Compte-rendu de la remise des prix de la saison Méditerranée IRC

C’est à l’issue de la 1ère manche du Challenge Florence Arthaud qui a réuni 65 bateaux, par un dimanche arrosé suivi d’un mistral noir que la remise des prix du championnat Méditerranée s’est tenue au CNTL.

L’audience était nombreuse et de qualité et la plupart des récipiendaires étaient présents. Car entre les solos, les duos, les équipages osffshore,  inshore et combiné pour 4 classes IRC différentes, il a fallu débiter un paquet de médailles et de bouteilles de champagne pour récompenser chacun.

Les visages étaient radieux, les verres tintaient et les représentants de l’UNCL comme du CNTL étaient ravis de voir le dynamisme et le niveau de la flotte IRC Méditerranéenne.

Il est certain qu’une des raisons du succès des régates, outre le soleil et les paysages, c’est l’accueil dans les clubs et la dimension festive des épreuves qui attirent toujours plus de monde. Ah si j’oubliais : on est à Marseille en 3 heures de TGV et les parisiens « descendent » plus volontiers qu’avant. Tant mieux !

Avant les magnifiques agapes amoureusement préparées par le club, le riche programme du Championnat UNCL 2019 Méditerranée fut évoqué avec en point d’orgue le championnat d’Europe à San Remo qui suivra la Giraglia. Nul doute que nous serons nombreux à y participer.

On se retrouvera au salon nautique de Paris et à la soirée Nuit de la Course au Large de l’UNCL le 15 décembre à l’aéroclub (réservez !) pour remettre les coupes des vainqueurs, avant de passer du rosé au Sauternes puis digérer les 13 desserts provençaux en se mettant devant le tracker de Sydney Hobart avant de fêter « l’an qué vint ».

Par Philippe Serenon, Président PROPIRC

Crédit Photos : Isabelle Boisbouvier

Un Tour de Corse dans les Alizés

Cette 25e édition, organisée par le Yacht Club de Bonifacio, clôture notre Championnat Méditerranée  Equipages 2018, en couronnant de beaux vainqueurs, tous représentants les couleurs du club, l’UNCL. Le coup d’envoi a été donné mercredi à midi au pied des falaises de Bonifacio, menant la flotte à une allure débridée d’Est en Ouest dans des conditions plutôt inhabituelles pour l’évènement, plus coutumier des grosses conditions d’octobre pour un long périple de 250 milles.

 

 

 

 

 

 

 

 

En IRC 1, Laurent Camprubi, à la barre du TP 52 ALIZEE boucle le Tour de Corse avec 4 heures d’avance sur son concurrent direct, CONFLUENCE L’ORINELLA, le GP 42 skippé par Yannick Peduzzi.

Malgré une avarie rencontrée tôt dans la course : « On était sous code 0 (une voile d’avant, 190 m2 sur Alizée) dans une mer formée avec 18 noeuds de vent, quand la sous-barbe en carbone du bout-dehors a cassé! On a chaluté un moment pour récupérer la voile. C’était sport, mais il a surtout fallu trouver une solution pour réparer. » Commente Matthieu Foulquier Gazagnes et enchaîne sur la suite : « On a renvoyé un spi pour descendre le Cap Corse à fond, et là c’était un grand moment de plaisir, avec au passage un record de vitesse du bateau à 24,76 nœuds pour 25 nœuds de vent! »  L’équipage du TP 52 composé de 15 fins régatiers, parvint à garder une avance suffisante pour arriver en vainqueurs à Bonifacio grâce notamment à une option payante au large de la côte Ouest pour éviter au mieux la pétole rencontrée en fin de parcours. Juste derrière, se trouve un autre de nos membres, Jean Yves Thomas sur le GS 54 TY SOLEIL qui boucle le Tour de Corse en une journée et 19 heures. Belle performance de l’équipage qui a su tenir la dragée haute au Nacira 67 SHAMLOR ou encore au Club Swan 50 GENAPI.

 

 

 

 

 

 

 

