueur en IRC étant un ILC 30 !

 

A part ça, la montée au près à raser les caps Canarat, Taillat, Lardier et Bénat fut juste une merveille avant une descente de rêve le long de l’Ile du Levant pour s’offrir un coucher de soleil somptueux sur les Maures.

Si on y rajoute l’accueil adorable du Yacht Club de Port Grimaud et le diner des équipages délicieux arrosé de rosé local, ça donne juste envie de revenir pour se venger du sort !

Classement complet :

Par Philippe Serenon

TROPHEE IRC SOLO ET DOUBLE DE MANDELIEU LA NAPOULE : une belle régate !

4ème Manche pour les Solo et 3ème pour les Duo du Championnat IRC Méditerranée. Le Cercle Nautique de la Napoule accueillait les 22 bateaux prêts à en découdre sur le magnifique, mais difficile plan d’eau du Golf de la Napoule !

Protégé par les iles de Lérins le plan d’eau ne subit pas les assauts de la houle d’Est. Les vents d’Ouest arrêtés ou déviés par l’Estérel, cette combinaison des 2 systèmes météo laisse parfois perplexes les plus fins stratèges de la régate….
C’est par un léger vent Est- Sud Est que le Comité de Course put lancer 2 parcours construits Samedi matin. Le parcours de 4 Milles (2 allers –retours) dans le vent oscillant de 5-7 noeuds imposa aux concurrents de nombreuses manœuvres et beaucoup de vigilance sur la tactique….

 

 

 

C’est un buffet campagnard convivial qui attendait les coureurs, un peu »cassés » par le soleil, la chaleur et les incessantes manœuvres ne laissant pas de moments tranquilles pour récupérer !!!!

Changement de décor Dimanche : Ciel couvert temps lourd et orageux Vent d’EST 15 noeuds avec des rafales a 23 noeuds. Le Comité lance à 11 heures précises un parcours côtier d’une quinzaine de Milles vers Cannes et les Iles, le vent est soutenu mais l’eau est plate, en diréction de Mandelieu, le vent est plus faible et la mer y est agitée… puis dans les derniers bords le vent s’écroule puis revient mettant les nerfs à vif !
Finalement tous coupent la ligne avant l’heure limite….

3 manches courues, deux sont retenues pour les classements

Les Podiums :

SOLO :

1 TELEMAQUE : Merlier Eric

2 WALILI : Delpeut Richard

3 PEPETE .COM : Latapie Jérôme

DOUBLE :

1 LEON 4 : Dupont Daniel / Revil Sandrine

2 TEAM CAPTAIN NASON’S : Renaud Christelle / Lejolivet Arnaud

3 EXPRESSO 2 : Clayes Guy / Bricier Romain

Les classements des championnats Double et Solo Méditerranée :

Lors de la remise des Prix, Le président du CNN remercia chaleureusement les concurrents, certains venus de très loin (Marseille). Notamment La capitainerie qui a accueilli gracieusement les bateaux visiteurs et la municipalité pour son partenariat indéfectible.

Galerie photos ci-dessous :

https://photos.app.goo.gl/HvULnAU2pYrNbVit2

Communiqué de presse : Jean-Claude Bertrand

Clap de fin pour cette belle Semaine de Porquerolles 2018

La semaine de Porquerolles a débuté sous un beau soleil radieux et peu de vent. Eole, qui n’avait pas montré le bout de son nez lors des trois premières journées, a décidé de se réveiller dimanche avec de belles claques de plus de 50 nœuds.

En raison de la météo difficile, le comité décida d’écourter les hostilités pour la remise des prix. Les 61 bateaux répartis en 4 classes ont pu prendre leurs marques accompagnés d’invités prestigieux, trois 12MJ présents pour l’occasion.

Il fallait arriver à jouer avec le vent lors de cette semaine de Porquerolles. Un coup à droite, un coup à gauche. Des parcours construits et des côtiers pour tous et à la fin un seul vainqueur.

Les équipages ont réalisé 8 manches au total, le classement prend en compte les 7 meilleurs manches durant la semaine.

En IRC 0 et 1 qui regroupent 15 bateaux, Team Vision Future (TP52), après un démarrage poussif lors de la première manche avec une troisième place, finit fort en claquant les premières places des quatre manches suivantes. Il termine premier au général.