En IRC 2 et 3, les classes furent regroupées en raison d’un faible nombre de bateaux. 11 inscrits mais seulement 7 bateaux au départ de la course. En tête de la flotte, une bataille fratricide entre membres UNCL est lancée. En effet, Jean Claude Bertrand avec son A35 TCHIN-TCHIN, livre une bataille de tous les instants fasse à Franck Perrier et son Dehler 39. L’A35 devait en raison d’un TCC plus élevé que son concurrent du jour, creuser rapidement l’écart pour s’assurer une victoire. Ce fut chose faite lors de la remontée EST direction le Cap Corse où l’A35 restait au contact des « gros » pour passer au même moment que le Swan 50 GENAPI ! : « On est resté au contact visuel des plus gros bateaux pour notre plus grand bonheur, l’option d’aller chercher du vent vers l’Est fut bonne » nous dit Jean Claude Bertrand. A ce moment-là, ils sont en tête de la flotte overall. Mais le passage du Cap Corse puis la descente vers Calvi furent musclée : « la descente vers Calvi fut difficile, on n’avance pas aussi vite que les TP 52 et donc on subit les systèmes météos. Le passage de Calvi fut ardu, rafales à plus de 40 noeuds de secteur Nord Nord Ouest avec des creux de 2 à 4 mètres, on décide alors d’affaler le spi. A la fin de la deuxième journée, on prend l’option de couper tout droit à travers « le ventre mou de la corse » pour filer jusqu’à l’entrée du Golfe d’Ajaccio. Option payante car on trouve un vent de 8- 10 nœuds, pas prévu sur les fichiers météo. La suite ? Une succession de bulles jusqu’à l’arrivée. On prend 10 milles nautiques au Dehler 39 sans comprendre pourquoi… » Sans doute un bon bateau et un bon équipage. Justement, l’équipage de l’A35 coupe la ligne d’arrivée avec plus d’une heure d’avance sur YENAEL 3 en bouclant le parcours en un peu plus de deux jours dans des conditions météos variées. MUZYKA 2, l’X-442 de Simone Taiuti ferme la marche à la troisième place arrivant à peine 15 minutes derrière le Dehler 39. Et à Jean Claude Bertrand de conclure : « c’est ma 10ème participation au Tour de Corse et je suis toujours émerveillé par le spectacle qu’offre le plan d’eau. Les conditions variées ont permis aux régatiers de prendre un maximum de plaisir ! ».

 

Concernant les IRC 4, dernière classe représentée, l’Ofcet 32 de Jean Yves Le Gall ONLINE, membre et bien connu du club, s’octroie la première place devant l’A 31 FURTIFE de Gerard Guilly et le Sun Fast 3200 DESPERADO de Jean Christophe Cascailh. Deux jours et cinq heures de courses auront suffi pour remporter cette 25° édition du Tour de Corse à la voile.

Jean Yves Le Gall : « Cette année fait office de préparation pour le bateau. On récolte un maximum de données et ce Tour de Corse nous en a fourni plein, grâce à un parcours varié et des conditions changeantes. Le bateau a du potentiel, j’en suis sûr, on se prépare bien au vu de la Transquadra 2020. Revenons à la course, on part sans anémomètre et sans ordinateur, cassé lors du convoyage aller dans du gros temps ! On navigue donc à vue …  Belle remontée vers le Cap Corse où le bateau dans le petit temps marche très bien. Tout est, en fait, une question de poids avec ce bateau. Après on libère les chevaux dans des allures débridées où le bateau marche à 15 nœuds.  On revient à 4 milles de Tchin-Tchin dans la descente Ouest ! Après on est scotché net pendant 5 heures aux Sanguinaires, au Nord du Golfe d’Ajaccio. Derrière on tricote dans le petit temps pour terminer 6ème Overall et premier en IRC 4. Mon équipage de 6 copains Belges et moi-même étions ravis, d’autant que le bateau commence à être regardé différemment… »

Retrouvez les classements du Tour de Corse ici : http://tourdecorse.eu/classementranking-2018/

Nos membres auront fait parler la poudre lors de cette édition du Tour de Corse qui clôture cette saison le Championnat Méditerranée Equipages de l’UNCL.

On peut donc à présent féliciter nos vainqueurs de notre Championnat Méditerranée qui sont :

En IRC 0 :

1 – ALIZEE / TP 52 de Laurent Camprubi

2 – TEAM VISION FUTURE / TP 52 de Jean Jacques Chaubard

3 – AROBAS² / IRC 52 de Gérard Logel

 

En IRC 1 :

1 – CONFLUENCE SOPRA DPMF / GP 42 de Jean Pierre Joly

2 – TONNERRE DE GLEN / Ker 46 de Dominique Tian

3 – LEU / JV 45 de Thierry Desseine

 

En IRC 2 :

1 – VITO 2 / A 40 RC de Gian Marco Magrini

2 – JIVARO / J 133 de Yves Grosjean

3 – BERNINA X / X 41 de Marc Verdet

 

En IRC 3 :

1 – TIP / Sun Fast 3600 de Gilles Pages

2 – JIN TONIC SEQUEL / A 35 de Bernard Daurelle

3 – SOLENN / JPK 10.80 de Ludovic Gérard

 

En IRC 4 :

1 – ROSTANBAR 2 / JPK 10.10 de Philippe Mazoyer

2 – ALMOGAVER / X 34 de Atoine Illes

3 – RAGING BEE / JPK 10.10 de Jean François Hamon

 

Retrouvez tous les Classements de notre Championnat ici : https://www.uncl.com/courses/mediterranee/mediterranee-equipages/#toggle-id-4

 

LA ROLEX GIRAGLIA : Une course de légende

Rappelons tout d’abord que cette course est née après-guerre de la volonté commune entre les deux marines française et italienne de renouer des liens amicaux et que l’UNCL fit partie de son organisation. Cette année encore, chaque Marine avait un bateau engagé et ce furent les italiens qui emportèrent le trophée.