Confluence Sailing Team (GP42) premier lors de la première manche et Alizée (TP 52) livrent bataille sans rien lâcher. Un véritable chassé croisé que Confluence Sailing Team remporte. Il se positionne ainsi second au général laissant la troisième place a Alizée. Tonnerre de Glen (Ker 46) skippé par Dominique Tian, sur un bon rythme toute la semaine, termine quatrième en coiffant Arobas 2 (TP52) de Gérard Logel qui ne réussira pas à rattraper leurs errements lors des premières manches.

En IRC 2 avec 16 bateaux au départ, Vito 2 (A40 RC) ne laisse aucune chance à ses adversaires, finissant leader des trois premières manches et second pour les suivantes. Gian Marco Magrini et son équipage remportent cette édition 2018 !

Derrière, Geranium Killer (A40 RC) et Jivaro (J 133) se livrent une belle bataille et complètent le podium. Jivaro avec à son bord comme tacticien Philippe Serenon, cède la seconde marche du podium à Géranium Killer plus constant au fil de la régate. La sixième place de Jivaro lors de la troisième manche coûte cher. Bravo à Daniel Pithois et son A40 RC pour cette belle seconde place.

 

 

Concernant les IRC 3, classe comptant 17 bateaux, le niveau est très relevé et la bataille fait rage. Bogatyr (JPK 10.80) et son équipage, qui avait commencé très fort la semaine en remportant deux manches sur trois lors de la première journée, a été pénalisé pour un armement non conforme et termine troisième au général. Tip (Sun Fast 3600) et Alice (Mumm 36) ne lâchent rien derrière, et chaque erreur se payent cash ! Gilles Pages et Bernard Mallaret mènent parfaitement leur Sun Fast 3600 Tip, finissant quatre fois sur le podium. Cependant deux places de cinquième leur sont fatales et Alice, skippé par Henning Simon, grâce à une constance remarquable tout au long de la semaine, remporte cette édition 2018.

Juste derrière nous retrouvons Weekend Millionnaire (Grand Soleil), barré par Yves Ginoux et Solenn (JPK 10.80) de Ludovic Gérard. Les deux membres du CNTL sont cotes à cotes mais Yves Ginoux finira juste devant son ami de club pour ravir la cinquième place. Franck Perrier avec Yenael (Dehler 39) réalisant comme meilleur performance une dixième place lors de la quatrième manche, termine quinzième au général.

En IRC 4 ou 10 bateaux se disputent la première place, Rostanbar 2 (JPK 10.10) skippé par Philippe Mazoyer ne laisse aucune chance à ses concurrents. Son équipage aguerri remporte les six premières manches avec un petit relâchement lors des deux dernières ou ils finissent seconds. Sans partage ! Derrière, trois bateaux sont au coude à coude. Loic Begue avec Godzilla 2 (Elan 37) remporte la seconde place au général juste devant Algo (JPK 10.10), bateau de Christophe Heurtault qui finit troisième, tandis qu’Almogaver (X34) de Antoine Illes termine au pied du podium.

Les 12MJ présents lors de cette semaine de Porquerolles ont assuré le spectacle durant les quatre jours de régates. France, mené par Thierry Verneuil, remporte l’épreuve devant ses illustres concurrents que sont Ikra et Sovereign. Ils nous laisseront à tous de magnifiques images en tête, rendant encore plus dure l’attente de la prochaine édition !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédit Photos : Antoine Beysens

https://antoinebeysens.photoshelter.com/archive

20ème SEMAINE DE PORQUEROLLES

Vendredi ! Le soleil qui illumine la rade ce matin a chassé les brumes qui stagnaient dans la tête de certains équipiers. La faute à la soirée happy-hours de la veille magnifiquement animée par le groupe « Hits Cool ». Tous les équipages en ont bien profité seuls les maîtres voiliers de North Sails, qui ont installé leur plancher sur la zone de carénage du port, ont travaillé jusqu’à pas d’heure. Un spi qui a demandé près de dix heures de travail et une quinzaine de voiles ont profité des soins attentifs de cette équipe de professionnels.

Le vent établit dès le milieu de matinée à une quinzaine de noeuds a permis de respecter le timing initial. C’est donc dans les minutes qui suivent 11h00 que les 62 voiliers s’élancent pour de nouvelles confrontations sportives.

Les comités enverront courir deux manches sur des parcours construits et la troisième manche de la journée se déroulera sur un parcours côtier autour de l’Ile de Porquerolles. Cette deuxième journée a permis de courir six manches depuis le début des courses.

Même si l’on est loin de la fin de la compétition on commence à voir s’esquisser les podiums.

Le classement provisoire, avant le jugement des réclamations en cours, s’établit comme suit (les cinq premiers de chaque classe) :

 

En 12 mJI : France, IKRA, SOVEREIGN.

En IRC 0 et 1 : TEAM VISION FUTURE, ALIZEE, CONFLUENCE SOPRA DPMF, TONNERRE DE GLEN, AROBAS 2.

En IRC 2 : VITO 2, JIVARO, GERANIUM KILLER, SPRINBOK, TEAM CHALETS DU SOLEIL.

En IRC 4 : ROSTANBAR 2, ALGO, ALMOGAVER, GODZILLA 2, LEON IV

La suite dès 11h00 demain matin sur le plan d’eau !

 

Georges Laussucq-Kubler, Service de Presse

© Antoine Beysens, Photographe

Richard Alleyrat, Pilote

http://www.semainedeporquerolles.com

20ème SEMAINE DE PORQUEROLLES

Jeudi 10 mai ! Les choses sérieuses commencent ! Dès 9h00 ce matin tous les skippers et concurrents sont présents et attentifs pour le premier, et théoriquement seul, briefing de la semaine. Après un mot d’accueil d’Alain Vidal, président de la SDP20 – 18, c’est Nathalie Pébérel, présidente du comité de course de la zone Alpha qui prend la parole pour annoncer quelques modifications et précisions aux instructions de course.

C’est sur cette zone Alpha que régateront le 12m JI, les IRC 0 et 1 ainsi que les IRC 2.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la zone Bravo, présidée par Philippe Enel, se rencontreront les IRC3 et 4.

Ensuite, Alain Vidal présente Yoann Peronneau, président du jury et Brigitte Fabre présidente du comité technique.

Le briefing sera clôturé par le capitaine du Port de Porquerolles pour un rappel des règles de navigations et de sécurité aux abords du port.

Un vent évanescent obligera l’envoi du pavillon de retard, mais tout rentre rapidement dans l’ordre et tous les yachts sont sur l’eau dès 11h00 aux ordres de leurs comités de course respectifs.

Ce sont les trois 12mJI, France, Ikra et Sovereign,  qui ouvrent le bal à 11h45 dès que le vent s’établit. Ensuite les départs de chaque classe s’échelonnent et tous les voiliers sont en course peu de temps après la mi-journée.

Ils nous racontent :

Laurent Camprubi : Alizée  / TP52 : «  les conditions sont vraiment idylliques à Porquerolles, trois belles manches, 15 noeuds avec un grand soleil. C’est la première fois que nous réussissons à s’imposer devant Team Vision Futur en temps compensé et en réel ! »

Michael Vincent : Axelle S / Swan 45 : «  je suis numéro un sur le bateau et ça na pas chaumé ! Nous sommes très heureux de la journée passé. De bonne augure pour la suite. »

Philippe Serenon / JIVARO J133 : « La bataille avec les trois A40 RC a été rude ! Nous arrivons quand même sur le podium provisoire et on en est très content ! »

Les résultats de la première journée du classement provisoire après 3 manches (les 5 premiers de chaque classe) :

LES 12 M JI : IKRA, FRANCE, SOVEREIGN

LES IRC 0 & 1 : TEAM VISION FUTURE, CONFLUENCE SOPRA DPMF, AROBAS 2, TONNERRE DE GLEN

LES IRC 2 : VITO 2, MAD 4, GERANIUM KILLER, SPRINGBOK, TEAM CHALETS DU SOLEIL

LES IRC 3 : BOGATYR, TIP, ALICE, JIN TONIC SEQUEL, SOLEEN

LES IRC 4 : ROSTANBAR 2, ALGO, ALMOGAVER, RAGING BEE, GODZILLA 2.

Ne manquez pas la suite dès demain.