Grande classique pour tous les amateurs de régates, la Rolex Giraglia est née en 1953. Organisée conjointement par la Société nautique de Saint-Tropez et le Yacht club Italiano, elle rassemble désormais plus de 200 bateaux et une vingtaine de nationalités.

Ne nous le cachons pas, cette course est une des plus belles de Méditerranée, à une période de l’année où St Tropez n’est pas encore bondée quoique trop petite pour abriter tous les bateaux dispersés entre Port Grimaud, les Marines de Cogolin ou, pour les plus grands tirants d’eau, au mouillage.

La compétition se fait en plusieurs courses. La première a commencé vendredi avec une régate de nuit partant de Sanremo pour rejoindre Saint-Tropez, et une flotte qui s’est élancée pour la première fois depuis Barcelone.

Dimanche marquait le début des trois journées côtières avant le grand départ de la course au large de 241 milles, pour arriver à Gênes en Italie, via l’ilot de « Giraglia » qui a donné son nom à la compétition.

Pour ceux qui comme nous étaient sur le rond de Pampelonne avec les grands bateaux, difficile de se concentrer et de ne pas être distrait à la vue des 3 Wallycento full speed ou des Maxis 72, sans oublier Mariska, le magnifique 15 MJ.

Quant à la soirée Rolex sur la plage de la Ponche elle fut tout simplement grandiose, à la fois tropézienne dans l’âme mais parfaitement dans le ton du monde de la régate. La remise des prix fut l’occasion de rencontrer le nouveau Président de la Société Nautique de St Tropez ainsi que celui de San Remo, ville qui accueillera le championnat d’Europe IRC l’an prochain juste après la Giraglia.

 

Article : https://www.uncl.com/2018/05/22/irc-european-championship/plus-quun-an-avant-le-4eme-european-irc-championship/

 

La grande course se déroula dans le calme avec des vents qui ne dépassèrent jamais 11 nœuds et furent souvent nul, surtout en fin de parcours. Après quelques gouttes à la bouée de Cavalaire, la flotte s’étira entre l’option route directe et la route Sud qui fut plus payante. Ceux qui arrivèrent avant 9h30 le matin purent bénéficier du thermique de nuit, les autres ramèrent jusqu’à 10 heures pour faire les 20 derniers miles.

Mais l’accueil à Gênes fut à la hauteur et l’accueil du Yacht Club Italiano  avec le soutien de Rolex était juste magnifique. Quant à la pasta, ma yé né vous dit pas : Oune regalo ….

 

Par Philippe Serenon, membre UNCL.

100 milles de Port Grimaud : un vent capricieux

Organisés par le Yacht Club International de Port Grimaud, les 100 Milles de Port-Grimaud est la  seconde étape du Trophée Offshore Méditerranée IRC en équipage et du Championnat Solo et Double Méditerranée IRC.

Tout d’abord, bienvenue dans cette petite Venise, nichée au fond du Golfe de St Tropez, qu’est Port Grimaud à laquelle la patine du temps et ses habitants ont fini par donner un style bien plaisant.

Cette année, les 100 miles se sont transformés en 75 en raison de grève d’Éole prévue pour le Samedi soir avant renverse d’Ouest en Est.

34 bateaux semblaient un bon nombre mais répartis entre solos, duos, IRC et Osiris cela faisait des courses dans la course. En IRC, le TP52 Alizé ne put porter son nom jusqu’au bout, butant dans la molle au Rabiou et peinant plus d’une heure pour rallier la ligne d’arrivée. C’est de l’entrée de la baie de Pampelonne et jusqu’à la Moutte que Jivaro se retrouvait sur un miroir, voyant revenir inexorablement son concurrent Vito2, précédemment dépassé à force d’efforts tactiques et de concentration des barreurs et régleurs dans un vent oscillant de 7 à 10 noeuds pendant la montée vers Port Cros , marque de parcours.

Les IRC 3 et 4, pourtant invisibles à Port Cros revenaient à la faveur de ces vents évanescents, mais le passage à niveau s’ouvrait et ils gardèrent toujours un peu de vent, finissant très près des gros en temps réel, arrivant vers 2 heures du matin, les coiffants en temps compensé bien sûr. Bel exemple où la météo peut réduire à néant une course bien menée et on ne peut pas en accuser la jauge ! Donc un Sunfast 3600 bat un TP52, faisant au passage des heureux, le vainqueur en IRC étant un ILC 30 !

 

A part ça, la montée au près à raser les caps Canarat, Taillat, Lardier et Bénat fut juste une merveille avant une descente de rêve le long de l’Ile du Levant pour s’offrir un coucher de soleil somptueux sur les Maures.

Si on y rajoute l’accueil adorable du Yacht Club de Port Grimaud et le diner des équipages délicieux arrosé de rosé local, ça donne juste envie de revenir pour se venger du sort !

Classement complet :

Par Philippe Serenon

Clap de fin pour cette belle Semaine de Porquerolles 2018

La semaine de Porquerolles a débuté sous un beau soleil radieux et peu de vent. Eole, qui n’avait pas montré le bout de son nez lors des trois premières journées, a décidé de se réveiller dimanche avec de belles claques de plus de 50 nœuds.

En raison de la météo difficile, le comité décida d’écourter les hostilités pour la remise des prix. Les 61 bateaux répartis en 4 classes ont pu prendre leurs marques accompagnés d’invités prestigieux, trois 12MJ présents pour l’occasion.

Il fallait arriver à jouer avec le vent lors de cette semaine de Porquerolles. Un coup à droite, un coup à gauche. Des parcours construits et des côtiers pour tous et à la fin un seul vainqueur.

Les équipages ont réalisé 8 manches au total, le classement prend en compte les 7 meilleurs manches durant la semaine.

En IRC 0 et 1 qui regroupent 15 bateaux, Team Vision Future (TP52), après un démarrage poussif lors de la première manche avec une troisième place, finit fort en claquant les premières places des quatre manches suivantes. Il termine premier au général.

Confluence Sailing Team (GP42) premier lors de la première manche et Alizée (TP 52) livrent bataille sans rien lâcher. Un véritable chassé croisé que Confluence Sailing Team remporte. Il se positionne ainsi second au général laissant la troisième place a Alizée. Tonnerre de Glen (Ker 46) skippé par Dominique Tian, sur un bon rythme toute la semaine, termine quatrième en coiffant Arobas 2 (TP52) de Gérard Logel qui ne réussira pas à rattraper leurs errements lors des premières manches.

En IRC 2 avec 16 bateaux au départ, Vito 2 (A40 RC) ne laisse aucune chance à ses adversaires, finissant leader des trois premières manches et second pour les suivantes. Gian Marco Magrini et son équipage remportent cette édition 2018 !

Derrière, Geranium Killer (A40 RC) et Jivaro (J 133) se livrent une belle bataille et complètent le podium. Jivaro avec à son bord comme tacticien Philippe Serenon, cède la seconde marche du podium à Géranium Killer plus constant au fil de la régate. La sixième place de Jivaro lors de la troisième manche coûte cher. Bravo à Daniel Pithois et son A40 RC pour cette belle seconde place.

 

 

Concernant les IRC 3, classe comptant 17 bateaux, le niveau est très relevé et la bataille fait rage. Bogatyr (JPK 10.80) et son équipage, qui avait commencé très fort la semaine en remportant deux manches sur trois lors de la première journée, a été pénalisé pour un armement non conforme et termine troisième au général. Tip (Sun Fast 3600) et Alice (Mumm 36) ne lâchent rien derrière, et chaque erreur se payent cash ! Gilles Pages et Bernard Mallaret mènent parfaitement leur Sun Fast 3600 Tip, finissant quatre fois sur le podium. Cependant deux places de cinquième leur sont fatales et Alice, skippé par Henning Simon, grâce à une constance remarquable tout au long de la semaine, remporte cette édition 2018.

Juste derrière nous retrouvons Weekend Millionnaire (Grand Soleil), barré par Yves Ginoux et Solenn (JPK 10.80) de Ludovic Gérard. Les deux membres du CNTL sont cotes à cotes mais Yves Ginoux finira juste devant son ami de club pour ravir la cinquième place. Franck Perrier avec Yenael (Dehler 39) réalisant comme meilleur performance une dixième place lors de la quatrième manche, termine quinzième au général.

En IRC 4 ou 10 bateaux se disputent la première place, Rostanbar 2 (JPK 10.10) skippé par Philippe Mazoyer ne laisse aucune chance à ses concurrents. Son équipage aguerri remporte les six premières manches avec un petit relâchement lors des deux dernières ou ils finissent seconds. Sans partage ! Derrière, trois bateaux sont au coude à coude. Loic Begue avec Godzilla 2 (Elan 37) remporte la seconde place au général juste devant Algo (JPK 10.10), bateau de Christophe Heurtault qui finit troisième, tandis qu’Almogaver (X34) de Antoine Illes termine au pied du podium.