 

Georges Laussucq-Kubler, Service de Presse

Crédit photos : Antoine Beysens

La SNIM, Semaine Nautique Internationale de Méditerranée 2018

La SNIM, Semaine Nautique Internationale de Méditerranée, s’est terminée après un weekend de Pâques sportif et haut en couleurs. Cent vingt-cinq bateaux, un beau parcours côtier en nocturne le vendredi, un mistral costaud et du soleil : en dépit d’un dimanche de Pâques au repos forcé, le cru 2018 a coché presque toutes les cases du succès. Alors que Marseille se prépare à accueillir les épreuves de voile des JO 2024, bilan de cette 53e SNIM.

Entamée dans la brise avec un côtier de nuit vigoureux, la 53e SNIM s’est terminée dans un fort mistral, qui a contraint les organisateurs à ne pas lancer de régates le dimanche de Pâques… Mais 51 départs ont été donnés au total. Dans le décor des calanques, toujours aussi grandiose.

En IRC 0 et 1 (9 bateaux) après 7 courses dont 6 retenues, c’est le Tp 52 Team Vision Future qui se démarque en trustant la première place avec au compteur pas moins de 5 victoires sur 7 courses disputées. On retrouve juste derrière un autre Tp 52, Alizée, avec 5 podiums. Pour compléter ce trio de haut niveau, Confluence Sopra DPMF, un Gp 42, avec une victoire et 4 podiums, finissent juste devant Tonnerre de Glen, le Ker 46 skippé par Dominique Tian.

En IRC 2 (13 bateaux) ce sont les A 40 RC qui se démarquent en occupants les deux premières places du classement. Geranium Killer avec quatre victoires remporte la première place alors que Vito 2 est juste derrière avec une victoire et trois podiums. Adrenaline, un Sydney 46, complète le podium avec une victoire et trois podiums. Marc Pajot avec son Ice 33 Tango Baby 2 termine lui à la neuvième place au général. Un groupe très relevé encore cette année.

En IRC 3 (18 bateaux), les deux premiers se tiennent dans un mouchoir de poche. En effet, Bogatyr, un JPK 10.80 skippé par un équipage Russe et TIP, un Sun Fast 3600 avec à son bord un bel équipage dont Gilles Pages et Bernard Mallaret ne se lâchent pas d’une semelle. C’est au final Bogatyr qui remporte les débats. Le A 35 Jin Tonic Sequel, réalisant une très belle course avec cinq podiums finit lui troisième.

En IRC 4 (26 bateaux) les JPK 10.10 briguent les deux premières places. Rostanbar 2 de Philippe Mazoyer remporte la compétition avec pas moins de quatre victoires et trois podiums. Tandis que Ar Wech All de Michel Pelegrin termine deuxième en réalisant deux belles victoires et quatre podiums. Le Sun Fast 3200 Le Grand Large de François Alicot complète le podium.

Dans la classe Duo (8 bateaux) après six courses, Expresso 2, le JPK 10.10 de Guy Claeys accompagné de Romain Bricier met tout le monde d’accord avec cinq victoires. Une de plus pour ce duo bien rodé. Ils sont suivis de près par un autre JPK 10.10, Art Immobilier Construction, skippé par Daniel Dupont et Sandrine Revil avec une victoire et trois podiums. A la troisième place, on retrouve Yvon Laout et Didier Parey sur leur Bavaria 38 Match Kick avec deux podiums dont une seconde place.

Dans la classe Solo (8 bateaux) après cinq courses, c’est un autre JPK 10.10, celui de Eric Merlier Telemaque 2 qui remporte la première place avec pas moins de quatre victoires. On retrouve un autre JPK, cet fois-ci un 9.60, Walili de Richard Delpeut à la seconde place en réalisant trois podiums. Pour compléter celui-ci, Frederic Tougeron et son Figaro One Argo Voile Du Sud avec une victoire et deux podiums termine troisième.

Chez les Surprises (17 bateaux) après sept courses, Allegretto remporte la compétition avec deux victoires au compteur. Petit Tabac avec une victoire et trois podiums finit deuxième juste devant Tchhheustekip avec ses deux victoires et un podium.