Les 12MJ présents lors de cette semaine de Porquerolles ont assuré le spectacle durant les quatre jours de régates. France, mené par Thierry Verneuil, remporte l’épreuve devant ses illustres concurrents que sont Ikra et Sovereign. Ils nous laisseront à tous de magnifiques images en tête, rendant encore plus dure l’attente de la prochaine édition !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédit Photos : Antoine Beysens

https://antoinebeysens.photoshelter.com/archive

20ème SEMAINE DE PORQUEROLLES

Vendredi ! Le soleil qui illumine la rade ce matin a chassé les brumes qui stagnaient dans la tête de certains équipiers. La faute à la soirée happy-hours de la veille magnifiquement animée par le groupe « Hits Cool ». Tous les équipages en ont bien profité seuls les maîtres voiliers de North Sails, qui ont installé leur plancher sur la zone de carénage du port, ont travaillé jusqu’à pas d’heure. Un spi qui a demandé près de dix heures de travail et une quinzaine de voiles ont profité des soins attentifs de cette équipe de professionnels.

Le vent établit dès le milieu de matinée à une quinzaine de noeuds a permis de respecter le timing initial. C’est donc dans les minutes qui suivent 11h00 que les 62 voiliers s’élancent pour de nouvelles confrontations sportives.

Les comités enverront courir deux manches sur des parcours construits et la troisième manche de la journée se déroulera sur un parcours côtier autour de l’Ile de Porquerolles. Cette deuxième journée a permis de courir six manches depuis le début des courses.

Même si l’on est loin de la fin de la compétition on commence à voir s’esquisser les podiums.

Le classement provisoire, avant le jugement des réclamations en cours, s’établit comme suit (les cinq premiers de chaque classe) :

 

En 12 mJI : France, IKRA, SOVEREIGN.

En IRC 0 et 1 : TEAM VISION FUTURE, ALIZEE, CONFLUENCE SOPRA DPMF, TONNERRE DE GLEN, AROBAS 2.

En IRC 2 : VITO 2, JIVARO, GERANIUM KILLER, SPRINBOK, TEAM CHALETS DU SOLEIL.

En IRC 4 : ROSTANBAR 2, ALGO, ALMOGAVER, GODZILLA 2, LEON IV

La suite dès 11h00 demain matin sur le plan d’eau !

 

Georges Laussucq-Kubler, Service de Presse

© Antoine Beysens, Photographe

Richard Alleyrat, Pilote

http://www.semainedeporquerolles.com

20ème SEMAINE DE PORQUEROLLES

Jeudi 10 mai ! Les choses sérieuses commencent ! Dès 9h00 ce matin tous les skippers et concurrents sont présents et attentifs pour le premier, et théoriquement seul, briefing de la semaine. Après un mot d’accueil d’Alain Vidal, président de la SDP20 – 18, c’est Nathalie Pébérel, présidente du comité de course de la zone Alpha qui prend la parole pour annoncer quelques modifications et précisions aux instructions de course.

C’est sur cette zone Alpha que régateront le 12m JI, les IRC 0 et 1 ainsi que les IRC 2.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la zone Bravo, présidée par Philippe Enel, se rencontreront les IRC3 et 4.

Ensuite, Alain Vidal présente Yoann Peronneau, président du jury et Brigitte Fabre présidente du comité technique.

Le briefing sera clôturé par le capitaine du Port de Porquerolles pour un rappel des règles de navigations et de sécurité aux abords du port.

Un vent évanescent obligera l’envoi du pavillon de retard, mais tout rentre rapidement dans l’ordre et tous les yachts sont sur l’eau dès 11h00 aux ordres de leurs comités de course respectifs.

Ce sont les trois 12mJI, France, Ikra et Sovereign,  qui ouvrent le bal à 11h45 dès que le vent s’établit. Ensuite les départs de chaque classe s’échelonnent et tous les voiliers sont en course peu de temps après la mi-journée.

Ils nous racontent :

Laurent Camprubi : Alizée  / TP52 : «  les conditions sont vraiment idylliques à Porquerolles, trois belles manches, 15 noeuds avec un grand soleil. C’est la première fois que nous réussissons à s’imposer devant Team Vision Futur en temps compensé et en réel ! »

Michael Vincent : Axelle S / Swan 45 : «  je suis numéro un sur le bateau et ça na pas chaumé ! Nous sommes très heureux de la journée passé. De bonne augure pour la suite. »

Philippe Serenon / JIVARO J133 : « La bataille avec les trois A40 RC a été rude ! Nous arrivons quand même sur le podium provisoire et on en est très content ! »

Les résultats de la première journée du classement provisoire après 3 manches (les 5 premiers de chaque classe) :

LES 12 M JI : IKRA, FRANCE, SOVEREIGN

LES IRC 0 & 1 : TEAM VISION FUTURE, CONFLUENCE SOPRA DPMF, AROBAS 2, TONNERRE DE GLEN

LES IRC 2 : VITO 2, MAD 4, GERANIUM KILLER, SPRINGBOK, TEAM CHALETS DU SOLEIL

LES IRC 3 : BOGATYR, TIP, ALICE, JIN TONIC SEQUEL, SOLEEN

LES IRC 4 : ROSTANBAR 2, ALGO, ALMOGAVER, RAGING BEE, GODZILLA 2.

Ne manquez pas la suite dès demain.

 

Georges Laussucq-Kubler, Service de Presse

Crédit photos : Antoine Beysens

SEMAINE DE PORQUEROLLES – la 20ème !

 

Le compte à rebours égrène ses jours et c’est dans moins de trois semaines que le magnifique port de Porquerolles et la non moins splendide rade de Hyères accueilleront du 9 au 13 mai les quelques 70 voiliers qui viendront s’affronter, amicalement, pour l’incontournable régate de la Semaine de Porquerolles (SDP) comptant pour le championnat IRC en Méditerranée.
Organisée depuis 1999 par l’International Yacht Club de Hyères (IYCH) et le Yacht Club de Porquerolles (YCP), cette 20ème édition de la SDP drainera, comme tous les ans, la fine fleur des régatiersinternationaux.

En effet, si à ce jour 53 voiliers sont inscrits ce n’est pas moins de 9 nations qui seront représentées, à savoir : la Russie, l’Italie, l’Espagne, la Suisse, l’Allemagne, la Grande Bretagne, la Hollande, les USA et bien sûr la France. Tout ce beau monde (les cinq séries IRC 0, 1, 2, 3 et 4) se retrouvera en rade de Hyères pour courir sur deux parcours construits (les cercles dans le jargon régatier).
Les mythiques 12mJI de l’America’s Cup sont attendus et même si seul FRANCE 1 est inscrit des bruits de coursives laissent entendre que SOVEREING et IKRA seraient de la fête.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les confrontations, même si elles restent amicales, nous promettent quelques belles bagarres sur l’eau. Les voiles ferlées et les voiliers amarrés au Port de Porquerolles, c’est pour une dernière manche que les équipages se rencontrerons mais cette fois autour des soirées festives dont la SDP à le secret.
En effet, si les marins sont attendus tous les matins à 11h00 sur l’eau pour en découdre, c’est à terre autour des happy hours, du Repas des Vignerons, du Bal des Commerçants sur la Place d’Armes qu’ils se retrouveront tous les soirs. L’apothéose sera le soir du dimanche 13 mai par la remise des prix suivie d’un cocktail de clôture.

Verrons-nous les vainqueurs de l’année dernière, le TP 52 TEAM VISION FUTURE, le Ker 46 TONNERRE DE GIEN, le A40 GERANIUM KILLER, le Mum 36 ALICE, le JPK EXPRESSO et le célèbre 12mJI IKRA renouveler leurs exploits ?

La réponse sera sur l’eau du 9 au 13 mai !

 

Georges Laussucq-Kubler, Service de Presse

Victoire de Télémaque 2, le JPK 10.10 de Eric Merlier lors de la Massilia Cup 2018

Dans de belles conditions d’été, alors que les solitaires ont bouclé dans la nuit de samedi à dimanche entre 0 heure 55 et 4 heures 45 leur grande course de 70 milles avec la victoire sans contestation d’Éric Merlier sur son JPK 10.10 Télémaque 2, la centaine de concurrents a eu droit aujourd’hui à un final de toute beauté dans une brise d’Ouest. Éric Merlier affiche un franc sourire : “on a eu deux très belles manches. Dans la grande course, le vent n’a cessé de monter après un départ sans un gramme d’air. Je suis très content de cette victoire, et j’ai pris beaucoup de plaisir sur l’eau. Mon programme du jour a été repos et nettoyage du bateau !“

 

Laurent Camprubi, vainqueur sur le TP 52 Alizée en IRC 0 1 et 2 est heureux : “nous avons eu une magnifique Massilia et tout le monde est très content. Nous avions à cœur de bien faire à la maison et nous avons beaucoup progressé en vitesse et manœuvres. Ce bateau est magique ! Notre objectif est d’accrocher les meilleurs TP 52 sur la Semaine de Porquerolles, et donc nous allons y aller en toute humilité mais pour faire une belle course. Ensuite, on fera la Giraglia avec l’objectif de faire mieux que l’an dernier où nous avions terminé seconds.“ 