Concernant les Grands Surprises (21 bateaux), ce fut très serré pour les deux premières places. Team Winds VX Farceur truste la première place avec deux victoires et six podiums tandis que Louis Dreyfus Travocean remportant quatre courses et réalisant trois podiums finit deuxième. Numeri Compta complète ce podium à la troisième place avec trois belles victoires et trois podiums.

Pierre Sathal Président de La Nautique nous donne son ressentis :

Sans être prétentieux – je ne suis président de la Société Nautique de Marseille que depuis un an, donc j’en parle d’autant plus facilement – toutes les SNIM sont de belles SNIM. Celle-ci a été encore magnifique. Il y avait quand même 125 bateaux, 1 200 marins, il y a 80 bénévoles sur l’eau, 20 bénévoles à terre, ça a été vraiment une belle fête. Au niveau de la régate, honnêtement, nous ne voyons pas de point faible. Je ne dis pas que nous sommes les meilleurs, mais cela fonctionne bien, nous n’avons pas de souci. C’est plutôt sur le réceptif à terre que l’on essaie chaque année de faire un peu plus, de recevoir encore mieux. Sur l’eau, nous sommes contents de faire voir que nous sommes toujours excellents. Comme je l’ai dit, je ne suis président de ce club que depuis un an, donc ce n’est pas pour moi que je dis ça ! Mais c’est la 53e fois que nous faisons la SNIM et nous avons toujours de beaux événements. Il faut dire que nous avons la chance d’avoir et la rade et le vent, pour faire de belles régates.

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédits Photos : Pierik Photographe

La SNIM et le SPI Ouest France

Le weekend de Pâques marque le véritable début de la saison en IRC sur les bassins Atlantique et Méditerranée. Deux des plus grandes épreuves de l’année ont lieu à cette époque, le Spi Ouest France à la Trinité, et la SNIM à Marseille, chacune donnant véritablement le « LA » de nos Championnats IRC (Equipage, Double, Solo) sur les deux bassins.

Un coup d’œil sur ces deux courses françaises mythiques !

Point de départ de la saison pour les deux bassins :

Elles ont pour habitude de rassembler, fédérer tout le monde de la voile au-delà même des frontières françaises. En Méditerranée et en Atlantique, on se jauge, on s’observe lors des différents entraînements et régates en amont de ces deux évènements. Avant ce fameux weekend de Pâques, tout est bon pour préparer le bateau et les hommes. Professionnels et amateurs se côtoient le temps d’une régate. Accueillantes et chaleureuses, ces deux locomotives du nautisme fédèrent sous une même bannière le microcosme de la voile dans son ensemble. La pluralité en fait leurs forces.

Deux compétitions bien ancrées et anciennes :

Elles font figures de patrimoine national, au-delà même du sport concerné. L’une fête cette année ses 40 ans tandis que l’autre en est à ses 52 printemps.

Le « Spi » est fondée en 1978 par l’association du journal Ouest France et du club nautique de la Trinité sur mer par l’initiative de Gilles Le Baud. L’objectif est de mettre le Morbihan au centre du nautisme hexagonale. Roger Lavialle, directeur général de Ouest France est très vite séduit par l’idée et donne son feu vert après moins d’une heure de rendez-vous. L’épreuve initialement baptisée « Spi d’Or Ouest France » en clin d’œil au fameux « Bol d’Or » sur le lac Léman est lancée, mais va très vite se nommer le Spi Ouest France et le « Spi » pour les habitués. Elle a pour objectif de devenir un rendez-vous incontournable de la régate habitable en atlantique. Antoine Croyère commente :

« C’est en effet la plus importante régate française avec environ 400 bateaux qui s’affrontent pendant 4 jours sur le magnifique plan d’eau de la Baie de Quiberon. Selon les séries, ce sont de 6 à 12 manches qui sont courues. Le SPI se coure toujours pendant le long week-end pascal et lance la saison voile sur la façade atlantique. Les coureurs professionnels y côtoient les régatiers amateurs. Ils étaient plus de 2200 marins-compétiteurs l’an dernier. »

La SNIM Organisée par la Société Nautique de Marseille depuis 1966, ouvre le bal des grandes compétitions de voile en Méditerranée. “C’est une tradition“, reprend Pierre Sathal, “Depuis sa création, le club s’est forgé une solide réputation d’organisation de régate, et la SNIM est notre marque de fabrique. C’est pour ça que chaque année, nous essayons d’en améliorer l’organisation et de trouver de nouveaux défis pour les régatiers…“ On se souvient notamment du maire de l’époque, Gaston Deferre, faisant lui-même la promotion de la course en skippant son bateau Palynodie.