Une fois n’est pas coutume, Bernard Flory n’était pas à la barre de son fidèle X 442, victime d’une collision lors de la SNIM, mais à la grand-voile sur le nouveau bateau – un Grand Soleil 37 – d’Yves Ginoux, mis à l’eau la veille de la Massilia Cup. Le président qui achève son mandat après neuf ans à la tête du CNTL, ne cache pas sa satisfaction : “j’étais un peu inquiet pour la météo improbable, et finalement nous finissons en apothéose. Donc nous sommes ravis de cette 37ème édition, et je suis heureux de constater qu’avec son savoir-faire le CNTL est en capacité d’organiser des manifestations de haut niveau. Ce sont des prémices de très bon augure pour l’organisation des Jeux olympiques de 2024. Ma plus grande fierté je crois, c’est que le club s’est hissé sur la première marche du classement des clubs de la FFVoile sur 756, et ce n’est pas négligeable. Le travail effectué sur le pôle course que j’ai lancé a amené des bateaux et de nombreux coureurs. Je reste un régatier acharné, et je ne doute pas que cet élan va continuer.“

À  noter aussi enfin les victoires de Tip (G. Pages) en IRC3, d’Alkaid 3 (C. Huertault) en IRC4, de Kick (Y Laout) en Osiris, de Mad Sail Team (V. Grigoriev) en SB20, et enfin d’Escogriffe-Team Winds (L. Fournier-Foch) en Grand Surprise.

En bref :

Grand Surprise. Emmanuelle Rol ancienne championne d’Europe de 470 et sélectionnée olympique à Pékin pour la Suisse, naviguait à bord de CNT’Elles mené par un équipage 100 % féminin. Julien d’Ortoli 5ème aux JO de Rio en 49er, a assuré la tactique sur le Grand Surprise barré par son père Paul. Mariés à la ville, les deux athlètes se sont affrontés tout le week-end à bord des monotypes au spi jaune. Julien a fini second et Emmanuelle au pied du podium !

Richard Sautieux. Il régate depuis plus d’un demi-siècle, et est la “cheville ouvrière“ du TP 52 Alizée. Le Toulonnais, ancien coach sur French Kiss lors de la Coupe de l’America 1986, et complice de Laurent Camprubi, a une fois de plus apporté son immense expérience lors de cette 37ème Massilia Cup.

 

Les classements généraux 

IRC 0, 1 – 8 courses disputées, 7 retenues

1/ Alizé (TP 52) – Laurent Camprubi – 11 pts

2/ Confluence Sopra DFM (GP 42) – Jean-Pierre Joly – 16 pts

3/ Tonnerre de Glen (Ker 46) – Dominique Tian – 23 pts

 

IRC 2 – 8 courses disputées, 7 retenues

1/ Vito 2 (A40 RC) – Gian Marco Magrini – 14 pts

2/ Geranium Killer (A40 RC) – Daniel Pithois – 14 pts

3/ Adrenaline (Sydney 46) – Michel Gendron – 22 pts

 

IRC 3 – 8 courses disputées, 7 retenues

1/ Tip (Sun Fast 3600) – Gilles Pages – 13 pts

2/ Jacanda (IMX 40) – Marc Rouanne – 14 pts

3/ Solen (JPK 10.80) – Ludovic Gerard – 22 pts

 

IRC 4 – 8 courses disputées, 7 retenues

1/ Alkaid – (JPK 10.10) – Christophe Heurtault – 20 pts

2/ Ar Wech’ All (JPK 10.10) – Michel Pellegrin – 23 pts

3/ Havana Glen (A31) – Frédéric Tian – 30 pts

Crédit Photos : yohan brandt / CNTL

www.yohanbrandt.fr

Course au Large :

http://www.courseaularge.com/belle-victoire-deric-merlier-jpk-10-10-telemaque-2-a-massilia-cup.html

La SNIM, Semaine Nautique Internationale de Méditerranée 2018

La SNIM, Semaine Nautique Internationale de Méditerranée, s’est terminée après un weekend de Pâques sportif et haut en couleurs. Cent vingt-cinq bateaux, un beau parcours côtier en nocturne le vendredi, un mistral costaud et du soleil : en dépit d’un dimanche de Pâques au repos forcé, le cru 2018 a coché presque toutes les cases du succès. Alors que Marseille se prépare à accueillir les épreuves de voile des JO 2024, bilan de cette 53e SNIM.

Entamée dans la brise avec un côtier de nuit vigoureux, la 53e SNIM s’est terminée dans un fort mistral, qui a contraint les organisateurs à ne pas lancer de régates le dimanche de Pâques… Mais 51 départs ont été donnés au total. Dans le décor des calanques, toujours aussi grandiose.

En IRC 0 et 1 (9 bateaux) après 7 courses dont 6 retenues, c’est le Tp 52 Team Vision Future qui se démarque en trustant la première place avec au compteur pas moins de 5 victoires sur 7 courses disputées. On retrouve juste derrière un autre Tp 52, Alizée, avec 5 podiums. Pour compléter ce trio de haut niveau, Confluence Sopra DPMF, un Gp 42, avec une victoire et 4 podiums, finissent juste devant Tonnerre de Glen, le Ker 46 skippé par Dominique Tian.

En IRC 2 (13 bateaux) ce sont les A 40 RC qui se démarquent en occupants les deux premières places du classement. Geranium Killer avec quatre victoires remporte la première place alors que Vito 2 est juste derrière avec une victoire et trois podiums. Adrenaline, un Sydney 46, complète le podium avec une victoire et trois podiums. Marc Pajot avec son Ice 33 Tango Baby 2 termine lui à la neuvième place au général. Un groupe très relevé encore cette année.

En IRC 3 (18 bateaux), les deux premiers se tiennent dans un mouchoir de poche. En effet, Bogatyr, un JPK 10.80 skippé par un équipage Russe et TIP, un Sun Fast 3600 avec à son bord un bel équipage dont Gilles Pages et Bernard Mallaret ne se lâchent pas d’une semelle. C’est au final Bogatyr qui remporte les débats. Le A 35 Jin Tonic Sequel, réalisant une très belle course avec cinq podiums finit lui troisième.

En IRC 4 (26 bateaux) les JPK 10.10 briguent les deux premières places. Rostanbar 2 de Philippe Mazoyer remporte la compétition avec pas moins de quatre victoires et trois podiums. Tandis que Ar Wech All de Michel Pelegrin termine deuxième en réalisant deux belles victoires et quatre podiums. Le Sun Fast 3200 Le Grand Large de François Alicot complète le podium.

Dans la classe Duo (8 bateaux) après six courses, Expresso 2, le JPK 10.10 de Guy Claeys accompagné de Romain Bricier met tout le monde d’accord avec cinq victoires. Une de plus pour ce duo bien rodé. Ils sont suivis de près par un autre JPK 10.10, Art Immobilier Construction, skippé par Daniel Dupont et Sandrine Revil avec une victoire et trois podiums. A la troisième place, on retrouve Yvon Laout et Didier Parey sur leur Bavaria 38 Match Kick avec deux podiums dont une seconde place.

Dans la classe Solo (8 bateaux) après cinq courses, c’est un autre JPK 10.10, celui de Eric Merlier Telemaque 2 qui remporte la première place avec pas moins de quatre victoires. On retrouve un autre JPK, cet fois-ci un 9.60, Walili de Richard Delpeut à la seconde place en réalisant trois podiums. Pour compléter celui-ci, Frederic Tougeron et son Figaro One Argo Voile Du Sud avec une victoire et deux podiums termine troisième.

Chez les Surprises (17 bateaux) après sept courses, Allegretto remporte la compétition avec deux victoires au compteur. Petit Tabac avec une victoire et trois podiums finit deuxième juste devant Tchhheustekip avec ses deux victoires et un podium.

Concernant les Grands Surprises (21 bateaux), ce fut très serré pour les deux premières places. Team Winds VX Farceur truste la première place avec deux victoires et six podiums tandis que Louis Dreyfus Travocean remportant quatre courses et réalisant trois podiums finit deuxième. Numeri Compta complète ce podium à la troisième place avec trois belles victoires et trois podiums.

Pierre Sathal Président de La Nautique nous donne son ressentis :

Sans être prétentieux – je ne suis président de la Société Nautique de Marseille que depuis un an, donc j’en parle d’autant plus facilement – toutes les SNIM sont de belles SNIM. Celle-ci a été encore magnifique. Il y avait quand même 125 bateaux, 1 200 marins, il y a 80 bénévoles sur l’eau, 20 bénévoles à terre, ça a été vraiment une belle fête. Au niveau de la régate, honnêtement, nous ne voyons pas de point faible. Je ne dis pas que nous sommes les meilleurs, mais cela fonctionne bien, nous n’avons pas de souci. C’est plutôt sur le réceptif à terre que l’on essaie chaque année de faire un peu plus, de recevoir encore mieux. Sur l’eau, nous sommes contents de faire voir que nous sommes toujours excellents. Comme je l’ai dit, je ne suis président de ce club que depuis un an, donc ce n’est pas pour moi que je dis ça ! Mais c’est la 53e fois que nous faisons la SNIM et nous avons toujours de beaux événements. Il faut dire que nous avons la chance d’avoir et la rade et le vent, pour faire de belles régates.

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédits Photos : Pierik Photographe