Point commun géographique :

Que serait une régate sans un plan d’eau de qualité ? pas grand-chose… Ca tombe bien car que ce soit pour le Spi ou la SNIM, la Baie de Quiberon et la rade de Marseille comptent parmi les plus beaux plans d’eau français pour la pratique de notre sport. Un climat très doux, un ensoleillement exceptionnel (2500 h/an) et un régime de vent extrêmement favorable ont fait la réputation de la Baie de Quiberon et de ses iles, considérées comme l’un des premiers plans d’eau européen.

 

 

 

La rade de Marseille, offre aussi un plan d’eau magique aux marins ayant la chance d’y naviguer. Après avoir dompté le Mistral ou le vent d’Est dominant dans ce secteur, on peut y découvrir en son coeur, face à la ville, les îles de Pomègues, Ratonneau, If et Tiboulen qui forment l’archipel du Frioul d’une superficie de 200 hectares. Sa côte, longue de 30 kilomètres, offre une multitude de criques abritées des vents dominants. Les effets de site pimentent les débats et les possibilités de parcours côtiers intéressants sont innombrables.

 

 

 

Bref deux terrains de jeux magiques pour tous les marins amoureux de navigations en tous genres !

 

Duo Sail 2017 : Expresso, vainqueur du Championnat Méditerranée IRC Double 2017

Après un titre de Champion d’Europe IRC en équipage, Guys Claeys associé à Romain Bricier sur Expresso 2 (Jpk 10.10) viennent de remporter le Championnat Méditerranée IRC Double 2017 en s’adjugeant la Duo Sail organisée par le CNTL, dernière compétition au programme de notre Championnat.

duosail17-2309sr072_yohanbrandtFinale du Championnat IRC Double Méditerranée, on retrouve 23 bateaux à Marseille pour la Duo Sail. La météo annonce du petit temps, on se demande ce que ça va donner contre les déplacements légers (A31, Mumm 30, J88), plus à l’aise dans ces conditions.

Effectivement le vent se fait attendre et la première manche n’est lancée que vers 14h. Après un départ en milieu de peloton, des bonnes manœuvres et des options payantes nous permettent de remonter à la seconde place.

La deuxième manche sera écourtée à la remontée au près, mais après quelques bons bords nous terminons 3ème en réel ce qui nous assure la première place en temps compensé. Au général ça a bien brassé derrière donc on se retrouve premier avec une petite avance. On est surtout très content d’avoir trouvé des réglages de petit temps efficaces.

duosail17-2409sr028_yohanbrandtDimanche il parait qu’on devait avoir 15 nœuds d’Ouest à partir de midi … Le vent était peu présent mais ce sont surtout les nuages qui se sont transformés en brume alors que la température de l’air s’élevait. Nous partons pour un côtier avec un départ original sous spi, un passage des cardinales puis de la bouée de Pomègues. Le dernier bord se déroule dans une visibilité inférieure à 100 mètres, on glisse sans bruit sous spi vers la ligne d’arrivée. On limite les dégâts en terminant 4ème.

Dès que le ciel se dégage un peu, le comité lance un parcours tactique qui lui aussi se transforme en visite du Loch Ness un jour d’automne. On ne voit rien à moins de 50 mètres, c’est hallucinant de discerner les silhouettes des bateaux dans la brume, on n’entend même pas les winchs tourner. A ce jeu là il fallait pointer les marques de parcours à l’électronique, ceux qui ne l’ont pas fait se sont tout simplement perdus ! On termine cette manche à la deuxième place, ce qui nous assure la victoire au général devant le Farr 30 Long Nose et le Jpk 10.80 Solenn.

Avec trois places de second et cette victoire, Expresso 2 remporte le Championnat Méditerranée IRC Double pour la deuxième année consécutive. Encore un bon cru, on attend le calendrier 2018 avec impatience !

 

Guy Claeys

Expresso Sailing Team

 

Images: Yohan Brandt